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06.04.2008

Perdre du poids durablement 2

1re zone chez la femme : quadriceps et triceps

 

Un excès de graisse sur l’intérieur des cuisses et les triceps indique l’existence de taux d’œstrogène plus ou moins élevés. Chez la femme, le triceps flasque et gras signe un mauvais équilibre hormonal par excès d’œstrogènes ou de ses métabolites, de xéno-œstrogènes (en grec, xeno signifie « étranger » ou « qui provient de l’extérieur »), ou encore par la prise d’une pilule non appropriée contenant des progestatifs ou des types d’œstrogènes inadaptés.

 

L’excédant d’œstrogènes augmente le nombre des récepteurs adrénergiques alpha 2 sur les adipocytes hypertrophiés dans ces régions du corps, principalement dans la graisse gynoïde. Ainsi, comme le montrent les études du professeur Lafontan, directeur de l’Inserm de Toulouse, l’excès de récepteurs alpha 2 diminue puissamment la lipolyse et freine la perte de graisse, même avec un effort physique.

 

Notre environnement et notre alimentation nous placent en overdose œstrogénique. Sans en être conscients, nous ingurgitons, respirons et enduisons notre corps de nombreux produits agissant comme les œstrogènes. Ces substances, sont partout dans notre environnement, nos maisons et toute la chaîne alimentaire.

 

• Pour perdre la graisse gynoïde, il faut éliminer les sources de polluants: diphényles polychlorés (PCBs) dans les cires, les colles, les aérosols, les pesticides-insecticides de notre alimentation, les phtalates des plastiques libérés avec la chaleur ou la cuisson, tous pourvoyeurs de xéno-œstrogène.

 

-• La phytothérapie permet de diminuer et détoxiquer l’excès d’œstrogènes et de xéno-œstrogènes et de stimuler simultanément la lipolyse inhibée par l’augmentation des récepteurs alpha 2.  Il faut consommer des indole-3-carbinol contenus dans certains légumes, comme les choux et les brocolis ou, en forme plus concentrée, en suppléments.. Un autre indole plus puissant, le diindolylméthane (DIM), montre une activité anti-œstrogène et lipolytique. Une étude récente a donné des résultats encourageants : le groupe testé a gagné 1,3 kg de muscle et perdu 1,3 kg de masse grasse en 8 semaines.

 

• La prise de yohimbine, un alpha 2 antagoniste, pourrait être l’agent idéal. Malheureusement, par voie orale chez la femme, son absorption dans ces zones adipeuses est plutôt médiocre ; par contre, en application cutanée, elle est plus efficace mais les formes disponibles en crème contiennent très peu de principes actifs.

 

• L’un des agents le plus efficace sur la lipolyse reste la forskoline. En cas de cellulite, tous ces agents sont efficaces, mais des enzymes protéolytiques comme la bromélaïne peuvent compléter leur action. Dans le cas de la cellulite fibreuse, les sucres apportés par l’alimentation doivent être réduits de façon importante pour limiter le phénomène de glycation des protéines qui est à son origine.

 

2e zone : la graisse supra-iliaque et sous-scapulaire, les « poignées d’amour » (femmes et hommes)

 

Les personnes qui stockent la graisse de façon excessive dans la région du supra-iliaque et, dans une moindre mesure, dans la région du sub-scapulaire ont un excès d’insuline dû à une résistance à l’insuline. Cette anomalie hormonale d’insulinorésistance diminue de surcroît l’effet pulsatile de l’hormone de croissance, importante pour l’oxydation des graisses. L’organisme n’emploie pas non plus efficacement son glucose, créant une foule de problèmes, dont le manque d’énergie et un stockage de gras plus important, notamment dans ces régions. Chez la femme, il peut aussi exister un excès de testostérone.

 

• Dans un premier temps, le contrôle des taux de sucre dans le sang semble incontournable et se fait par des repas plus modestes à faible charge glycémique et avec moins d’hydrates de carbone. Ils sont riches en fibre, hypo-toxiques et hypoallergiques. L’exercice renforce la sensibilité à l’insuline.

 

• De nombreux athlètes prennent, 20 à 30 minutes avant les repas, du R-acide lipoïque18 pour ses effets remarquables sur la sensibilité à l’insuline. La dose peut aller de 100 à 300 mg selon la quantité d’hydrates de carbone ingérée. Les oméga-3, le picolinate de chrome et le vanadium diminuent aussi la résistance à l’insuline et permettent de perdre ces « poignées d’amour ».

 

 3e zone : la graisse sous-ombilicale (graisse viscérale)

 

L’excès de graisse dans cette partie du corps dénote une production accrue de cortisol. Un taux élevé de cortisol dans le sang diminue fortement les hormones lipolytiques, comme l’hormone de croissance et la testostérone, et, pour couronner le tout, augmente de façon considérable l’insulinorésistance. Une vraie « soupe hormonale » négative qui a pour conséquences de nombreuses pathologies telles le syndrome X, le diabète de type II, l’obésité et des troubles cardio-vasculaires. Avant d’être inesthétique, cet excès de graisse est dangereux car précurseur d’adipocytokines pro-inflammatoires.

 

 • La clef est de réduire l’excès de cortisol en limitant la consommation de caféine et de sucre. La gestion du stress est impérative mais l’addition de suppléments jouant sur le contrôle de l’axe du stress est de bon augure pour diminuer rapidement cet excédent de tissu adipeux.

 

• La Rhodiola rosea agit sur les hormones du stress en diminuant notamment l’excès de stimulation de l’axe du stress (CRF-ACTH-cortisol), ainsi que l’épuisement des catécholamines (noradrénaline et adrénaline) de la médullo-surrénale. Par ce biais, elle prévient les effets négatifs du stress aigu et chronique et l’augmentation de la graisse viscérale et sous-ombilicale.

 

• La phosphatidylsérine diminue aussi la production de cortisol, prise entre 400 et 800 mg. Les oméga-3 réduisent l’appétit, brûlent des graisses, empêchent d’en stocker, abaissent les hormones du stress, améliorent la sensibilité à l’insuline et à la leptine. 

 

4e zone : pectoraux et triceps (homme et femme)

 

Chez l’homme, après 40 ans, les changements hormonaux surviennent parallèlement à l’excès de graisse dans les régions abdominale et pectorale. Le plus significatif est la diminution de la testostérone libre en même temps que l’augmentation de l’œstradiol25. L’œstradiol s’élève en raison d’une surproduction d’aromatase, une enzyme qui transforme la testostérone en œstrogènes. Ces derniers sont essentiels chez l’homme mais dangereux pour la santé (infarctus, hypertrophie de la prostate…) lorsqu’ils sont en excès. Quand il y a très peu de testostérone, les œstrogènes se lient à ses récepteurs dans tout l’organisme et sur l’hypothalamus, freinant ainsi sa production endogène testiculaire. Il existe ainsi un cercle vicieux responsable de problèmes de libido, d’excès de graisses corporelles (pectoraux, abdomen). Dans ce cas, l’administration de testostérone ne marche pas à cause de l’activité élevée d’aromatisation. Une autre complication est l’augmentation de la production de la sex hormone-binding globulin (SHBG) qui lie la testostérone libre dans le sang et la rend inutilisable sur les récepteurs cellulaires.

 

 • L’hygiène de vie est primordiale. L’excès de graisse est pourvoyeur d’œstrogènes et la perte du tissu adipeux permet d’optimiser son rapport testostérone/œstradiol. L’alcool et certains médicaments perturbant les fonctions hépatiques sont à proscrire. L’inhibition de l’aromatase a pour conséquences la diminution du taux d’œstradiol tout en accroissant celui de la testostérone.

 

• Toute molécule susceptible d’inhiber l’aromatase est plus que recommandée chez l’homme dans cette situation. La prise de chrysine associée à de la pipérine inhibe naturellement l’aromatase, augmentant la testostérone libre tout en diminuant le taux d’œstradiol. Il en est de même pour le resvératrol27. Un meilleur taux de testostérone permet ainsi de perdre de la graisse corporelle, notamment sur la poitrine. La prise d’extrait d’ortie (Urtica dioica) permet de « détacher » la testostérone de la SHBG et de mettre en circulation plus de testostérone libre (forme utile) pour la combustion des graisses. 

 

5e zone : mi-axillaire (homme et femme)

 

Lorsque la thyroïde ne fonctionne pas correctement, il peut se produire une multitude de problèmes de santé, un gain de poids (même sans gros appétit) et une difficulté à maigrir. En cas d’hypothyroïdie confirmée par des tests, un traitement substitutif par un médecin est indispensable. Cependant, il existe différents moyens d’améliorer le fonctionnement d’une glande paresseuse. Il faut d’abord éliminer certains végétaux crus, particulièrement les crucifères, comme les choux de Bruxelles, le chou, le chou-fleur, le brocoli, le chou frisé, les graines de soja, qui contiennent des nutriments chimiques appelés goitrogènes capables de le ralentir.

 

 • Selon une étude récente, 50 % des patients souffrant d’une déficience de la glande thyroïde ont vu leur état s’améliorer après avoir consommé un supplément de zinc. Le sélénium (entre 100 et 200 mcg) et le fer sont aussi indispensables à son bon fonctionnement. Ils augmentent l’enzyme 5-déodinase dans le foie pour produire plus de T3. Le guggul et l’ashwagandha, utilisés en médecine ayurvédique, ont les propriétés de stimuler et de réguler l’activité de la glande thyroïde. Un manque d’iode tout comme un excès peut causer une insuffisance d’hormones thyroïdiennes. Dans ce cas, une algue comme le Fucus visiculosus permet de restaurer leurs sécrétions. Le métabolisme ainsi augmenté, l’organisme se débarrasse plus rapidement de son excès de graisses.

 

6e zone : genoux (homme & femme)

 

Un excès de graisse au-dessus du genou signe une déficience en hormone de croissance. Il existe d’autres symptômes : des cheveux fins, les lèvres et ensemble maxillaire amincis, la peau déshydratée, le ventre pendant. L’excès de nourriture ou la mal bouffe, précurseurs d’insuline, de stress chronique, précurseur de cortisol, sont responsables d’une baisse de l’hormone de croissance dont ils freinent la libération. Un manque de sommeil et pas assez d’exercice physique peuvent également jouer un rôle.

 

• Pour améliorer son hormone de croissance, l’hygiène de vie est primordiale, ainsi qu’un bon équilibre hormonal. Pratiquer intensivement de l’exercice une à deux fois par semaine pendant 20 minutes suffit à l’améliorer lorsque l’on suit une alimentation saine avec suffisamment d’acides aminés. La prise de glutamine, d’ornithine et d’arginine au coucher l’estomac vide est conseillée pour augmenter sa production endogène, synonyme de perte de graisse corporelle.

 

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