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29.09.2006

Variation Saumon

SALADE PARFAITE, variation saumon

Le saumon fumé, j'adore! J'en avalerais des quantités considérables si n'était le prix un peu élevé à mon goût. Choisissez si possible du saumon sauvage fumé au feu de bois. Le saumon sauvage est rare et la qualité n'est pas autant au rendez-vous qu'on le souhaiterait. En effet, tous les naufrages ou dégazages des chimiquiers et autres énormes navires qui polluent les mers de la planète laissent des traces irrémédiables et irréparables dans la chaîne alimentaire. C'est pour cela que, de temps en temps, j'avale du charbon de bois végétal; il a le pouvoir exemplaire d'entraîner virus et bactéries diverses; c'est un grand nettoyeur de l'organisme.

Les poissons gras (saumons, thons, sardines, maquereaux…) contiennent les nutriments essentiels pour notre cerveau dont tout le monde a plus ou moins entendu parler. Les acides gras sont essentiels pour le cerveau mais notre alimentation n'en fournit pratiquement pas. Les Oméga 3 se trouvent en assez grande quantité dans les poissons "gras". On dit aussi les poissons "bleus": thon, anchois, saumon, truite rose, sardines et aussi dans l'huile de colza (cependant, comme l'on ne peut pas chauffer cette huile, il faut l'utiliser dans les salades ce qui réduit de beaucoup son utilisation), d'olives mais surtout dans les huiles de germes de blé, de germes de maïs, d'onagre, de bourrache. Attention, si vous consommez des sardines à l'huile en boîte, il est vital de consommer aussi l'huile de la boîte car les omégas 3 passent dans l'huile.

Plusieurs études ont établi une très nette association entre de faibles niveaux d'acide Oméga 3 et la dépression. Ainsi, chez des patients hospitalisés, le rapport acide arachidonique sur EPA prédit la sévérité de l'affection. D'autres travaux scientifiques ont démontré que dans les pays ou la consommation de poisson est importante, il y a peu de dépression. On a utilisé avec succès les Oméga 3 dans des troubles bipolaires; ils font également état de résultats encourageants dans la prise en charge de la schizophrénie.

Plusieurs arguments épidémiologiques soutiennent l'hypothèse selon laquelle la consommation de poisson gras préviendrait l'apparition de la polyarthrite rhumatoïde. La prévalence de cette maladie est moins élevée chez les Esquimaux qui consomment des Oméga 3, essentiellement sous forme de poissons. L'expression de cette maladie est moins sévère chez les habitants des îles Féroé qui ont également une alimentation riche en poisson et Oméga 3.

Dans la plupart des cas, une amélioration significative des paramètres cliniques de la maladie a été observée avec parfois une différence significative entre le groupe traité et le groupe placebo. Les améliorations portent sur le nombre d'articulations douloureuses ou gonflées, sur l'engourdissement matinal, l'appréciation des progrès par le médecin ou le malade. Les résultats cliniques se manifestent environ après huit semaines de traitement mais le plus souvent au bout de douze semaines.

Une autre recherche, menée à l'université Laval au Québec, vient confirmer ces résultats et souligne que la  consommation de poisson, au cours de la grossesse, a un effet bénéfique sur le poids de naissance du nouveau-né. L'étude a comparé deux populations, l'une de la côte Nord du Québec qui consomme des quantités importantes de poisson, l'autre au sud du pays qui en mange peu. Les concentrations en acides gras Oméga 3, (A.G.E.), dans le sang du cordon ombilical des nouveau-nés de la côte Nord du Québec étaient 3,3 fois supérieures à celles des nouveau-nés du sud. La durée de la grossesse des femmes de la côte Nord était prolongée de 2,4 jours par unité d'oméga 3 présentes dans le cordon ombilical. De plus, les nouveau-nés pesaient 262 g de plus que ceux du sud. Le périmètre crânien de ces bébés est plus important que les enfants des femmes qui n'ont pas augmenté leur consommation de poissons gras.

Le cerveau est riche en acides gras polyinsaturés de la série des Oméga 3 dans une proportion d'au moins 30 % ainsi que des omégas 6 (bons pour la peau) et 9 (très présents dans l'huile d'olive). Le plus important d'entre eux, le DHA est nécessaire au développement harmonieux des fonctions cérébrales, en particulier pour celui de la vision qu'une carence peut perturber de façon durable. Au cours de la grossesse et plus particulièrement pendant son troisième trimestre, les acides gras sont sélectivement transférés du sang maternel vers le sang fœtal et par la suite aux tissus fœtaux. L'accumulation des A.G.E. dans le fœtus est donc dépendante de leur niveau chez la mère.

La consommation de poisson ou de concentrés d'A.G.E. a montré les bénéfices dans le traitement de la dépression post-partum et dans certaines pathologies psychiatriques comme la psychose maniaco-dépressive ou la dépression. Les femmes qui ont dans leur lait des niveaux élevés de DHA, semblent moins sujettes à la dépression post-partum. Ainsi, l'on peut attribuer actuellement aux seuls acides gras polyinsaturés A.G.E. des effets psychotropes liés à la consommation de poisson gras. Certains peptides de la chair du poisson, libérés par la digestion des protéines peuvent également être impliqués. Les bénéfices s'étendent à notre métabolisme énergétique et à notre santé cardiovasculaire et immunitaire. La constitution des membranes de nos cellules et la qualité de celles-ci est prioritaire car elle conditionne la qualité des échanges avec le milieu extracellulaire et donc la qualité de vie et de la santé. Les lipides membranaires ont pour particularité numéro un être tantôt hydrophobe, tantôt hydrophile, c'est dire qu'ils peuvent laisser passer ou retenir l'eau.

L'HUILE DE SAUMON  

Richesse en acides gras essentiel polyinsaturés: EPA et DHA. Son utilisation peut faire diminuer le LDL cholestérol, les triglycérides et prévenir ainsi l'artériosclérose sans effets indésirables; angine de poitrine, infarctus du myocarde. On pense que les huiles de poissons peuvent aider à combattre l'obésité, elle-même responsable de nombreuses pathologies cardio-vasculaire. Un laboratoire de Strasbourg a soumis un régime contenant entre 20 et 40% d'acides gras poly-insaturés à des rats qui, au bout de quatre semaines, présentaient une masse adipeuse abdominale deux fois moins importantes que celle des rats témoins. Les huiles de poisson sauvage: de saumon, de maquereau, de hareng renferment de l'acide EPA ou de l'acide DHA.

Dans ces huiles, notamment de germes de blé et de foie de morue, il y a des céramides qui sont un mélange d'acides gras agissant comme ciment entre les cellules de l'épiderme et qui favorisent l'hydratation, c'est à dire la teneur en eau de la peau. Les céramides ont, d'autre part une activité anti-radicalaires et antioxydants, donc protection du collagène cutané. Les omégas 6 composent en majeure partie les phospholipides de la membrane cellulaire et participent à bon nombre des réactions dans la protection et le contrôle de l'organisme. Les omégas 6 sont proposés avec succès dans le traitement de maladies dermatologiques avec troubles de la kératinisation et phénomènes inflammatoires, comme le psoriasis.

En s'incorporant aux membranes cellulaires et améliorant la microcirculation du derme et de l'épiderme, les acides gras à longue chaîne redonnent fluidité aux tissus et souplesse à la peau. Ils diminuent les pertes d'eau et, associés à des antioxydants, permettent d'améliorer nettement la qualité de la peau et de retarder les effets du vieillissement, en luttant contre la formation et les effets des radicaux libres.

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