24.04.2007
DEFENSE ANTIOXYDANTE- système immunitaire
Chez des patients ayant fait un infarctus ou souffrants d’une maladie héréditaire des artères coronaires, les niveaux de glutathion sont abaissés. Des chercheurs ont étudié l’association entre les niveaux plasmatiques totaux de glutathion à jeun et les maladies cardio-vasculaires. Les concentrations moyennes de glutathion étaient plus faibles chez tous les cas de maladie cardio-vasculaire que chez les sujets en bonne santé. Parmi certains des sous-groupes de sujets avec différentes maladies cardio-vasculaires, des cas d’infarctus ou d’hémorragie cérébrale avaient des niveaux de glutathion significativement plus faibles que les groupes témoins correspondants. Selon les auteurs de cette étude, ces résultats suggèrent que des niveaux réduits de glutathion plasmatique total constituent un facteur de risque de maladie cardio-vasculaire, en particulier pour les maladies des petits vaisseaux cérébraux.
Des chercheurs australiens ont établi un lien similaire entre le glutathion et la santé cardio-vasculaire. Une perte partielle de glutathion se produit au cours de l’ischémie cérébrale et persiste pendant la réintroduction du sang dans les zones bloquées. De plus, l’injection de monoéthylester de glutathion, un composant capable d’accroître le glutathion mitochondrial, diminue le volume de la région privée de sang. Les chercheurs en ont conclu qu’ensemble, ces résultats indiquent que des altérations du glutathion mitochondrial sont susceptibles de contribuer à la sévérité des lésions tissulaires dans les accidents vasculaires cérébraux et peut-être dans d’autres troubles neurologiques.
Des niveaux souvent déprimés en cas de cancer
Les radicaux libres sont impliqués dans les processus qui conduisent à des cancers. Malheureusement, le glutathion qui, normalement, pourrait participer à la défense contre les radicaux libres est souvent déprimé chez les patients atteints de cancer.
Dans une étude sur des cancers du poumon ou du sein, les niveaux d’enzymes dépendantes du glutathion étaient nettement altérés selon le stade de la maladie. Des études animales ont également indiqué que des déficiences en glutathion sont associées à des lésions de l’ADN.
Un puissant détoxiquant
Bien que le glutathion ait été découvert en 1888, ce n’est que dans les années 1970 que son rôle détoxiquant a été reconnu. Le glutathion permet à l’organisme de se débarrasser des toxines et polluants indésirables, comme les métaux lourds, les solvants, des médicaments ou les pesticides, en formant avec eux un composé hydrosoluble susceptible d’être ensuite excrété dans l’urine ou la bile.Le foie est l’organe le plus fortement impliqué dans la détoxication des xénobiotiques (les substances étrangères à l’organisme). C’est aussi le plus important centre de stockage de glutathion, qui atteint ses plus fortes concentrations intracellulaires dans les cellules parenchymales (hépatocytes) du foie en bonne santé. Des études ont montré que de faibles niveaux de glutathion sont synonymes d’un moins bon fonctionnement du foie avec pour conséquence une augmentation des quantités de toxines circulant dans l’organisme.
L’acétaminophène (APAP) a été largement étudié pour sa capacité à réduire les niveaux de glutathion, et celle de ce dernier à prévenir les lésions hépatiques et rénales induites par l’APAP. Les niveaux de glutathion diminuant avec le passage des années dans tous les tissus y compris dans le foie et les reins, les organismes vieillissants sont plus vulnérables aux lésions induites par ce produit chimique que les plus jeunes.Un groupe de scientifiques a examiné l’effet de l’APAP sur le foie de souris d’âges différents, l’étendue de la réduction des niveaux de glutathion et leur restauration. Chez les animaux témoins, les concentrations en glutathion ont diminué de 30 % pendant la durée de vie des animaux âgés par rapport aux plus jeunes. Quatre heures après l’administration d’APAP, les niveaux de glutathion chez les souris jeunes, en pleine croissance (âgées de 3 à 6 mois), adultes (12 mois) et âgées (31 mois) ont été diminués d’environ 70 %. Ces niveaux chez les animaux adultes et en pleine croissance ont retrouvé en 24 heures des valeurs proches des valeurs témoins (respectivement 66 et 94 %). Par contre, les souris âgées n’ont retrouvé en 24 heures que 41 % de ces valeurs. Ces résultats indiquent que le foie des souris âgées est non seulement déficient en glutathion mais qu’il a également une capacité de restauration réduite.
Niveaux de glutathion et développement de maladies hépatiques
Des travaux scientifiques suggèrent qu’une déplétion en GSH contribue fortement aux lésions hépatiques et renforce la morbidité liée à un fonctionnement ralenti du foie. De plus, des déficiences en glutathion sont couramment observées chez les patients atteints d’une cirrhose du foie ou d’une hépatite12. Ainsi, dans une petite étude, des concentrations plasmatiques anormales de glutathion sont observées chez des patients souffrant d’une cirrhose. Dans une autre étude, 48 patients atteints de cirrhose avaient des niveaux plasmatiques de glutathion quatre à huit fois plus bas que des volontaires en bonne santé. L’hépatite C est caractérisée par une diminution du glutathion mitochondrial et une augmentation de la vulnérabilité des mitochondries aux radicaux libres.
Les niveaux de glutathion réduit sont également plus bas dans les tissus malins que dans des tissus normaux adjacents de patients avec une cirrhose ou un carcinome hépatique. Des niveaux de malondialdéhyde, marqueur de la peroxydation lipidique, ont été observés plus élevés dans les tissus cancéreux que dans des tissus hépatiques témoins ; ces niveaux étaient plus élevés dans les tissus cancéreux que dans les tissus cirrhotiques. Les scientifiques ont conclu de ces résultats que le système antioxydant de la cirrhose et du carcinome hépatocellulaire était sévèrement perturbé et que cette perturbation était liée aux modifications des niveaux de glutathion et des activités des enzymes dépendantes du glutathion dans les tissus hépatiques. Le glutathion et les enzymes qui en dépendent sont des facteurs importants dans le processus de développement des maladies du foie.
Helicobacter pylori: De précédentes études avaient montré que l’infection à Helicobacter pylori provoque dans la muqueuse gastrique une augmentation de la production d’espèces oxygénées réactives, conduisant peut-être à des maladies associées à la présence de la bactérie.Après avoir passé en revue la littérature médicale, un groupe de chercheurs a proposé que la sévérité de l’inflammation et des lésions associées à l’infection à Helicobacter pylori soit dépendante de la capacité des cellules gastriques à contrer l’augmentation de la charge d’espèces oxygénées réactives. Les chercheurs ont émis l’hypothèse que la disponibilité du glutathion est importante pour construire une défense adaptée contre les espèces oxygénées réactives générées par l’infection à Helicobacter pylori. Ils ont suggéré qu’augmenter la disponibilité du glutathion pourrait apporter une nouvelle méthode pour prévenir ou réduire les dommages causés par Helicobacter pylori.
De précédentes études avaient montré que l’infection à Helicobacter pylori provoque dans la muqueuse gastrique une augmentation de la production d’espèces oxygénées réactives, conduisant peut-être à des maladies associées à la présence de la bactérie. Après avoir passé en revue la littérature médicale, un groupe de chercheurs a proposé que la sévérité de l’inflammation et des lésions associées à l’infection à Helicobacter pylori soit dépendante de la capacité des cellules gastriques à contrer l’augmentation de la charge d’espèces oxygénées réactives. Les chercheurs ont émis l’hypothèse que la disponibilité du glutathion est importante pour construire une défense adaptée contre les espèces oxygénées réactives générées par l’infection à Helicobacter pylori. Ils ont suggéré qu’augmenter la disponibilité du glutathion pourrait apporter une nouvelle méthode pour prévenir ou réduire les dommages causés par Helicobacter pylori.
Mucoviscidose et santé pulmonaire
De récents travaux suggèrent que des mutations de la mucoviscidose conduisent à des déficiences en glutathion dans le mucus pulmonaire, dans les cellules du système immunitaire et dans le système gastro-intestinal. Cette déficience augmente avec le temps lorsque la charge oxydante plus élevée que la normale dans la mucoviscidose conduit à des décroissances successivement plus importantes de glutathion sans la possibilité normale de reconstituer des niveaux physiologiques.
Cette déficience en glutathion pourrait être le déclencheur de la déplétion initiale des autres antioxydants et pourrait également initier l’inflammation excessive observée dans la mucoviscidose. Selon les chercheurs, d’une certaine façon, on pourrait penser que c’est la première maladie identifiée avec un dysfonctionnement du système du glutathion.
Sous forme de suppléments nutritionnels, le glutathion semble efficacement absorbé par des rats. La même chose n’est pas forcément vraie chez l’homme. Lorsque l’on donne en une seule fois une dose de 3 000 mg de glutathion à sept sujets en bonne santé, les niveaux sanguins de glutathion restent inchangés. La présence dans le système intestinal de l’homme de quantités importantes d’une enzyme, la gammaglutamyltranspeptidase, qui décompose le glutathion, est peut-être l’explication de cette mauvaise absorption.
Administré par voie orale, le glutathion est absorbé par la membrane mucosale dans la bouche. L’administration de fortes doses (5 mmol/kg) de glutathion influe sur les niveaux de GSH sanguin. Par contre, lorsque de faibles doses sont données, on enregistre seulement une augmentation des niveaux hépatiques de GSH . Le GSH atteint la lumière intestinale avec les aliments, la bile ou les sécrétions de la paroi intestinale. C’est dans la portion supérieure du jéjunum que la plus forte absorption est observée.
Une étude préliminaire a montré que l’absorption pouvait se faire dans la bouche lorsque des comprimés de glutathion étaient placés entre la joue et la langue.
Plus récemment, une autre étude préliminaire a été définie pour évaluer l’absorption d’une forme de glutathion réduit en chewing-gum. 20 sujets volontaires, 10 hommes et 10 femmes âgées d’environ 39 ans, ont subi, le matin, l’estomac vide, un test sanguin pour évaluer leurs niveaux de GSH. Un second test a été réalisé après que les sujets ont mâché deux chewing-gums contenant chacun 200 mg de glutathion réduit pendant dix minutes. Les résultats ont montré des variations significatives entre les niveaux de GSH de départ (4,13 mmol/l ± 0,50) et ceux détectés après la prise des deux chewing-gums (5,54 mmol/l ± 0,50). La concentration plasmatique en métabolites d’oxygène réactif avait également fortement diminué.
09:35 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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Commentaires
Ecrit par : sadia | 03.05.2007
d'autre part, il faut aussi prendre de la sylimarine sous forme d'artichaut 4,57 € les 100 g feuilles séchées au soleil par mes propres mains,
ou au minimum du chardon marie (mes gélules boite de 200 pour 16 €);
j'ai une excellente tisane pour le foie que j'ai appelée "siliforme" 11,98 € les 250 g,
envoi en France avec 6 € en sus
votre commande réglement carte bancaire au
05 61 83 88 66
dites à votre papa de préviligier les artichauts, le radis noir, tous les choux fleurs, brocolis, blanc, vert, etc... qui sont revitalisants
dites lui de boire du kéfir, des tisanes
pour les huiles, choisir simplement de l'huile de table tournesol ou colza, une cuillère à soupe le matin mais ce n'est pas cela qui guérira l'hépatite, comptez plutôt sur le curcuma et le chardon marie
Bon courage, soyez optimiste et faites rire votre papa, le rire est guérisseur!
Ecrit par : Joyce | 04.05.2007
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