08.11.2009
Ukraine : la bombe sanitaire menace les présidentielles
http://www.solidariteetprogres.org/article5982.html
7 novembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Depuis le 19 octobre, une « mystérieuse » épidémie provoque la panique et le chaos en Ukraine. Le dernier bilan dressé par le ministère de la Santé évoque pas moins de 763 000 personnes infectées, dont une grande majorité d’enfants, 34 000 hospitalisations et 109 personnes décédées, pour l’essentiel, d’infections respiratoires aiguës et pour certains, de la grippe.
Bien que Jukka Pukkila, le chef de la mission de l’OMS envoyé d’urgence « en réponse au nombre inhabituellement élevé de cas signalés d’infections respiratoires aiguës », estime que la plupart des cas hospitalisés sont attribuables à la grippe pandémique, sur les 109 décès en Ukraine, seulement 14 cas de H1N1 ont été confirmés.
En pleine campagne électorale, certains candidats n’hésitent pas à se présenter comme les sauveurs du pays sans pour autant adopter les mesures nécessaires pour y parvenir. Après la fermeture des écoles et l’interdiction de toute réunion publique pendant trois semaines, le gouvernement envisage de décréter l’état d’urgence et de reporter l’élection, prévue en janvier, au 30 mai.
Lundi dernier, le président et candidat Victor Iouchtchenko a accusé le gouvernement d’avoir négligé ses mises en garde du mois de mai. « Il est urgent de débloquer les fonds nécessaires pour pouvoir surveiller l’épidémie », a-t-il lancé en affirmant que d’après certains experts, le virus qui touche le pays serait d’un type nouveau, entre la grippe aviaire et la grippe porcine, bien qu’on manque cruellement de données scientifiques suffisantes pour l’affirmer avec certitude.
Le Premier Ministre, Mme Ioulia Timochenko, se démène tout autant pour apparaître à la pointe du combat contre la maladie. Après avoir avoué il y a trois jours qu’elle ne pensait pas se faire vacciner et se soignait « comme la plupart des gens », avec de l’ail, de l’oignon et des citrons, elle a déclaré avant-hier que désormais la vaccination était la seule issue pour stopper la catastrophe en cours.
Citée dans l’Ukrainian Journal.com, Timochenko, lors d’une réunion avec l’administration locale de Chernivtsi, aurait déclaré que « ce n’est pas le moment de se relâcher car l’OMS prédit que deux vagues supplémentaires de grippe sont attendu en Ukraine, y compris la grippe aviaire ».
Que la crise sanitaire est bien réelle ressort clairement du témoignage suivant posté le 4 novembre, sur le forum Doctissimo : « Le gouvernement ukrainien veut faire croire que tout est du à cette grippe mais c’est faux. Ma belle-mère est ukrainienne et travaille dans un des hôpitaux de la ville de Rivne, ville proche de la zone où les décès ont été recensés. La semaine dernière, 2 malades en provenance de cette région y ont été admis et y sont décédés en moins de 72h après avoir montré des symptômes de fièvres et toux avec du sang. Après autopsie, la conclusion des médecins est sans appel : il s’agissait de la peste pulmonaire (poumons noirs de sang et de pud) qui est hyper contagieuse et foudroyante (décès en 3 jours après contamination). Le gouvernement Ukrainien ne parle que de grippe H1N1 même si seulement quelques décès de ces derniers jours lui sont attribués… Les médecins de cet hôpital de Rivne ont reçu l’ordre de ne plus pratiquer d’autopsies … (…) Dernière info : le foyer de cette contamination viendrait d’une ville (plus le nom en tête) où les ordures ménagères n’ont pas été ramassées depuis cet été. »
Devant tant de rumeurs et d’affirmations contradictoires nous avons pris soin d’interroger Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS à Genève. Lorsque nous lui avons demandé s’il s’agissait de peste pneumonique, d’une version mutée du H1N1 ou de grippe aviaire, il a répondu : « Nous n’avons jamais fait une telle déclaration. En Ukraine, à peu près un demi million de personnes sont touchées par des infections respiratoires aiguës. De ceux-là, seulement un tiers est attribuable à la grippe A(H1N1), ce qui laisse pas mal de place pour autre chose ». En ce qui concerne l’émergence d’un virus muté, il estime que pour l’instant, cela reste « hautement improbable ».
Soulignons que l’explosion de cette « bombe » sanitaire n’est que le symptôme des maladies principales à éradiquer : la mondialisation ultra-libérale et les diktats du FMI qui empêchent toute reconstruction économique du type préconisé par Lyndon LaRouche et défendu en Ukraine par Natalia Vitrenko, la candidate du Parti socialiste progressiste d’Ukraine (PSPU).
usa :
pour ceux qui arrivent a lire et entendre les séquences vidéo ; voici une qui montre la file d'attente pour recevoir gratuitement leur vaccin
http://abclocal.go.com/kgo/story?section=news/health&...
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La phyto peut aider dans la grippe ?
voir aussi mon blog:
http://phytothérapie.hautetfort.com
Les lymphocytes dits tueurs, que les Anglo-Saxons appellent « natural killers » (NK) sont les meilleurs agents d'une immunité participant de façon non spécifique à la défense de l'organisme, en particulier au cours des infections virales. Leur faible activité chez les personnes fragiles ou âgées les rend beaucoup plus vulnérables. Aussi, le fait de remonter le niveau des défenses naturelles en stimulant ces lymphocytes représente-t-il un avantage certain. Ce qui n'empêche cependant pas la contamination, mais augmente les chances d'être moins touché par la grippe.
Une équipe de chercheurs a découvert assez récemment le rôle activateur d'une banale molécule, le trans-bêta-caryophyllène, ainsi baptisée car trouvée la première fois dans le clou de girofle, Caryophyllus aromaticus L. C'est ce composé qui rend aussi précieux les extraits aromatiques de bourgeons de cassis, Ribes nigrum, bien connu. On peut y ajouter des extraits lipophiles de grains de poivre, et donc sans substance piquante, tout aussi intéressants.
Une autre façon complémentaire de renforcer les défenses immunitaires générales au tout début d'une épidémie passe par l'activation des cellules macrophages, dont un des rôles majeurs est d'éliminer les cellules infectées par les virus.
L'activité des macrophages peut être stimulée par plusieurs catégories d'actifs végétaux, en particulier par les bêta-glucanes. Ces composés sont les constituants de certaines fibres alimentaires, présentes en particulier dans les levures et les champignons, telle que la banale levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae ssp. boulardii), le pachyme, ou Poria cocos (Wolfiporia extensa), ou encore le pleurote (Pleurotus ostreatus). À côté des bêta-glucanes, citons également les polysaccharides de l'échinacée, Echinacea angustifolia, et la laminarine, fibre alimentaire extraite de l'algue laminaire Laminaria digitata. Pour l'échinacée, voir les précautions déjà indiquées par ailleurs.
Il est impossible enfin de ne pas mentionner l'encens, Boswellia carterii, dont l'usage, à juste titre, a traversé les siècles et les continents. Même si les détails de leur mode d'action restent à préciser, les extraits aromatiques de cette oléorésine sont assurément des plus bénéfiques. Par ailleurs, il est recommandé d'assurer quotidiennement son content de vitamine C végétale (acérola) et de magnésium naturel. On a déjà vu pour l'origan, le thé vert et la cannelle.
Malgré ces précautions, la contamination reste possible. Dans ce cas, quels sont les moyens d'action ? Bien sûr, il y a le Tamiflu, dont on nous rebat les oreilles, produit d'hémisynthèse issu d'une plante, l'anis étoilé, aussi appelé badiane de Chine, Illicium verum. Mais on constate d'ores et déjà certains terrains de résistance tandis qu'une étude anglaise publiée dans le British Medical Journal souligne les effets néfastes du médicament lorsqu'il est administré à des enfants.
Mieux vaut donc se tourner vers d'autres solutions : celles offertes par le monde végétal sont suffisamment documentées pour être utilisées. En premier lieu, les baies de sureau noir, Sambucus nigra, en dehors des savoureuses confitures que l'on peut en faire, s'utilisent sous forme d'extraits riches en pigments, des flavonosides et des anthocyanosides, très actifs contre les virus A et B.
D'autres disent qu'il faut tapisser les muqueuses respiratoires hautes, celles du rhino-pharynx, avec des substances aromatiques visant à enrayer la propagation du virus. L'inhalation d'huiles essentielles et de vapeur d'eau chaude, à l'aide d'un inhalateur classique, est une des méthodes les plus simples et les plus efficaces. Parmi les huiles essentielles apportant un bienfait immédiat et reconnues pour leur activité antigrippale, citons celle de pin sylvestre, Pinus sylvestris ssp. sylvestris, utilisable à tout âge, et celle de lavande aspic, Lavandula latifolia, dont l'usage est déconseillé chez les jeunes de moins de 6 ans.
La voie cutanée peut être également utilisée, car le temps nécessaire pour que les molécules aromatiques arrivent au niveau des voies respiratoires est très court (de 20 à 60 minutes). Aux huiles essentielles contenant de l'eucalyptol, comme celles d'Eucalyptus radiata ssp. radiata et de niaouli, Melaleuca quinquinervia chémotype 1,8-cinéole, qui sont déconseillées aux enfants de moins de 6 ans, il est préférable d'opter pour une huile essentielle d'Homalomena aromatica riche en linalol, virucide et très bien tolérée par la peau et l'organisme (le pourcentage incorporé dans une huile de massage pour le thorax ne doit pas excéder 3 %). Pour un massage de la plante des pieds, le pourcentage peut être plus élevé, de l'ordre de 5 %, y compris avec des huiles essentielles contenant de l'eugénol, extrêmement virucide. L'huile végétale la plus recommandée pour la préparation est celle de bancoulier (Aleurites moluccana), à pénétration rapide elle laisse la peau non grasse. Utiliser aussi dans votre crème hydratante habituelle, à diffuser dans toute la résidence. Faites aussi des fumigations.
Faire des cures alternées de compléments alimentaires à base de baies de sureau noir, de baies d'acérola, de bourgeons de cassis, de bêta-glucanes... Certains conseillent les champignons chinois : maîtaké et shiitake... une petite cure de trois mois en gélules ce n'est pas à dédaigner.
Relever plusieurs symptômes, d'ailleurs non spécifiques, survenant dans un contexte d'épidémie automnale ou hivernale, à savoir principalement : des frissons initiaux, une fièvre élevée en plateau durant 24 à 48 heures, des céphalées fronto-orbiculaires avec photophobie et hyperhémie conjonctivale, de l'asthénie avec prostration et surtout des douleurs musculaires, ou myalgies, et des courbatures ; s'y associent une sécheresse des muqueuses nasopharyngées, ainsi qu'une toux sèche, suivies d'un écoulement nasal muqueux, ou rhinorrhée.
Etre à l'écoute de son corps et ne pas hésiter à consulter si la fièvre se renforce. Prendre plusieurs compléments alimentaires différents, du type baies de sureau, acérola, etc., cités précédemment. En cas de grande fatigue, compter sur le ginseng panax meyer. Pratiquer 2 ou 3 fois par jour une inhalation de vapeur d'eau aromatisée à l'aide de quelques gouttes d'huile essentielle de pin sylvestre ou d'une spécialité pour cet usage.
Pratiquer 2 ou 3 fois par jour un massage du corps à l'aide d'un mélange comme décrit ci-dessus.
Ces informations nécessitent d'être adaptées chez les jeunes enfants. Chez ces derniers, les massages ne devront en aucun cas être pratiqués avec des huiles essentielles contenant du camphre, de l'eucalyptol ou du menthol.
10:04 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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05.11.2009
Grippe: Vaccination et panique à bord
Un groupe de spécialistes lance un appel planétaire pour que l’on fasse au mieux la lumière sur la réalité des effets secondaires des vaccins anti-pandémiques
Avec cette première pandémie grippale du XXIème siècle nous voguons décidément collectivement vers des horizons bien incertains. Avec, au centre d’une boussole perdant le nord, les questions en cascades soulevées par la vaccination. Cela vaut pour la France comme nous venons, une nouvelle fois, de l’observer ces derniers jours au travers des embarras croissants de Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé perdant progressivement pied pour justifier sa politique du « tout vaccinal » ; ou plus précisément –et c’est bien là que blesse le bât – du « tout vaccinal proposé ».
Mais changeons un instant de jumelles et l’on découvre bien vite que des problématiques voisines émergent ici ou là tant dans la communauté internationale des « experts » (en virologie, immunologie, épidémiologie, veille sanitaire, santé publique, économie, calculs bénéfices-risques, éthique etc.) que dans celle, souvent plus ou moins consanguine, des responsables sanitaires politiques. C’est, d’une certaine manière, l’objet d’un vibrant et assez étonnant appel que vient de diffuser sur son site la célèbre revue médicale britannique The Lancet (pdf gratuit en ligne, en anglais).
Résumons ici au plus serré le propos. Une pandémie émerge et, par définition, se propage (et s’installe dans le temps) à des rythmes variables dans les deux hémisphères. Des vaccins sont élaborés dans l’urgence ; ils sont acquis, dans des conditions plus ou moins transparentes, par les pays les plus riches de la planète. Ces derniers expliquent, air connu, qu’ils aideront les plus pauvres à ne pas être totalement démunis lorsque la bise pandémique sera venue. Dans tous les cas de figure on proposera cette vaccination à de très larges fractions de la population le plus souvent des hommes et des femmes jeunes, très jeunes ou, plus tard, plus âgés. Le scénario n’est pas sans reproduire celui que la France a connu avec la vaccination contre l’hépatite virale de type B sur laquelle il faudra bien, un jour, revenir pour, entre panique et déni, dire la réalité.
The Lancet, donc, sur le site duquel un groupe de chercheurs et d’institutions sanitaires tente de prévenir les possibles (et redoutables) erreurs d’interprétations qui pourraient, demain, résulter des campagnes vaccinales massives anti-pandémiques. Ils tentent en quelque sorte de déminer un terrain qu’ils savent –que nous savons – miné. Mais laissons-donc ici pleinement la parole à l’expert, au pédagogue, au citoyen.
Jean-Yves Nau
Sauvera-t-on le soldat Ryan ?
Comme Jean-Yves Nau le suggère cette vaccination de masse entreprise au niveau mondial pourrait-elle se solder par une suspicion généralisée vis-à-vis du vaccin ? Et ce en raison d’effets secondaires vaccinaux plus ou moins hypothétiques, en tout cas difficiles à interpréter, comme nous en avons eu l’expérience douloureuse en France avec la campagne d’incitation à la vaccination généralisée contre l’hépatite B ? Cet appel des chercheurs dans le Lancet est à la fois louable et bien sûr utopique.
On peut bien évidemment le qualifier de« scientiste », au sens propre du terme (et surtout pas sectaire). Il voudrait répondre par la science (la raison et les faits) à ce que nous voyons depuis quelques semaines déferler sur la blogosphère. Des vagues irrationnelles (je présente d’emblée mes excuses à ceux que je sais irriter en écrivant cela ; mais n’est-ce pas aux scientifiques de le dénoncer ?) concernant le risque vaccinal, les adjuvants, les squalènes et autres mythes présentés comme terrifiants. J’use du terme « irrationnel », sans mépris ni manque de respect, mais parce que les seuls faits scientifiques et les seules données épidémiologiques avancés ne parviennent pas à contrer un argumentaire construit pour l’essentiel sur des convictions inébranlables.
Après la description d’une épidémie de syndrome de Guillain et Barré (j’écris bien « consécutive » et non pas « due à ») consécutive à l’administration d’un vaccin contre la grippe en 1976 aux USA, il y a eu autant d’articles dans la presse scientifique, pour évoquer un lien probable avec la vaccination que d’articles de même qualité pour réfuter un tel lien. Après la suspicion de la survenue de cas de sclérose en plaque après la vaccination contre l’hépatite B en France, la situation est également demeurée inextricable, le lien causal indémêlable.
J’ai personnellement revu en détail l’ensemble de cette littérature. Ce sont deux études de cas que j’ai enseignées largement à la Faculté ces dernières années. On est à chaque fois successivement troublés, convaincus, par les arguments des uns, puis… par les arguments des autres. Ainsi, la survenue d’un syndrome de Guillain et Barré 13 jours après une injection vaccinale, en étant en pleine santé préalablement pose question à toute personne concernée, à tout médecin aussi. Le fait qu’il n’y ait aucune augmentation de ces cas de Guillain et Barré durant la période où l’on vaccine massivement contre la grippe saisonnière (entre septembre et novembre) trouble profondément l’épidémiologiste (voir un billet récent à ce sujet). Le débat est ensuite éventuellement pollué par les conflits d’intérêts de ceux qui mènent ces recherches ou s’expriment à leur sujet.
De tels conflits surviennent dans tous les domaines scientifiques. Ils ne sont nullement réservés aux liens avec le secteur industriel pharmaceutique. Pour autant restons un instant sur ces liens. Les experts ne relèvent pas « du domaine public » exclusif. Ils peuvent aussi être appelés à donner leurs conseils aux industriels, dans le cadre de conventions réglementées. Il faut bien des experts pour mener les essais cliniques et pour développer de nouveaux médicaments. Dès lors qu’il a collaboré avec le privé, l’expert serait-il ipso facto « démonétisé » ? Ce qu’il dit devient-il nul et non avenu ? Nécessairement tendancieux ? En toute bonne foi, le raisonnement y compris scientifique est toujours influencé par l’expérience. Et même si cette expérience peut être utile à l’expertise, il est important de savoir quels sont ces conflits d’intérêts potentiels et quelle est leur nature.
On a étendu la notion de conflits d’intérêt à la vie privée des experts, à leurs liens familiaux et matrimoniaux officiels. Rien à redire. On ne demande pas (encore) ce qu’il en est des liens informels, mais qui sait un jour et pourquoi pas ? Jusqu’où pousser la suspicion de conflits d’intérêts ? Ce sont des questions débattues dans le monde de la recherche et il est normal de les poser sans tabou. Les agences publiques, en France, l’Afssaps, l’Afssa, l’Afsset, l’InVS et la Haute Autorité de Santé (il en va de même dans toute l’Europe ou aux USA) demandent ces déclarations de conflits d’intérêts potentiels avant de solliciter on non l’expertise des enseignants-chercheurs qui publient dans le domaine. Les revues médicales et scientifiques font de même avant d’autoriser toute publication, et les liens déclarés figurent alors sur les publications. Ces déclarations ne gomment pas l’influence qu’ont ces liens sur l’expertise, mais permettent – on l’espère – de mieux la tempérer, l’interpréter, la moduler éventuellement.
Revenons à notre sujet. Malgré tous ces efforts vers la clarté, il semble illusoire de penser que seuls les arguments scientifiques viendront contrecarrer les attaques qui surgiront contre le vaccin du fait de la suspicion d’effets indésirables. Les épidémiologistes feront ce qu’ils pourront. Des débats contradictoires au sein même de leur communauté les agiteront, et ajouteront peut-être à la confusion, voire à la suspicion comme l’ont montré les récents débats évoqués ci-dessus. Et une fois de plus il pourrait en résulter que … l’on ne pourra pas conclure définitivement sur le lien de causalité entre tel effet rare et la vaccination.
Il s’agira bien entendu d’effets dont on ne saura ni la cause, ni le mécanisme de survenue, ni la physiopathologie ni l’évolution, comme le syndrome de Guillain et Barré, la sclérose en plaques, ou l’autisme. De ce débat inextricable, qu’en sortira-t-il ? Une suspicion accrue vis-à-vis des vaccins pour ceux – nombreux aujourd’hui – qui n’avaient pas confiance au départ ? Un doute émergeant chez ceux qui n’avaient pas d’idées préconçues sur le sujet. Et peut-être même une « contamination » de l’ensemble de la société sur les autres stratégies vaccinales ? De cela, une large majorité de la communauté médicale est consciente. Il en va de même des producteurs de vaccins aussi.
Avait-t-on raisonnablement d’autre choix ? Ce n’est pas la fleur au fusil que l’on aborde ces questions, qui sont et seront difficiles à traiter. Derrière l’appel de nos collègues dans le Lancet, il faut me semble-t-il percevoir l’expression de la conscience aiguisée qu’il faut « sauver le soldat Ryan », sauver le soldat vaccinal qui à l’aube de ce vingt-et-unième siècle pourrait rapidement rendre l’âme face aux résurgences récurrentes des craintes ancestrales nées des avancées du progrès de la science et de la raison. Cela posé, nous avons la chance, infinie, d’en découdre sur les prés démocratiques et citoyens.
Antoine Flahault
le PDF du LANCET
15:20 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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