31.10.2008
Aliments riches en quercétine
Info réclamée après les deux notes de mai 2008
Pomme,
Thé vert et Thé noir,
Oignon, la plus forte teneur en quercétine est dans la couche la plus extérieure
Vin rouge,
Agrumes,
Brocoli,
Cerise, et fruits rouges en général
La Quercétine est un flavonoïde de type flavonol. La quercétine est le plus actif des flavonoïdes et de nombreuses plantes médicinales doivent leur efficacité à leur fort taux en quercétine.
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Bisphénols, danger!
Ce sont des substances œstrogènes like, contenues dans les plastiques.
Les femmes enceintes devraient faire attention aussi. Récemment une étude est parue, montrant que l'on trouve du bisphénol dans les urines des sujets adultes Le transfert de particules venant du plastique vers l'alimentation se fait essentiellement lors du chauffage.
Pour la mélamine, il existe aussi un transfert du plastique d'emballage vers les aliments. La dose n'est pas toxique (il n'y a pas de toxicité aigue, immédiate) mais que connait t on de l'accumulation de ces diverses substances ? (effet cumulatif ?). Le canada a interdit leur utilisation dans les biberons.
Un bébé qui a eu son biberon plastique cuit au microonde: ingère des substances œstrogènes (like ), de plus, les protéines et vitamines contenues dans le lait ont été " cassées" par l'agitation moléculaire..
site canadien pour en savoir plus
http://www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/challenge-de...
Bisphénol A
Le bisphénol A (BPA) est un produit chimique industriel utilisé dans la fabrication d’un plastique dur transparent, soit le polycarbonate, que l’on trouve dans de nombreux produits de consommation, dont les bouteilles d’eau réutilisables et les biberons. On retrouve également du bisphénol A dans les résines époxy, utilisées comme couche protectrice dans les boîtes de conserve métalliques pour aliments et boissons.
Le Canada est le premier pays au monde à prendre des mesures à l’égard du bisphénol A dans le cadre de son Plan de gestion des produits chimiques. Ce plan a été lancé en 2006 dans le but d’examiner l’innocuité des produits chimiques utilisés à grande échelle depuis de nombreuses années et d’améliorer nos connaissances sur ces produits. Grâce aux progrès scientifiques, nous sommes maintenant au courant de certains effets potentiellement nuisibles qu’il était impossible de détecter auparavant.
Les recherches actuelles indiquent que le grand public n’a pas lieu de s’inquiéter. En règle générale, la plupart des Canadiens sont exposés à des niveaux très bas de bisphénol A, ce qui signifie qu’il n’y a pas de risque pour la santé. Nous nous penchons maintenant sur la santé des nouveau-nés et des nourrissons âgés de moins de 18 mois. La science nous suggère que les niveaux d’exposition sont inférieurs à ceux qui pourraient entraîner des effets sur la santé. Toutefois, compte tenu de l’incertitude soulevée dans certaines études sur les effets potentiels de faibles niveaux de bisphénol A, le gouvernement du Canada prend des mesures afin de protéger davantage les nourrissons et les jeunes enfants.
Des études révèlent que la principale source d’exposition chez les nouveau-nés et les nourrissons est le bisphénol A, qui migre du revêtement intérieur des boîtes vers la préparation liquide pour nourrissons et qui migre des biberons en polycarbonate vers le liquide à l’intérieur suivant l’ajout d’eau bouillante.
Par conséquent, le gouvernement du Canada continuera de veiller à ce que le BPA présent dans les préparations pour nourrissons soient maintenus au plus bas niveau, en examinant les soumissions préalables à leur mise en marché, et en continuant à collaborer avec l’industrie de l’emballage des aliments afin de réduire autant que possible les niveaux de BPA dans ces préparations. Par ailleurs, nous évaluerons aussi des solutions de rechange au BPA présent dans le revêtement interne des boîtes, selon les priorités.
Le gouvernement du Canada compte faire adopter des mesures législatives pour interdire l’importation, la vente et la publicité des biberons en polycarbonate.
La science indique que le bisphénol A pénètre l’environnement par les eaux usées et les résidus de lavage et qu’on en a détecté dans les percolats des décharges. En outre, il se décompose lentement dans l’environnement lorsqu’il y a un manque d’oxygène. Compte tenu de la combinaison de cette lente décomposition du bisphénol A et de son utilisation à grande échelle au Canada, au fil du temps, ce produit chimique s’accumulerait dans nos eaux et pourrait être néfaste pour les poissons et d’autres organismes.
À titre préventif, Environnement Canada envisage l’adoption d’un règlement qui établirait une limite quant à la quantité maximale de bisphénol A pouvant être rejetée dans les effluents. Le règlement exigerait également que les installations qui se servent du bisphénol A mettent en œuvre des pratiques de gestion exemplaires afin de veiller à ce qu’il soit manipulé et disposé en toute sécurité. Ces mesures permettront de maintenir les niveaux de bisphénol A rejetés dans l’environnement à des concentrations sécuritaires pour les poissons et autres organismes aquatiques.
Le bisphénol A ne présente aucun risque pour la population en général, y compris les adultes, les adolescents et les enfants. Les consommateurs peuvent continuer d’utiliser des bouteilles d’eau en polycarbonate et de consommer des aliments et des boissons en conserve, car les taux d’exposition découlant de ces produits sont très faibles.
Les consommateurs peuvent également continuer d’utiliser des articles de table et des contenants pour entreposage en polycarbonate. Si les Canadiens s’inquiètent de la contamination par le bisphénol A des aliments chauffés dans ces contenants, ils peuvent opter pour des articles en verre, faciles à trouver. D’autres produits contenant du BPA, comme les articles de sport, ne présentent aucun risque pour la santé des Canadiens.
Conseils aux parents et aux surveillants d'enfants
* Si vous continuez d’utiliser des biberons en polycarbonate, on vous recommande de ne pas y verser de l’eau bouillante. Lorsque le bisphénol A entre en contact avec de l’eau très chaude, il se dégage de la bouteille à un taux beaucoup plus élevé.
* Faites bouillir l’eau et laissez-la refroidir dans un contenant sans polycarbonate avant de la transférer dans des biberons. Ce conseil correspond aux directives appropriées pour préparer la préparation pour nourrissons.
* Ces bouteilles peuvent être stérilisées conformément aux directives sur les étiquettes de la préparation pour nourrissons et être lavées dans un lave-vaisselle. On devrait les laisser refroidir à la température de la pièce avant d’y verser la préparation pour nourrissons.
* Les biberons ne doivent pas être réchauffés au four à micro-ondes, car le liquide pourrait se réchauffer de façon inégale et causer des brûlures à votre nourrisson.
* Santé Canada recommande le lait maternel puisqu’il s’agit du meilleur aliment pour la croissance optimale des nouveau-nés et des nourrissons. On recommande l’allaitement exclusif pendant les six premiers mois de la vie pour un nourrisson à terme et en santé, suivi de l’allaitement continu jusqu’à l’âge de deux ans et après.
* Si l’allaitement n’est pas choisi, la préparation pour nourrissons en boîte demeure le meilleur choix, car les avantages nutritifs dépassent de loin les risques possibles.
* Pour savoir si vos biberons sont en polycarbonate, vérifiez si le chiffre 7 est inscrit au centre du symbole de recyclage au fond de la bouteille. Bien que le chiffre 7 représente une catégorie générale, s’il est accompagné des lettres PC, il s’agit bel et bien de polycarbonate. En l’absence d’un symbole de recyclage, il est impossible de savoir si le biberon contient ou non du polycarbonate.
* Si les parents et les fournisseurs de services sont toujours inquiets à propos des biberons en polycarbonate, il existe plusieurs solutions de rechange.
Wikipédia explique très bien cette histoire de bisphénols
site wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bisph%C3%A9nol_A
La première synthèse chimique du bisphénol A est due à A. P. Dianin en 1891. Il a été très étudié dans les années 1930 au cours de la recherche d'œstrogènes de synthèse. Il ne fut jamais utilisé comme œstrogène de synthèse du fait de la découverte à la même époque d'un autre composé de synthèse, le diéthylstilbestrol, dont les propriétés se révélèrent plus intéressantes. Le bisphénol A est utilisé à l'heure actuelle comme monomère pour la fabrication industrielle par polymérisation de plastiques de type polycarbonate et de résines époxy. Il est également utilisé comme antioxydant dans les plastifiants et le PVC, et comme inhibiteur de polymérisation dans le PVC.
Lang I.A. et al. Association of urinary bisphénol A concentration with medical disorders and laboratory abnormalities in adults. JAMA 2008 ; 300 : 1303-1310.
Pr Philippe Chanson
Le bisphénol A est l´un des produits chimiques dont la production mondiale est la plus grande. Le bisphénol A est utilisé de manière extensive dans les résines en époxy revêtant les récipients pour aliments ou liquides et comme monomère dans les plastiques de polycarbonate utilisés pour beaucoup de produits consommables. Une exposition continue et très répandue principalement via l´alimentation mais aussi par l´intermédiaire de l´eau, des amalgames dentaires, de l´exposition cutanée et de l´inhalation de poussières de maison est attestée par la présence de concentrations détectables de bisphénol A chez plus de 90 % des Américains.
La plupart des études portant sur les effets sanitaires du bisphénol A se sont focalisées sur l´activité oestrogénique mais d´autres modes d´action (hépatique, sur la fonction pancréatique, thyroïdienne, sur le métabolisme ou l´obésité) ont été décrits. On s´interroge sur l´effet réel de l´accumulation de très petites doses de bisphénol A… ce qui pourrait bien évidemment conduire à revoir les niveaux d´exposition acceptables. Surtout, on dispose de peu de données épidémiologiques.
Une étude transversale analysant le lien entre des concentrations de bisphénol A et l´état de santé dans la population générale aux Etats Unis a donc été réalisée à partir des données de l´enquête nationale américaine NHNES 2003-2004. 1455 adultes âgés de 18 à 74 ans dont la concentration de bisphénol A était mesurée dans les urines ont été étudiés et mise en relation avec diverses grandes pathologies.
Une concentration supérieure de bisphénol A dans les urines était associée à des pathologies cardiovasculaires dans un modèle ajusté pour l´âge et le sexe (odds ratio pour une augmentation d´1SD des concentrations de bisphénol A = 1.39, IC 95 % 1.18-1.63, p = 0.001 avec un ajustement complet). Des concentrations supérieures de bisphénol A étaient aussi associées à un diabète sucré (odds ratio pour une augmentation de 1SD des concentrations de bisphénol A = 1.39, IC 95 % 1.21-1.60, p < 0.001) mais non avec les autres maladies fréquentes étudiées (asthme, pathologies thyroïdiennes, problèmes articulaires, cancers, accidents vasculaires cérébraux).
De plus des concentrations supérieures de bisphénol A étaient associées à des concentrations anormales des enzymes hépatiques gamma GT (odds ratio pour une augmentation de 1 SD de la concentration de bisphénol A = 1.29, IC 95 % 1.14-1.46, p < 0.001) et des phosphatases alcalines (odds ratio pour une augmentation de 1 SD de la concentration de bisphénol A = 1.48, IC 95 % 1.18-1.85, p = 0.002).
En conclusion, il semble bien qu´une exposition supérieure en bisphénol A, reflétée par une concentration supérieure dans les urines de bisphénol A (si l´on admet que l´importance de l´exposition au bisphénol A est bien reflétée par la concentration de bisphénol A dans les urines) pourrait être associée à des problèmes de santé dans la population générale, en particulier cardiaques et diabète… ce qui semble confirmer certains travaux préalables. Faut-il maintenant réviser les seuils acceptables de bisphénol A et faire des recommandations aux industriels? Il est sûrement nécessaire d´attendre d´abord quelques études de confirmation.
http://scienceblogs.com/effectmeasure/2008/10/still_more_...
a suivre prochaine note
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30.10.2008
Harcèlement moral :
Le harcèlement moral a toujours existé en milieu de travail, mais sa dénomination est récente. Il peut prendre des formes diverses, allant du refus de communication aux menaces, en passant par la "mise au placard", ou des conditions de travail dégradantes. Les conséquences pour les victimes sont des troubles psychosomatiques, voire des dépressions pouvant aller jusqu'au suicide. Le législateur est intervenu en janvier 2002 en introduisant la notion de harcèlement moral dans le Code du travail, et sa répression dans le Code pénal (loi de Modernisation sociale). Ce dossier présente une synthèse de l'information disponible sur le sujet.
Le harcèlement moral a toujours existé en milieu de travail. Ce n'est pas une pratique nouvelle, mais sa dénomination est toute récente. Désigné aussi sous le terme de psychoterreur ou "mobbing", il peut prendre des formes diverses :
refus de toute communication
absence de consignes ou consignes contradictoires
privation de travail ou surcroît de travail
tâches dépourvues de sens ou missions au-dessus des compétences
"mise au placard", conditions de travail dégradantes
critiques incessantes, sarcasmes répétés
brimades, humiliations
propos calomnieux, insultes, menaces.
Une absence de soutien ou de reconnaissance, de la part de la hiérarchie ou des collègues, est un des facteurs aggravants des effets du harcèlement moral au travail.
Différentes études montrent que ces pratiques se sont intensifiées ces dernières années. La situation de l'emploi empêche la victime de fuir la situation en allant travailler ailleurs. La faiblesse des structures de défenses collectives et les pressions à la productivité concourent à exacerber le problème. Les conséquences pour les salariés qui en sont victimes sont des troubles psychosomatiques, des dépressions pouvant aller jusqu'au suicide. Si bien que le législateur est intervenu en janvier 2002 en introduisant la notion de harcèlement moral dans le Code du travail, et sa répression dans le Code pénal (loi de Modernisation sociale).
Peut-on définir le harcèlement ?
Le harcèlement moral au travail a été défini comme un ensemble d'agissements répétés "qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits du salarié et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel " (loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002).
Le harcèlement moral peut se manifester sous différentes formes. Citons notamment : le harcèlement gratuit et pervers, pour simplement détruire
le harcèlement mis en œuvre pour "pousser dehors" un salarié, en contournant ou non les procédures de licenciement
le harcèlement stratégique, utilisé dans le cadre d'une logique de gestion, pour mettre en concurrence les salariés afin d'améliorer leur productivité.
Pris isolément, ces agissements hostiles peuvent sembler anodins. Mais leur répétition au quotidien peut affecter gravement la personne et avoir des répercussions importantes sur sa santé, physique et psychologique. On peut le considérer comme une forme de violence interne à l'entreprise. Mais tous les comportements agressifs, tous les conflits, toutes les pressions ne relèvent pas du harcèlement.
Qui sont les victimes ?
Il n'y a pas de profil type du harcelé. Contrairement à une opinion répandue, les victimes ne sont pas forcément des personnes fragiles. Selon Marie-France Hirigoyen, "les harcelés sont généralement des "grandes gueules" ou pour le moins des fortes personnalités... La victime, c'est en fait bien souvent celui qui résiste, notamment à ses collègues... mais aussi à son supérieur hiérarchique, ou encore à la pression de ses subordonnés." Homme ou femme, jeune embauché, cadre nouvellement promu ou ancien approchant de la retraite, personne n'est à l'abri d'un harcèlement dans son entreprise.
Qui harcèle ?
Le harcèlement moral au travail se pratique :
entre collègues d'un même niveau hiérarchique
entre supérieur hiérarchique et subordonné
mais également de subordonné à supérieur hiérarchique.
Il arrive également qu'un collectif de travail, qu'un groupe à l'intérieur de l'entreprise, isole un collègue et en fasse son "bouc émissaire".
Circonstances
Le harcèlement moral peut être la conséquence d'une situation conflictuelle qui s'est dégradée ou une stratégie délibérée pour se débarrasser d'une personne. Il importe de replacer le harcèlement moral au travail dans son contexte. Si le harcèlement est possible dans l'entreprise, c'est aussi parce que celle-ci n'a pas su se structurer de telle sorte que celui-ci n'apparaisse pas. Le harceleur est en effet souvent bien intégré dans l'entreprise, où il trouve des justifications à son action. La dégradation des relations de travail qu'il entretient s'appuie souvent sur des dysfonctionnements ou des problèmes d'ordre organisationnel. L'absence de contrepouvoir et de médiateur dans l'entreprise joue également un rôle.
"Tout commence par une querelle. (...) Quelquefois, même, tout part d'un désaccord inexprimé. Suivent quelques remarques désobligeantes, des piques, (...) des sourires entendus. Très vite, la victime désignée est isolée, acculée à la défensive. (...) On cesse de s'adresser à elle. On lui fait sentir qu'elle n'a plus sa place dans le groupe, qu'on ne veut plus d'elle. Les préjugés surgissent, prennent forme, se développent.(...). On la malmène donc. De plus en plus. Tant et si bien que, finalement, on doit requérir l'arbitrage du service du personnel ou celui d'un délégué d'entreprise. Alors, dans la plupart des cas, les arbitres prennent parti contre le trublion. Il gêne le bon fonctionnement du service, de l'entreprise. (...)Et l'on s'en débarrasse."
(Heinz Leyman, "Mobbing. La persécution au travail")
Effets sur la santé
Le harcèlement peut provoquer dans un premier temps des symptômes de stress : nervosité, irritabilité, anxiété, troubles du sommeil, brûlures d'estomac, hypertension artérielle, douleurs musculaires, etc. Au bout de quelques mois, ces symptômes peuvent se transformer en troubles psychiques manifestes. Certains réagissent avec une hyper-combativité qui les fait souvent qualifier de paranoïaques. D'autre sont envahis par un sentiment d'épuisement et de fatigue chronique, une baisse de l'estime de soi, pouvant évoluer vers la dépression. Les états dépressifs peuvent entraîner :
des troubles de l'attention et de la mémoire
un sentiment de découragement, de pessimisme, de culpabilité, d'isolement
une perte de confiance en soi, du sens du métier.
Leurs conséquences possibles sont une atteinte de la personnalité, la dégradation de la santé, l'invalidité, la perte de l'emploi, le suicide.
D'après Christophe Dejours, dans sa préface à son ouvrage "Travail, usure mentale", " si le harcèlement conduit aujourd'hui plus souvent que naguère à des troubles psychopathologiques graves chez les victimes, ce n'est vraisemblablement pas parce que la technique du harcèlement se serait perfectionnée (...). Ce qui a changé, semble-t-il, c'est plutôt la passivité et l'absence de solidarité de la part des collègues de la victime du harcèlement, et la profonde transformation du sens de la justice dans le monde du travail. " La conséquence du harcèlement moral ou psychologique est avant tout une pathologie de la solitude, de l'isolement, qui renforce la souffrance.
Conséquences pour l'entreprise
Un salarié harcelé, stressé, ayant perdu toute confiance en lui, aura des difficultés à prendre des initiatives ou des décisions. La qualité de son travail s'en ressentira. Même s'il met toute son énergie à résister à la pression, à "tenir", un jour ou l'autre, il devra s'arrêter de travailler pour se soigner. Et l'absentéisme et la détérioration du climat de travail ont des conséquences négatives pour l'entreprise.
Dans son ouvrage sur le mobbing, Heinz Leymann évoque le cas suivant : un constructeur automobile suédois " a publié un rapport sur le coût de l'absentéisme dans l'une de ses usines en perte de production et en baisse de niveau de qualité. Le rapport rappelait, en insistant sur ce point, que la principale cause d'absentéisme devait être cherchée dans les défaillances psychosociales sur le lieu de travail et, entre autres, dans les conflits latents ou déclarés."
Les coûts directs et indirects d'un mauvais climat de travail peuvent être énormes, non seulement pour l'entreprise, mais également pour toute la société. Il faut, en effet, tenir compte de la prise en charge des victimes de harcèlement par les organismes de Sécurité sociale.
Cadre juridique
Introduits dans le Code du travail par la loi n°2002-73 de Modernisation sociale du 17 janvier 2002, de nouveaux articles visent "les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits du salarié et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel " (articles L.122-49 à L.122-54). Ces dispositions précisent qu'aucun salarié ne doit subir de tels agissements, ni être sanctionné pour en avoir témoigné ou les avoir relatés.
Il appartient au chef d'établissement de prendre toutes les mesures nécessaires à la prévention du harcèlement moral.
En outre, une procédure de médiation peut être engagée par toute personne s'estimant victime de harcèlement moral (article L.122-54).
La loi précise aussi les conditions relatives à la charge de la preuve des agissements constitutifs de harcèlement moral : il appartient au salarié d'établir des faits permettant de présumer qu'il est victime de harcèlement, tandis que le défendeur, au vu de ces éléments, devra apporter la preuve que les agissements en cause ne constituent pas un harcèlement moral (article L.122-52).
D'autre part, les organisations syndicales représentatives dans l'entreprise peuvent exercer, en faveur du salarié concerné, toutes les actions en justice consécutives à des faits de harcèlement moral, sous réserve de justifier, pour ce faire, de l'accord du salarié (article L.122-53).
Par ailleurs, cette même loi a introduit la répression du harcèlement moral dans le Code pénal (article 222-33-2). Défini dans les mêmes termes que les agissements visés à l'article L.122-49 du Code du travail, le harcèlement est passible d'une peine d'un an d'emprisonnement et d'une amende de 15 000 Euros.
Quelques chiffres
Les quelques données statistiques dont on dispose sont peu nombreuses et ne concernent que des cas graves.
Les seuls chiffres pouvant servir à évaluer l'importance du harcèlement moral au travail sont ceux issus de la 3e enquête européenne sur les conditions de travail, conduite en 2000 par la Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail.
Personnes déclarant avoir été l'objet d'une intimidation ou d'un harcèlement moral au travail en % (plus de 20 000 entretiens réalisés dans 15 pays en Europe en 2000)
Hommes 8
Femmes 10
Au total 9 (8 en 1995)
Parmi les secteurs d'activités concernés, l'administration vient en premier (14 %), suivie de l'hôtellerie-restauration et des commerces et services (13 % chacun). La Finlande, le Royaume-Uni, la Hollande, la Suède, et la Belgique présentent les pourcentages les plus élevés. La France se situe parmi l'ensemble des autres pays à pourcentage inférieur : de l'ordre de 5 % des personnes interrogées déclarent avoir été l'objet d'une intimidation ou d'un harcèlement moral dans leur milieu professionnel en France.
Aucune étude d'ensemble n'a été faite à ce jour en France sur le harcèlement moral. L'enquête Conditions de travail 1991 et 1998 (MES / DARES - Ministère de l'Emploi et de la Solidarité/ Direction de l'animation, de la recherche, des études statistiques) peut donner des indications sur les situations de tension ou les facteurs de stress en milieu professionnel en France. Mais, comme nous le précisions, tous les comportements agressifs, tous les conflits, toutes les pressions ne relèvent pas du harcèlement
| Salariés qui déclarent vivre des situations de tensions selon qu'ils ont ou non des salariés sous leurs ordres |
| |||||||||
| Type de tension et groupe socioprofessionnel | Avec salariés sous leurs ordres (en %) | Sans salariés sous leurs ordres (en %) |
| |||||||
| Tensions avec la hiérarchie |
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| |||||||
| Cadres, professions intellectuelles supérieures | 40 | 29 |
| |||||||
| Tensions avec les collègues |
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| |||||||
| Cadres, professions intellectuelles supérieures | 34 | 22 |
| |||||||
| Facteurs stressants en milieu professionnel d'après l'enquête Conditions de travail 1991 et 1998 (MES / DARES) |
| |||||||||
| Proportion (en %) de salariés qui déclarent que... | en 1991 | en 1998 |
| |||||||
| ... une erreur dans leur travail peut ou pourrait entraîner des sanctions à leur égard (risque pour l'emploi, diminution importante de la rémunération) | 46 | 60 |
| |||||||
| ... ils doivent fréquemment abandonner une tâche qu'ils sont en train de faire pour en effectuer une autre non prévue... | 48 | 56 |
| |||||||
| ... ils sont souvent obligés de se débrouiller tout seuls dans des situations difficiles | question non posée | 24 |
| |||||||
| ... pour effectuer correctement leur travail, ils n'ont pas, en général : | 23 | 25 |
| |||||||
| ... ils vivent souvent des situations de tension dans leurs rapports avec : | question non posée | 30 |
| |||||||
| ... ils reçoivent des ordres, des indications contradictoires | question non posée | 35 |
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| Salariés qui déclarent vivre des situations de tensions selon qu'ils ont ou non des salariés sous leurs ordres d'après l'enquête Conditions de travail 1998 (MES / DARES) |
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| Type de tension et groupe socioprofessionnel | Avec salariés sous leurs ordres (en %) | Sans salariés sous leurs ordres (en %) |
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| Tensions avec la hiérarchie |
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| Cadres, professions intellectuelles supérieures | 40 | 29 |
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| Tensions avec les collègues |
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| Cadres, professions intellectuelles supérieures | 34 | 22 |
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| Facteurs stressants en milieu professionnel | ||||||||||
| Proportion (en %) de salariés qui déclarent que... | en 1991 | en 1998 | ||||||||
| ... une erreur dans leur travail peut ou pourrait entraîner des sanctions à leur égard (risque pour l'emploi, diminution importante de la rémunération) | 46 | 60 | ||||||||
| ... ils doivent fréquemment abandonner une tâche qu'ils sont en train de faire pour en effectuer une autre non prévue... | 48 | 56 | ||||||||
| ... ils sont souvent obligés de se débrouiller tout seuls dans des situations difficiles | question non posée | 24 | ||||||||
| ... pour effectuer correctement leur travail, ils n'ont pas, en général : | 23 | 25 | ||||||||
| ... ils vivent souvent des situations de tension dans leurs rapports avec : | question non posée | 30 | ||||||||
| ... ils reçoivent des ordres, des indications contradictoires | question non posée | 35 | ||||||||
Pour en savoir plus en quelques clics...
GUILLEMY N. "Stress et harcèlement moral. Aperçu réglementaire et jurisprudence". Novembre 2006, 15 p. (format pdf, 118 ko)
PAOLILLO A.-G., HAUBOLD B., LEPROUST H. et al. "Devenir socioprofessionnel de patients en situation de harcèlement présumé". TF 146. Paru dans Documents pour le médecin du travail (INRS) n° 105, 2006, 11 p. (format pdf)
Harcèlement moral au travail : rapport 2001-07 de Michel Debout (daté du 17 avril 2001) au Conseil économique et social (CES / France)
http://www.conseil-economique-et-social.fr/rapporti/texte...
P. MEREAU (INRS). Compte rendu du Colloque"Harcèlement et citoyenneté au travail" , tenu au ministère de l'Emploi et de la solidarité (Paris) le 30 novembre 2000. (format pdf - 317 Ko)
Site du Colloque "Harcèlement et citoyenneté au travail" : accès notamment au texte de la proposition de loi du 14 décembre 1999 et à l'avis de la Commission consultative des droits de l'homme (France)
http://www.cyberways.org/harcelement/
"La violence au travail". Dossier réalisé par la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail dans les organisations de la Faculté des sciences de l'administration (GGSST - FSA - Université de Laval /Canada)
http://cgsst.fsa.ulaval.ca/violence/
"Harcèlement Moral Stop" : association pour la lutte contre le harcèlement moral dans les entreprises (HMS / France)
Association contre le harcèlement professionnel (ACHP / France)
Dossier "harcèlement moral au travail" réalisé pour la soirée Théma du 22 février 2001 diffusée sur ARTE (France)
http://www.arte-tv.com/societe/mobbing2/ftext/index.htm
" Travail et agressions ". Dossier INRS réalisé sur les violences d'origine externe à l'entreprise (INRS / France)
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29.10.2008
Sans sa robe, pas mal!
Petits canapés gouteux à l'avocat
Pour l'apéritif; avec les quantités suivantes vous obtenez plus ou moins une trentaine de canapés
Quelques tranches de pain de seigle que vous découperez en carrés de 3x3 environ ou des canapés ronds de seigle ou canapés pour huitres, 200 ou 300 g de petits pois frais écossés ou décongelés; 3 cuil à soupe d'huile d'olive parfumée ou non à l'ail; deux ou trois gousses d'ail, 1 avocat; quelques feuilles de basilic
Dans le bol du mixer versez la chair de l'avocat découpé en lamelles, les gousses d'ail pelées et dégermées; mixer une minute; assaisonnez à votre goût; versez une cuillère d'huile d'olive, mixez 1 mn; rajoutez les petits pois; mixer deux minutes; rajoutez le restant d'huile; mixez un peu; goûtez; rectifiez l'assaisonnement.
Vous pouvez, si vous insistez, passer les canapés à l'ail, tartinez de votre préparation et posez une feuille de basilic; Vous pouvez remplacer le basilic par tout autre plante aromatique: cerfeuil, basilic, coriandre fraiche…déposez sur un plat et servez à l'apéritif.
09:04 Publié dans ENTREES, PLATS DE LEGUMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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28.10.2008
Fabriquez votre fromage blanc
Pour 4 personnes, il faut :
- 1 litre de lait frais,
- de la présure liquide (en pharmacie),
- un saladier,
- une serviette blanche en coton,
- une passoire
Comment procéder
- Amener progressivement le lait à une température de 35°. Puis ajouter 3 à 4 gouttes de présure qui le feront cailler. Recouvrir le saladier d'un linge en coton et le placer dans une pièce à minimum 20°, Au bout d'une douzaine d'heure, le lait est caillé. Verser le contenu du saladier dans la passoire recouverte par le linge qui sert de filtre,
- verser délicatement le contenu du linge dans un bol et ... déguster
Remarque
On peut varier les saveurs avec différents laits (vache, chèvre, brebis). Pour le consommer et apprécier toute sa saveur, l'idéal est de le sucrer avec un filet de miel ou nature avec des fines herbes. Le fromage blanc, une fois réalisé, se garde 24 à 48 h au réfrigérateur dans un récipient hermétique qui a auparavant bien trempé dans de l'eau bouillante.
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27.10.2008
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23.10.2008
Le glutamate - 4
Le glutamate serait pour certains, un poison alimentaire; Voici leur théorie. Le glutamate est omniprésent dans l'alimentation industrielle. On trouve du glutamate un peu partout : dans le sel, le poivre, l’huile, les conserves de légumes, de poissons, les hamburgers, le Coca-cola, les boissons gazeuses, la sauce soja, les plats de la cuisine asiatique… C’est un additif alimentaire peu onéreux qui relève le goût. Ce produit, qui ressemble au sel est ajouté dans la boulangerie industrielle : le pain, les gâteaux, les biscuits, les vins, les fonds de sauce, les plats cuisinés, produits allégés et les produits laitiers dégraissés.
Or, depuis longtemps, on reliait le glutamate au fameux "syndrome du restaurant chinois". Mais maintenant, il inquiète davantage, suite aux dernières études qui mettent en évidence des cofacteurs de corrélation avec la maladie d’Alzheimer et le diabète sucré.
Pourquoi un exhausteur de goût ? Parce que cela permet d’utiliser les matières premières en très petites quantités sans altérer le goût. Par exemple, dans un biscuit " goût chocolat ", on met très peu de chocolat et l’on ajoute du glutamate. Et le tour est joué, tout bénéfice pour le fabricant. Par ailleurs, le glutamate étant un irritant du tube digestif, il déclenche une faim mécanique qui pousse à la consommation – encore tout bénéfice.
Il faut savoir que c’est un acide aminé (acide glutamique) faisant fonction de neurotransmetteur, présent dans le cerveau et qui joue sur les hormones et les neurones. Il est essentiel dans le processus de mémorisation et d’apprentissage. Le problème est qu’il y a une différence de structure moléculaire entre le glutamate naturel biologique et la molécule chimique de synthèse, purifiée, qui n’est pas reconnue par le vivant. Justement, l’argument-clé des fabricants est que, étant un produit de la nature, il ne peut être dangereux. C’est faux. Nous avons la preuve qu’ingéré à doses itératives régulières, ce produit de synthèse est un poison dangereux, d’autant plus que l’organisme étant incapable d’identifier le goût du glutamate, le consommateur dépasse sans le savoir son seuil de tolérance. Celui-ci est évalué en moyenne à 5 mg.
En particulier, le cerveau des enfants n’a pas de protection contre le glutamate et leur développement intellectuel peut être mis en danger par les influx nerveux incessants qui sont provoqués d’une façon désordonnée. Le glutamate peut aussi provoquer un empoisonnement à la sérotonine, facteur de déstabilisation du fonctionnement de la peau pouvant donner de l’acné, de la calvitie et des boutons par excès de sébum.
Quels sont les signes majeurs d’empoisonnement possible au glutamate ?
Migraines, pertes de cheveux en particulier chez la femme, prise de poids rapide (rétention d’eau), dépression. Mais, il peut y avoir aussi d’autres symptômes :
Gastro-intestinaux
– Irritation des intestins
– Crampes d’estomac
– Diarrhées
– Nausées.
Musculaires
– Douleurs musculaires
– Douleurs articulaires.
Dermatologiques
– Peau très sèche
– Perte de cheveux
– Saignement des gencives
– Aphtes
– Gingivite.
Respiratoires
– Asthme.
Neurologiques
– Fatigue extrême
– Dépression
– Irritabilité
– Anxiété
– Paniques chez les enfants
– Céphalées
– Sciatique.
On trouve aussi le glutamate réparti sous différentes formes dans plus de 200 médicaments courants. Il est signalé sous les formes suivantes :
huile de ricin hydrogénée
huile de soja hydrogénée
glutamate sodique sous les dénominations :
- Glutamate de sodium
- Glutamate monosodique
- Sodium glutamate
- Sel ou dérivé : Acétylglutamique acide
- Sel ou dérivé : Arginine glutamate
- Sel ou dérivé : Glutamate calcique
- Sel ou dérivé : Glutamate de magnésium
- Sel ou dérivé : Glutamique acide
- Antasthène glutamique vitamine C (solution buvable)
- Glutadouze (solution buvable)
- Glutavene (USA).
Qu’est-ce que le syndrome du restaurant chinois ?
Le dîner composé généralement d’une soupe aux champignons noirs et de sauce au soja, provoque, chez certains sensibles, une soudaine migraine, de violentes nausées ou encore une éruption cutanée intense, des éblouissements, voire une faiblesse confinant à la pseudoparalysie. Les rares patients qui consultent présentent un rythme cardiaque ralenti, des vomissements ou salivation. Le médecin ne constate pas grand-chose et ne reconnaît aucun signe neurologique objectif. La guérison se fait apparemment sans séquelle ni conséquence, sinon un cauchemar possible la nuit suivant le repas.
09:03 Publié dans DANGER | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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22.10.2008
Glutamate - 3
TRAUMATISME MEDULLAIRE (moelle épinière)
Lors d'un traumatisme médullaire, divers mécanisme réactionnels ou secondaires sont impliqués dans la possibilité de récupération. Actuellement existent plusieurs axes de recherche et d'expérimentation.
---- La libération de glutamate au moment de l'accident.
---- La cicatrisation locale anarchique.
GLUTAMATE
Le glutamate devient toxique lorsque sa concentration s'élève trop. Les radicaux libres et les canaux calciques paraissent impliqués. La libération de glutamate entraine un œdème cellulaire (pénétration de calcium, d'eau) et accroit le traumatisme vers des cellules indemnes. C'est un phénomène précoce, quelques minutes. Il existe un antidote: le N-méthyl-D-aspartate, acide aminé qui par voie veineuse inhibe l'action du glutamate sur les canaux calciques mais doit être utilisé dans les 2 heures.
NB : Le glutamate parait également impliqué dans
---- la maladie de Charcot (Riluzole),
---- les AVC ischémiques
---- la consommation de Cicas (ile de Guam),
---- la maladie de Parkinson (faillite de la dopaminergique et hyper-glutaminergie )
L'administration, in vitro, d'aspirine à des neurones de rat a empêché 83 % de ces cellules de mourir sous l'effet d'un fort taux de glutamate (Science 22/11/1996).
CICATRISATION ANARCHIQUE.
Après un traumatisme médullaire, les cellules gliales, astrocytes et dendrocytes de façon anarchique et créent un tissus fibreux.Le 7-bêta hydroxycholestérol (molécule mise au point par Vincendon et coll ) diminue le phénomène et modère la formation du tissus fibreux. Elle doit parvenir dans la zone lésée dans les 48 heures.
AUTRES VOIES DE RECHERCHE
--- Gangliosides (anti oxydants)
--- Thérapie génique par fibroblastes modifiés.
Le glutamate monosodique est un ingrédient alimentaire qui souffre souvent d’une mauvaise réputation, pourtant infondée. Le glutamate monosodique peut être utilisé en toute sécurité pour ajouter du goût ou pour réduire les taux du sodium présent dans les aliments. C’est le sel de sodium de l’acide glutamique. Le glutamate est un acide aminé naturel que l’on trouve dans presque tous les aliments, en particulier ceux riches en protéines comme les produits laitiers, la viande ou le poisson, ainsi que dans de nombreux légumes. Les aliments souvent utilisés pour leurs propriétés gustatives, comme les champignons et les tomates, possèdent des taux élevés de glutamate naturel. Le corps humain produit également du glutamate, dont le rôle dans le fonctionnement normal de l’organisme est essentiel.
Ajouté aux aliments, le glutamate monosodique apporte une saveur comparable à celle du glutamate naturel présent dans les aliments. Il est un véritable exhausteur (additif alimentaire) et ajoute un cinquième goût appelé « umami », qui rappelle le goût d’un bouillon ou d’une viande.
Dans l’Union Européenne, le glutamate monosodique est classé comme additif alimentaire (E621), et la législation en vigueur a pour but de déterminer quand et comment il peut être ajouté aux aliments. Habituellement, on ajoute du glutamate aux plats cuisinés et autres aliments préparés tels que les aliments congelés, les mélanges d’épices, les soupes en conserve ou déshydratées, les sauces pour salades et les produits à base de viande ou de poisson. Dans certains pays, il est utilisé comme condiment de table.
Autrefois, le glutamate monosodique était extrait d’aliments naturellement riches en protéines comme les algues. Aujourd’hui, ce long procédé n’est plus utilisé et le glutamate monosodique est produit grâce à un processus industriel de fermentation.
Même si un petit nombre de personnes a déclaré avoir eu des réactions au glutamate, les études scientifiques ont démontré qu’il n’existait aucun lien direct entre le glutamate et ces effets indésirables. On a accusé le glutamate d’être responsable du « syndrome du restaurant chinois » parce que la première rumeur a été lancée suite à la consommation d’un plat chinois et que, le glutamate monosodique est largement utilisé dans la cuisine asiatique. Les symptômes ressentis comprenaient des sensations de brûlure dans la nuque, des serrements dans la poitrine, des nausées et des sueurs. Cependant, un test, réalisé en double aveugle sur des personnes déclarant souffrir du « syndrome », n’est pas parvenu à établir que le glutamate était l’agent responsable. D’autres études ont permis de découvrir que les réactions de type allergique après consommation de plats asiatiques étaient le plus souvent dues à d’autres ingrédients tels que les crevettes, les cacahuètes, les épices ou les herbes. Si vous pensez être sensible au glutamate ou à tout autre ingrédient alimentaire, nous vous conseillons de consulter votre médecin ou un diététicien.
Le glutamate monosodique contient près de trois fois moins de sodium que le sel de cuisine et il s’utilise en quantité plus faible. Utilisé dans une recette en complément d’une petite quantité de sel de table, le glutamate permet de réduire la quantité de sodium de 20 à 40%, tout en conservant les propriétés gustatives.
Les enfants métabolisent le glutamate de la même manière que les adultes, le glutamate monosodique est donc sûr pour les enfants. En fait, le lait maternel contient dix fois plus de glutamate que le lait de vache. Le glutamate est l’un des ingrédients les plus largement étudiés de toute notre alimentation Des centaines d’études et de nombreuses évaluations scientifiques ont conclu que le glutamate est utile pour rehausser la saveur des aliments et ne présente aucun risque pour la santé.
Prochaine note, d'autres infos sur le glutamate
09:31 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21.10.2008
Le glutamate, encore - 2
Derniers développements de la recherche
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC ou "attaque cérébrale") sont, actuellement, la troisième cause de décès dans les pays industrialisés et la première cause d'invalidité. Un simple petit caillot dans le cerveau peut rendre la personne invalide de façon irréversible. À ce jour, il n'existe aucun traitement véritable des AVC chez l'homme. Toutefois, les résultats des travaux de l'Unité "Mort neuronale, neuro-protection et neurotransmission" du CNRS pourraient redonner de nouveaux espoirs aux malades. Voir plus bas les informations sur cette Unité.
Depuis sa création en 1997, l'équipe "Mécanismes moléculaires de la mort neuronale", a comme principaux objectifs de définir les mécanismes de défense mis en place par le cerveau suite à un AVC; ainsi que développer des stratégies thérapeutiques visant à augmenter les effets bénéfiques ou à limiter les effets néfastes de ces mécanismes.
Suite à l'obstruction d'une artère du cerveau par un caillot, les neurones privés d'oxygène, meurent en libérant une quantité excessive d'une molécule normalement impliquée dans la communication entre les neurones: le glutamate. En interagissant avec des récepteurs membranaires présents sur les neurones, le glutamate déclenche une cascade de réactions néfastes qui conduit à la mort des neurones. Ainsi le glutamate contribue-t-il à l'extension des lésions cellulaires vers des zones saines du cerveau.
Le travail des scientifiques a permis d'identifier une protéine agissant de concert avec le glutamate et qui contribue à l'aggravation des lésions tissulaires consécutives à un accident vasculaire cérébral : l'activateur tissulaire du plasminogène (t-PA). Principalement connu pour son rôle dans la coagulation sanguine, le t-PA est également présent au niveau du cerveau où il semble jouer un rôle important dans les processus cellulaires impliqués dans les phénomènes de mémorisation. Lors d'une attaque cérébrale, le t-PA est libéré par les neurones en souffrance et augmente les effets néfastes du glutamate sur la survie des neurones. En effet, cette protéine modifie une partie d'un récepteur membranaire du glutamate et augmente la toxicité du glutamate.
Alors qu'aux Etats-Unis, le t-PA sert en clinique humaine à détruire les caillots sanguins responsables des attaques cérébrales, les résultats publiés dans Nature Medicine remettent en cause son utilisation dans le traitement des accidents vasculaires cérébraux chez l'homme. Dans un futur proche, les chercheurs devraient pouvoir proposer de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux. Par ailleurs, ils devraient également développer de nouveaux outils de diagnostic des maladies neurodégénératives par des techniques d'imagerie cérébrale chez l'homme.
Référence: The proteolytic activity of tissue plasminogen activator enhances NMDA receptor- mediated signaling. Olivier Nicole, Fabian Docagne, Carine Ali, Isabelle Margaill, Peter Carmeliet, Eric-Thomson MacKenzie, Denis Vivien and Alain Buisson. Nature Medicine. January 2001, vol. 7 p. 59.
L'Unité "Mort neuronale, neuro-protection et neurotransmission"* (CNRS-Université de Caen) est localisée sur le site du campus Jules Horowitz à Caen. Son objectif est d'identifier les mécanismes physiologiques, biochimiques et moléculaires qui conduisent à la mort neuronale dans les pathologies neurodégénératives aiguës et chroniques. à l'heure actuelle, les possibilités thérapeutiques dans ce domaine restent très limitées. Les recherches visent à élucider les mécanismes cellulaires et moléculaires de ces pathologies afin d'élaborer de nouvelles stratégies pour limiter la dégénérescence neuronale. L'unité apporte également un éclairage nouveau sur le fonctionnement et le rôle de certains systèmes dans des conditions physiologiques normales. L'unité regroupe quatre équipes.
"Mécanismes moléculaires de la mort neuronale" - Responsables: Alain Buisson et Denis Vivien. Objectifs: étudier le rôle de cytokines dans les pathologies aiguës ou neuro- dégénératives du système nerveux central ; déterminer in vitro les mécanismes d'action à l'origine de leurs effets biologiques et valider ces données sur des modèles animaux reproduisant ces pathologies.
"Mécanismes cellulaires de la mort neuronale" - Responsable : Dominique Duval. Objectifs : étudier les mécanismes d'adaptation métabolique des cellules cérébrales à un stress oxydatif aigu ou chronique; mettre en évidence le rôle joué par le métabolisme du glutathion et les enzymes contrôlant l'homéostasie des groupements thiols protéiques dans les mécanismes de neuro-protection ; étudier les effets neuro-protecteurs in vitro ou in vivo des antioxydants ou des donneurs de groupements thiols.
"Ischémie cérébrale focale : mécanismes vasculaires et métaboliques" - Responsables : Edwige Petit et Simon Roussel. Objectifs : déterminer les altérations des mécanismes hémodynamiques (régulation de la perfusion et néoangiogenèse) dans la pénombre ischémique et les moyens d'améliorer le rapport disponibilité/demande énergétique.
"Relations entre activité, métabolisme et débit sanguin cérébraux" - Responsable : François Dauphin. Objectifs : préciser la physiologie et la pharmacologie des mécanismes de couplage entre activité cérébrale, métabolisme et débit sanguin cérébral au repos et en condition d'activation ; étudier l'impact des pathologies ischémiques et neurodégénératives sur le couplage et le rôle des altérations du couplage sur les mécanismes de dégénérescence-régénérescence.
* Dirigée par Eric-Thomson MacKenzie, secondé par André Nouvelot en charge des relations avec l'Université de Caen.
1 CNRS-Université de Caen.
2 Cette équipe, codirigée par Alain Buisson et Denis Vivien, fait partie de l'Unité "Mort neuronale, neuro-protection et neurotransmission" du CNRS
AVC - TRAUMATISME MEDULLAIRE - GLUTAMATE - NEUROMEDIATEUR - TOXICITE
Source: IRME : Institut des recherches sur la moelle épinière
A suivre
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20.10.2008
Acide glutamique - 1
Umami (prononcé oumami) est un terme japonais désignant l'une des cinq saveurs fondamentales pouvant être identifiées par le goût. Elle est issue d'une stimulation des récepteurs du goût provoquée par l'acide glutamique. C'est en 1908 que le professeur japonais Kikunae Ikeda identifia cette nouvelle saveur, en goûtant un bouillon d'algues fucus. Il ne reconnut aucune des quatre saveurs de base connues jusqu'alors (sucré, salé, acide, amer). Il appela cette nouvelle saveur umami (うまみ,旨味), qu'on peut traduire par savoureux. Depuis les années 1980, les tenants de la théorie des quatre saveurs ont ajouté cette cinquième à leur typologie, et conservé le nom d'umami.
L'umami est apporté par l'acide glutamique -voir note précédente- l'un des 20 acides-α-aminés naturels, qui est présent naturellement dans de nombreux aliments ainsi que par l'acide aspartique (ou aspartate). Le glutamate monosodique (sel sodique de l'acide glutamique ou mono-glutamate de sodium) apporte une saveur semblable, et est utilisé comme additif alimentaire, malgré sa mauvaise réputation. Quelques cas d'intolérance ont en effet été rapportés, et des effets pathologiques, en cas de trop grande consommation, sont discutés. Il a été accusé quelque temps, au début des années 1970, de provoquer l'inconfort digestif nommé "syndrome du restaurant chinois". Voir plus bas. Il a été ou est vendu aux particuliers comme additif de saveur dans plusieurs pays, combiné en général à du sel de table notamment en Allemagne et en Suisse.
Des travaux sur des souris ont permis de montrer que les récepteurs au glutamate responsable de la saveur umami, sont des récepteurs protéiques de la même famille que les récepteurs du sucre: T1R1, T1R2 et T1R3. La saveur umami nécessite principalement l'association des protéines : T1R1+T1R3. Le glutamate ou acide glutamique, est l'acide aminé le plus présent dans les protéines. Il permet la détection de protéine dans un aliment, pour lequel l'appétence est alors augmentée. Ce caractère aurait été sélectionné au cours de l'évolution, car il permet d'augmenter les ressources en protéines.
Le glutamate, c'est cet exhausteur de goût présent dans la plupart des plats préparés, les bouillons de volaille, les gâteaux apéritifs... qui donne une saveur prononcée aux aliments les plus insipides! Sur les étiquettes des produits, vous le trouverez (si toutefois il est mentionné) sous les codes E 620 à E 625; le plus fréquemment utilisé étant le glutamate monosodique (monoglutamates de sodium), l'E 621.
En France, cet additif est autorisé "sous conditions". La réserve que mentionne l'autorisation n'est pas pour nous rassurer. Pourquoi donc "sous conditions"? Y'aurait-il des risques à consommer ce fameux glutamate? Pour répondre à cette question, des études ont été réalisées. Et leurs résultats sont déroutants quand on sait à quel point le glutamate est employé partout, parfois à outrance comme dans les restaurants asiatiques.
En effet, le glutamate est soupçonné de provoquer divers malaises (comme de violents maux de tête, des nausées allant jusqu'aux vomissements), d'ailleurs connus sous le nom de "syndrome du restaurant chinois". Pour parer à de tels effets, une dose journalière admissible (DJA) a été définie pour le glutamate. En dessous de cette dose, aucun effet néfaste sur l'organisme n'a été constaté. Mais le glutamate est tellement présent dans les produits que nous consommons qu'il semble très facile d'atteindre la DJA et personne n'est donc à l'abri d'une surconsommation et des troubles qui peuvent en découler.
Si cela n'allait pas plus loin que de vagues nausées, ce ne serait pas bien grave, quoiqu'embêtant. Mais malheureusement, de lourds soupçons pèsent sur les effets nocifs à longs termes de la consommation du glutamate non naturel.
Des études sur les rats ont montré que cet additif augmente la sensation de faim de 40%. Une aubaine pour les industriels de l'alimentation! Alors que le problème de l'obésité est de plus en plus présent dans notre société, et un peu partout sur la planète, il faudrait se demander s'il n'existe pas un lien entre obésité et glutamate. En effet, les chercheurs ont découvert que le glutamate agit sur les neurones en empêchant le bon fonctionnement des mécanismes inhibiteurs de l'appétit. En augmentant ainsi la sensation de faim, il y a fort à parier que le glutamate joue un grand rôle dans la tendance à l'obésité. Il n'est certainement pas le seul fautif dans cette progression mais il semble plus que probable qu'il y ait une part de responsabilité.
De plus, on doit souligner qu'à partir de certaines quantités, le glutamate "pourrait avoir des effets toxiques sur l'organisme en détruisant des parties du cerveau impliquées dans le contrôle de l'appétit", et diminuer la production de l'hormone de croissance. Des effets sur les neurones comparables à ceux observés lors de la consommation de haschich: une destruction pure et simple du système nerveux! En outre, le glutamate est soupçonné de favoriser les maladies d'Alzheimer et de Parkinson.
Des effets trop peu souvent mentionnés en France. Pourtant aux Etats-Unis, il est de notoriété publique que le glutamate peut poser des problèmes graves. Ainsi les restaurateurs (notamment asiatiques) n'hésitent pas à afficher sur leur devanture qu'ils proposent des plats sans glutamate. Là bas, cette mention est un gage de qualité.
Certaines personnes sont plus sensibles que d'autres au glutamate. En effet, il est possible d'y développer une véritable allergie qui dans ce cas se traduit par un œdème et un étouffement, allant jusqu'à la mort si rien n'est fait rapidement. Un "syndrome du restaurant chinois" démultiplié qui peut très bien se produire à la première ingestion mais aussi plus insidieusement, au fur et à mesure de la consommation. Fort heureusement ce type d'allergie est rarissime; certains scientifiques pensent d'ailleurs que les personnes en ayant été victimes se sont juste persuadées qu'elles étaient gravement allergiques au glutamate. Une conclusion peu convaincante, à mon sens. Même si on ne peut nier le fort pouvoir du subconscient. De même, certains cas d'asthme aigu ont été rapportés lors de la consommation de glutamate. Enfin, il semblerait qu'une carence en vitamine B6 puisse être aggravée par la consommation de glutamate. Des vertiges, de la fatigue et des nausées sont les principaux symptômes répertoriés.
En résumé, une batterie d'effets néfastes tantôt démontrés, tantôt seulement soupçonnés, Les études ne mènent pas aux mêmes conclusions et sont sujettes à de nombreuses controverses? Et puisque tous les scientifiques ne parviennent pas à s'accorder, mieux vaut appliquer le principe de précaution si cher à nos élites. Lorsque vous ferez vos courses, prenez le temps de bien regarder les étiquettes, au moins pour savoir ce que vous consommez. Certains sont, rarement étiquetés "SANS GLUTAMATE". Le plus simple et surtout le plus sain: consommer des produits frais. Pas de risque d'y trouver du glutamate. Et encore mieux, consommer bio. Savez vous que l'utilisation du glutamate n'est pas autorisée dans l'alimentation biologique?
11:00 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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