30.03.2009

Des pauvres, des riches…

"Le secteur de la sécurité des entreprises est en plein boom", déclare le Herald Tribune. * Jusqu'à présent, tout le spectacle des primes/salaires des dirigeants/renflouages n'était qu'une amusante diversion -- distrayant l'attention des gens avec quelques petits millions tandis que la Fed leur faisait les poches et les dépouillait de milliers de milliards de dollars. A présent, les choses tournent mal.

 

* Nous pensons que le sang va couler... mais plus tard. Nous n'en sommes qu'aux débuts de la correction. Les investisseurs ont perdu de l'argent -- beaucoup d'argent. Les propriétaires ont perdu leurs maisons. Les travailleurs et les huiles de Wall Street ont perdu leurs emplois. Mais les assoiffés de violence attendent toujours de recevoir quelque chose en l'échange de rien. Les renflouages vont fonctionner, pensent-ils. Le gouvernement interviendra et leur sauvera la mise. Ils n'ont pas encore compris que les renflouages gouvernementaux ne font qu'aggraver la situation.

 

* Le International Herald Tribune annonçait vendredi que des "bidonvilles" commencent à apparaître un peu partout aux Etats-Unis. Les gens mettent en place des tentes... des cabanes... et des favelas à la brésilienne. Le journal montre un groupe de tentes sous une autoroute de Californie. Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi. De nombreuses familles vivent d'un salaire sur l'autre... avec tout juste une semaine d'avance sur le loyer. Si les salaires cessent -- même pour une courte période -- ces foyers sont en difficulté.

 

* Lors d'une phase d'expansion, les emplois sont abondants et le crédit facile. Si on perd son emploi, on peut toujours en trouver un autre. S'il y a un trou dans le budget, on peut toujours le combler grâce aux cartes de crédit. Mais ça, c'était avant... et on est maintenant. Passez une offre d'emploi et vous recevrez sans doute des centaines de candidatures. Non seulement il est plus difficile d'obtenir un emploi... mais il est aussi plus difficile d'obtenir un crédit. Même les gens qui ont encore accès au crédit hésitent. Ils savent où ça mène ; bon nombre d'entre eux préfèreraient vivre sous une autoroute plutôt que d'augmenter leurs dettes.

 

* Un changement d'attitude fondamental s'est produit. Les gens pensaient pouvoir obtenir ce dont ils avaient besoin "juste à temps". Voilà pourquoi on trouve des épiceries ouvertes toute la nuit et des distributeurs de billets à tous les coins de rue. Mais quelque chose a mal tourné avec le système "juste à temps". Les distributeurs ne sont plus aussi accommodants qu'avant. Idem pour le marché immobilier. Ou le marché de l'emploi. Parfois, ils refusent de bouger.

 

* Maintenant, les gens veulent avoir un peu d'argent en poche... juste au cas où.

 

* Mais qu'en savons-nous ? Nous avons manqué tout le cycle du crédit. Lorsque nous étions jeunes -- et avions besoin d'un crédit -- les banques étaient encore assez intelligentes pour refuser de nous prêter quoi que ce soit. Puis, lorsque nous avons pris de l'âge, nous étions assez intelligents pour ne pas emprunter.

 

* Ayons pitié de ceux qui sont 20 ans plus jeunes que nous. Ils commençaient tout juste à avoir des enfants... à acheter une maison... à une époque où les banques avaient perdu la tête. Il était aussi facile d'avoir un crédit qu'une MST. A présent, il est encore plus difficile de se débarrasser de la dette. Les personnes âgées... et les jeunes... sont en général peu endettés. C'est la catégorie intermédiaire qui souffre.

 

Mais, les 'pauvres riches', parlons-en:

Pour commencer, M. le Marché lamine les riches -- et vite. Ces 12 derniers mois, la fortune moyenne a probablement perdu environ la moitié de sa valeur. Non seulement les riches possédaient des millions de dollars d'actions et d'immobilier... mais ils faisaient également partie des quelques privilégiés ayant accès à des produits dérivés, des SIV, des hegde funds et autre private equity. Bon nombre de ces actifs compliqués et contradictoires ont entièrement disparu. Ou peut-être qu'ils avaient la chance de compter Bernie Madoff parmi leurs amis.

 

* Ensuite, ce que M. le Marché ne prend pas, M. le Politicien le lorgne. Partout dans le monde, on complote d'augmenter les impôts... et de fermer les paradis fiscaux. Le président Obama a déjà révélé ses plans pour noyer les riches. Enfin, les malheureux riches sont devenus des parias. On ne les invite plus à des oeuvres de bienfaisance -- ni même à rejoindre leurs collègues pour boire une bière après le travail. Les Européens se sont toujours méfiés des riches. Mais aux Etats-Unis, autrefois, on respectait les riches -- simplement parce qu'ils étaient riches. Les gens leur demandaient leur avis sur la politique... la mode... l'art. Ils étaient supposés être des autorités sur toutes choses, et étaient généralement traités avec respect... voire avec déférence.

 

* A présent, les riches sont considérés comme des crétins, des perdants, des incompétents et des malfaiteurs. Même les Américains regardent les riches et pensent qu'ils doivent être soit stupides soit incompétents. "Derrière chaque grande fortune se cache un grand crime", déclarait Balzac. Bien entendu, il parlait de la France... où c'était probablement vrai. L'argent est considéré comme sale, en France. Mais aux Etats-Unis, l'argent était censé être propre... innocent... honnête et droit. L'homme le plus riche de la ville s'asseyait toujours au premier rang à l'église et se portait candidat à la mairie.

 

* Mais voilà la dépression, et même les riches souffrent. Contrairement aux galopins affamés, aux veuves malchanceuses et aux orphelins innocents, personne ne verse une larme pour les riches. Nous prenons toujours le parti du perdant... et nous soutenons toujours une cause perdue. Alors quand nous pensons aux riches... avec leurs costumes italiens... leurs voitures allemandes... et leurs comptes suisses... nos yeux se brouillent. Bien entendu, les riches sont des êtres humains aussi -- comme le reste d'entre nous. Et oui, nous les méprisons tout autant que quiconque. Lorsqu'il s'agit d'intelligence et de rectitude morale, ils ne sont probablement pas meilleurs que les autres -- mais probablement pas pires non plus. Tout de même, nous admirons et respectons leur argent. Il ne vaut pas mieux que celui des autres -- mais ils en ont plus

29.03.2009

Vite fait et pas cher

Galettes de santé

Soit repas entier léger pour le soir, soit pour accompagner une saucisse grillée, deux œufs au plat ou un poisson grillé; bienvenues également chez les végétariens.

par personne: bain d'huile à beignets, 1 verre de flocon d'avoine nature, 1 œuf entier ou juste le blanc si vous avez du cholestérol; 1 à 2 cuillères à soupe de farine fluide ou 1 + 1 de fleur de maïs; sel, poivre, épices: ail, coriandre moulu, piment, paprika, cannelle ou autres à votre goût, herbes fraîches ciselées à votre goût; ciboulette ou oignons nouveaux; possible rajouter pignons de pain, olives écrasées, maïs frais écrasé, quelques grammes de carottes ou choux râpé ou céleri rave ou vert râpé, ou brocolis émiettés…

Dans un saladier verser les flocons d'avoine, rajoutez la farine. Si vous voulez plus croustillant, vous pouvez rajouter une demi-cuillère de levure chimique. Bien mélanger; vous rajoutez les légumes râpés si vous souhaitez, dans un bol, battez l'œuf et versez sur la préparation. Bien mélanger, salez, poivrez, épicez à votre goût….

Faites chauffer deux cm d'huile de germe de mais, de tournesol ou pépins de raisins –c'est-à-dire une huile végétales au goût peu prononcé-; vérifier en tombant une goutte de préparation que l'huile est assez chaude; versez des tas de pâte que vous agrandirez avec le dos de la cuillère pour n'avoir que l'aspect d'une galette; laissez croustiller 3 à 4 minutes de chaque coté; renversez l'écumoire sur du papier absorbant…

28.03.2009

Récupération, toujours

d'un reste de poisson poché: coquille froide, vous connaissez? Émiettez le poisson avec des zestes de citron, quelques rondelles de tomates, de radis, ou de la macédoine. Nappez de mayonnaise et bien sûr déposer sur des feuilles de salade.

Coquille chaude? Faites une béchamel moyennement épaisse, faites sauter des champignons de paris, mélangez le tout; rajoutez le poisson émietté, mettre dans un plat beurré, saupoudrez de chapelure et faire dorer à four très chaud.

Salade? Faites cuire des pommes de terres à l'eau bouillante salée ou du riz, ou du blé, émiettez le poisson, rajoutez vinaigrette ou mayonnaise. Revivifiez de persil haché.

27.03.2009

Pour leger

La grenade

La grenade contient de puissants antioxydants polyphénoliques qui semblent inhiber le développement de l’athérosclérose, réduire le risque de maladie cardio-vasculaire et influer sur l’hypertension. L’extrait de grenade a également montré des propriétés susceptibles d’aider à freiner la croissance de certains cancers.

 

Dans la Grèce antique, la grenade était synonyme de vie et de régénération. En Égypte, elle était considérée comme le fruit des dieux et regardée comme un symbole de fertilité à cause de sa forme ronde et de l’abondance de ses graines. On retrouve des branches de grenadier dans le motif décoratif des piliers du temple de Salomon. Des colons espagnols ont introduit le grenadier en Californie en 1769. L’utilisation médicale de la grenade remonte à plus de 3 000 ans mais ce n’est que très récemment que l’on a redécouvert son efficacité à prévenir toute une série de pathologies potentiellement mortelles.

 

L’activité antioxydante d’extrait de peau de grenade a été mise en évidence dans différents modèles. Un extrait de grenade a ainsi été donné à des rats exposés à du tétrachlorure de carbone, un produit chimique toxique. Le prétraitement avec l’extrait de grenade a protégé les niveaux des enzymes antioxydantes catalase, peroxydase et superoxyde dismutase. Il a également aidé à protéger le foie des animaux des effets toxiques du tétrachlorure de carbone.

 

La grenade contient une grande variété de flavonoïdes, représentant 0,2 à 1 % du fruit. C’est une source importante d’anthocyanines, de glucosides de delphinidine, de cyanidine et de pélargonidine. Elle est particulièrement riche en ellagitannins et en gallotannins, essentiellement concentrés dans sa peau. Des tannins hydrolysables, principalement les punicalagines et l’acide ellagique, sont responsables de plus de 85 % de l’activité antioxydante de la grenade. Ce groupe d’antioxydants polyphénoliques est connu sous le nom de punicosides.

 

Bénéfique pour la santé cardio-vasculaire

Une récente étude réalisée par le Laboratoire de recherche sur les lipides de Haïfa en Israël a exploré les effets d’une supplémentation avec des antioxydants polyphénoliques chez des animaux. Les chercheurs ont observé que le jus de grenade était associé à l’inhibition de l’oxydation des LDL et à un ralentissement du développement de l’athérosclérose. Ils ont ensuite évalué l’effet de la consommation de jus de grenade chez des patients athérosclérotiques avec une sténose de l’artère carotide. Dix patients ont été supplémentés pendant trois ans avec du jus de grenade. Dès la fin de la première année, les résultats ont montré que l’épaisseur de l’intima-média de la carotide, un indicateur de la progression de l’athérosclérose, avait été réduite de 30 % par la supplémentation contre une augmentation de 9 % dans le groupe témoin. De surcroît, le jus de grenade avait réduit de façon significative les niveaux de LDL sérique en même temps qu’augmenté de 130 % le statut sérique antioxydant. La pression sanguine systolique a été réduite de 21 % au bout d’un an de consommation de jus de grenade.

 

Une autre étude a examiné l’effet de la consommation quotidienne de 50 ml de jus de grenade chez des patients souffrant d’hypertension. Au bout de deux semaines, la pression systolique avait baissé de 5 % et l’activité sérique de l’enzyme de conversion angiotensine (ACE) était réduite de 36 %. Une réduction de l’activité sérique de l’ACE semble atténuer l’athérosclérose, indépendamment des effets de l’hypertension .

 

Une étude iranienne a examiné les effets de jus de grenade concentré sur le profil lipidique de patients souffrant d’un diabète de type II avec des niveaux élevés de lipides sanguins. Les patients ont été supplémentés avec du jus de grenade pendant huit semaines. Les niveaux de cholestérol total, de LDL, le rapport LDL/HDL et cholestérol total/HDL ont été réduits de façon significative. Les auteurs de l’étude en ont conclu que la consommation de jus de grenade concentré pouvait modifier les facteurs de risque de maladie cardio-vasculaire chez des patients avec un cholestérol élevé.

 

Des applications possibles pour le cancer du sein

 Le cancer du sein est l’un des cancers les plus courants qui menace la femme ménopausée. L’œstrogène le plus puissant de l’organisme, le 17-bêta-estradiol, joue un rôle important dans la genèse et le développement de cancers dont la plupart sont hormonaux dépendant à leurs premiers stades. Des composants polyphénoliques dérivés de la grenade inhibent la 17-bêta-hydroxystéroïde déshydrogénase de type I, l’enzyme qui convertit le faible œstrogène, œstrone, en son métabolite plus puissant, le 17-bêta-estradiol. Une forte expression de cette enzyme peut être un indicateur de mauvais pronostic chez des femmes ayant des tumeurs du sein avec des récepteurs œstrogènes positifs. Partant de ces résultats, les chercheurs espèrent conduire un essai clinique pour évaluer les applications préventives et thérapeutiques de la grenade dans le cancer du sein.

 

Une influence sur le cancer de la prostate

Dans une étude récente, des chercheurs ont montré qu’un extrait de grenade inhibait la croissance cellulaire et induisait l’apoptose dans une lignée cellulaire de cancer de la prostate humain hautement agressive. La même équipe a poursuivi ses recherches et a testé l’effet de l’administration par voie orale d’un extrait de grenade sur des souris auxquelles des cellules de cancer de la prostate avaient été implantées. Ils ont observé, chez les souris traitées avec l’extrait de grenade, une inhibition significative de la croissance de la tumeur. De plus, la sécrétion de la PSA (l’antigène spécifique de la prostate) était réduite dans le sérum des animaux.

 

http://www.nutranews.org/article.php3?id_rubrique=24&...

Volontaires pour la recherche

Le réseau social

Une solution aux problèmes de recrutement ?

Le recrutement constitue depuis longtemps un goulot d'étranglement pour la recherche médicale. Sur les quelque 50.000 essais cliniques en cours aux Etats-Unis, 80% sont retardés d'au moins un mois du fait d'inscriptions en nombre insuffisant. Problème : les candidats potentiels sont souvent sceptiques, et préoccupés des dangers associés. "On constate une méfiance croissante envers l'industrie pharmaceutique et les essais cliniques" indique Ken Kaitlin, directeur du Center for the Study of Drug Development de l'Université Tufts de Boston. "Il n'est pas rare d'entendre parler de médicaments retirés du marché du fait de leur dangerosité… Ce qui alerte un peu plus le public". Les entreprises pharmaceutiques espèrent calmer ces peurs en construisant des partenariats avec des réseaux sociaux qu'ils pourront exploiter en vue de trouver des volontaires potentiels.

 

Loew a lancé Inspire en 2005, et consacré trois ans à récolter des adhérents, en partenariat avec des associations telles que The Lung Cancer Alliance (l'alliance contre le cancer du poumon, ndt) et la National Organization for Rare Disorders (association nationale des maladies rares, ndt). Aujourd'hui, aidées d'un noyau d'utilisateurs du site, deux grosses entreprises pharmaceutiques ont commencé à recruter en vue d'essais cliniques, le premier chez les malades d'un cancer du poumon, l'autre chez les personnes souffrant d'arthrite. Inspire travaille en ce moment à un partenariat avec deux autres entreprises pharmaceutiques. Ces firmes payent un forfait à Inspire pour le service de recrutement. La somme versée au site n'est pas liée au nombre de volontaires recrutés.

Trois des quatre firmes pharmaceutiques travaillant avec Inspire ont refusé de parler de leurs investissements dans les réseaux sociaux, ni même de révéler leur nom. La quatrième, Merck, a décliné plusieurs demandes d'interview, mais nous a fait parvenir un bref communiqué évoquant leur engagement en vue d'un "recrutement rapide et efficace des patients appropriés pour des essais ", afin de permettre le "développement le plus rapide possible de médicaments innovants".

 

Absence de retour sur expérience

Novartis, une des premières firmes pharmaceutiques à contacter des candidats via un réseau social pour des essais cliniques, s'est associée à PatientsLikeMe.com pour recruter en 2008 des sujets en vue de tester un traitement contre la sclérose en plaque. Les [réseaux sociaux] n'avaient pas encore été utilisés pour les essais cliniques", se souvient Trevor Muntel, directeur des recherches cliniques exploratoires chez Novartis. "À cette époque, nous avions beaucoup de mal à recruter des patients".

En mai 2008, le site envoie un message aux 8.000 patients de la communauté dédiée à la sclérose en plaque, attirant leur attention sur les essais menés par Novartis. Suite à ce courrier électronique, près de 1.500 membres se rendent sur le site web de Novartis. A la suite de cette opération de recrutement sur PatientsLikeMe.com, Novartis assiste à un bond des inscriptions à l'étude, bien que la firme n'ait pas enregistré combien ou quels candidats se sont inscrits suite à la campagne —afin de respecter l'obligation d'anonymat des patients. "Les inscriptions se sont mises à augmenter" dit Mundel. "Nous n'avons pas de données sur leur source, mais il est certain qu'une partie provient de notre campagne d'envoi de courriers électroniques"

 

Les organisations gouvernementales et non-lucratives hésitent encore à recruter sur les réseaux sociaux, en l'absence de retour sur expérience. TrialCheck, une base de données regroupant les études publiques et privées sur le cancer, s'intéresse aux réseaux sociaux, mais attend d'avoir plus d'informations. "Les patients souffrant d'un cancer doivent avoir accès à toutes les possibilités de traitement et pas seulement les quelques protocoles qui sont mis en avant", estime Dianne Colaizzi, porte-parole de la Coalition of Cancer Cooperative Groups. "Le problème, c'est de savoir comment le patient peut être assuré de la qualité de l'information qu'il trouve dans un réseau social. De nombreux sites sont dépourvus d'information médicale de haute qualité, émanant de sources de confiance".

La fiabilité de données provenant d'études dont les participants ont la possibilité de communiquer entre eux pose également problème. Ce n'est généralement pas le cas dans une étude médicale. Mais si vos sujets d'étude appartiennent au même réseau social, rien ne les empêche d'échanger suffisamment d'informations pour déterminer qui reçoit le vrai traitement, et qui reçoit le placebo, avec comme conséquence de "désaveugler" l'étude.

"Si vous savez à quoi vous attendre en lisant sur Internet ce qui se passe [chez les autres patients], les données finales risquent d'être biaisées", déclare Paul Bleicher, CEO d'une start-up dans le domaine des technologies de santé basée à Cambridge, Massachussetts et qui a écrit sur le rôle des réseaux sociaux dans la médecine. Il ne pense pas que les firmes pharmaceutiques aient correctement évalué le problème. Chez Novartis, Mundel admet que tout n'a pas encore été tiré au clair. "On n'a pas encore estimé la façon dont [les réseaux sociaux] pourraient affecter la précision du signalement des effets secondaires" dit-il. "Nous allons devoir y réfléchir, car nous n'en saisissons pas encore tous les détails".

 

Atteindre des volontaires difficiles d'accès

En dépit de ces inconvénients, on prévoit une augmentation du recrutement des sujets d'étude clinique sur les réseaux sociaux. Inspire déclare une centaine d'inscriptions par semaine. Comme Bleicher l'écrit dans un récent article publié par Applied Clinical Research, "la technologie est un fait, et les mutations qu'elle va amener dans la communication et l'interactivité sont aujourd'hui impossibles à évaluer, tout comme les nombreuses opportunités, et les quelques risques qui y seront associés".

Comme toujours sur le web, quand tout se passe bien, le fait de relier les gens entre eux engendre des possibilités formidables. Le site de Susan Love Army of Women, par exemple, a été lancé en novembre 2008 afin de recruter des volontaires pour des études sur la prévention du cancer du sein. Grâce à la possibilité de s'organiser au niveau local qu'offre l'Internet et à un effet boule de neige, le site a pu amasser plus d'un quart de million de membres, autant de recrues potentielles pour les scientifiques pour leurs recherches sur les facteurs de risque associés au cancer du sein.

 

Le site n'est pas un réseau social (bien que ce soit envisagé), mais tire parti de nombreux outils innovants appartenant au Web 2.0. Les blogs, par exemple, où les chercheurs décrivent leurs recherches, et l'importance de la participation des membres d'Army of Women. Mais, quand bien même Army of Women se transformerait en réseau social, le site reste consacré à la collecte d'informations en vue de la prévention. Il ne s'agit pas de tester l'efficacité de médicaments sur telle ou telle maladie. On risque moins de voir des données affectées par des échanges entre patients.

Le plus important reste la capacité du site à atteindre des volontaires difficiles d'accès mais désireux de participer, tel que Theresa Passerelli. Cette comptable de 60 ans travaillant dans un hôpital, habite à Warm Springs, une petite ville du centre de la Georgie, sans feux de circulation ni d'épicerie. Bien qu'elle réside à 100 km du premier centre médical d'importance, elle participe à une étude importante sur le cancer du sein chez les sœurs de femmes souffrant d'un cancer du sein. "Les marches et les téléthons ne font pas avancer la science", déclare Passerelli. "Quand j'ai découvert Army of Women, j'étais plus que prête à leur donner mon corps et qu'elles en fassent ce que bon leur semble, s'il y avait la possibilité de faire une découverte, quelle qu'elle soit".

22.03.2009

bonjour

Merci de patienter quelques jours. Suite à un accident de scooter lundi 16 mars, j'ai des difficultés pour taper au clavier.

Merci votre indulgence.

La Rédactrice

21.03.2009

Enquête sur une contamination...

...de vaccins par le virus de la grippe aviaire chez Baxter International

Des autorités (US) tentent de découvrir comment la compagnie Baxter International Inc., qui fabrique des vaccins, a pu produire du " matériel viral expérimental " basé sur une souche de la grippe humaine mais contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire, qui a ensuite été envoyé à une entreprise autrichienne.

Par Helen Branswell

 

Des autorités (US) tentent de découvrir comment la compagnie Baxter International Inc., qui fabrique des vaccins, a pu produire du " matériel viral expérimental " basé sur une souche de la grippe humaine mais contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire, qui a ensuite été envoyé à une entreprise autrichienne.

 

Cette dernière, Avir Green Hills Biotechnology, a ensuite transmis le produit viral qui aurait été exposé au H3N2 à des sous-traitants en République Tchèque, en Slovénie et en Allemagne. Les autorités dans les quatre pays européens examinent l’incident et leurs efforts sont suivis de près par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies (ECDC).

 

Même s’il semble qu’aucune des 36 ou 37 personnes qui ont été exposées au produit contaminé n’ait été infectée, l’incident est considéré comme une " erreur grave " de la part de Baxter, qui est sur le point d’obtenir une licence européenne pour un vaccin contre le H5N1. Ce vaccin est fabriqué dans un autre laboratoire en République Tchèque.

 

" Pour cette fois... Le cheval n’est pas sorti (de l’étable) " a indiqué Dr. Angus Nicoll de l’ECDC depuis Stockholm. " Mais cela ne signifie pas que l’OMS, la Commission Européenne et d’autres ne prennent pas cet incident au sérieux comme cela se passe pour chaque accident de laboratoire avec des pathogènes dangereux, ce qui est le cas ici.

 

Une propagation accidentelle du mélange des virus actifs du H5N1 et du H3N2 – comme cela semble s’être produit – aurait pu avoir des conséquences désastreuses. Nicoll a indiqué que les experts n’étaient pas à 100 % sûrs que le mélange contienne des virus actifs du H5N1. Mais étant donné que des furets exposés au mélange sont morts, il semblerait que ce soit bien le cas.

 

Le H5N1 ne contamine pas facilement les humains mais le H3N2, oui. Il fait partie d’un des deux types de virus de grippe A qui affecte les gens, chaque saison. Si une personne exposée au mélange avait été infectée simultanément par le H5N1 et le H3N2, elle aurait pu servir d’incubateur à un virus hybride capable de se propager facilement d’un humain à un autre. Ce mélange de souches, appelé réassortiment, est l’une des deux manières de créer un virus pandémique.

 

Une recherche publiée l’été dernier par des scientifiques des Centres de Contrôle et de prévention des maladies des USA (CDC), indiquait que dans le laboratoire, les virus du H5N1 et du H3N2 s’accouplaient facilement. Même s’il est moins virulent que le H5N1, un certain nombre de rejetons de ces deux virus semblait conserver, du moins une partie, du pouvoir mortel de leur dangereux parents. Baxter International qui est basé à Deerfield, IIIinois, a indiqué que la contamination était le résultat d’une erreur de son laboratoire de recherche à Orth-Donau en Autriche.

 

Ce dernier a passé un contrat de sous-traitance avec Avir Green Hills pour fabriquer ce que Baxter appelle du " matériel viral expérimental " basé sur des virus humains H3N2.

Christopher Bona, directeur de la communication mondiale en biosciences de Baxter, a déclaré que la substance liquide du virus n’était pas un vaccin et qu’elle avait été élaboré à des seules fins expérimentales. Il a évité les questions sur l’objectif de ces expérimentations pour Avir Green Hills, mais il a indiqué que le lot devait être utilisé sur des animaux et n’avait jamais été destiné à être utilisé sur des hommes.

 

Avir Green Hills a indiqué dans un courriel qu’il avait reçu le produit fin décembre. Il l’avait ensuite envoyé aux sous-traitants. Le courriel mentionnait que le produit avait été stocké et manipulé en respectant, à chaque étape, les conditions de haute sécurité biologique. L’alarme a été donnée au début février quand des chercheurs du sous-traitant tchèque ont injecté le produit à des furets qui sont morts immédiatement. Baxter a eu connaissance du problème le 6 février, a déclaré Bona depuis Deerfield.

 

Les furets sont sensibles aux souches de grippe humaine mais n’en meurent pas. Une enquête préliminaire a déterminé que le produit était contaminé par le virus de la grippe H5N1 qui est mortel pour les furets. Nicoll a indiqué que le fait que les furets meurent signifiait qu’il y avait des virus actifs du H5N1 dans le mélange produit par Baxter.

 

Bona a déclaré que Baxter avait identifié la façon dont la contamination s’était produite et avait pris des mesures pour que ça ne se reproduise plus. Il a indiqué que les autorités autrichiennes avaient fait un audit des opérations de recherche à Orth-Donau de Baxter après que le problème fut apparu et étaient satisfaites par les mesures prises.

 

Baxter est le seul fabricant de vaccins qui travaille avec des virus de la grippe de type dit " sauvage ", c’est-à-dire naturels, qui sont plus dangereux que les virus modifiés et atténués (affaiblis) qui sont utilisés par les autres fabricants. La société utilise ce qu’on appelle le niveau de précaution BSL3 dans tous ses laboratoires de recherche pour les vaccins, a indiqué Bona (les chercheurs des CDC aux USA utilisent un confinement biologique BSL3-plus quand ils travaillent avec les virus du H5N1, a déclaré un porte-parole de l’agence).

 

Des spécialistes en biosécurité se sont montrés préoccupés par le fait que le virus de grippe humaine H3N2 avait été mélangé avec le virus de la grippe aviaire H5N1 au laboratoire de recherche de Baxter. Il s’agit d’une pratique dangereuse qui devrait être interdite, ont signifié plusieurs experts. La société n’a livré que peu de détails sur la façon dont s’est produit l’incident.

 

" Il y a eu une combinaison du procédé lui-même avec une erreur technique et humaine dans la procédure ", a indiqué Bona. Quand nous lui avons demandé des précisions, il a déclaré qu’il ne pouvait pas donner plus d’information car ceci porterait atteinte à la propriété du processus de production de Baxter. Bona a déclaré que quand Baxter s’est rendu compte de l’erreur, la société a aidé les différentes entreprises à détruire le produit contaminé et à tout nettoyer dans leurs laboratoires. Et les employés qui ont été exposés au produit contaminé ont été soumis à des analyses et surveillés par des docteurs spécialistes en maladies infectieuses. Ils ont également reçu un médicament antiviral, l’oseltamivir (Tamiflu).

 

L’erreur de Baxter fait penser à l’incident qui s’est produit en 2005 quand un fabricant usaméricain de kits utilisés dans les laboratoires pour tester leurs capacités de détection, avait associé des ampoules du virus H2N2 à des milliers de kits de test. H2N2, le virus à l’origine de la pandémie de 1957, n’était plus en circulation depuis 1968 et est considéré comme le principal candidat à l’origine de la prochaine pandémie.

 

Cette erreur, qui avait été découverte par le Laboratoire National de Microbiologie du Canada, avait amené les autorités du monde entier à un branle-bas de combat pour récupérer et détruire les ampoules contenant le virus, qui avaient été envoyées dans les laboratoires de 18 pays.

 

Source : Officials investigate how bird flu contaminated vaccines in Europe _ Traduction : Isabelle Rousselot, révisé par Fausto Giudice

tlaxcala.es

 

15.03.2009

C'est l'année Darwin

http://www.darwin2009.fr/

 

Site des manifestations, conférences et projections diverses en France

( Rennes, Nantes, Paris, Lyon, Toulouse, Montpellier )

 

 

dont pascal Brunet, découvreur de Toumai ( et qui écrit des livres clairs )

et un chouette film dont on voit un extrait sur ce blog : espèce d'espèce.

http://darwin2009.blog.lemonde.fr/2009/02/06/cine-especes-despeces/

 

Attention, si le créationnisme prête à sourire, il existe maintenant l'intelligent design : ou dessein intelligent qui avance plus masqué, et qui pourrait frapper en France selon pascal Pick

 

La France a eu apparemment du mal à admettre les théories Darwinienne, étant donné que nous avions un savant nommé LamarcK (nous avons plus que traîné les pieds. .. 150  ans après la parution de la théorie Darwin, il faudrait ne pas retourner en arrière ..   )

 

voir sur wikipédia : intelligent design :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dessein_intelligent

 

Le dessein intelligent (Intelligent Design en anglais[1]) est la croyance selon laquelle « certaines observations de l'univers et du monde du vivant sont mieux expliquées par une cause intelligente que par des processus aléatoires tels que la sélection naturelle »[2]. Cette thèse a été développée par le Discovery Institute, un cercle de réflexion conservateur chrétien américain.

 Le dessein intelligent est présenté comme une théorie scientifique par ses promoteurs, mais dans le monde scientifique, il est considéré comme relevant de la pseudoscience, tant par des arguments aussi bien internes à la biologie (les promoteurs du dessein intelligent apparaissant aux biologistes comme ne tenant pas compte de nombreuses observations) qu'épistémologiques (en particulier le critère de réfutabilité de Karl Popper).

 

La plupart des commentateurs et des scientifiques y voient une résurgence du créationnisme, dissimulée sous une apparence de scientificité. Le dessein intelligent est désormais classé aux États-Unis dans les théories néo-créationnistes, en particulier suite à la publication du Wedge document (voir objectifs et stratégie). D'un point de vue idéologique, les deux thèses sont apparentées (intervention d'une puissance supérieure).

 

Pascal PICQ (Collège de France)

 

Darwin et Lucy face à l’obscurantisme

 

Le retour des fondamentalismes religieux aux Etats-Unis suscite plus d’ironie que d’inquiétude, la France laïque se croyant à l’abri de telles dérives.

Seulement L’Amérique de Georges W. Bush est aussi celle qui vient d’élire Barrack Obama, et celle des « procès du singe » qui ont débouté les prétentions les créationnistes de toutes obédiences d’imposer leur conception du monde dans les programmes scolaires.

L’avantage du créationnisme et de son militantisme est qu’ils font tout pour qu’on parle d’eux. Le problème devient plus délicat à propos du dessein intelligent, qui épouse le fond vitaliste, et parfois spiritualiste, de la société française. Depuis deux siècles, notre pays ne cesse de freiner les avancées des théories de l’évolution, injuriant Lamarck pour le réhabiliter ensuite contre Charles Darwin. Cette résistance n’existe quasiment plus dans le champ de la biologie, mais conserve une vigueur très active dès qu’il s’agit de l’Homme, de son évolution et tout ce qui touche aux sciences humaines en général.

 

 Il y a une exception française comme il y a une exception humaine. Devant les avancées des connaissances en génétique et en éthologie, on assiste à des contestations de plus en plus vives du côté des sciences humaines – qui jettent l’anathème sur la sociobiologie – et le courant encore dominant de la philosophie continentale – nourrie de métaphysique -. Ces archaïsmes, qui renvoient à des textes d’auteurs classiques et de moins en moins contemporains, procèdent d’un littéralisme similaire à celui des créationnistes qui prétendent lire la vérité sur le monde dans les textes sacrés. Plus qu’un débat d’idée, dont il faut rappeler les bases épistémologiques, ces controverses reflètent des difficultés que connaît notre société confrontée à un monde qui évolue.

Le poisson, les vaccins et le mercure – 2

Article lu dans un média canadien

Une enquête du gouvernement américain admet maintenant le lien possible entre l’autisme et les vaccins. Les cas d’autisme sont passés de 1 enfant sur 100 000 il y a vingt ans, à 1 enfant sur 175 aujourd’hui, chiffre du Centers for Disease Control and Prevention. Les doses vaccinales ont augmentées de trois fois aux États-Unis. Lorsque les effets cumulatifs des quantités de thimérosal que les enfants reçoivent à travers la trentaine de vaccins furent finalement mesurés en 1999, la FDA a découvert que les jeunes enfants recevaient plus de 100 fois les doses maximales sécuritaires fixées par l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) dès l’âge de 18 mois.

 

Pour les parents qui voudraient en connaître plus sur les ingrédients contenus dans les vaccins avant de les injecter dans le sang de leurs enfants, il y a une liste des ingrédients à trouver le plus vite possible sur la toile. En plus du thimérosal, vous découvrirez que plusieurs contiennent plusieurs autres ingrédients à faire sourciller, tel que des organismes génétiquement modifiés (OGM), des organismes clonés, des virus vivants, des fluides d’animaux , de la formaldéhyde, des éléments d’aluminium, du MSG et plus.

 

À Chicago, le Homefirst Medical Services traite des milliers d’enfants qui n’ont jamais été vaccinés. Le docteur Mayer Eisenstein a déclaré que des 30 000 ou 35 000 enfants non-vaccinés qu’ils ont traités au fil des ans, aucun cas d’autisme ne fut répertorié. Même situation pour les enfants des Amish qui ne sont pas vaccinés.

 

Ainsi donc, au lieu de prendre la chance suicidaire d’avouer que le mercure dans les vaccins et les remplissages dentaires sont nocifs et toxiques, la FDA qui était prise dans un paradoxe en nous avertissant du danger de la présence du mercure dans le poisson en même temps qu’elle nous assure que celui contenu dans les vaccins et les remplissages dentaires est sans danger, a décidé de déclarer que le poisson contaminé au mercure est sain et sans danger pour les bébés, les enfants et les femmes enceintes.

 

Puisque déjà engagée sur cette route de la protection des intérêts des compagnies pharmaceutiques, alimentaires et du gouvernement au détriment de la population, la FDA a récemment annoncé que la mélamine contenue dans la nourriture pour enfants était aussi sans danger pour la santé et même chose pour le Bisphénol-A que le Canada vient de bannir.

 

Un certain laboratoire  et les produits contaminés au HIV et l’hépatite C

Dans les années ‘80, une division du géant pharmaceutique mondial  B.. … Biological, a vendu pour des millions de dollars de produits infectés avec le HIV et l’hépatite C à des hémophiles à travers le monde. Le sang requis pour fabriquer ces produits fut prélevé dans des prisons américaines alors que ni les donneurs ou le sang donné étaient testés pour le HIV. De plus, le sang n’avait pas été stérilisé.

 

Dès que la FDA a découvert le problème, ils ont demandé à B… de ne pas vendre ces produits contaminés aux États-Unis, tout en prenant soin de garder l’affaire silencieuse. B.. continuera de vendre consciemment pendant plus d’un an des produits contaminés à des hémophiles de pays étrangers comme le Canada, l’Angleterre, l’Espagne, le Japon, Taiwan, la France, l’Argentine, la Malaisie, l’Indonésie, Hong Kong, Singapour, le Mexique, le Costa Rica, le Brésil, les Philippines et à plus de 7000 Américains alors même qu’ils avaient une nouvelle version plus sécuritaire. Il est estimé qu’environ 15 000 canadiens sont décédés du SIDA causé par la contamination des produits de B…

 

Étant donné que la logique capitaliste d’une compagnie est de faire de l’argent à tout prix, la compagnie a décidé de vendre ses produits contaminés au détriment de la vie de milliers de personnes qui furent par la suite contaminées par le HIV en utilisant les produits de B…., question de rentabiliser leurs investissements. Telle est la logique du système.

 

14.03.2009

Le poisson, les vaccins et le mercure – 1

Article lu dans un média canadien

 

Les agences gouvernementales comme Santé Canada et la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis ont comme mission la protection de la santé publique. Enfin, c’est ce qu’on en dit et c’est ce qu’elles prétendent. Mais est-ce que les faits confirment ces prétentions? Nous avons tous entendu ces avertissements de ne pas trop consommer de poisson, car il contient des taux de mercure qui peuvent être nuisibles à la santé humaine. Le mercure est toxique sous toutes ses formes organiques et sous tous ses états chimiques. Son utilisation est souvent règlementée, voire interdite dans certains pays.

 

L’effet de la toxicité du mercure chez l’homme se dévoilant sous sa forme vapeur commence par les voies respiratoires, pour se solubiliser dans le plasma, le sang et l’hémoglobine. Par le sang, il attaque les reins, le cerveau et le système nerveux. Le risque chez les femmes enceintes est aussi présent : cette toxine se déplace facilement au travers du placenta pour atteindre le fœtus. Même après la naissance les risques sont perdurent puisque le lait maternel est aussi contaminé.

 

À la fin du mois de janvier, on apprenait  (au Canada) qu’une nouvelle étude avait trouvé des traces de mercure dans le sirop de maïs à haute teneur en fructose (HFCS selon le signe anglais de High fructose corn syrup). Presque la moitié des échantillons de sirop de maïs à haute teneur en fructose commercial testés contenaient du mercure. Cet ingrédient se retrouvait dans environ un tiers des 55 produits de marques populaires de breuvage et nourriture testés dans l’étude, tel que le pain, les céréales, les barres de déjeuner, yogourt, soupe et condiments. En moyenne, les nord-américains consomment 12 cuillères à thé de HFCS par jour, ce qui est environ 5.5 fois les limites acceptables de mercure fixées par l’EPA qu’une personne peut absorber par jour. Le plus inquiétant, c’est les jeunes et autres grands consommateurs peuvent consommer jusqu’à 80% plus de HFCS que la moyenne.

 

Si nous sommes d’accord pour affirmer que le mercure est très toxique pour les gens, affectant et endommageant le système nerveux central et le cerveau, au point où on prend le soin d’avertir la population de ne pas trop manger de poisson, pourquoi est-il acceptable alors d’utiliser un préservatif dérivé du mercure (le thimérosal) dans plusieurs vaccins que l’on injecte à nos enfants et aux personnes âgées? Ou encore, dans les remplissages dentaires qui contenaient du mercure, comme les dentistes le faisaient il n’y a pas si longtemps?

 

Pas de panique. Rassurez-vous, le gouvernement du Québec et l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal vous assurent qu’il n’y pas de quoi s’en faire. Voici ce qu’ils en disent:

 

Le thimérosal est un agent de conservation à base de mercure utilisé dans le procédé de fabrication des vaccins et contenu dans certains flacons de vaccin à doses multiples afin de prévenir la croissance bactérienne et fongique et de stabiliser le vaccin de façon à en préserver l’efficacité dans le temps. La quantité de thimérosal contenue dans les doses administrées aux bébés est minime et il ne permet pas une accumulation de mercure sanguin (démontré en 2003). Contrairement au méthyl mercure présent partout dans l’environnement, le mercure présent dans le thimérosal des vaccins, l’éthyl mercure, ne s’accumule pas dans l’organisme.

 

De nombreuses études, effectuées auprès d’environ 1 million d’enfants (au total), soit au Canada (Montréal), aux ÉU, en Angleterre, au Danemark, ne trouvent aucun lien entre les doses données de vaccins contenant du thimérosal et le développement de l’autisme. Pour ces études, une revue des dossiers des enfants a été effectuée jusqu’à l’âge de 10 ans (études publiées en 2002, 2003, 2004 et 2006).

 

Ils ont intérêt à avoir raison, car le nombre de poursuite en justice pour les cas d’autisme causés par le mercure contenu dans les vaccins continuent d’augmenter à un rythme effarant et si le lien venait qu’à être démontré, ce sont des poursuites de l’ordre de milliards de dollars qui seront entamées contre le gouvernement et les compagnies pharmaceutiques. Aux États-Unis, il y avait en 2008 plus de 4 900 poursuites en justice cherchant des indemnisations pour les dommages causés par le mercure contenu dans les vaccins pour enfants. Le lien a toujours été refusé par les compagnies pharmaceutiques et par le gouvernement. Mais pour la première fois, il y a eu une poursuite l’année dernière qui fut admise en cour par le gouvernement américain.

 

Il s’agit d’un cas d’une fillette qui a développé de l’autisme après avoir reçu une batterie de vaccins. La poursuite contre le gouvernement fut admise en cour de justice après que le personnel médical de la HHS Division of Vaccine Injury Compensation (DVIC) ait revu son cas pour en venir à la conclusion que “la demande de compensation était appropriée”. Les docteurs ont concédé que la fillette était en bonne santé et s’était développée normalement jusqu’à l’âge de 18 mois, moment où elle a reçu une batterie de vaccins contre neufs maladies d’un seul coup, dont deux qui contenaient du thimérosal. Quelques jours plus tard, elle commençait une spirale descendante dans une cascade de maladies et de problèmes pour se terminer sept mois plus tard avec un cas d’autisme diagnostiqué par le docteur Andrew Zimmerman, un important neurologiste de la clinique de neurologie de l’hôpital pour enfants Kennedy Krieger. Elle présentait des symptômes d’autisme comme la perte de réponse à des directions verbales, perte de capacités du langage, pas de contacts visuels, perte du lien relationnel avec autrui, insomnie et des hurlements incessants, pour ne nommer qu’eux.

 

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