30.06.2009

Un million d'Américains auraient déjà contracté l'infection

Yves Miserey  

http://www.lefigaro.fr/sante/2009/06/30/01004-20090630ART...

Les dernières estimations des chercheurs américains confirment que le virus est plutôt bénin. Un premier cas de résistance au Tamiflu a été constaté au Danemark.

Depuis le printemps, plus d'un million d'Américains auraient contracté la grippe A. C'est l'évaluation faite par les chercheurs des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC). La moitié des personnes qui ont été ou sont infectées seraient des habitants de la ville de New York. Le virus qui circule actuellement dans le pays est plutôt bénin. On dénombre à ce jour aux États-Unis un peu plus de 3 000 hospitalisations et seulement 127 décès.

Le chiffre d'un million de personnes déjà infectées dépasse très largement tous les nombres de cas confirmés officiellement enregistrés à ce jour aux États-Unis. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) comptabilise 21 499 cas confirmés, soit pas loin de la moitié de ceux dans le monde. Les CDC, de leur côté, en dénombrent 27 717 sur le territoire américain. Par comparaison, la grippe saisonnière touche en moyenne près de 36 millions en moyenne d'Américains chaque année.

Ce chiffre a été calculé à partir des données épidémiologiques actuelles sur le H1N1 et des modèles de diffusion de virus grippaux. Lyn Finelli, une responsable de la cellule de vigilance des CDC, a présenté son étude la semaine dernière au cours d'un congrès sur le vaccin contre le H1N1 organisé par les CDC. La plupart des décisions de santé publique s'appuient sur des modèles mathématiques, ceux-ci étant sans cesse affinés et ajustés en fonction des différents épisodes grippaux qui se produisent dans le monde.

"Le nombre des cas confirmés enregistrés par l'OMS ne représente que le sommet de l'iceberg", souligne le Pr Patrick Berche, chef du service de microbiologie à l'hôpital Necker, Paris. Un cas est confirmé seulement quand il y a prélèvement sanguin et analyse virologique. Ce paramètre sous-estime dans des proportions considérables le nombre de personnes réellement infectées, aussi bien celles qui ont eu des symptômes bénins et n'ont eu aucun traitement particulier et toutes les personnes asymptomatiques qui n'ont même pas su qu'elles avaient la grippe.

La présence d'anticorps contre le H1N1 dans de nombreux tests sanguins réalisés actuellement outre-Atlantique montre effectivement que de nombreux Américains ont déjà rencontré le virus. Ces analyses confirment donc la vraisemblance des évaluations de Lyn Finelli. Le même type d'écart a déjà été signalé au Mexique, au début de l'épidémie. Quand 500 cas confirmés avaient été enregistrés, les chercheurs avaient calculé qu'en réalité il devait y avoir entre 20 000 et 40 000 malades.

Plus virulent cet automne

Le même écart doit aussi exister en France où le dénombrement des cas confirmés focalise l'attention des autorités et de la presse comme si c'était le seul chiffre à regarder sur le tableau de bord. Lundi, cinq nouveaux cas ont été confirmés chez des enfants scolarisés dans deux écoles de Créteil. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, la stratégie est différente. "Ils sont beaucoup plus pragmatiques", relève Patrick Berche. Aucune précaution particulière n'est prise.

En effet, aujourd'hui, alors que le virus est plutôt bénin, on peut considérer qu'il vaudrait mieux avoir la grippe afin de s'immuniser contre le H1N1 qui risque d'être plus virulent à l'automne. L'expérience de la grippe espagnole a montré que ceux qui avaient eu la grippe au printemps quand elle était bénigne ont mieux résisté à la deuxième vague beaucoup plus meurtrière que ceux qui ne l'avaient pas eue.

De même, la prescription systématique de Tamiflu à toute personne présentant des symptômes grippaux ou ayant été en contact avec des personnes malades, telle qu'elle est pratiquée en France, n'est peut-être pas non plus aussi judicieuse qu'il y paraît, estime Patrick Berche. Le risque de voir se développer des résistances est réel et l'on pourrait avoir beaucoup plus besoin de ce traitement au cours de l'automne si le virus est plus virulent. Un premier cas de résistance a d'ailleurs été constaté lundi au Danemark par l'Institut de sérologie de Copenhague. "Le plan actuel contre la grippe a été fait pour lutter contre le H5N1 qui a un taux de mortalité de 60 %, rappelle Patrick Berche. Il doit être plus souple. Il faut s'adapter à la situation."

29.06.2009

Les précautions à prendre pendant les vacances

Soyez " Monsieur Propre " dans vos déplacements

Verrons-nous fleurir des masques dans les gares, les aéroports, les stations-service et les wagons-bars de TGV ? Sans doute pas. La Direction générale de la santé estime que ce serait plus " ridicule " qu’efficace. Seules les personnes malades devront voyager masquées.

 

Pour les autres, il n’y aura ni distribution de masques gratuite, ni recommandation d’en porter si la pandémie n’évolue pas défavorablement. En revanche, il sera plus que jamais conseillé de se laver très régulièrement les mains, en les séchant aux sèche-mains plutôt qu’avec des torchons douteux. Et de tartiner les enfants, dont les mains traînent toujours sur les rampes d’escalator, de solutions virucides (biologique de préférence).

 

Réagissez au moindre symptôme

Fièvre, frisson, toux : c’est le triptyque qui doit vous alerter. Votre réaction, quant à elle, devra se conformer aux dernières recommandations du ministère. A ce jour, où que vous vous trouviez en France, il faut appeler le 15, qui vous oriente, s’il y a lieu, vers le centre d’accueil dédié à la grippe A le plus proche. Mais il est possible que le dispositif change en cours d’été et que les médecins généralistes entrent dans le dispositif. Consultez régulièrement le site de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr.

 

Préparez bien vos voyages

Que vous ayiez loué un gîte en Espagne ou que vous envisagiez de crapahuter sac à dos en Argentine, renseignez-vous par Internet sur la situation locale avant de partir (via les sites du ministère des Affaires étrangères ou de l’InVS). Pour l’Europe, pensez bien à commander (quinze jours avant votre voyage sur www.ameli.fr, sinon vous recevrez une simple attestation) vos cartes d’assurance maladie européenne gratuites : elles vous éviteront d’avancer des frais médicaux en cas de problème. Ne négligez pas de souscrire une assurance si vous partez loin. Au besoin, téléphonez pour savoir si la grippe A entre dans les clauses de prise en charge et/ou de rapatriement.

 

Séjours pour enfants : parlez-en avant

Sauf aggravation brutale de la situation et cas particuliers (une ville qui annulerait tout), les colonies de vacances, séjours linguistiques et mini-séjours auront lieu normalement. Tous les organisateurs sont censés avoir envisagé l’apparition de symptômes, les mesures d’isolement du malade (tente particulière, chambre extérieure au dortoir, etc.), les modalités de soins ou d’éviction. N’hésitez pas à interroger l’organisme avant que les enfants ne s’en aillent. Ce sera plus rassurant et plus efficace que de bombarder de questions, le matin du départ, des animateurs débordés qui vous apparaîtront peu informés.

 Florence Deguen

http://www.leparisien.fr/societe/les-precautions-a-prendr...

Hommage au king (ma mélodie préférée)

http://www.dailymotion.com/video/x106bw_michael-jackson-y...

 

 

Mes albums préférés? TOUS

28.06.2009

Comme les cheveux d'Eléonore....

Après la grippe A/H1N1, la fièvre Q est à nos portes

Magazine - Sciences et Santé sam 27 juin, 17:03

Il y a un risque que la fièvre Q, une maladie infectieuse qui se transmet de l'animal à l'homme et qui est notamment véhiculée par les chèvres et les moutons, frappe aussi la Flandre, met en garde Het Laatste Nieuws ce samedi. Actuellement, cette fièvre est présente dans le sud des Pays-Bas, près de la frontière belge. Aux Pays-Bas, 1.429 personnes ont été contaminées par cette forme de grippe, et 4 en sont mortes. A titre comparatif, les Pays-Bas ne comptent "que" 112 cas de grippe A/H1N1 …

http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/253011/apr-s-la-gr...

Signes cliniques

Dans l'état actuel des connaissances, l'histoire naturelle de la maladie commence par un contact entre un individu non immun et Coxiella burnetii.

C'est le mode de contamination qui détermine la période d'incubation, la sévérité de la maladie ainsi que les manifestations cliniques. La période d'incubation de la fièvre Q aiguë est d'environ 20 jours (2 à 3 semaines).

La primo-infection qui survient alors peut être asymptomatique (dans 60 % des cas) ou symptomatique, sous la forme d'une fièvre Q aiguë. Seuls 4 % des patients symptomatiques présentent un tableau clinique suffisamment grave pour nécessiter une hospitalisation. Chez le sujet sain, l'évolution spontanée est une guérison complète.

Chez certains sujets, Coxiella burnetii est capable de se multiplier malgré la réponse déclenchée par la primo-infection, que celle-ci soit symptomatique ou non. Ces sujets à risque sont les femmes enceintes, les porteurs d'une anomalie des valves cardiaques ou des vaisseaux sanguins, les immunodéprimés (infection VIH, splénectomie, diabète, cancer, traitements immunosuppresseurs ...). Lorsque le système immunitaire est incapable de contrôler l'infection, une fièvre Q chronique peut se développer.

 

Fièvre Q aiguë

Le début est généralement brutal, dans un tableau associant fièvre élevée (91%), céphalées (51%), myalgies (37%), arthralgies (27%) et toux (34%). La présentation clinique varie selon le pays, voire la région à l'intérieur d'un pays :

 

La forme fébrile isolée (sans hépatite ni pneumopathie) est habituellement accompagnée de céphalées sévères et peut durer suffisamment longtemps pour entrer dans les critères définissant une fièvre prolongée d'origine indéterminée.

La pneumopathie est le tableau le plus fréquemment rencontré en Nouvelle Ecosse (Canada), au Pays Basque Espagnol et au Royaume Uni. L'hépatite est la forme clinique la plus répandue à travers le monde. L'hépatite est le plus souvent définie seulement par une élévation des transaminases, mais quelques patients présentent un ictère et/ou une hépatomégalie. Il existe également d'autres formes cliniques, plus rares :

 

Les manifestations neurologiques (1%) : méningites, méningo-encéphalites, neuropathies périphériques. Des manifestations cardiaques (2% des cas de fièvre Q aiguë). La myocardite représente la première cause de décès. La péricardite n'est généralement pas spécifique.

 

Risque évolutif

Toute fièvre Q aiguë, qu'elle soit symptomatique ou non, risque d'évoluer vers une forme chronique, chez les sujets prédisposés : femmes enceintes, valvulopathes, splénectomisés, immunodéprimés (et en particulier les sujets atteints de lymphome). En ce qui concerne les valvulopathes, 38% de ceux d'entre eux qui présentent une fièvre Q aiguë développeront une endocardite dans les 2 ans.

 

Par conséquent, lorsqu'un diagnostic de fièvre Q aiguë est posé, que le patient soit symptomatique ou non, la recherche de circonstances pouvant favoriser la chronicisation doit être systématique :

 

Test de grossesse

Echographie cardiaque à la recherche de toute anomalie valvulaire, y compris minime (Prolapsus mitral, bicuspidie aortique, fuite mitrale)

Recherche d'une cause d'immunodépression : infection VIH, cancer, lymphome, splénectomie, traitement immunosuppresseur...

Références

 

Fièvre Q chronique : endocardite

Le tableau clinique le plus fréquent et le mieux connu de fièvre Q chronique est l'endocardite, qui fait toute la gravité de l'infection, avec une léthalité de 25 à 60% en l'absence de traitement. Le diagnostic d'endocardite risque d'être réfuté devant des patients volontiers apyrétiques ou présentant une fièvre peu élevée et intermittente. De plus, l'échographie cardiaque est souvent peu contributive, montrant rarement les végétations. La fièvre Q doit donc être systématiquement évoquée, et une sérologie prescrite, devant un patient porteur d'une lésion valvulaire et présentant des signes cliniques évocateurs (fièvre, hépatite, asthénie, hippocratisme digital, amaigrissement, insuffisance rénale), ou des signes biologiques (accélération de la vitesse de sédimentation, élévation des transaminases, thrombocytopénie). Le diagnostic pourra être porté en utilisant les critères de Duke modifiés. Grâce à une meilleure connaissance de la maladie, les délais de diagnostic sont devenus plus courts et un traitement antibiotique adapté peut être proposé aux patients. Dans ces conditions, la présentation clinique évolue, avec une diminution des défaillances cardiaques, des hépatomégalies, des syndromes inflammatoires, des anémies, des leucopénies et des perturbations des bilans hépatiques. Une hypersécrétion d'IL-10 est retrouvée chez les patients atteints d'une endocardite de la fièvre Q. L'IL-10 peut être considérée chez ces patients comme un marqueur de rechute et peut servir au suivi de l'efficacité du traitement.

 

Fièvre Q chronique : autres tableaux cliniques

L'infection vasculaire est le deuxième tableau clinique de fièvre Q chronique. Un anévrisme de l'aorte peut ainsi s'infecter et se compliquer d'une fistule intestinale ou d'une spondylite. De même, une prothèse vasculaire peut être infectée par Coxiella burnetii. Le pronostic est réservé en l'absence de traitement chirurgical et médical.

 

D'autres manifestations plus rares de la fièvre Q chronique ont été décrites : ostéomyélites, hépatites chroniques chez des alcooliques, pseudo-tumeurs spléniques ou pulmonaires, infection de drain ventriculo-péritonéal.

 

Fièvre Q et grossesse : risques spécifiques

Lorsqu'une femme enceinte est infectée par Coxiella burnetii au cours de la grossesse, la bactérie va se fixer au niveau de l'utérus et des glandes mammaires. Les conséquences sont majeures :

 

Risque immédiat pour la mère, qui présente volontiers une forme plus grave de fièvre Q aiguë - Risque immédiat pour l'enfant : 100% d'avortements lorsque l'infection survient au 1er trimestre de la grossesse, et risque de prématurité et de petit poids de naissance si l'infection est contractée au 2ème ou 3ème trimestre.

Risque à distance de chronicité, lié à la durée de l'infection pendant la grossesse (> 3 mois). A noter que le traitement de l'épisode aigu n'empêche pas l'évolution vers la chronicité.

. Fièvre Q et grossesse : manifestations et prise en charge

Les manifestations cliniques seront celles d'une fièvre Q aiguë, allant de la fièvre isolée chez une femme enceinte à des signes de fièvre Q aiguë associés à un avortement avec retard de croissance. La survenue d'un avortement et/ou d'un retard de croissance intra utérin en dehors de tout contexte inefctieux doit également faire évoquer la fièvre Q.

 

Après l'accouchement :

L'allaitement maternel est contre-indiqué

Une sérologie fièvre Q sera pratiquée chez la mère :

Si elle montre un profil de fièvre Q aiguë, une simple surveillance sera proposée

Si elle montre un profil de fièvre Q chronique, un traitement sera entrepris selon les schémas habituels dans la fièvre Q chronique

Une sérologie fièvre Q sera pratiquée chez les enfants asymptomatiques :

Si pas d'anticorps IgM anti phase I : aucun traitement

Si anticorps IgM anti-phase I : traitement

Traitement : les antibiotiques

Le traitement de référence est la doxycycline associée à l'hydroxychloroquine (agent alcalinisant du phagolysosome cellulaire où Coxiella burnetii se multiplie) Le cotrimoxazole et la rifampicine sont utilisables en cas d'allergie ou de contre-indication. Les fluoroquinolones ont un effet variable L'érythrocine a une efficacité inconstante, autour de 30% Les nouveaux macrolides ont une efficacité in vitro

 

Traitement de la fièvre Q aiguë

Fièvre Q aiguë symptomatique au moment du diagnostic

Traitement par doxycycline jusqu'à une semaine après l'apyrexie

 

Fièvre Q aiguë chez l'enfant

Il est maintenant admis que l'âge n'est pas une contre- indication à la doxycycline dans les pathologies où ce traitement est spécifique. Il a été montré que 3 traitements de 21 jours ne posent pas de problème dentaire.

 

Fièvre Q aiguë chez la femme enceinte

Traitement systématique par cotrimoxazole (Bactrim forte 2 cp/j) jusqu'à l'accouchement, avec ajout d'acide folinique et surveillance des effets secondaires hématologiques tous les 14 jours.

Traitement de la fièvre Q chronique

Traitement par doxycycline + hydroxychloroquine pour une durée de un an et demi à trois ans. La posologie initiale est de 200 mg /j pour la doxycycline et de 600 mg /j pour l'hydroxychloroquine. Des dosages plasmatiques seront effectués. Les deux produits ont une demi-vie longue et un seul prélèvement (pas de pic et de résiduel) dans la journée est nécessaire.

 

La posologie de doxycycline est à adapter en fonction des taux plasmatiques qui doivent être supérieurs à 5 µg/ml. Si possible, la souche de Coxiella burnetii du patient sera cultivée (à partir du sang ou des valves cardiaques en cas d'intervention). La CMI de la doxycycline sera évaluée sur cette souche (résultat rendu à trois mois) pour ajuster les taux plasmatiques de doxycycline entre 1,5 et 2 fois la CMI.

 

La posologie de l'hydroxychloroquine est à adapter en fonction des taux plasmatiques qui doivent être de 1 ± 0,2 mg/l, et de la tolérance du patient. Elle est en général adaptée à 1 cp 2 fois / j après 3 à 6 mois, puis 1 cp à 1,5 cp / jour après 6 mois. L'efficacité du traitement se juge sur le suivi des titres d'anticorps : le critère d'efficacité est une diminution des titres d'anticorps IgA phase I et IgG phase I d'au moins deux dilutions après un an de traitement.

 

Traitement de la fièvre Q aiguë chez les sujets à risque

Tout patient présentant un facteur de risque d'évolution vers la chronicité (valvulopathies même minimes, prothèses valvulaires ou vasculaires, anévrismes, immunodépression (et en particulier lymphomes)), chez qui un diagnostic de fièvre Q aiguë est porté doit bénéficier d'un traitement systématique, selon le même protocole que les formes chroniques, pour une durée d'un an.

 

 

Doxycycline + Hydroxychloroquine

Mode d'administration:

doxycycline (VIBRAMYCINE®) cp 100 mg : 1cp 2 fois / j

hydroxychloroquine (PLAQUENIL®) cp 200 mg : 1cp 3 fois / j

Surveillance de l'efficacité thérapeutique et de la toxicité

 

Surveillance en cours de traitement:

mensuelle : clinique, biologique (NF, SGOT, SGPT, gGT, créatininémie, sérologie Coxiella burnetii), taux plasmatiques de PLAQUENIL®

semestrielle : consultations de cardiologie (échographie cardiaque si nécessaire) et d'ophtalmologie : examen à la lampe à fente, électro-rétinogramme Surveillance après arrêt des antibiotiques

Bilan clinique et biologique (NF, SGOT, SGPT, gGT, créatininémie, sérologie Coxiella burnetii, hémocultures pour recherche de Coxiella burnetii) mensuel pendant 1 an, trimestriel pendant 9 mois, semestriel pendant 1 an, annuel à vie.

Contre-indications et toxicité du traitement

 

Doxycycline, VIBRAMYCINE®:

contre-indications : allergie aux tétracyclines, femme enceinte ou qui allaite

effets secondaires : photosensibilisation*, troubles digestifs, réactions allergiques, troubles hématologiques

* : Il faut insister sur la nécessité, sous peine de brûlures, de protéger la face (chapeau, crème écran total) et les mains (gants) du soleil, en particulier l'été.

 

Hydroxy-chloroquine, PLAQUENIL®:

contre-indications : rétinopathie, allergie à la chloroquine

effets secondaires : rarement acouphènes, vertiges, troubles digestifs, réactions cutanéo-muqueuses, céphalées, dépôts cornéens régressifs à l'arrêt du traitement, troubles hématologiques; exceptionnellement rétinopathie, psychose

31. Cotrimoxazole

Mode d'administration:

cotrimoxazole (BACTRIM Forte®) cp : 1cp 2 fois / j

acide folinique (LEDERFOLINE®) cp 25 mg : 1 cp / j

ce traitement doit être poursuivi pendant toute la grossesse

 

Surveillance de l'efficacité thérapeutique et de la toxicité Surveillance en cours de traitement:

mensuelle : clinique, biologique (NF, SGOT, SGPT, gGT, ionogramme sanguin, créatininémie, dosage de folates,sérologie Coxiella burnetii),

Contre-indications et toxicité du traitement Cotrimoxazole, BACTRIM®:

contre-indications : hypersensibilité, déficict en G6PD, atteinte hépatique sévère

effets secondaires : hypersensibilté, éruptions, troubles digestifs, hépatite, anémie hémolytique, thrombopénie, leuconeutropénie, neuropathies, arthralgies, myalgies, hyperkaliémie

Est-il possible de prévenir la maladie?

Tout d'abord, il est indispensable de prévenir la survenue de formes chroniques chez les personnes présentant une fièvre Q aiguë.

Prévention de la transmission de Coxiella burnetii Il est possible de prévenir la survenue de la maladie chez l'homme et chez les animaux par la mise en place des mesures suivantes chez les sujets exposés.

Chez l'homme:

La prévention passe par le port systématique de masque pour le nettoyage des cages d'animaux et le changement de la litière. Dans la mesure ou la maladie humaine est susceptible de passer inaperçue, il est nécessaire de réaliser un sérodiagnostic systématique chez l'ensemble du personnel lors de survenue de fièvre Q chez un employé d'un élevage ou d'une entreprise exerçant des activités à risque. Les manipulations de prélèvements contenant des souches de Coxiella burnetii faisant courir des risques au personnel de laboratoire, ces prélèvements ne peuvent être manipulés que dans des laboratoires de type P3. Les femmes enceintes et les individus susceptibles de développer des formes chroniques ne doivent pas consommer de lait cru ou des produits laitiers au lait cru et éviter les contacts avec les animaux même de compagnie et les fermes pédagogiques

 

Chez les animaux:

Il est recommandé d'effectuer un dépistage sérologique systématique des animaux nouvellement introduits dans un élevage, de porter des gants et des masques lors de manipulations de rongeurs à statut sanitaire inconnu, et de désinfecter les cages. Dans les élevages contaminés, il est recommandé de pratiquer les mises bas en boxes séparés, de désinfecter les boxes, et de tremper les placentas dans de la chaux chlorée avant de les enterrer à 50 cm de profondeur. Enfin, une chimioprophylaxie par oxytétracycline peut être administrée aux animaux gestants non vaccinées.

 

Existe-t-il un vaccin ?

A l'heure actuelle, il existe un vaccin humain (Q-vax) qui n'est commercialisé qu'en Australie et n'est pas disponible en France.

 

Coxiella burnetii et bioterrorisme

Coxiella burnetii est parfaitement adaptée à un mode de transmission par aérosols grâce à sa capacité à survivre dans des environnements hostiles et à sa virulence. Ces caractéristiques ainsi que sa résistance aux principaux désinfectants et le fait que la dissémination d'aérosols peut se faire sur de grandes étendues en font un agent potentiel de bioterrorisme. La grande variété des réservoirs animaux fait qu'il est très facile d'obtenir ces souches. Enfin, un vaccin n'est disponible qu'en Australie et ses conditions d'administration rendent improbable son utilisation de masse. Le seul facteur limitant est que la maladie est le plus souvent bénigne ce qui fait que le principal impact d'une attaque bioterroriste utilsant Coxiella burnetii serait lié aux signes cliniques de la forme aiguë et à la panique engendrée par l'attaque. Le laboratoire dispose de PCR en temps réel permettant le diagnostic rapide de fièvre Q et donc d'identifier d'éventuels cas groupés pouvant faire soupçonner une attaque bioterroriste

 

Algues rouges

Super-microbes et résistance bactériologique : le salut viendra-t-il des algues rouges d'Australie?

 

70 pour cent des infections humaines résultent de " biofilms ". Il s'agit là de grandes concentrations de bactéries qui nécessitent pour en venir à bout 1000 fois plus d'antibiotiques qu'auparavant, et qui entraînent une véritable course aux armements entre les microbes et les compagnies pharmaceutiques.

 

Leur résistance aux antibiotiques ne cesse de croître, comme en témoigne la montée en puissance de super-microbes tels que le staphylocoque doré, qui tue maintenant davantage de gens, chaque année, que le Sida.

 

Surgit alors la Delisea pulchra, une algue rouge découverte au large de la côte australienne et une équipe de chercheurs de l'Université des Nouvelles Galles du Sud. Durant un voyage d'étude, les scientifiques avaient remarqué que la surface des algues était exempte de " biofilm ", alors qu'elle vivait dans une eau chargée de bactéries.

 

Des expériences ont alors révélé un composé biochimique connu sous le nom de furanone halogéné, qui bloque les messages chimiques de communication entre les bactéries et les empêche de s'agglomérer en grande quantité sous forme de " biofilm ".

 

La compagnie Biosignal a été fondée pour développer cette nouvelle voie permettant de barrer la route aux superbactéries comme celles u choléra, de la légionellose ou le staphylocoque doré, sans plus risquer de renforcer les capacités de résistance de ces microbes.

 

Les applications de ces furanones inspirés des algues concernent les canalisations dans les hôpitaux, les lentilles de contact ou les cathéters, mais aussi des soins buccaux et de nouvelles thérapies pour des patients particulièrement vulnérables atteints de maladies comme la mucoviscidose ou des infections urinaires.

 

La substance qui bloque les signaux émis par les bactéries pourrait aussi être utile dans le domaine de la pollution environnementale, en réduisant ou supprimant la nécessité de verser des tonnes de produits chimiques toxiques dans les canalisations et réservoirs ou dans les cuisines pour se débarrasser des microbes.

 

27.06.2009

Refaisons les calculs

Dans l'hypothèse, la plus admise aujourd'hui dans les milieux médicaux français, où la grippe pourrait toucher à l'automne, dès la rentrée des classes 50% de la population française:

 

65 000000 de français : 2 (ou 50%) = 32 500 000 x 0,4 = 13 000000 :100 = 130 000 morts

 

0,4 % des gens malades décèdent avec cette forme-là de A H5N1

mais, elle pourrait s'aggraver car, la grippe depuis toujours mute et mute sans cesse;

 

N'oubliez pas que la grippe espagnole "tuait" à peine 4% des malades

 

Tandis que la H5N1, la grippe aviaire, la vraie qui, en ce moment, à déjà fait plus de 48 morts depuis janvier 2009 en Egypte à un pourcentage de … 64% de décès!

 

Hélas… je suis hyper nulle de très nulle en maths, mais là mon calcul me fait froid dans le dos.

Hommage au king (mon clip préféré)

http://www.dailymotion.com/video/xoybd_michael-jackson-gh...

 

 

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26.06.2009

Vous aussi, préparez-vous

Mercredi à Chenôve, près de Dijon, des membres de la protection civile s'exerçaient à une simulation de pandémie de la grippe A. Comme à Sedan ( 08 ) hier

http://www.lefigaro.fr/sante/2009/06/26/01004-20090626ART...

La grippe A pourrait toucher 50 % des Français cet automne

Martine Perez et Sandrine Cabut

Pour faire face à ce scénario, Roselyne Bachelot vient d'annoncer que les généralistes seront désormais au cœur du dispositif de prise en charge.

 
À l'automne entre 25 et 50 % de la population française pourrait être touchée par la grippe, selon plusieurs experts français. «L'hypothèse la plus plausible est la survenue d'une deuxième vague à l'automne avec un assez grand nombre de cas, du fait de la forte contagiosité de ce H1N1, assure le Pr Patrick Berche (chef du service de microbiologie à l'hôpital Necker, Paris). Dans ce cas, l'épidémie sera difficile à contrôler pendant 8 à 10 semaines durant lesquelles il faudra probablement envisager des mesures d'isolement collectives.» Certes, les virus grippaux sont imprévisibles, certes d'autres scénarios sont possibles - de l'extinction de l'épidémie à une pandémie grave avec un virus plus virulent -, mais l'hypothèse la plus vraisemblable est celle d'une explosion épidémique à la rentrée scolaire. Malgré l'arrivée de l'été, période peu propice à la grippe, le virus H1N1 a réussi à flamber à Paris en quelques jours, dans trois écoles du XVe arrondissement. D'autres établissements sont touchés en Ile-de-France.


Taux de décès faible

Près de 200 cas ont été d'ores et déjà recensés dans l'Hexagone. Même si le virus apparaît plus bénin que prévu, avec deux à trois décès pour mille (contre un pour mille pour la grippe saisonnière), certaines caractéristiques soulèvent un certain nombre d'inquiétudes. D'une part, le nombre de malades est potentiellement important, dans la mesure où il s'agit d'un virus nouveau, contre lequel la population n'est pas protégée sur le plan immunitaire. De surcroît, même si le taux de décès est faible, appliqué à une large population, cela aboutit à un nombre élevé de morts. Si 20 millions de personnes sont touchés avec deux décès pour mille, cela fera 40 000 morts. Par ailleurs, la grippe choisit habituellement ses victimes parmi des personnes âgées. Dans le scénario actuel, les médecins ont le sentiment que les victimes qui décèdent se recrutent dans la tranche d'âge des 20-30, même si on manque cruellement de statistiques. En Angleterre, le Dr Liam Donaldson, directeur général de la santé, prévoyait jeudi un scénario similaire, avec des dizaines de milliers de nouveaux cas par semaine à partir de l'automne.

Pour faire face à cette menace, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé jeudi une évolution du plan pandémie grippale, en demandant contrairement à ce qui était prévu, que les généralistes soient maintenant au centre de la prise en charge. «La progression de la pandémie et l'augmentation du nombre de cas nous pousseront certainement à étendre, dans le courant de l'été, la prise en charge des patients en milieu ambulatoire», a déclaré Roselyne Bachelot en ouverture du 3e congrès de la médecine générale à Nice. Les professionnels de santé libéraux feront très certainement partie des populations prioritaires de toute campagne de vaccination contre la souche A (H1N1), si elle devait être mise en œuvre à l'automne. Nous sommes aujourd'hui face à un virus qui semble avoir acquis une forte capacité de transmission, mais qui reste d'une virulence modérée.»

25.06.2009

Le retour des "séjours linguistiques"

Une recrudescence est à attendre dès le retour des voyages linguistiques en Angleterre, sans doute à partir de la mi-juillet" Je n'ai plus d'enfants en lycée, mais, à cette époque de  l'année, je les ai envoyés en Angleterre au moment du bac, lorsqu'il n' y avait plus cours. Si c'était cette année, je me poserai beaucoup de questions ......et la réponse qu'on a l'impression de lire : c'est : laissez les partir et on verra au retour !

 

http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-s...

 

 

PRISE EN CHARGE hospitalière DE LA GRIPPE A/H1N1 : LES DERNIERES DISPOSITIONS DE L’AP-HP

Actualité publiée il y a 0h26mn

Personnels hospitaliers

L'hôpital a connu et connaît encore une situation d'activité intense liée au développement de l'épidémie de grippe H1 N1. La direction de l’hôpital Necker informe ses équipes ainsi sur l'évolution de la situation. Un exemple de mise en place de mesures pour faire face à l’épidémie dans un grand établissement de l’Assistance Publique des hôpitaux de Paris.

 

« Après un week-end très mouvementé pour le service des Maladies Infectieuses et Tropicales et le service des Urgences, la situation a évolué vers une très forte réduction, voire un arrêt des hospitalisations avec l'accord des autorités sanitaires (DGS, de l'INVS). Les patients grippés ne nécessitant pas une hospitalisation peuvent maintenant  retourner chez eux avec un traitement au Tamiflu.

 

La consultation "grippe" a été installée pour les enfants et leurs accompagnants au niveau du CUDR (Urgences pédiatriques).

 

La tente a pu être montée très rapidement par les personnels des services techniques et de la Sécurité Incendie, et équipée également l'après-midi même par le service des Equipements.

 

Une tente NRBC : Compte tenu de l'afflux massif de patients dans la matinée de lundi, il a été décidé en cellule de crise lundi après-midi, de monter la tente NRBC (Gestion des risques nucléaire, radiologique, biologique et chimique) à côté du CUDR, juste devant l'entrée des polytraumatisés.

 

Les  patients sont donc reçus dans la tente depuis lundi 19 h.

 

Ainsi, à l’hôpital Necker, 60 patients sont passés en consultation dans la journée de lundi et 51 dans la journée de mardi

Orientation : Des affiches ont été posées aux deux entrées de l'hôpital, orientant les enfants et leurs accompagnants vers la consultation grippe du CUDR avec un fléchage de cette consultation à partir du CUDR. Les adultes seuls sont invités sur les deux panneaux d'entrée à s'orienter vers les consultations de la Pitié Salpêtrière et de Bichat en se munissant au préalable de masques disponibles à l'accueil. Toutes les personnes grippées se présentant à l'accueil peuvent se servir de masques et de solution hydro-alcoolique disponibles en libre service, à côté du guichet. Le même dispositif a été installé aux Admissions et à la Pharmacie.

 

Distribution du Tamiflu : Les personnes vues aux Urgences sont ensuite orientées vers la Pharmacie. Ils sont reçus à la Pharmacie où un traitement curatif ou prophylactique leur est distribué selon les cas.

Protection des personnels : Tous les personnels en contact avec le public peuvent bénéficier de dotation de masques s'ils le souhaitent (notamment personnels de l'Accueil et des Admissions).

 

Communication à l’attention des personnels soignants : Il est rappelé à tous les personnels, notamment les personnels administratifs, qu'il s'agit d'un virus à ce jour bénin, tout à fait comparable dans ses effets à celui d'une grippe ordinaire.

Evolution de la situation au cours des prochaines semaines : De nombreuses consultations devraient continuer à être effectuées pour la grippe, même si nous espérons qu'un relais pourra être pris rapidement par la médecine de ville. Une accalmie peut se produire dans les prochains jours avec la fin de la période scolaire et les départs en vacances. Néanmoins, une recrudescence est à attendre dès le retour des voyages linguistiques en Angleterre, sans doute à partir de la mi-juillet.

La direction de l’établissement remercie l'ensemble des personnels médicaux, paramédicaux, médico-techniques, administratifs et techniques qui ont fait preuve depuis le début de l'épidémie d'une grande efficacité et d'un véritable dévouement à la hauteur de la mission de service public de l’hôpital.

Source : AP-HP, Informations signées Serge Morel, mise en ligne le 25 juin 2009, par Pierre Pérochon et Maurice Chevrier, Santé log

24.06.2009

Une plante nommée " Résurrection "

Deux millions d'enfants meurent chaque année de maladies telle que rougeole, rubéole, coqueluche, qui pourraient être traitées préventivement par des vaccins. Selon certaines estimations, des ruptures dans la chaîne du froid allant du laboratoire qui produit ces vaccins, au village où ils seront utilisés, entraîne la perte de près de la moitié des vaccins qui, ainsi, ne parviennent pas à leur destinataire.

 

Arrive alors une plante d'Afrique centrale et australe, la Myrothamnus flabellifolia, dont les tissus peuvent être séchés jusqu'à devenir craquants, puis revitalisés sans dommage ? c'est la " reviviscence " - grâce à la protection que donne une substance sucrée produite par les cellules lors du processus de dessiccation.

 

C'est notamment à partir de cette plante que Bruce Roser, un chercheur biomédical, a récemment fondé avec des collègues Cambridge Biostability Ltd, afin de développer des vaccins ne nécessitant pas d'être maintenus au frigidaire en se basant sur les propriétés remarquable des sucres appelés tréhaloses.

 

Le procédé consiste à vaporiser une couche de tréhalose sur le vaccin, de façon à créer des sphères inertes ou des micro perles de sucre qui peuvent être mises sous forme injectable et se retrouver dans les sacoches des médecins pendant des mois, voire des années.

 

Des essais sont en cours avec la société indienne Panacea Biotech, qui a investi dans la société mère et passé plusieurs accords signés avec des compagnies danoises et allemandes.

 

Ces développements, inspirés de la nature, pourraient conduire à une économie annuelle à l'échelle mondiale de l'ordre de 300 millions de dollars, tout en réduisant les besoins en kérosène et en frigidaires fonctionnant à l'énergie solaire.

 

Parmi les autres perspectives ouvertes par cette voie d'innovation : la préservation de la nourriture, et le stockage de tissus animaux et humains qui nécessitent actuellement le températures très basses, classiquement obtenues grâce à l'azote liquide.

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