30.04.2009

Voyages et phase 5

RIPPE MEXICAINE : LES AEROPORTS FRANÇAIS face à la menace de pandémie, Santé log, le 30/04/2009

 

Un arrêté conjoint du 29 avril 2009 (Journal Officiel du 30 avril 2009) du ministre de l'Ecologie et de l'Aménagement du territoire et de la ministre de la Santé, fixe des obligations aux aéroports internationaux et au contrôle sanitaire aux frontières conformément au Plan national de lutte français contre une pandémie grippale (mis à jour le 20 février 2009), compte tenu du point épidémiologique de l'Institut de veille sanitaire en date.

 

Article 1. Les aéroports ouverts au trafic international désignent un coordonnateur chargé des échanges d'information avec les autorités sanitaires, qui transmet aux autorités sanitaires, quotidiennement, l'état des liaisons aériennes à destination ou en provenance du Mexique. Une liste de nouveaux Etats concernés peut être transmise par les autorités sanitaires au coordonnateur de chaque aéroport.

 

Article 2. Les exploitants d'aéroports mettent en place, clairement visibles : les affiches d'information transmises par les autorités sanitaires et relatives aux précautions d'hygiène évitant une contamination par le nouveau virus A/H1N1 et les affiches d'information transmises relatives à la conduite à tenir en cas de symptômes caractéristiques du nouveau virus.

 

Article 3. Les transporteurs aériens distribuent à chaque passager à destination du Mexique le dépliant des autorités sanitaires relatif aux précautions d'hygiène à respecter afin d'éviter une contamination par ce virus. Cette distribution peut être étendue, à la demande des autorités sanitaires, à d'autres Etats figurant sur la liste mentionnée à l'article 1.

 

Article 4. Le préfet compétent organise pour les aéroports : la distribution et le recueil des fiches de traçabilité transmises par les autorités sanitaires pour les voyageurs en provenance du Mexique et peut exiger, pour la distribution de ces fiches, le concours des transporteurs aériens ; la distribution à chaque passager en provenance du Mexique et la mise à disposition des passagers en provenance d'un vol international d'un dépliant transmis par les autorités sanitaires relatif à la conduite à tenir en présence de symptômes caractéristiques de ce virus. La mesure peut être étendue, à la demande des autorités sanitaires, à d'autres Etats figurant sur la liste mentionnée à l'article 1. Les fiches de traçabilité sont archivées pendant 15 jours par le gestionnaire de l'aéroport dans des conditions de sécurité adaptées à leur contenu.

 

Article 5. Dès l'identification d'un cas suspect, le commandant de bord avertit, via le transporteur aérien ou le contrôle aérien, l'exploitant de l'aéroport d'arrivée afin que soit organisée la prise en charge du patient et des autres occupants de l'avion. Les exploitants de l'aéroport transmettent aux autorités sanitaires toute information relative à un cas suspect du nouveau virus A/H1N1.

 

Article 6. Les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Lyon - Saint-Exupéry, Nice - Côte d'Azur, Marseille-Provence, Bordeaux-Mérignac, Toulouse-Blagnac, Fort-de-France et Pointe-à-Pitre sont désignés en tant que points d'entrée du territoire au sens du Règlement sanitaire international. Les autorités sanitaires peuvent accéder à l'ensemble des installations de ces points d'entrée. Les aéroports dédient, dans la mesure du possible, un ou plusieurs terminaux ou parties de terminaux à l'accueil des vols en provenance du Mexique. Cette mesure peut être étendue à d'autres Etats figurant sur la liste mentionnée à l'article 1.

Ces terminaux doivent disposer de locaux adaptés à la mise en isolement ou en observation à des fins de santé publique.

 

Article 7. Si un cas suspect du nouveau virus est détecté à bord d'un avion, le préfet du territoire sur lequel il doit atterrir peut ordonner son déroutement vers l'un des points d'entrée désignés à l'article 6 du présent arrêté, en concertation avec le préfet compétent.

 

Article 8. Dans le cadre du Contrôle sanitaire aux frontières, le préfet compétent peut également décider, par arrêté préfectoral, la mise en observation à des fins de santé publique ou le placement en isolement d'une personne présentant les symptômes évocateurs du nouveau virus pendant une durée maximale de 7 jours reconductible. Il en informe immédiatement le Procureur de la République compétent. Dans le cas où les examens médicaux permettent d'établir que la personne concernée n'est pas porteuse du nouveau virus et qu'elle ne fait pas courir un risque de contamination à la population, il est mis fin sans délai à cette mesure préfectorale.

 

Source : http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-s...

 

La phase 5 est calquée sur le dispositif de l’OMS qui a atteint ce niveau d’alerte hier soir. A ce stade, les transports aériens peuvent être interrompus. Les « spectacles, rencontres sportives, foires et salons et activités cultuelles sont suspendus », dit le plan. Au travail, « les réunions sont déconseillées, voire supprimées, au profit des échanges téléphoniques et par Internet ». A l’extérieur, dans la rue, le plan suggère « de conserver une distance de protection sanitaire de sécurité de 2 m avec les autres afin d’éviter tout risque de contamination ». Les médias du service public, notamment les radios de France Bleu et le réseau de télévisions régionales de France 3, sont utilisés pour diffuser des communiqués aux populations sur l’état d’avancement de la pandémie. Toutes ces dispositions ne seront pas automatiquement prises. Elles sont préconisées par le plan, mais sont maintenant soumises à l’arbitrage du Premier ministre, qui pourrait s’exprimer sur ce point aujourd’hui.

 

Le niveau de risque maximal pour la pandémie, dit phase 6, modifie les dispositions concernant par exemple les services funéraires, avec des arrêtés pris par les préfets prescrivant « la mise en bière immédiate » afin de limiter au maximum le risque de contamination. A ce stade, une « sécurisation des installations sensibles ou dangereuses » est prévue.

 

Source : http://www.leparisien.fr/societe/le-plan-d-action-francai...

C'est quoi la phase endémique?

La phase 5 est caractérisée par la diffusion d'homme à homme du virus dans au moins deux pays dans une région d'OMS (le schéma 4). Tandis que la plupart des pays ne seront pas affectés à ce stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort qu'une pandémie est imminente et que l'heure de mener l'organisation, la communication, et l'exécution des mesures prévues de réduction est courte.

 

La phase 6, la phase universelle, est caractérisée par des manifestations de niveau communautaire dans au moins un autre pays dans une OMS différente que la région en plus des critères définis dans la désignation de la phase 5. de cette phase indiquera qu'une pandémie globale est en cours.

 

source:

http://www.who.int/csr/disease/avian_influenza/phase/en/

29.04.2009

Les masques ne protègent pas

http://www.slate.fr/story/4519/masques-chirurgicaux-gripp...

 

mercredi 29 avril 2009

 

Alors que l'épidémie de grippe porcine - désormais rebaptisée "Grippe mexicaine" par l'OMS (Organisation mondiale de la santé) - s'accélère, certains habitants d'Amérique du Nord, affolés, se sont mis à porter des masques. Sur la Place de la Constitution de Mexico, l'armée a distribué des masques faciaux. Quant au personnel douanier travaillant sur la frontière avec les Etats-Unis, ils disposent d'un équipement de protection contre les virus, notamment des gants et des masques. Mais les masques chirurgicaux sont-ils une protection efficace contre les virus ? En 2003, Jon Cohen écrivait que le virus SRAS, dont la taille est minuscule (100 nanomètres) pouvait facilement traverser ces barrières. Tout porte à croire que la grippe porcine, qui fait entre 80 et 120 nanomètres, en est également capable. L'article de 2003 est republié ci-dessous.

 

"Les photos spectaculaires de la population portant un masque chirurgical dans les rues des villes asiatiques touchées par le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) pose une question: ces masques offrent-ils une protection significative contre la maladie? Les virus, y compris le coronavirus dont les scientifiques pensent qu'il est à l'origine du SRAS, ont une taille si infime qu'ils peuvent franchir ces obstacles. Plusieurs études ont même montré que les masques faciaux chirurgicaux ne permettent pas d'empêcher la transmission du bacille de Koch, une bactérie de plus grosse taille, qui provoque la tuberculose. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) conseillent aux personnes atteintes du SRAS de porter un masque chirurgical. Toutefois, ils ne recommandent pas le port d'un masque aux personnes en contact avec ces patients, sauf si ces derniers ne peuvent pas en porter un. Porter un masque chirurgical à l'extérieur, là où les particules virales se dispersent aisément est encore moins utile.

 

Les CDC recommandent au personnel de santé s'occupant de patients atteints du SRAS de porter un masque spécial appelé «respirateur N95». Cependant, même ce type de masque offre une protection limitée contre les coronavirus. Le nom de ce masque en dit long. Le «95» signifie que ce masque, s'il est porté correctement - et la façon dont il est porté constitue une condition cruciale - est capable de filtrer les particules supérieures ou égales à 0,3 microns, dans 95% des cas. (Pour vous donner une idée, le diamètre d'un cheveu mesure environ 100 microns.) Les coronavirus humains mesurent entre 0,1 et 0,2 microns, c'est-à-dire une à deux fois moins que la taille limite interceptée par le masque.

 

Sergey Grinshpun, physicien chercheur à l'Université de Cincinnati (située dans l'Ohio), a étudié les respirateurs N95. Il en a conclu que l'efficacité de ces masques dépend en fait des "séries de fabrication". Différentes sociétés fabriquent des masques d'une série plus ou moins efficace en dessous de 0,3 microns. En d'autres termes, les masques d'un fournisseur, s'ils sont correctement portés, pourront filtrer 92% des coronavirus, et ceux d'un autre seulement 50%! "Il semble qu'on soit mieux protégé si on en porte un plutôt que rien du tout", reconnaît Sergey Grinshpun. Il fait remarquer, par ailleurs, que les virus circulent souvent sur des molécules porteuses de plus grande taille - des gouttes de mucus par exemple -, ce qui facilite leur filtrage.

 

C'est pourquoi la directrice des CDC, Julie Gerberding, a souligné la semaine dernière qu'il peut être utile de se recouvrir le visage d'un T-shirt quand on est en contact direct avec une personne infectée.

Pour se protéger efficacement contre les coronavirus, il faudrait porter un masque qui recouvre l'ensemble du visage et est muni d'un filtre anti-particules à haute performance (HEPA). Mais, comme l'explique Sergey Grinshpun, ces filtres de type HEPA sont «assez gênants».

 

Les masques ont le mérite de chasser quelque chose: la peur. Mais, en même temps, la vision de tant de monde avec des masques rend la peur contagieuse. Et contre la peur hélas, il n'y a pas de protection à base de séries de fabrication efficaces ou d'équipements portés correctement... Jon Cohen

 

Article traduit par Micha Cziffra

 

En bref sur les masques: le masque chirurgical : ne protége pas trop de la maladie (il y aurait cependant une petite efficacité)

MAIS son port évite de répandre le virus autour de soi si l'on est atteint...

C'est ce qui se passe en salle d'opération : le personnel porte un masque pour éviter de contaminer la zone opératoire.

- il ne chasse pas que la peur

- il doit englober le nez et la bouche

- C'est un geste CIVIQUE que de porter un masque chirurgical cela sert à protéger les autres et à limiter la propagation de la maladie

- le masque FFP2 ou FFP3 filtre les particules, dont les virus.. il sert à protéger la personne en contact avec des malades (en particulier le personnel médical qui sera exposé plus que les autres)



 

 

Les médicaments

qui contribuent à réduire les symptômes de la grippe.

 

Vérifiez avec votre médecin ou un pharmacien pour une utilisation correct des médicaments. Des médicaments antiviraux peuvent parfois aider à réduire les symptômes de la grippe, mais nécessitent une ordonnance. La plupart des gens n'ont pas besoin de ces médicaments antiviraux pour recouvrer tous les symptômes de la grippe. Toutefois, les personnes plus à risque de complications graves de grippe, ou grippe sévère avec ceux qui ont besoin d'une hospitalisation de maladie, pourraient bénéficier de médicaments antiviraux. Des médicaments antiviraux sont disponibles pour les personnes de 1 an et plus. Demandez à votre médecin si vous avez besoin d'un médicament antiviral.

 

La grippe peut entraîner des infections ou apparaître avec des infections bactériennes. Par conséquent, certaines personnes auront également besoin de prendre des antibiotiques. Une grippe importante ou de longue durée ou qui semble aller mieux, mais qui s'aggrave peuvent indiquer que la personne a une infection bactérienne. Vérifiez avec votre médecin si vous avez des préoccupations. Attention! Ne donnez pas d'aspirine (acide acétylsalicylique) pour les enfants ou les adolescents qui ont la grippe, ce qui peut causer une maladie rare mais grave appelée syndrome de Reye. Pour plus d'informations sur le syndrome de Reye, visitez le site de l'Institut national de la santé à

 

http://www.ninds.nih.gov/disorders/reyes_syndrome/reyes_syndrome.htm site Web du site.

 

¨       Vérifiez les étiquettes des médicaments contre le rhume et la grippe pour voir s'ils contiennent de l'aspirine. Les adolescents peuvent prendre des médicaments sans aspirine, comme l'acétaminophène (Tylenol ®) et l'ibuprofène (Advil ®, Motrin ®, Nuprin ®), pour soulager les symptômes.

¨       Les enfants de moins de 2 ans ne doivent pas être soigné au delà du rhume sans passer par un professionnel de la santé.

¨       Le plus sûr pour les soins des symptômes de la grippe chez les enfants âgés de moins de 2 ans est de l'aide d'un humidificateur à brume fraîche et une poire d'aspiration pour les aider à éliminer le mucus.

Les fièvres et douleurs peuvent être traitées à l'acétaminophène (Tylenol ®) ou l'ibuprofène (Advil ®, Motrin ®, Nuprin ®) ou anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Des exemples de ces types de médicaments suivants:

Nom de marque Nom générique (s)

Acétaminophène Tylenol ®

Ibuprofen Advil ®, Motrin ®, Nuprin ®

Naproxen Aleve

 

Les médicaments en vente libre pour le rhume et la grippe utilisés selon les instructions sur l'emballage contribuent à réduire certains symptômes tels que la toux et la congestion. Surtout, ces médicaments ne réduisent pas la façon dont une personne est infectieuse.

Vérifiez les ingrédients sur l'étiquette pour voir si le médicament contient déjà l'acétaminophène ou l'ibuprofène avant de prendre des doses supplémentaires de ces médicaments: EVITER LES DOUBLE DOSES ! Les patients ayant une maladie rénale ou des problèmes d'estomac devraient vérifier avec leur médecin avant de prendre des NSAIDS.

 

Vérifiez avec votre médecin ou pharmacien si vous prenez d'autres médicaments en vente libre ou sur ordonnance et non liés à la grippe. Pour plus d'informations sur les produits pour le traitement des symptômes de grippe, consultez le site Web de la FDA:

 

http://www.fda. gov/fdac/features/2005/105_buy.html

 

Quand  demander des soins médicaux d'urgence

Demander des soins médicaux immédiatement si la personne malade à la maison:

A de la difficulté à respirer ou des douleurs à la poitrine

A violet ou bleu, une décoloration des lèvres

Vomissements et est incapable de maintenir les liquides à

A des signes de déshydratation tels que des vertiges en position debout, l'absence d'urine, ou chez le nourrisson une absence de larmes quand il pleure

A des attaques (par exemple, des convulsions incontrôlées)

Est moins réceptif que la normale ou désorienté

On ne s'automédique pas ou si on le fait pour la fièvre, on lit les notices

PAS d'ASPIRINE chez l'enfant et l'adolescent.

Pour le tamiflu ou autre antiviral : demandez l'avis d'un médecin car

- il y a des effets secondaires

- on le donne à bon escient

- l'utilisation abusive du tamiflu, peut à long terme entraîner une résistance du virus

Le point sur la nouvelle grippe

Les faits Le risque pandémique lié au H1N1 monte d'un cran

Aux Etats-Unis, le pays le plus touché après le Mexique, soixante-quatre cas ont été confirmés et onze millions de traitements antiviraux doivent être distribués. En France, vingt cas suspects étaient "en cours d'investigation" mardi en fin de journée. (Voir le bilan pays par pays Les Etats-Unis confirment 64 cas de grippe porcine)

Les autorités de la ville de New York ont estimé mardi que des centaines de personnes avaient pu être contaminées par la grippe porcine, mais que le virus n'était pas plus dangereux que celui de la grippe saisonnière.

 

"Cela ressemble à la maladie qui frappe chaque année", a déclaré le maire de New York, Michael Bloomberg. "Tous les New-yorkais chez qui la grippe porcine a été diagnostiquée sont en train de se remettre", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. Une femme et un enfant de deux ans ont été hospitalisés mais sont entièrement hors de danger, a précisé le maire.

 

Le responsable des services de santé de la ville, Thomas Frieden, a indiqué que la quasi-totalité des cas confirmés provenaient de la même école privée, où il y aurait également "plusieurs centaines d'enfants malades ainsi que de nombreux employés". Ces malades ne sont toutefois pas inclus dans le bilan officiel car les symptômes paraissent légers et que tout le monde semble en phase de guérison.

 

Douze élèves sont victimes de fièvre dans une autre école située à proximité, a précisé M. Frieden. Alors que 33 lycéens français se trouvent à New York dans le cadre d'un échange avec l'école privée la plus touchée, deux d'entre eux ainsi qu'un professeur ont présenté des symptômes grippaux la semaine dernière mais ils ont été traités et "vont bien", a indiqué lundi le consul de France à New York. Pour l'école, je crois qu'il s'agit d'enfants handicapés, ne pouvant pas communiquer ni franchement parler.. on leur demande sans arrêt s'ils ont mal quelque part

 

Le directeur des Centres de maladie et de prévention (CDC), Richard Besser a prévenu mardi que la maladie risquait de provoquer des morts aux Etats-Unis. En Californie, les autorités enquêtent sur les causes de deux décès qui pourraient être les premiers dus à la grippe porcine aux Etats-Unis. La Californie partage l'une des frontières les plus franchies du monde avec le Mexique, où le virus pourrait avoir fait 152 morts. Face à la menace, le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a proclamé l'état d'urgence. L'état d'urgence sanitaire avait déjà été proclamé dimanche au niveau fédéral.

 

Au Mexique, la vie s'est arrêtée. Dès lundi, Mexico a fermé ses écoles jusqu'au 6 mai sur tout le territoire, de la maternelle à l'université. Les autorités, qui estiment que "le nombre de cas va augmenter", sont incapables de déterminer le lieu du foyer initial de la maladie, qui pourrait donner aux experts des indications précieuses sur les conditions d'émergence du virus "mutant". (Lire le reportage Au Mexique, l'origine de l'épidémie demeure mystérieuse)

 

L'OMS restait mardi après-midi "en phase d'alerte 4", a indiqué son numéro deux, le Dr Keiji Fukuda, en soulignant que "la possibilité" de pandémie "est prise très au sérieux". L'organisation était passé lundi soir de 3 à 4 sur son échelle du niveau d'alerte, qui en compte 6, signifiant "une montée en puissance significative" du risque de pandémie. L'OMS pourrait par exemple "passer à la phase 5" en cas de confirmation de cas avérés endogènes aux Etats-Unis, a précisé un de ses porte-parole. Un passage à la phase 5, avant-dernier niveau avant la déclaration de la pandémie, signifie que celle-ci est non seulement imminente mais surtout inévitable. (Voir l'infographie L'OMS élève son niveau d'alerte)

 

De nombreux pays ont pris des mesures de prévention. En dépit des assurances que l'absorption de porc cuit ne fait courir aucun risque, plusieurs pays ont suspendu tout ou partie de leurs importations de porc. D'autres concentrent leurs mesures de prévention sur les limitations des voyages. Le Japon a même conseillé à ses ressortissants de quitter rapidement le Mexique. Mardi, les voyagistes français, britanniques ou allemands ont suspendu les départs pour le Mexique. (Lire l'analyse L'épidémie aggrave la crise du tourisme et de l'aviation)

 

Toutes ces mesures sont prises alors même que l'OMS a averti qu'elles auraient peu d'effets, en raison des progrès déjà réalisés par le virus. Lundi, sur Le Monde.fr, le chercheur Didier Raoult estimait que la France était "très en retard en ce qui concerne la lutte contre les infections respiratoires". Le scientifique évoquait un possible "désastre" et relevait que "nous n'avons pas aujourd'hui les structures adéquates et nous connaissons mal les conditions de transmission". (Lire l'interview de Didier Raoult "Une épidémie de grippe porcine est plus inquiétante qu'une épidémie de grippe aviaire")

 

Le tourisme n'est pas le seul à souffrir des conséquences de la crise. L'OMS a beau recommander de parler de "grippe mexicaine", la filière porcine est d'ores et déjà touchée. (Ecouter l'interview du directeur de l'Interprofession nationale porcine La grippe porcine "sème le trouble chez le consommateur") De façon plus anecdotique, l'inquiétude engendre aussi, sur Internet, les théories les plus folles. Le virus de la grippe porcine aurait-il été introduit délibérément pour limiter la croissance démographique mondiale ? Ou pour assassiner Barack Obama, qui était à Mexico le 16 avril ? (Lire la revue de Web Panique et conspiration vont bon train sur Internet)

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/04/28/grippe-porcine-l-epidemie-progresse-la-vigilance-s-accroit_1186702_3244.html

28.04.2009

Le Patient Zero ?

différentes hypothèses – traduction de l'anglais

 

Le garçon qui a survécu à la maladie, est apparu comme le premiers cas connu du nouveau virus, dit lundi la secrétaire de la santé Jose Angel Cordova. Il fournit un indice important dans l'hypothèse de la souche unique. Le garçon vivait à proximité d'un élevage de porcs géré par une société américano-mexicaine, Granjas Carroll, dans la municipalité de Perote, dans l'État de Veracruz, dans le golfe du Mexique.  Il a contracté la maladie le 2 avril, Cordova dit, sont descendus un groupe de résidents avec ce qui a été à l'époque décrit comme une forme particulièrement mauvaise de la grippe.

Apparemment un groupe de gens est tombé malade en avril d'une forme sévère de la grippe

 

Seul un échantillon du groupe, provenant de l'enfant, a été préservé. Il a été ré-analysé, après que d'autres cas de la nouvelle souche ont été confirmés dans le reste du pays, a déclaré Cordova. Le garçon avait la même maladie. On ne sait pas combien d'autres centaines de personnes qui sont tombés malades dans Perote ont également été infectés par cette souche.

 

Dans une sinistre de divulgation, des fonctionnaires ont confirmé le premier décès de la maladie, une femme de 39 ans d'un Etat pauvre voisin de Veracruz, qui a travaillé au porte-à-porte pour le recensement et a peut-être été en contact avec des dizaines de personnes. En Perote, les habitants du hameau de La Gloria se sont plaints depuis la mi-Mars que la contamination de l'élevage de porcs a altéré leur eau et provoquant des infections respiratoires. Dans une manifestation, au début d'avril, ils ont brandi des photos de porcs barré d'une croix et le mot "danger". Les résidents, ont déclaré à l'époque que plus de la moitié de la ville de 3000 habitants étaient malades et trois enfants de moins de 2 ans avaient déjà trouvé la mort.

 

Les fonctionnaires locaux de la Santé se sont mobilisés lorsque l'épidémie a été signalée pour la première fois, mais ont fait part d'un avis différent: L'infection a peut-être commencé avec un agriculteur de migrants revenu d'un travail aux États-Unis et a donné à la maladie de sa femme, qui à son tour l'a transmise à d'autres femmes de la communauté.

 

Granjas Carroll, qui prétend être le premier élevage de porcs du Mexique avec un million de têtes par an, a publié lundi une déclaration disant qu'aucun de ses employés n'avaient montré de signe de la maladie, et remarquant que les malades sont des personnes qui n'avaient pas de contacts avec ses porcs. Il n'est que l'un des nombreux élevages de la région.

 

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a annoncé lundi qu'elle allait envoyer une équipe d'experts pour inspecter les exploitations d'élevage porcin au Mexique. Le vétérinaire en chef de l'agence, Joseph Domenech, a déclaré que l'équipe tentera de déterminer si la nouvelle souche a circulé parmi les porcs, puis de définir le lien vers population humaine.

 

Le premier décès confirmé  dû la maladie a officiellement eu lieu le 13 avril. Adela Maria Gutierrez est morte dans le sud de la ville de Oaxaca, capitale de l'État du même nom. Gutierrez était recenseur au porte-à-porte pour conseil fiscal, ce qui signifie qu'elle pourrait avoir été en contact avec des dizaines de personnes pendant la phase la plus contagieuses, avant d'être hospitalisé. Mais Martin Vazquez Villanueva, le secrétaire régional de la Santé de l'État d'Oaxaca, a nié les dires de l'actualité locale selon lesquels elle avait infecté 20 personnes, ainsi que son mari et ses enfants.

(...)

 

Mexico tries to focus on source of infection

Source : http://www.latimes.com/features/health/la-fg-mexico-flu28-2009apr28,0,1701782.story

Comment prévenir la grippe?

tous les renseignements sur ce blog:

 

http://santeessentielle.hautetfort.com/

Grippe mexicaine: les faits marquants du jour

PARIS (AFP) — L'épidémie de grippe porcine s'étendait mardi matin à l'Europe avec trois cas avérés après son apparition au Mexique, où 152 décès pourraient lui être imputés depuis le 24 avril.

 

Voici les faits marquants du jour:

- Détection des trois premiers cas avérés de grippe porcine en Europe chez des personnes de retour du Mexique: un en Espagne, deux en Grande-Bretagne. De nombreux cas suspects y sont encore en observation ainsi qu'en Belgique, Suisse, Danemark, Suède, France.

 

- La situation s'aggrave au Mexique où le nombre de morts "probables" atteint désormais 152. Le gouvernement avait auparavant indiqué que le nombre de morts avérés était de 20 et précisé que 1.614 cas suspects avaient été traités. Selon le ministère mexicain de la Santé, le rythme des décès imputés à la grippe porcine semble néanmoins ralentir.

 

- Aux Etats-Unis, 44 cas sont confirmés dans cinq Etats, dont 28 élèves d'une école privée de New York. Les autorités annoncent qu'ils vont distribuer 11 millions de traitements antiviraux issus des stocks fédéraux. Le président américain Barack Obama déclare qu'"il n'y a pas de raison de s'alarmer".

 

- Multiplication à travers le monde des mesures de prévention: renforcement des contrôles aux frontières et dans les aéroports, suspension des importations de viande de porc en provenance des régions infectées, restriction des voyages au Mexique et dans certains Etats américains.

 

- L'Organisation mondiale de la santé (OMS) décide de relever son niveau d'alerte de 3 à 4 sur une échelle de 6, signifiant "une montée en puissance significative" du risque de pandémie.

 

- Bruxelles appelle les Européens à éviter les déplacements non indispensables dans les zones touchées et annonce une réunion extraordinaire jeudi des ministres de la Santé de l'UE.

 

- Le Japon annonce qu'il va durcir les conditions d'octroi des visas aux Mexicains.

 

- Un premier cas suspect de grippe porcine est enregistré en Corée du Sud chez une femme de 51 ans de retour du Mexique.

 

- Le gouvernement néo-zélandais étudie 56 cas potentiels de grippe porcine, parmi des voyageurs récemment rentrés du Mexique et des Etats-Unis.

 

- La Bolivie active l'alerte sanitaire.

 

- Aucune région du monde n'est à l'abri face au virus de la grippe porcine (OMS).

 

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gWMy4oHf3x_6dNArRcuoHr3BWU4w

27.04.2009

Grippe du Mexique: les pays concernés

AFP -  27/04/2009

La grippe porcine, qui aurait fait jusqu'à 149 morts au Mexique et s'est étendue aux Etats-Unis et au Canada, fait craindre aux autorités sanitaires une pandémie d'ampleur mondiale.

 

Voici les cas avérés et les cas suspects annoncés depuis le 24 avril:

MEXIQUE : Au Mexique, foyer de l'épidémie, le ministre de la Santé a annoncé un bilan aggravé de 149 décès dus de façon "probable" à la grippe porcine et 1.614 malades.

 

ETATS-UNIS : Au total 40 cas confirmés de grippe porcine ont été décelésdont 28 à New York. Washington a déclaré "l'état d'urgence sanitaire" et annoncé des dépistages sur les personnes se présentant aux frontières en provenance de pays touchés par le virus.

 

CANADA : Le Canada a annoncé six cas avérés de grippe porcine: quatre dans la province atlantique de Nouvelle Ecosse et deux en Colombie-Britannique, à l'ouest du pays. Il s'agit d'étudiants ayant participé à un voyage scolaire au Mexique dans la péninsule du Yucatan et leur infection va de "bénigne" à des symptômes "modérés". Les autorités pensent qu'il y aura d'autres cas.

 

ESPAGNE : La ministre de la Santé espagnole Trinidad Jimenez a annoncé lundi un cas confirmé de grippe porcine en Espagne chez un homme qui avait séjourné au Mexique. Le nombre de cas suspects en Espagne a augmenté lundi pour s'établir à près d'une vingtaine.

 

SUISSE : Cinq Suisses présentant des symptômes grippaux et de retour du Mexique font l'objet d'examens, a indiqué lundi le porte-parole de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Jean-Louis Zürcher.

 

DANEMARK - Cinq personnes - de retour de séjours au Mexique et dans le sud des Etats-Unis - ont été placées en observation dans deux hôpitaux.

 

SUEDE - Au moins cinq personnes, dont certaines ont récemment voyagé au Mexique, font l'objet d'examens pour déterminer si elles ont ou non attrapé le virus.

 

FRANCE - Un seul cas est toujours "en cours d'investigation" mais son état est jugé rassurant. Six autres cas ont été écartés lundi matin.

 

GRANDE-BRETAGNE - Deux personnes, rentrées mardi du Mexique, souffrent de la grippe porcine. Une femme arrivée en Grande-Bretagne depuis le Canada a également été hospitalisée par précaution dans le nord-ouest de l'Angleterre.

 

COLOMBIE: Les autorités sanitaires colombiennes ont placé sous surveillance douze personnes arrivées du Mexique présentant des symptômes de grippe mais qui ne sont pas dans un état grave. Pour huit autres personnes examinées, les analyses ont été négatives. La Colombie a étendu ses contrôles aux aéroports et ports, y compris sur les bateaux de croisière.

 

BRESIL: Un homme de 24 ans en provenance du Mexique et présentant des symptômes de la grippe porcine, a été hospitalisé par précaution à Sao Paulo, ont annoncé dimanche les médecins.

 

PEROU : Un premier cas est suspecté au Pérou après l'hospitalisation d'un homme qui rentrait lundi du Mexique

 

NOUVELLE-ZELANDE : neuf lycéens néo-zélandais et un enseignant, qui présentaient des symptômes après un séjour de trois semaines au Mexique, sont "probablement" atteints de la grippe porcine, sans que cela soit encore confirmé, selon le ministre néo-zélandais de la Santé, Tony Ryall. Ils faisaient partie d'un groupe de 25 personnes d'un collège d'Auckland placé en quarantaine samedi à leur retour du Mexique.

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/04/27/01011-20090427FILWWW00549-grippe-porcine-les-pays-concernes.php

 

PS: Qu'est-ce qu'on attend pour au moins mettre en oeuvre des controles et éviter que le virus se propage encore plus:

Oui, c'est quoi, la grippe porcine?

On manque de recul pour savoir ce qui va se passer

JEAN-CLAUDE MANUGUERRA, virologiste à l’Institut Pasteur

 

Ce grand spécialiste des virus est chef de la cellule d’intervention biologique d’urgence de l’Institut Pasteur. C’est dans son service que vont être analysés les prélèvements de sang des cas suspects franciliens de grippe porcine.

Quel est donc ce nouveau virus qui fait peur au monde entier ?

Jean-Claude Manuguerra. Le virus qui circule actuellement aux Etats-Unis et au Mexique résulte d’un mélange de deux types porcins. Le premier est un H1N1 proche de celui qui a causé la grippe espagnole de 1918-1919, descendant d’un lignage humain. L’autre H1N1, celui qui circule en Europe actuellement, a des origines aviaires. Ce cocktail génétique est nouveau.

 

Pourquoi est-il si inquiétant ?

Ce virus à la composition inédite, passé du porc à l’homme, en train de circuler chez l’homme, se transmet d’homme à homme et est en train de se diffuser d’Etat en Etat. On a là une physionomie qui est au-delà de l’ordinaire, et on manque de recul pour savoir ce qui va se passer. On va être fixés très vite. Soit le nombre de cas augmente rapidement dans les jours à venir, ou la maladie s’éteint comme un feu de paille. En 1976, l’Amérique du Nord avait ainsi dû faire face à une épidémie de grippe porcine qui n’avait pas duré.

 

Y a-t-il quand même des raisons de garder confiance ?

Ce H1N1-là semble sensible au Tamiflu, un traitement antiviral, donc c’est plutôt bon signe, d’autant que la France en a de gros stocks. Et si le vaccin saisonnier contre la grippe n’a pas d’efficacité, un nouveau vaccin adapté ne devrait pas être difficile à fabriquer et peut aller très vite, car on connaît bien le H1N1. Et surtout, on peut continuer à manger de la viande de porc, la contamination ne se fait que par les voies respiratoires !

 

http://www.leparisien.fr/societe/on-manque-de-recul-pour-...

 

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