« Une salade de fruits bonne pour le cœur | Page d'accueil | Une salade de fruits bonne pour le cœur : »
15.04.2008
La figue de Barbarie
Les fruits comestibles des cactus
Quand on pense aux fruits comestibles des cactus, on pense tout de suite à la figue de Barbarie, le plus couramment consommé de tous. La figue de Barbarie est le fruit de « Opuntia ficus-indica », cactus à port buissonnant érigé, avec des articles en forme de raquettes. L'espèce est originaire du Mexique, où elle est appelée « nopal ». Elle figure sur le drapeau mexicain et du sud-ouest des Etats-Unis. Inconnue en Europe avant les voyages de Christophe Colomb, la plante fut décrite de façon précise en 1535 par l'Espagnol Gonçalo Hernandez de Oviedo dans son livre "Histoire des Indes occidentales". Elle pousse actuellement un peu partout dans le Monde, dans des régions arides ou semi-arides subtropicales (Amérique centrale et du Sud, bassin méditerranéen et Maghreb notamment) ; elle est souvent cultivée pour former des haies défensives, mais les fruits sont aussi consommés localement.
Le Figuier de Barbarie est un cactus arborescent adapté aux climats chauds et aux terres arides. Parallèlement fut découvert l'usage colorant de la cochenille, insecte qui parasite les figuiers de Barbarie : l'insecte produit de l'acide carminique qui le protège des insectes prédateurs. Cet acide, extrait du corps et des œufs est en premier lieu utilisé comme colorant alimentaire (E120, E124), rouge carmin, et également à usages cosmétiques.
Le figuier de Barbarie fut d'abord introduit dans les jardins botaniques. Dans le bassin méditerranéen où le climat lui convenait, il s'est diffusé rapidement grâce aux oiseaux qui, en mangeant les fruits, dispersaient les graines dans leurs fientes.
Le figuier de Barbarie peut atteindre 5m de haut. Les tiges de la base se lignifient avec le temps et peuvent former de véritables troncs. Ces tiges, segmentées en forme d’épaisses raquettes ovales ou oblongues de 20 à 50 cm de long sur 15 à 25 cm de large et de 1,5 cm à 3 cm d'épaisseur sont appelées "cladodes". Les segments sont parsemés de légères protubérances d’où émergent les "glochides", fines épines de quelques millimètres munies de minuscules écailles en forme d'hameçons qui peuvent s’implanter dans la peau et sont très difficiles à retirer : elles se cassent facilement quand on cherche à les enlever.
Les fleurs, jaune vif, apparaissent sur le pourtour.
Le fruit, la figue de Barbarie, est une baie charnue de 150 à 400 g. La forme change selon les variétés mais aussi selon l'époque de formation : les premiers fruits sont arrondis, les plus tardifs ont une forme allongée. Ils contiennent beaucoup de petites graines. Rouges, violets ou jaunes, ils ont un goût sucré. En Sicile, on trouve 2 variétés de figues : les latini ou austini qui sont des figues hâtives et les scuzzulati qui sont tardives et obtenues après avoir ôtés les premières fleurs.
Ce sont des fruits ovoïdes de 4 à 9 cm de longueur, de couleur jaune, orange ou rouge violacé, qui renferment une pulpe sucrée de la même couleur, parsemée de grosses graines assez dures. La figue de Barbarie est un fruit relativement pauvre en sucres, mais riche en fibres, en vitamines A, B, C, et en sels minéraux, d’où son intérêt diététique. Les seuls inconvénients sont les glochides (petites épines qui recouvrent la peau du fruit, et qu’il faut éviter de toucher sans précautions), ainsi que les grosses graines, difficiles à croquer. On peut d’ailleurs tamiser la chair du fruit pour en faire des marmelades ou des sorbets. Figue de Barbarie. De nos jours la plante est cultivée dans de nombreux pays, notamment : Mexique, États-Unis, Chili, Afrique du Sud, Israël, Turquie, Sicile. Plusieurs pays dont la Tunisie, l’Espagne, la Colombie, l’Afrique du Sud et l’Italie (Sicile), ont commencé la culture industrielle, destinée à l’exportation du fruit. Vous pouvez aujourd’hui trouver facilement ce fruit dans les grandes surfaces et dans les magasins spécialisés, au rayon des fruits exotiques. D’autres fruits de cactus sont aussi consommés, soit localement, soit à l’échelle mondiale. Parmi les premiers, il faut citer les fruits de Myrtillocactus geometrizans (Garambullo) et de certains Echinocereus (Alicoches) (consommation en Amérique centrale et du sud).
Dans les fruits de consommation plus large, il en est un, quasiment inconnu en Europe il y a une dizaine d’années, que l’on trouve de plus en plus facilement en Europe, c’est le « Pitahaya » ou « Pitaya » ou « Fruit du Dragon ». C’est le fruit de « Hylocereus undatus », cactus grimpant, qui pousse aussi bien dans l’Ancien Monde que dans le Nouveau, dans des régions relativement humides de la bande intertropicale. C’est un fruit ovoïde à peau rouge, mais de taille beaucoup plus grande que celle de la figue de Barbarie. En effet, il peut atteindre 15 cm de diamètre et peser un kilo à lui seul. Il est beaucoup cultivé en Asie à des fins d’exportation vers l’Europe notamment.
Les préparer ...
Les figues de Barbarie sont le plus souvent pourvues d’épines qu’il faut retirer avant de les consommer. Pour ce faire, enfoncez une fourchette dans le fruit, coupez une fine tranche au sommet et à la base et incisez la peau du haut en bas, de chaque côté. Vous pourrez alors ôter la peau. Mais on trouve ces fruits de plus en plus souvent débarrassés de leurs épines. Il suffit alors de couper la figue en deux et de manger la pulpe avec une cuillère.
La pulpe, qui contient des petites graines, est rouge ou jaune ; elle est juteuse et sucrée. La figue de Barbarie est très rafraîchissante en été. La figue de Barbarie est riche en vitamine C. Elle contient de l’albumine, du sucre incristallisable. Elle est diurétique et colore l’urine en rouge.
C'est un fruit que l'on mange généralement frais mais on peut en faire une gelée très agréable et de la pâte de fruits. En Algérie, les figues de Barbarie sont souvent séchées. Au Mexique, on fabrique de l’alcool avec les fruits : la Tequila.
En Amérique, les graines sont moulues pour fabriquer une farine servant à la confection d’un genre de pain.
Au Mexique, on mange les jeunes bourgeons ou les raquettes jeunes qui sont d'un vert pâle. La saveur ressemble à celle du haricot. On les mange en soupe ou en ragout, en pickles. Pour préparer les "nopales", enfiler des gants et avec un couteau bien aiguisé couper les aspérités d'où sortent les épines puis supprimer la base épaisse de chaque raquette. Rincer et couper en lamelles. Pour éviter la consistance gluante du nopal cuit, faire bouillir, égoutter et rincer à l'eau froide. Recouvrir d'un linge et laisser reposer 30 minutes avant d'ajouter au plat choisi.
09:40 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
