29.10.2009

Vitamine D

Efficacité confirmée dans la prévention des chutes

Chaque année, une personne sur trois de plus de 65 ans est victime d’une chute et 5 à 6 % des chutes se soldent par une fracture. C’est la raison pour laquelle de nombreuses autorités de santé ont fait de la prévention des chutes l’une de leurs priorités de santé publique.

 

L’un des moyens de prévention proposés consiste à supplémenter les personnes âgées en vitamine D. De fait, par l’intermédiaire de récepteurs spécifiques présents dans les muscles, cette vitamine a un effet direct sur la force musculaire. Mais les résultats des différentes études étaient décevants, et surtout contradictoires, jusqu’en 2004 où plusieurs travaux ont finalement conforté l’idée qu’un apport de vitamine D pouvait avoir un effet intéressant dans la réduction du risque de chutes. Restaient cependant deux inconnues, la dose optimale nécessaire et le seuil requis de concentration sérique de 25 OH vitamine D.

 

Une méta-analyse, récemment publiée, reprend  les résultats des différents travaux, incluant plusieurs études effectuées depuis 2004. Huit essais ont été retenus qui répondaient aux exigences de qualité annoncées.

 

Une dose journalière de 700 à 1 000 UI de vitamine D diminue en moyenne de 19 % le risque de chute, et jusqu’à 26 % en ce qui concerne la vitamine D. L’apport de calcium ne change rien à ces résultats qui sont significatifs dès le 3ème mois de traitement et se poursuivent au-delà de 12 mois. Par contre, un apport quotidien inférieur à 700 UI n’a pas d’efficacité. Quant à la concentration sérique de 25 OH vitamine D, requise pour réduire le nombre de chutes, elle doit être supérieure à 60nmol/l.

 

Les auteurs concluent qu’une supplémentation systématique par 700 UI/j de vitamine D devrait être recommandée à toutes les personnes de plus de 65 ans. Ils insistent sur la nécessité d’une bonne observance, car l’efficacité n’est pas proportionnelle à la dose en cas de dosages inférieurs à 700 UI. La vitamine D3 semble un peu plus efficace que la D2.

Les travaux futurs devront répondre à la question de savoir si des doses supérieures à 1 000 UI par jour apporteraient un bénéfice supplémentaire. Ce qui, pour le moment, n’est pas démontré.

Dr Roseline Péluchon

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