31.08.2009

Combattre la pandémie de grippe

http://espaceparents.canoe.ca/sante/mieux-etre/2009/08/31...

Dr Ronald Denis

Plusieurs questions me sont formulées au sujet de la pandémie de grippe qui sévit actuellement et dont on craint l'intensification au cours des prochains mois. C'est l'occasion de faire le point sur le sujet et de rappeler que tout le monde peut contribuer à combattre cette pandémie.  Journal de Montréal

 

On parle de pandémie lorsqu'une nouvelle souche de virus de la grippe se forme et se transmet facilement d'une personne à l'autre, simultanément dans plusieurs régions du monde. C'est le cas de la présente grippe A (H1N1). Ses symptômes sont comparables à ceux d'une grippe conventionnelle, dont nous avons tous déjà été victimes. On ne meurt pas de la grippe, cependant, on peut mourir des complications qui, dans certains cas, s'en suivent.

 

Attraper la grippe

On n'attrape pas la grippe, c'est elle qui nous attrape. D'origine allemande, le mot «grippen» signifie saisir brusquement. On la surnomme également «influenza», un mot qui trouverait son origine dans l'expression italienne «influenza di freddo»: l'influence du froid. Une expression qui suggère que la grippe est saisonnière parce que le virus de la grippe survit effectivement mieux à l'extérieur de l'organisme lorsque le temps est froid et sec. C'est pourquoi les épidémies d'influenza surviennent principalement entre novembre et avril. C'est la raison pour laquelle également on s'attend à une recrudescence des cas de grippe A (H1N1) au cours de l'automne qui vient.

 

C'est facile de se faire attraper par la grippe... Pour se déplacer, le virus voyage dans les gouttelettes projetées dans l'air par les éternuements ou la toux de la personne qui en est infectée. Le virus nous attrape lorsque nous aspirons ces gouttelettes par la bouche ou le nez ou lorsque ces gouttelettes entrent en contact avec nos yeux. Ces gouttelettes se déposent également sur les mains de la personne infectée. Il suffit de lui serrer la main ou de toucher une surface contaminée par celle-ci, comme une poignée de porte ou un téléphone, pour transporter le virus à l'intérieur de nous en portant notre main à nos yeux, notre nez ou notre bouche.

 

La grippe

Installé en nous, le virus perturbe notre système respiratoire et notre organisme en subit les contrecoups. Maux de tête, frissons et toux signalent son arrivée. Ils seront ensuite suivis par la fièvre, la perte d'appétit, la fatigue, les douleurs musculaires, les écoulements nasaux, les éternuements, les larmoiements et l'irritation de la gorge. Chez certaines personnes, les enfants notamment, ces symptômes peuvent être accompagnés de nausées, de vomissements ou de diarrhée. La personne infectée pourra être contagieuse 24 heures avant d'éprouver les symptômes et jusqu'à sept jours après leur début.

 

Les tout petits de deux ans et moins, les femmes enceintes, les personnes âgées de plus de 65 ans et celles qui éprouvent des problèmes de santé comme le diabète, une maladie respiratoire, une maladie du rein ou du coeur ou qui ont un système immunitaire affaibli - par le cancer par exemple - sont plus à risque d'éprouver d'éventuelles complications à la suite de la grippe.

 

Il n'existe pas de médicaments qui peuvent guérir de la grippe. Ils n'en réduisent que les symptômes. C'est notre organisme qui combat le virus en développant les anticorps appropriés. Le virus de la grippe A (H1N1) est une nouvelle souche de virus et notre organisme n'a jamais fait connaissance avec celle-ci. Le vaccin permet à notre organisme de faire brièvement connaissance avec cette souche et de se doter des anticorps requis pour combattre rapidement et efficacement le virus si celui-ci s'introduit dans notre corps. C'est la raison pour laquelle les autorités envisagent de proposer un vaccin contre le virus A (H1N1).

 

Combattre la pandémie

Vous voulez contribuer à restreindre les effets de la pandémie? Facile! Il suffit de compliquer les déplacements du virus. La plupart du temps, il voyage sur nos mains. Il faut se les laver fréquemment et bien. Avec de l'eau et du savon. Si vous toussez ou éternuez, faites-le dans un mouchoir ou dans le pli de votre coude plutôt que dans vos mains.

 

 

La grippe vous a attrapé? Gardez-la pour vous! Restez à la maison et reposez-vous jusqu'à la fin des symptômes en prenant soin de limiter les contacts avec vos proches. Ne partagez pas vos objets personnels (verres, ustensiles, serviettes, etc.). Vous êtes plusieurs sous le même toit? Bonne idée que de bien et tout nettoyer.

 

Une personne infectée devrait consulter un professionnel de la santé si elle présente des risques de complication en raison de son âge (moins de deux ans ou plus de 65 ans), si elle est enceinte, si elle souffre d'une maladie chronique ou si elle éprouve l'un ou l'autre des symptômes suivants: fièvre supérieure à 38 °C; douleurs ou difficulté à respirer; vomissements depuis plus de quatre heures ou de la confusion ou bien des convulsions.

29.08.2009

L’idébénone un analogue de la CoQ10

protecteur des mitochondries

 

 L’idébénone est un analogue de la coenzyme Q10, un antioxydant vital pour les cellules membranaires et un constituant essentiel de la chaîne de transport mitochondrial des électrons qui produit l’ATP. L’idébénone est un puissant antioxydant qui intervient à basse pression d’oxygène. En raison de sa capacité à inhiber la peroxydation lipidique, elle protège les membranes cellulaires et les mitochondries des lésions oxydatives. Ses propriétés antioxydantes, dans le système nerveux central, protègent de l’ischémie cérébrale et des lésions nerveuses.

 

L’idébénone interagit également avec la chaîne de transport des électrons et préserve la formation d’ATP dans des situations d’ischémie. On a également montré qu’elle stimule le facteur de croissance des cellules nerveuses, une caractéristique qui pourrait être importante dans le traitement de la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives.

 

Ralentit le vieillissement

Les mitochondries sont des cellules clés qui préservent la vie en produisant plus de 90 % de la bioénergie ATP. Utilisant de grandes quantités d’oxygène, elles sont particulièrement exposées aux radicaux libres et, avec le temps, deviennent de plus en plus abîmées et, par suite, inefficaces. Les mitochondries les plus exposées au risque de vieillissement par les lésions radicalaires sont celles du cœur, du cerveau et des muscles squelettiques. Les mitochondries sont également les sites les plus riches en CoQ10 ou en idébénone.

À la différence de la CoQ10, l’idébénone, même à de faibles pressions d’oxygène comme celles qui peuvent apparaître périodiquement au cours d’une vie, est un puissant neutralisateur des radicaux libres mitochondriaux, diminuant les lésions toujours plus importantes de l’ADN mitochondrial qui se produisent avec l’âge. L’idébénone va même travailler plus efficacement que la CoQ10 au sein de la chaîne de transport des électrons pour maintenir la production d’énergie à un niveau élevé, même en conditions hypoxiques. C’est particulièrement important pour les cellules du cœur et du cerveau qui peuvent être rapidement endommagées en cas de faible production d’ATP provoquée par une faible oxygénation des tissus.

 

Idébénone et stimulation cognitive

Un grand nombre d’études utilisant des cellules du cerveau d’animaux ou d’hommes a montré la capacité de l’idébénone à stimuler la structure et le fonctionnement du cerveau. Des études animales et humaines ont indiqué qu’elle peut stimuler la production de sérotonine même dans des conditions loin d’être optimales comme une alimentation très pauvre en tryptophane ou chez des patients atteints de démence cérébro-vasculaire. L’idébénone renforce la fonction nerveuse cholinergique et la capacité d’apprentissage qui en dépend même dans des conditions d’hypoxie (insuffisance d’oxygène) ou en cas d’administration d’un médicament anticholinergique.

 

Elle augmente la production des catécholamines cellulaires (dopamine, adrénaline et noradrénaline) en stimulant la consommation cellulaire d’un précurseur, l’acide aminé tyrosine. L’idébénone restaure l’utilisation du glucose (le carburant du cerveau) et la production d’ATP dans le cerveau ischémique de rats.

Une étude a impliqué 75 hommes et femmes hospitalisés souffrant de troubles cognitifs de légers à modérés. Une partie d’entre eux a reçu quotidiennement 90 ou 180 mg d’idébénone. Les résultats ont montré une amélioration des performances cognitives et du comportement général des patients supplémentés. Actuellement sont en cours des essais thérapeutiques sur la sclérose en plaques progressive et l'ataxie de Friédrich. VOIR PLUS BAS;

 

Idébénone et maladie d’Alzheimer

Le facteur de croissance des cellules nerveuses joue un rôle important dans la croissance, la survie et la protection des neurones cholinergiques du système nerveux central. Dans la maladie d’Alzheimer, les neurones cholinergiques peuvent être endommagés et mourir. Chez des rats, l’administration par voie orale d’idébénone induit une augmentation du facteur de croissance des cellules nerveuses et améliore l’activité de l’acétyltransférase-choline. Dans une étude sur cerveaux de rats âgés, l’idébénone a stimulé la synthèse du facteur de croissance des cellules nerveuses et rétabli son contenu réduit. Après 21 jours successifs de supplémentation, la quantité de facteur de croissance des cellules nerveuse dans le cerveau des rats âgés était remontée à un niveau similaire à celui de jeunes animaux.

 

Le peptide bêta-amyloïde, le constituant majeur des plaques séniles que l’on retrouve dans la maladie d’Alzheimer, est neurotoxique, probablement à travers des mécanismes de stress oxydatif. Lorsque l’on injecte par voie intra-cérébroventriculaire à des rats du peptide bêta-amyloïde, ils montrent des troubles significatifs de la mémoire et du comportement. Ces troubles ne se manifestent pas lorsque l’on donne aux animaux, avant et après l’injection, de l’idébénone et de l’alpha-tocophérol. ou vitamine E;

 

Dans une étude multicentrique, en double aveugle, contrôlée contre placebo, 450 patients ont reçu pendant 12 mois soit un placebo suivi de 90 mg d’idébénone pendant 12 autres mois trois fois par jour, soit 90 mg trois fois par jour pendant 24 mois ou 120 mg trois fois par jour pendant 24 mois. Des améliorations significatives doses-dépendantes ont été observées dans les mesures du statut clinique et dans les tests neuropsychiatriques par rapport au placebo. Ces améliorations se sont poursuivies pendant les deux années de l’étude.

 

Une étude allemande a testé deux doses d’idébénone (30 mg et 90 mg trois fois par jour) sur des patients souffrant d’une maladie d’Alzheimer à un stade léger à modéré. Au total, 247 patients sont allés au bout de cette étude clinique de six mois. Les patients ont été évalués en utilisant l’échelle internationale d’évaluation de la maladie d’Alzheimer. En moyenne, les patients prenant les doses les plus élevées d’idébénone ont eu une amélioration de 2,3 points sur l’échelle qui en compte 120. Plus la maladie était sévère au début de l’étude, plus l’état des patients était amélioré. Ceux ayant commencé l’étude avec un score d’au moins 20 points ont gagné en moyenne,1 point par rapport au placebo. Les gains les plus importants ont été constatés sur le travail cognitif. Ils ont atteint 6,9 points sur l’échelle cognitive de 50 points chez des patients étant à l’état le plus sévère de la maladie et prenant les plus fortes doses.

 

Une protection contre la neurotoxicité des acides aminés excitateurs

L’acide glutamique et l’acide aspartique sont les deux principaux acides aminés excitateurs, des neurotransmetteurs du cerveau de l’homme. Sans eux, nous serions mentalement à l’état végétatif.

 

Dans certaines conditions, comme une lésion cérébrale traumatique ou une attaque cérébrale, des quantités excessives d’acides aminés excitateurs s’accumulent dans le liquide entourant les cellules cérébrales, provoquant des lésions, voire la destruction de cellules nerveuses ou gliales par des mécanismes radicalaires.

Les deux principales sources alimentaires d’acides aminés excitateurs sont le glutamate monosodium, un stimulant du goût, et l’aspartame. Par ailleurs, de nombreux aliments transformés contiennent des protéines végétales hydrolysées, des extraits de levures, des isolats de protéines de soja et des ingrédients similaires qui sont essentiellement des acides aminés excitateurs.

 

Dans des études avec différents types de cellules nerveuses aussi bien qu’avec des cellules oligodendrogliales, l’idébénone a fait preuve d’un puissant effet protecteur contre la toxicité du glutamate.

 

L’ataxie de Friedrich

C’est une maladie autosomique récessive caractérisée par une dégénérescence cérébelleuse. Elle est due à une déficience de la frataxine (une protéine impliquée dans la régulation du contenu en fer mitochondrial), responsable de lésions oxydatives à cause d’une surcharge mitochondriale en fer. Cela conduit à une déficience dans les enzymes mitochondriales, une réduction de la production d’énergie et des lésions mitochondriales.

En 1999, une équipe de chercheurs de l’INSERM a publié dans le Lancet des résultats encourageant de l’utilisation de l’idébénone dans le traitement de cette maladie. Trois jeunes malades avec une cardiopathie hypertrophique ont bénéficié de ce traitement qui leur a été administré pendant quatre à neuf mois. Cela s’est traduit par une diminution significative de l’atteinte cardiaque des trois patients. Une autre équipe a réalisé une étude similaire d’une année, en double aveugle contrôlée contre placebo, sur 29 patients souffrant d’une ataxie de Friedrich. À la fin de l’étude, ils ont constaté une amélioration de l’atteinte cardiaque. Les modifications cardiaques étaient modestes mais ces résultats suggèrent qu’une plus vaste étude évalue si l’idébénone peut réduire l’hypertrophie ventriculaire chez des patients atteints de cette maladie

Comparaison de la CoQ10 et de l’idébénone

¤ L’idébénone est un antioxydant beaucoup plus puissant que la CoQ10. Des études indiquent en effet qu’elle neutraliserait les radicaux libres 30 à 100 fois plus efficacement que la vitamine E ou la vinpocétine.

¤ En condition d’hypoxie, l’idébénone apporte une protection alors que dans une telle situation, la CoQ10 peut presque avoir un rôle inverse.

¤ À la différence de la CoQ10, l’idébénone augmente le facteur de croissance des cellules nerveuses et stimule l’activité cholinergique, renforçant ainsi les capacités cognitives.

¤ Grâce à sa puissante activité antioxydante, l’idébénone protège les mitochondries en balayant l’activité radicalaire ainsi que l’ADN mitochondrial.

Nutranews.com

 

28.08.2009

Elle est pas belle la vie, en France?

27/08/09 8:13

http://www.rachatducredit.com:80/le-pays-qui-56565compte-...

La maladie Grippe A se propage à vitesse grand V ?

 

Le Brésil est le pays le plus affecté par le virus H1N1 de la Grippe Aviaire selon les données publiées par l’OMS.A ce jour,557 personnes brésiliennes sont mortes.

27.08.2009

Le choc des photos....

carte grog 1.jpg

26.08.2009

Surveillance GROG - semaine 34

Virus A(H1N1) : au 19/08/2009

Situation calme

Plusieurs cas de grippe A(H1N1)2009 sont signalés par les médecins vigies GROG et confirmés par des prélèvements rhino-pharyngés en Nord-Pas-de-Calais, Auvergne, Rhône-Alpes, Bourgogne, Provence-Alpes Côte d’Azur.

Les Infections Respiratoires Aiguës (IRA) sont rares actuellement mais 18 % du petit nombre de prélèvements effectués au sein du réseau sont positifs pour la grippe A(H1N1)2009. Il s’agit tantôt de cas isolés, tantôt de foyers au sein de familles ou de collectivités. Les vacances peuvent influencer la cinétique de ces foyers :

- parents faisant étape dans une commune pendant un long trajet vers ou au retour de leur lieu de vacances (exemple : cas confirmés par un médecin vigie GROG de Bourgogne chez une famille revenant d’Espagne),

- foyers successifs dans un club de vacances renouvelant ses « gentils membres » chaque semaine le même jour, les animateurs permanents jouant le rôle de réservoir.

 

Malgré cette circulation du virus grippal pandémique dans la population, le niveau d’activité des infections respiratoires aiguës reste stationnaire à un niveau faible : 1 à 2 cas par jour et par médecin, en médecine générale et en pédiatrie. On est très loin des niveaux observés lors de l’épidémie saisonnière de l’hiver dernier. On est même en dessous des niveaux pré-épidémiques décrits par les médecins vigies en octobre 2008.

En pratique

- le virus de la grippe A(H1N1)2009 circule en France métropolitaine et se répand dans la population ;

- les mouvements de population liés aux vacances favorisent sa dissémination ;

- le nombre des cas est faible et n’a pas d’impact sur l’activité des médecins généralistes et des pédiatres.

 

Étonnant si l'on considère que par ailleurs on indique que désormais il y a 4500 contaminations par semaine alors que c'était 3.000 la semaine antérieure

Mesures de protection des personnes les plus vulnérables

et mesures de maintien des services vitaux du pays, sont les 2 objectifs de la vaccination. L’European Centre for Disease Control and prevention (ECDC), notre « OMS » européen publie ses directives pour la vaccination contre le virus A/H1N1 dans la situation de pandémie actuelle. Un document qui fournit aux autorités sanitaires des informations et des conseils sur l'utilisation et de vaccin contre la grippe pandémique et surtout des options pour la hiérarchisation des stratégies et des groupes « cibles » pour la vaccination.

 

 L’ECDC rappelle d’abord une virulence plus importante du virus A/H1N1 en raison de l’absence de « pré-immunité » des populations européennes face à ce nouveau virus, encore inconnu des classes d’âge inférieur à 65 ans. Par conséquent, le nombre réel de cas de grippe risque selon l’ECDC d'être plus élevé que celui des cas de grippe saisonnière.

 

La vaccination à partir d’une souche spécifique est considérée comme l'un des moyens de lutte les plus efficaces protéger les populations en cas de pandémie. Toutefois, le vaccin contre la grippe pandémique ne sera pas disponible pour tous dès le début de la saison grippale en Europe, les livraisons des fabricants seront échelonnées, et il y aura vraisemblablement des délais voire des difficultés de distribution. « Assurer l'approvisionnement en vaccins sera difficile dans un délai raisonnable », confie l’ECDC dans son communiqué.

 

L'utilisation stratégique de vaccins, après réflexion sur les principaux groupes prioritaires est essentielle pour optimiser les effets bénéfiques de la vaccination, en fonction du volume de doses disponibles. Les objectifs généraux de la vaccination doivent donc être précisés avant toute décision de priorité sur telle ou telle population « cible ». Ces décisions peuvent être spécifiques à tel ou tel pays, ou région, précise le communiqué : En fonction des « ressources » de vaccins et du système sanitaire, ou simplement du nombre de seringues, du mode de distribution.

 

Les objectifs d’une stratégie de vaccination en cas de pandémie sont de 2 ordres :

 

-          Les mesures d'atténuation, d’abord, qui vont permettre de protéger les personnes les plus vulnérables, comme les sujets atteints de maladies graves, par exemple.

 

-          Les mesures de protection des services essentiels ou vitaux pour le pays.

 

L’imprévisible implique une stratégie spécifique : A/H1N1 est un nouveau virus, rappelle l’ECDC et les « pandémies des temps modernes » sont toutes différentes… et de la grippe saisonnière également. En conséquence, les groupes à risque sont également différents des groupes à risque face à la la grippe saisonnière.

 

Une stratégie spécifique doit donc être adoptée qui met davantage l'accent sur la nécessité de maintenir les services essentiels du pays qui doivent donc être intégrés aux groupes prioritaires pour la vaccination.

 

Les groupes cibles de la vaccination sont, selon les recommandations de l’ECDC :

 

-          Les personnes âgées de moins de 65 ans avec des conditions chroniques sous-jacentes (maladies respiratoires chroniques, maladies cardiovasculaires, troubles du métabolisme (diabète, notamment), maladies hépatiques et rénale, personnes avec déficit d'immunité (congénitale ou acquise), troubles neurologiques ou neuromusculaires chroniques, ou toute autre condition qui implique un déficit de l'immunité ou de la fonction respiratoire;

 

-          Les jeunes enfants (en particulier de moins de deux ans);

 

-          Les femmes enceintes.

 

L’ECDC fait remarquer, qu’en cas de grippe saisonnière, les personnes âgées de 65 ans et plus sont prioritaires pour la vaccination, ce qui n’est pas le cas dans les recommandations actuelles concernant le virus A/H1N1. Selon l’ECDC,  les personnes âgées semblent généralement d'être à risque plus faible d’infection probablement en raison de leur immunité

 

D’autres  groupes pourraient se voir proposer la vaccination, il s’agit

 

-          Des enfants : Il existe des arguments en faveur de l'offre de vaccination pour les enfants car ils peuvent participer à « l'amplification locale » de la diffusion du virus. 

 

-          Les professionnels de santé pour des raisons évidentes, en particulier de maintien des services de santé.

 

-          Les bébés de moins de six mois ne pourront, à ce stade, être vaccinés en raison de l'absence de données sur l'immunogénicité et la sécurité du vaccin et il serait donc logique de proposer la vaccination aux personnes en contact avec eux.

 

-          Enfin, les travailleurs indispensables pour la réponse à la pandémie.

 

Source: ECDC, communiqué et rapport : Interim guidance: Use of specific pandemic influenza vaccines during the H1N1 2009 pandemic

Arsenic

Etrange de parler de ce poison, me direz-vous. Non, l'arsenic n'est pas uniquement un poison, au contraire ! Sous sa forme organique, il est indispensable pour notre corps. Il intervient dans un grand nombre de réactions chimiques, notamment pour l'entretien des os. Il n'existe pas de carence en arsenic constatée chez l'homme.

 

Où trouve-t-on l'arsenic ?

Les aliments riches en arsenic sont les fruits de mer et les poissons. De nombreux légumes en contiennent également (chou ou épinard par exemple). Enfin, on peut le trouver dans certaines eaux de boisson.

 

Quels sont les apports recommandés en arsenic ?

L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (Afssa) n'a pas défini d'apports nutritionnels conseillés pour l'arsenic, car les besoins sont largement couverts par l'alimentation. Néanmoins, ils se situeraient autour de 12 à 25 microgrammes. Bien sûr, l'arsenic à hautes doses est toxique : problèmes de peau, atteinte du foie, troubles nerveux… Mais la limite à ne pas dépasser est bien au-dessus des apports moyens de l'alimentation. L'Afssa propose une limite de sécurité de 140 à 250 microgrammes par jour.

25.08.2009

Préparer son système immunitaire avant la pandémie

Dans notre "Plan personnel de préparation à une pandémie", il serait sûrement intéressant de chercher à renforcer notre système immunitaire. J'espère que vous trouverez dans ce qui suit, matière à vous intéresser et que d'autres articles s'y rajouteront, pour le bien de tous.

 

SYSTÈME IMMUNITAIRE

Un lymphocyte, principale composante du système immunitaire humain

Le système immunitaire d'un organisme est un ensemble coordonné d'éléments qui permet de discriminer le « soi » du « non-soi ». Il agit comme un mécanisme de défense contre les pathogènes, tels que les virus, les bactéries, les parasites, les cellules cancéreuses, certaines particules ou molécules «étrangères» (dont certains poisons).

 

Il est responsable du phénomène de rejet de greffe[1].

On dénombre plusieurs variantes de systèmes immunitaires parmi les espèces animales, et parfois un même organisme peut accueillir plusieurs systèmes immunitaires (le cerveau humain, par exemple, possède son propre système immunitaire, distinct de celui du reste du corps). De nombreuses espèces, dont les mammifères, utilisent la variante décrite ci-après.

 

Le mot «immunité» vient du latin immunitas («exempté de charge»)

Les principaux agents du système immunitaire sont les cellules immunitaires appelées leucocytes (ou globules blancs) produites par des cellules souches, au sein de la moelle osseuse.

 

Il existe deux types de mécanismes de défense:

1. Les mécanismes de défense non-spécifique ou innée ou naturelle, comme la protection de la peau et les muqueuses, l'acidité gastrique, les cellules phagocytaires ou les larmes;

 

2. Les mécanismes de défense spécifique, comme l'action dirigée des lymphocytes et la production d'anticorps spécifiques.

 

On appelle réponse immunitaire l'activation des mécanismes du système immunitaire face à une agression de l'organisme.

 

L'ensemble de ces systèmes (y compris chez l'homme la vaccination) permet la résilience immunitaire ; notion qui recouvre la somme des mécanismes efficaces de défense d’un organisme vis-à-vis d’un agent pathogène (du grec pathos: malheur).

 

Mécanisme de défense

L'organisme se défend contre les agressions, c'est-à-dire des processus qui ont pour conséquence de détruire des êtres vivants. Ces agressions peuvent revêtir différentes formes :

 

1. Les agressions dites physico-chimiques:

* Mécaniques : frottements, chocs, chutes, etc.

* Facteurs climatiques : altitude, changement brusque de température, rayonnements, sécheresse, poussières, etc.

* Agression par des agents chimiques : acides, bases, etc.

1. Les agressions par d'autres êtres vivants :

 

Un organisme constitue en effet pour un autre organisme un endroit idéal pour ses propres cellules et aussi pour un certain nombre de micro-organismes qui pourraient y proliférer, il s'agit alors d'une infection. Les agresseurs dans ce cas peuvent être :

 

* des virus

* des bactéries

* des champignons

* des levures

* des helminthes

* des arthropodes

 

Mécanismes de défense non-spécifique

Barrières physiques

* La peau est le premier, le plus grand et le plus important élément du système immunitaire : il prévient l'entrée de la plupart des corps étranger. Les personnes qui perdent trop de peau, par brûlure par exemple, succombent à des infections. Pour éviter cela, elles sont placées dans des chambres hospitalières maintenues stériles.

 

* Les muqueuses qui recouvrent les voies oropharingiennes et digestives, les voies respiratoires et urogénitales constituent également une barrière physique. Les cellules très étroitement juxtaposées sont imperméables à la plupart des agents infectieux. En surface de certaines muqueuses, un film de mucus animé par les battements de cils vibratiles permet de fixer, enrober puis évacuer vers l'extérieur la plupart des particules ou être vivants intrus.

 

* Les cellules possèdent enfin divers systèmes « passifs » de défense chimiques et biochimiques (enzymes, acides gras, acide lactique, flore intestinale, pH du corps...).

 

Cellules phagocytaires

Les lymphocytes phagocytaires (qui capturent puis digèrent les microbes) sont à :

 

* 70% des granulocytes neutrophiles,

* 5% des monocytes, qui se transformeront par la suite en macrophages,

* 1,5% des granulocytes éosinophiles.

 

Système du complément

Le système du complément est un ensemble de protéines faisant partie de l'immunité non-spécifique et agissant par une cascade protéolytique.

La pierre angulaire de ce système est la protéine C3b. Elle permet :* d'opsoniser les bactéries, et permettre ainsi la fixation des macrophages à leurs surfaces;

* de recruter le complexe CAM (complexe d'attaque de la membrane des bactéries).

 

On arrive à la protéine C3b du complément de 3 façons différentes :

* par la voie dite "classique" : la cascade est déclenchée par la liaison de l'anticorps (lié à l'antigène) à la première protéine du complément C1;

* par la liaison d'une protéine spécifique à un sucre se trouvant à la surface de la bactérie;

* par la liaison du facteur B à une C3b déjà insérée dans la membrane bactérienne. C'est ce qu'on appelle la voie alternative.

 

Réaction inflammatoire

Les 4 signes de l'inflammation sont: rougeur, chaleur, douleur et enflure.

1. La réaction inflammatoire :

* réaction vasculaire

* réaction cellulaire

 

1. Les phagocytes et lymphocytes T cytotoxiques :

* les leucocytes phagocytaires

* les lymphocytes T cytotoxiques

 

1. Les protéines antimicrobiennes (défense humorale).

Système lymphatique

Les globules blancs passent la majeure partie de leur temps hors du système circulatoire, et patrouillent dans le liquide interstitiel des cellules où se déroulent la plupart des luttes contre les agents pathogènes. Certains macrophages résident en permanence dans les organes (poumons, foie) ou dans le système lymphatique.

 

Système lymphatique : il comprend divers organes (thymus, moelle osseuse, rate, amygdales, appendice et ganglions lymphatiques) qui jouent un rôle important dans le système immunitaire.

 

Les capillaires lymphatiques absorbent une partie du liquide interstitiel qui baigne les tissus. Le liquide, alors appelé lymphe, finit par retourner dans la circulation sanguine via le canal thoracique. Sur son parcours, la lymphe traverse de nombreux ganglions lymphatiques dans lesquels tout agent pathogène rencontre des globules blancs.

 

Mécanismes de défense spécifique

1. Spécificité

2. Reconnaissance du soi et du non-soi :

* soi :

Le soi d'un individu est défini par des récepteurs sur la membrane de ses cellules, ces récepteurs constituent des marqueurs de son identité (carte d'identité). Dans le cas des lymphocytes NK, c'est l'absence de molécule du soi qui déclenche la réponse.

 

* non-soi :

Le non-soi d'un individu est défini par des récepteurs cellulaires ou toute autre molécule différente du soi et ainsi reconnus comme étrangers par notre organisme. Le non-soi déclenche une réaction immunitaire.

 

Système immunitaire humoral

Le système immunitaire humoral agit contre les bactéries et les virus dans les liquides du corps humain (tels que le sang). Ses principaux moyens d'action sont les immunoglobulines, aussi appelées anticorps, produites par les cellules B (B de l'anglais Bone marrow, la moelle osseuse. En effet, ces cellules se développent dans la moelle osseuse).

 

Système immunitaire cellulaire

Le système immunitaire cellulaire s'occupe des cellules infectées par des virus, bactéries, et les cellules cancéreuses. L'action s'effectue via les cellules T, aussi appelées lymphocytes T (T parce que ces cellules mûrissent dans le thymus après leur naissance dans la moelle osseuse). On distingue deux grandes familles de cellules T :

* les cellules T cytotoxiques (TC) reconnaissent les cellules infectées en utilisant des récepteurs pour tester la surface des autres cellules. Si elles reconnaissent une cellule infectée, elles peuvent la détruire ainsi que le virus qu'elle contient.

 

* les cellules T Helper (TH) qui interagissent avec les macrophages (qui ingèrent les substances dangereuses) et produisent également des cytokines (interleukine) induisant la prolifération des cellules B et T.

 

Aux lymphocytes T s'ajoutent aussi les cellules dites « NK » pour Natural Killers. Ces cellules sont impliquées dans une réponse à mi-chemin entre spécifique et non spécifique, selon les situations. Elles jouent notamment un rôle en début de grossesse, le fœtus devant se protéger contre elles pour pouvoir survivre dans le ventre de sa mère.

 

Les maladies du système immunitaire

Le système immunitaire peut poser des problèmes soit en excès soit en défaut:

En effet si le système immunitaire s'attaque aux cellules de l'organisme qui ne sont pas pathologiques (par mauvaise reconnaissance), il va alors se créer une maladie auto-immune qui va se caractériser par une inflammation continue de certains tissus ou par la nécrose complète de certains tissus (par exemple le diabète de type I).

Si il y a un défaut du système immunitaire, dans ce cas les pathogènes ou les cancers pourront se développer plus aisément.

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_immunitaire

Traitement immédiat des cas graves

Les données examinées par les experts indiquent que, prescrit à bon escient, l’oseltamivir peut réduire sensiblement le risque de pneumonie (une des premières causes de décès pour la grippe pandémique comme saisonnière) et la nécessité d’hospitaliser.

 

Pour les patients qui se présentent avec une forme grave de la maladie ou dont l’état commence à se dégrader, l’OMS recommande d’administrer l’oseltamivir le plus vite possible. Les études montrent un lien solide entre le traitement précoce, de préférence dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes, et une amélioration de l’issue clinique. Dans le cas des patients atteints d’une forme grave ou dont l’état empire, le traitement doit être administré même s’il est entrepris à un stade plus tardif. On pourra prescrire le zanamivir quand on n’a pas d’oseltamivir ou qu’on ne peut pas l’utiliser pour quelque raison que ce soit.

 

Cette recommandation s’applique à tous les groupes de malades, y compris les femmes enceintes, et à toutes les tranches d’âge, y compris les enfants en bas âge et les nourrissons.

 

Dans le cas des patients présentant un état pathologique sous-jacent augmentant le risque de maladie grave, l’OMS recommande de les traiter à l’oseltamivir ou au zanamivir. Il faut également les traiter le plus tôt possible après l’apparition des symptômes, sans attendre les résultats des analyses de laboratoire.

 

Les femmes enceintes faisant partie des groupes exposés à un risque accru, l’OMS préconise de leur administrer le traitement antiviral le plus tôt possible après l’apparition des symptômes.

 

Parallèlement, l’existence d’une pathologie médicale sous-jacente n’est pas un facteur fiable de prédiction de gravité dans tous les cas, ou même dans la plupart des cas d’atteinte sévère. À l’échelle mondiale, environ 40 % des cas graves surviennent désormais chez des enfants ou des adultes, en général de moins de 50 ans, auparavant en bonne santé.

 

On observe chez certains de ces patients une dégradation soudaine et très rapide de leur état clinique, généralement aux jours 5 et 6 après l’apparition des symptômes L’aggravation de l’état clinique se caractérise par une pneumonie virale primaire, qui détruit le tissu pulmonaire et ne réagit pas aux antibiotiques, ainsi que par la défaillance de nombreux organes, dont le cœur, les reins et le foie. Ces patients doivent être placés en unité de soins intensifs et recevoir, en plus des antiviraux, d’autres traitements.

 

Les médecins, les patients et ceux qui s’occupent des soins à domicile doivent surveiller l’apparition de signes d’alerte indiquant une évolution vers une forme plus grave. Ils doivent alors prendre des mesures d’urgence, parmi lesquelles le traitement à l’oseltamivir.

 

En cas de maladie sévère ou d’aggravation, les médecins peuvent envisager d’augmenter la posologie de l’oseltamivir et de l’administrer plus longtemps que d’habitude.

Administration des antiviraux chez les enfants Suite à la publication récente de deux études cliniques, [1,2] la question s’est posée de l’opportunité d’administrer des antiviraux aux enfants.

 

Ces deux études cliniques ont fait appel à des données prises en compte par l’OMS et le tableau d’experts lorsqu’ils ont élaboré les lignes directrices actuelles et elles transparaissent pleinement dans les recommandations.

 

L’OMS préconise de traiter rapidement avec les antiviraux les enfants souffrant d’une forme sévère ou dont l’état s’aggrave, et ceux qui sont exposés à un risque de maladie grave ou de complications. Cette recommandation s’applique à tous les enfants de moins de 5 ans, cette tranche d’âge s’associant à un risque accru de forme plus sévère de la maladie.

 

Les enfants par ailleurs en bonne santé, âgés de plus de 5 ans, n’ont pas besoin d’un traitement antiviral, à moins que leur maladie ne persiste ou ne s’aggrave.

 

Signes de danger chez tous les patients

Les médecins, les patients et ceux qui s’occupent de les soigner à domicile doivent surveiller l’apparition de signes d’alerte indiquant une aggravation de l’état. Cette évolution pouvant être très rapide, il convient de consulter un médecin dès l’apparition, chez un cas confirmé ou présumé d’infection par le virus H1N1, des signes de danger suivants:

 

    * essoufflement, soit pendant une activité physique, soit au repos.

    * difficultés respiratoires

    * cyanose

    * expectorations sanglantes ou teintées

    * douleurs thoraciques

    * altération de l’état mental

    * fièvre élevée persistant plus de trois jours

    * hypotension artérielle

 

Chez l’enfant, les signes de danger sont une respiration rapide ou difficile, une baisse de la vigilance, une difficulté à se réveiller, peu ou pas de désir de jouer.

 

 

23.08.2009

Qui vacciner en priorité ?

Grippe A(H1N1): Un défi pour les gouvernements

PARIS - Face à l'impossibilité de pouvoir vacciner dans un premier temps l'ensemble de la population contre la grippe pandémique A(H1N1), les gouvernements vont devoir faire des choix et établir des priorités.

 

Vendredi, la directrice de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Margaret Chan soulignait qu'il s'agissait d'"une des décisions les plus difficiles que les gouvernements auront à prendre". Selon Melinda Henry, porte-parole de l'organisation, les Etats devront décider "s'ils veulent stopper la contagion, protéger les infrastructures essentielles d'un pays ou réduire le nombre de cas de malades et de morts".

 

Alors qui vacciner d'abord ? Les enfants scolarisés et leurs parents, répondent des chercheurs américains dans la revue Science. Privilégier les jeunes, cibles du virus dont ils sont également un grand vecteur, empêcherait la contagion dans les écoles et la transmission aux parents, puis au reste de la communauté. Moins de vaccins seraient nécessaires que pour la grippe saisonnière, affirment-ils.

 

Au Japon, la vaccination de la plupart des enfants contre la grippe saisonnière entre 1962 et 1987 a divisé par trois ou quatre le taux de mortalité, sauvant 37.000 à 49.000 vies. Selon d'autres experts, le vaccin vaut d'abord pour les personnes souffrant de pathologies chroniques, leur évitant des complications. L'OMS prône pour l'instant de vacciner les personnels de santé, à charge pour les Etats de définir pour les autres leur propre politique.

Aux Etats-Unis, pays le plus touché par la grippe A(H1N1) au monde, les autorités sanitaires veulent vacciner 160 millions de personnes, soit un Américain sur deux. Un groupe prioritaire restreint de 41 millions de personnes à vacciner (femmes enceintes, personnels de santé, adultes de santé fragile, enfants et jeunes de 6 mois à 24 ans) a été identifié.

Le Mexique, foyer mondial de la grippe porcine en avril-mai, a sollicité un prêt de 400 millions de dollars à la Banque mondiale pour acheter 20 millions de doses pour la période décembre-avril, d'abord destinées aux populations les plus vulnérables et aux personnels de santé.

En Argentine, deuxième pays le plus touché au monde par le virus avec un peu plus de 400 morts, aucun plan de vaccination n'est annoncé pour l'instant. Au Brésil (370 morts environ), les personnels de santé seront les premiers vaccinés à l'horizon de décembre.

En Chine, les autorités espèrent vacciner 1% de la population d'ici octobre - soit 13 millions de personnes environ. Les personnels de santé, les personnes âgées et les enfants devraient être les premiers.

La Grande-Bretagne, pays européen le plus touché, a commandé 54,6 millions de doses pour 60 millions d'habitants. Un groupe prioritaire de 11 millions de personnes a été identifié, dont 2,1 millions appartenant aux services sanitaires et sociaux.

La France, comme l'Espagne et les Pays-Bas, va vacciner en premier lieu les groupes à risque - personnels de santé, personnes ayant des problèmes de santé chroniques (respiratoires, diabète...), femmes enceintes, etc. Madrid pourrait ajouter à la liste les professeurs d'école primaire. La République tchèque cible uniquement dans un premier temps les médecins, infirmières et autres employés de la Santé publique.

Au Moyen-Orient, Israël prévoit à terme de couvrir l'ensemble de la population. L'Egypte table sur 2,5 millions de personnes vaccinées pour 80 millions d'habitants. Bahrein prévoit de vacciner en priorité les personnels de santé, les malades et également les pèlerins.

Dans l'hémisphère sud, déjà lourdement frappé par l'épidémie, l'Australie annonce le début d'une "vaccination de masse" dès septembre. Deux millions de doses seront disponibles dans un premier temps pour les personnes fragiles et les personnels de santé.

 

(©AFP / 23 août 2009 06h42)

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