09.02.2010
Le vin, le thé, le chocolat
L'Académie nationale de pharmacie a débattu mercredi des apports bénéfiques sur le cœur et le cerveau de molécules contenues dans certains aliments.
Le vin, le thé, le chocolat, principalement, et bien d'autres aliments contiennent des substances, les flavonoïdes, qui auraient des actions anti-oxydantes et anti-inflammatoires, avec un effet protecteur éventuel au niveau du cœur et du cerveau. Depuis une quinzaine d'années, les recherches se multiplient sur ces molécules contenues dans l'alimentation. Mercredi, l'Académie nationale de pharmacie a consacré une de ses séances à débattre des effets sur la santé de ces substances prometteuses. Cependant, alors que de nombreuses firmes proposent désormais en parapharmacie des gélules ou capsules à base de flavonoïdes, l'académie estime que les données actuelles ne permettent pas d'encourager les "assertions santé" d'adjuvants alimentaires.
L'histoire des flavonoïdes commence dans les années 1990, avec la mise en évidence du paradoxe français : les Français, notamment dans le Sud-Ouest, ont un niveau de mortalité cardiovasculaire plus faible qu'ailleurs, malgré une consommation élevée de graisses saturées (un facteur de risque cardiovasculaire majeur). Cette exception a été attribuée à la consommation de vin rouge, spécialement élevé en France. Les flavonoïdes (des composés polyphénoliques) du vin ont été rapidement identifiés comme étant les médiateurs de cet effet bénéfique. Et de nombreuses enquêtes épidémiologiques prospectives ou rétrospectives ont tenté d'analyser le lien entre régime riche en flavonoïdes et maladies cardio-vasculaires (attaque cérébrale, infarctus) ou neuro-dégénératives (maladie d'Alzheimer, Parkinson).
"L'ensemble des informations ainsi acquises montre une tendance générale en faveur de l'association entre la consommation de vin rouge en quantité modérée (un ou deux verres par jour) au-delà de laquelle les effets délétères de l'alcool inversent la tendance, de thé vert ou noir et de cacao et la mortalité d'origine cardiaque ou neurodégénératives, explique le Pr Jean-Claude Stoclet, membre de l'Académie de pharmacie (faculté de Strasbourg). Il paraît donc raisonnable d'émettre l'hypothèse selon laquelle la consommation régulière de certains fruits riches en flavonoïdes ou des préparations qui en sont issues, vins rouges, certains jus de raisin, les thés verts et noirs dans une moindre mesure, le cacao, est associée à une diminution de la mortalité..."
Inhibition de certains gènes
La preuve formelle ne pourra être apportée qu'après des essais cliniques comparant un régime enrichi en flavonoïdes et avec une alimentation pauvre en flavonoïdes. Notons que la plupart des études ne mettent pas en évidence de lien entre alimentation riche en flavonoïdes et cancer. De nombreuses études expérimentales, sur culture cellulaire ou modèle animal, ont mis en évidence un effet direct des flavonoïdes sur la paroi interne des vaisseaux, avec une augmentation des facteurs vasodilatateurs et antiprolifératifs. Ces substances agiraient aussi par le biais d'inhibition de certains gènes, pour aboutir à un effet anti-inflammatoire.
Où trouve-t-on ces flavonoïdes ? Plusieurs centaines de flavonoïdes différents ont été identifiés. Malgré de nombreuses incertitudes, il apparaît que les flavonoïdes ayant un effet protecteur appartiennent aux classes des flavonols (vins rouges, thé, cacao) et des anthocyanines (fruits rouges, cerises, cassis.). "Compte tenu des données récentes sur les effets et les mécanismes d'action de certains flavonoïdes, il pourrait être tentant de préconiser dès à présent un renforcement du régime enrichi en flavonoïdes, estime le Pr Stoplet. Il faut résister à la tentation : outre les incertitudes qui subsistent sur la nature des composés utiles, sur les quantités à préconiser, il n'est nullement exclu que l'on découvre des effets indésirables." Pour le Pr François Chast, président de l'Académie de pharmacie, "sur l a base des données actuelles, une amplification des efforts de recherche paraît justifiée et urgente".
Le Figaro.fr
13:54 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : nutrition, santé, femme, fille, mec |
|
Facebook
08.02.2010
La vitamine D: vitamine VITALE
Deux verres de lait par jour fournissent suffisamment de vitamine D pour respecter les recommandations de Santé Canada... pour le moment.
Annie Morin - Le Soleil -(Québec)
La vitamine D se positionne comme la prochaine vedette de la pharmacie et du panier d'épicerie.
Les effets de la vitamine D sur l'absorption du calcium et du phosphore, et donc sur la solidité des os, sont bien connus. Mais voilà, de plus en plus d'études suggèrent des liens de cause à effet entre une carence en vitamine D et divers maux. Les plus convaincantes concernent des cancers de l'appareil digestif et du côlon ainsi que certaines leucémies, rapporte le Dr John White, généticien moléculaire à l'Université McGill, leader dans la recherche sur ce nutriment. Un lien a aussi été établi avec des maladies auto-immunes, comme le diabète de type 1 et la sclérose en plaques.
En 2008, une vaste étude américaine a conclu que de faibles niveaux sanguins de vitamine D prédisposaient aux maladies cardiovasculaires. L'équipe du Dr White a pour sa part établi que de tels déficits pourraient contribuer à la maladie de Crohn, maladie inflammatoire des intestins plus fréquente dans l'hémisphère Nord.
Le cas de la tuberculose est intéressant. Jusqu'à l'adoption massive des antibiotiques, dans les années 50, les médecins prescrivaient aux malades, rassemblés dans les sanatoriums, de prendre l'air et du soleil. Les recherches récentes tendent à démontrer que c'est la production de vitamine D qui facilitait la guérison. «On faisait la bonne chose sans savoir pourquoi», note le Dr White.
Plusieurs de ces pistes doivent maintenant être confirmées par des études cliniques en bonne et due forme, donc longues et coûteuses.
Voilà pour les nouvelles encourageantes. Le hic, maintenant, c'est que plusieurs Canadiens ne consomment pas suffisamment de vitamine D pour bénéficier de ses effets protecteurs, du moins pendant les longs mois d'hiver.
Établis par l'Institute of Medecine of the National Academies, un organisme non gouvernemental basé à Washington, les seuils préconisés par Santé Canada sont de 200 UI (pour unités internationales, la mesure dans l'industrie des vitamines) par adulte par jour, soit l'équivalent de deux verres de lait. Pour les 50 ans et plus, la recommandation double.
Selon les données nationales sur le statut en vitamine D publiées en juillet par Statistique Canada - les premières à être colligées en 35 ans! -, environ la moitié des Canadiens ratent la cible. Et encore, Santé Canada défend des seuils figurant parmi les plus bas au monde. Ceux-ci sont cependant en révision. De nouvelles lignes directrices sont attendues en 2010.
Recommandations conservatrices
M. White témoigne que les experts internationaux sont «unanimes» à déplorer les recommandations conservatrices des autorités sanitaires. Dans les pays scandinaves, cela fait des années que la vitamine D se consomme par milliers d'unités pendant la moitié sombre de l'année. Même la Société canadienne du cancer recommande un supplément de 1000 UI par jour en automne et en hiver.
Le problème, c'est que ces mêmes experts internationaux ne s'entendent pas sur la consommation optimale. Celle-ci varie selon l'exposition au soleil, le régime alimentaire et même le poids.
Jacques Goulet, professeur au Département des sciences des aliments et de nutrition à l'Université Laval, croit que cela pourrait être une bonne idée d'augmenter les quantités de vitamine D ajoutées dans le lait de consommation, qui en contient 400 UI par litre. «C'est toujours mieux de mettre des suppléments dans l'alimentation car on est certain que les gens n'oublient pas de les prendre. Mais en même temps, il y a de plus en plus de gens qui ne boivent pas de lait», souligne-t-il.
Hope Weiler, professeure associée en nutrition à McGill, préconise plutôt une alimentation diversifiée avec du lait en quantité suffisante, ce qui est déjà un défi pour plusieurs, et des poissons gras au moins une fois par semaine, idéalement deux. «Si on s'alimente correctement, on a aussi l'avantage d'aller chercher plein d'autres choses qui sont bonnes pour nous», fait-elle remarquer. Pour ceux qui en voudraient plus, surtout les plus de 50 ans, Mme Weiler recommande les multivitamines avant les suppléments.
L'engouement n'en est pas moins réel pour la vitamine D en comprimés. Selon une étude du Nutrition Business Journal citée par le New York Times, les ventes de suppléments sont passées de 40 millions $ en 2001 à 235 millions $ en 2008 aux États-Unis seulement. C'est du 600 %!
Bien sûr, il ne faut pas oublier le bon vieux soleil. Il faut à peine 10 à 15 minutes d'exposition du visage et des bras - sans crème solaire - pour faire provision de quelques milliers d'unités pendant la belle saison. L'hiver, inutile d'insister car les rayons UVB, qui permettent de synthétiser la vitamine D, ne passent pas.
En un mot...
La vitamine D est «un nutriment qui aide l'organisme à utiliser le calcium et le phosphore pour former et maintenir des os et des dents solides», selon la définition de Santé Canada. Par conséquent, une carence peut causer le rachitisme chez les enfants ainsi que l'ostéomalachie et l'ostéoporose (maladies des os) chez les adultes.
Des recherches récentes lui prêtent aussi des vertus préventives pour une multitude de problèmes de santé, allant de la sclérose en plaques à divers types de cancers. L'exposition au soleil permet de produire naturellement la vitamine D, qui peut agir comme une hormone une fois transformée par le corps. Le nutriment est présent dans certains végétaux ainsi que dans des gras d'origine animale, particulièrement dans l'huile de poisson. Le lait de consommation est enrichi depuis les années 70 au Québec.
Le Soleil - Publié le 07 février 2010 à 05h00 | Mis à jour le 07 février 2010 à 05h00
Du lait = vitamine D
Des bananes = phosphore et potassium et aussi: fruits secs, légumineuses, céréales, poissons, choux-fleurs, germe de blé
Conclusion: on se gave de lait à la banane avec du germe de blé -rajouter à cru
On se gave de muesli, fabriqué par vous-même: pétales de maïs, fruits secs coupés en morceaux, bananes en rondelle, yaourt entier et/ou crème fraîche: que du bon pour la carcasse!
08:52 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : nutrition, société, fille |
|
Facebook







