30.10.2009
Ailleurs dans le monde
Onze cas mortels de grippe A en Italie
L'Italie a enregistré onze décès de la grippe H1N1, dont quatre pour la seule journée d'aujourd'hui, a annoncé à Rome le vice-ministre de la Santé selon lequel l'Italie est le pays d'Europe qui compte le plus de personnes atteintes par la pandémie.
La ville de Naples a enregistré quatre morts en trois jours, parmi lesquels un détenu, conduisant les autorités à ordonner la vaccination des agents pénitentiaires et de la population carcérale à risque.
Plusieurs retraités ainsi qu'une femme de 43 ans, hospitalisée à Rimini (nord) pour des problèmes respiratoires, et un médecin qui venait d'opérer un patient, ont été également victimes de la maladie.
Le nombre de personnes atteintes de la grippe porcine "s'est considérablement accru", a ajouté le vice-ministre, Ferruccio Fazio, selon lequel l'Italie compte le plus grand nombre de personnes souffrant de cette maladie, avec un taux de 380 pour 100.000 habitants.
Selon le Centre national d'Epidémiologie, 200.000 cas ont été enregistrés en une semaine, et les personnes les plus touchées sont les enfants de cinq à quatorze ans.
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CANADA: Débordements massifs.
Les cliniques de vaccination du pays sont débordées par l'affluence des personnes désireuses de se prémunir contre le virus de la grippe A (H1N1). Au Québec, le premier ministre Jean Charest a même lancé un appel au calme et demandé à la population de respecter le calendrier prévu.
À Toronto, des milliers de personnes se sont massées aux portes des deux centres de vaccination de la ville dès 6 h du matin, jeudi. Mais les autorités ont rapidement dû refuser de nouveaux patients en raison du manque de vaccins. " Le chaos ", dira une femme dans la file d'attente.
Même sentiment au Nouveau-Brunswick. " Tout a été mal planifié ", s'exclame une autre femme. Bien qu'elles reconnaissent le problème des files d'attente, les autorités albertaines veulent continuer de prioriser les personnes les plus à risque.
File de gens attendant pour se faire vacciner à Ottawa
De longues heures d'attente étaient également signalées à Ottawa. Le département de santé publique de la capitale nationale compte d'ailleurs ouvrir de nouveaux centres de vaccination pour répondre à une augmentation marquée des personnes qui se présentent pour se faire vacciner.
En Outaouais, les autorités de la santé publique ont indiqué jeudi qu'elles pourraient revoir leur échéancier de vaccination en raison de l'augmentation importante du nombre de personnes infectées en quelques jours. À Gatineau, un deuxième centre de vaccination ouvrira ses portes dès vendredi. À Saint-Eustache, au nord de Montréal, la police a même dû intervenir pour calmer près de 2000 personnes qui ont attendu des heures pour le millier de doses disponibles.
À Montréal même, l'Hôpital Sainte-Justine et l'Hôpital de Montréal pour enfants sont eux aussi débordés. Environ 700 patients se sont présentés aux urgences depuis la fin de semaine, ce qui représente le double de l'affluence normale.
Si on continue d'être inondé par les enfants peu malades, lorsque votre enfant va devenir très malade, nous allons avoir de la misère à le traiter de façon appropriée.
Le Dr Michael Arsenault, directeur de l'urgence à l'Hôpital Sainte-Justine
Face à cette situation, le directeur de la Santé publique de Montréal, le Dr Richard Lessard, s'est fait rassurant. " Il y a beaucoup d'enfants qui sont malades, mais le pourcentage de complications est très bas. Et des situations comme [...] en Ontario sont [...] extrêmement rares. Donc les parents n'ont pas à [...] s'en faire outre mesure ", a-t-il dit.
De son côté, le premier ministre Jean Charest a invité les citoyens à faire preuve de patience et de discipline. Il leur a aussi demandé de respecter le calendrier prévu. D'après le calendrier proposé par les autorités sanitaires du Québec, la vaccination s'adresse présentement aux personnes à risque. Ceux qui n'ont pas de problèmes de santé sont invitées à se faire vacciner au début de décembre.
Débat sur le plan de vaccination
La Coalition des médecins pour la justice sociale interpelle le ministère de la Santé du Québec et lui demande de permettre aux médecins de famille de vacciner leurs patients dans leur cabinet, comme c'est le cas notamment à Toronto et à Vancouver.
En entrevue à RDI, le président de la coalition, le Dr Paul Saba, a expliqué que puisque les 4000 omnipraticiens au Québec sont en mesure de donner le vaccin contre la grippe saisonnière, ils ont l'expertise pour faire de même avec le vaccin contre la grippe A (H1N1). Le Dr Saba a ajouté que ces patients ont déjà un lien de confiance avec leur médecin.
Le Dr Saba a invité Québec à un peu plus de flexibilité et demandé aux autorités d'élargir le programme de vaccination. Il a rappelé que les médecins ne sont pas rémunérés pour la vaccination. " On ne peut pas faire du stockage dans les entrepôts parce qu'il y a un blocage au niveau des personnes capables de vacciner ", a déclaré le Dr Saba.
Une collègue du médecin, la Dre Sylvie Baribeau, a affirmé à la radio de Radio-Canada qu'elle ne comprenait pas le plan du ministère de la Santé, et surtout pourquoi la vaccination de la majorité de la population à Montréal ne débutera que le 7 décembre prochain. " Je me vois mal envoyer mon patient de 85 ans au Palais des congrès, attendre six heures debout pour avoir une vaccination ", a expliqué la Dre Baribeau.
Également en entrevue à RDI, le directeur national de la Santé publique du Québec, le Dr Alain Poirier, a dit que Québec était limité par la quantité de doses acheminées, soit 430 000 par semaine selon lui. Il a ajouté que chaque fiole de vaccin contenait 10 doses qui doivent être utilisées dans une période de 24 heures, ce qui correspond davantage à un modèle de vaccination de masse.
Le Dr Poirier a fait valoir que ce n'est pas tout le monde qui a un médecin de famille, et que ce n'est pas dans toutes les régions que les omnipraticiens offrent le vaccin. Comme les autorités n'ont pas encore reçu toutes leurs doses, et qu'elles ne disposent pas de beaucoup de temps pour la vaccination, elles ne peuvent disperser les doses dans plusieurs endroits, a expliqué le directeur de la Santé publique.
Le nombre de doses débattu à Québec et Ottawa La question du nombre de doses a été évoquée à l'Assemblée nationale, jeudi. Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, a affirmé que le Québec ne recevait pas sa juste part des 6 millions de doses expédiées dans les différentes provinces jusqu'à maintenant. Selon le député du Parti québécois, le Québec aurait dû recevoir 1,4 million de ces doses, soit 23 %, comme sa proportion de la population canadienne.
Tant le ministre de la Santé, Yves Bolduc, que le directeur de la Santé publique ont affirmé que le Québec recevrait quelque 400 000 doses de plus d'ici la fin de la semaine, ce qui rapprocherait les stocks du million de vaccins disponibles. Le dossier de la grippe A (H1N1) a aussi fait l'objet de débat à Ottawa, où le député libéral Bob Rae a accusé le gouvernement Harper d'avoir été trop lent à réagir, comparativement à d'autres pays qui ont approuvé le vaccin avant le Canada.
" Si le vaccin avait été disponible avant, on doit dire qu'on aurait pu sauver des vies. C'est clair qu'il y a des jeunes et des autres qui n'ont pas reçu le vaccin au moment où, du point de vue de la gestion du système, cela aurait été possible ", a déclaré M. Rae en point de presse. À la Chambre des communes, le ministre de l'Industrie, Tony Clement, a répondu aux questions adressées à sa collègue de la Santé, Leona Aglukkaq. M. Clement a affirmé qu'avec les 3 millions de doses supplémentaires attendues la semaine prochaine, le Canada pourra compter sur 9 millions de vaccins sous peu.
Mise en garde contre les antibactériens
Devant le succès des lingettes et gels antibactériens, en raison de l'épidémie de grippe A (H1N1), l'Association médicale canadienne (AMC) met la population en garde contre ces produits. Selon l'organisme, ces produits rendent les bactéries résistantes aux antibiotiques.
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29.10.2009
Vitamine D
Efficacité confirmée dans la prévention des chutes
Chaque année, une personne sur trois de plus de 65 ans est victime d’une chute et 5 à 6 % des chutes se soldent par une fracture. C’est la raison pour laquelle de nombreuses autorités de santé ont fait de la prévention des chutes l’une de leurs priorités de santé publique.
L’un des moyens de prévention proposés consiste à supplémenter les personnes âgées en vitamine D. De fait, par l’intermédiaire de récepteurs spécifiques présents dans les muscles, cette vitamine a un effet direct sur la force musculaire. Mais les résultats des différentes études étaient décevants, et surtout contradictoires, jusqu’en 2004 où plusieurs travaux ont finalement conforté l’idée qu’un apport de vitamine D pouvait avoir un effet intéressant dans la réduction du risque de chutes. Restaient cependant deux inconnues, la dose optimale nécessaire et le seuil requis de concentration sérique de 25 OH vitamine D.
Une méta-analyse, récemment publiée, reprend les résultats des différents travaux, incluant plusieurs études effectuées depuis 2004. Huit essais ont été retenus qui répondaient aux exigences de qualité annoncées.
Une dose journalière de 700 à 1 000 UI de vitamine D diminue en moyenne de 19 % le risque de chute, et jusqu’à 26 % en ce qui concerne la vitamine D₃. L’apport de calcium ne change rien à ces résultats qui sont significatifs dès le 3ème mois de traitement et se poursuivent au-delà de 12 mois. Par contre, un apport quotidien inférieur à 700 UI n’a pas d’efficacité. Quant à la concentration sérique de 25 OH vitamine D, requise pour réduire le nombre de chutes, elle doit être supérieure à 60nmol/l.
Les auteurs concluent qu’une supplémentation systématique par 700 UI/j de vitamine D devrait être recommandée à toutes les personnes de plus de 65 ans. Ils insistent sur la nécessité d’une bonne observance, car l’efficacité n’est pas proportionnelle à la dose en cas de dosages inférieurs à 700 UI. La vitamine D3 semble un peu plus efficace que la D2.
Les travaux futurs devront répondre à la question de savoir si des doses supérieures à 1 000 UI par jour apporteraient un bénéfice supplémentaire. Ce qui, pour le moment, n’est pas démontré.
Dr Roseline Péluchon
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Un épidémiologiste fait de ...la voyance
mais, bien sûr, c'est une plaisanterie minable!
d'antoine flahault
http://blog.slate.fr/h1n1/2009/10/28/generation-68-les-pa...
Génération 68: les pavés dans la mare pandémique
On avait déjà entendu à propos des événements de 1968 (pour une fois je ne me réfère pas aujourd’hui à la pandémie éponyme) qu’ils révélaient le malaise d’une génération d’enfants de l’opulence de l’après-guerre, « d’enfants gâtés » en quelque sorte. Mais cette analyse n’escamotait-elle pas la prise de conscience que les évènements de 68 un peu partout dans le monde – surtout le monde riche en effet – ont correspondu à un tournant profond de la société moderne. On le sait : il y a un « avant » et un « après » 68, dans la vie universitaire, culturelle, intellectuelle de notre pays, mais aussi de toute l’Europe, et des Etats-Unis. Il y a aussi un avant et après 68, dans la vie de nos institutions, mais aussi dans les relations humaines, dans notre code vestimentaire ou capillaire. Un progrès ? Pas nécessairement, ou pas toujours, là n’est pas la question.
Je ne cherche pas à faire davantage l’apologie ou la critique d’une génération utopiste à laquelle je n’appartiens pas (j’avais huit ans). En revanche je voudrais proposer cette clé de lecture pour tenter de comprendre les raisons du phénomène que nous observons, sans chercher à (trop) porter de jugement à ce stade. Pourquoi 83% des Français déclarent aujourd’hui ne pas vouloir se faire vacciner contre cette grippe pandémique ? Aurait-on 83% d’« enfants gâtés » ? Pourquoi en est-on arrivé là ?
Virologues et épidémiologistes ont été capables d’identifier de manière très précoce la nouvelle souche grippale et de prévoir qu’elle serait responsable de la première pandémie du XXIème siècle. Les Etats ont été capables de constituer des stocks massifs d’antiviraux, de masques de protection, de solutés hydro-alcooliques. Les industriels du médicament ont été capables de fabriquer des vaccins en un délai record permettant ainsi d’espérer qu’ils seraient à temps disponibles pour le plus grand nombre. Et puis patatras !
Tout l’édifice patiemment construit pour le bien commun semble s’écrouler sous nos pieds : la population tourne massivement le dos et s’en va en maugréant. L’expert se dit, comme le presque-noyé qui se raccroche à une branche providentielle, qu’un décès, un cas plus médiatisé que les autres va bien finir par convertir les habitants de la Cité. Mais non, le peuple boude durablement, écoeuré même qu’un décès supplémentaire semble réjouir le macabre expert. Le peuple ne se retourne même plus. Les faits peuvent parler, il semble avoir décidé résolument de ne plus y croire.
Peut-être, les barricades cèderont-elles ? Peut-être, la raison reviendra-t-elle ? De la même manière l’utopie des pavés de mai n’était pas plus raisonnable. Mais il restera sans doute des traces de ce fossé qui s’est constitué entre, d’une part, une si grande partie de l’opinion et, de l’autre, les expert, les industriels et les dirigeants de la santé. De part le monde, une blogosphère insensée s’agite et semble mieux à même de convaincre l’opinion ; comment comprendre ? Cette blogosphère apparaît souvent réfractaire aux données scientifiques. Elle a des accents parfois paranoïaques, agite volontiers la théorie du complot, dénonce sans la moindre preuve les manipulations d’Etat, dépose plainte pour empoisonnement. La raison, les chiffres, les prévisions des modèles semblent dérisoires. Pire : ils participent à la grande manipulation.
Nos enfants des beaux quartiers rentreront-ils dès l’aube, les mains noircies par les pavés calcinés, pour se mettre à table et manger à nouveau dans l’argenterie de leurs parents ? Ou bien ne porteront-ils bientôt plus que des cols Mao et appelleront-ils, cheveux longs au vent, leurs aînés par leurs prénoms en les tutoyant ? Il y aura peut-être dans le rapport de notre société à la santé publique un avant et un après 2009. Peut-être notre société opère-t-elle sous nos yeux une mue irréversible vis-à-vis du discours des experts et des médecins, des politiques et des producteurs de vaccins et de médicaments. Un progrès ? Ce n’est pas sûr. Une prophétie un peu hâtive ? Pourquoi pas ?
Antoine Flahault
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28.10.2009
Etes-vous prêts? vraiment prêts
La grippe A est une "menace sociale"
Pour Patrice Bourdelais, historien et professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, l'épidémie pourrait provoquer de graves tensions dans le pays.
Le ministère de la Santé n'a cessé de communiquer durant l'été. Aujourd'hui, les stocks de vaccins sont là, mais l'épidémie se fait attendre. Certains doutent même de son existence. Alors pourquoi les pouvoirs publics se sont-ils autant mobilisés?
Il y a d'abord un particularisme français: depuis l'affaire du sang contaminé, le principe de précaution régit l'attitude de nos gouvernants en matière de santé publique. Mais, plus généralement, aujourd'hui, c'est l'ensemble des sociétés contemporaines qui présentent un seuil de tolérance extraordinairement bas aux événements imprévisibles et dramatiques. Un décès, et c'est la Une des journaux télévisés. La mort fait peur, elle a été peu à peu exclue de notre environnement, au point que nous sommes très démunis face à elle. Qui se souvient que la grippe de Hongkong a provoqué en France, durant l'hiver 1968, la disparition de 28 000 personnes? Où est notre mémoire collective de ces deuils?
Comment expliquez-vous l'évidente réticence des populations à se faire vacciner, même gratuitement?
On peut appeler cela le syndrome de Pierre et le loup: l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a eu beau monter ce phénomène en épingle, les Français, eux, ne voient toujours rien venir. Pis: on leur explique que le vaccin a été (trop?) rapidement étudié par les autorités de santé, qu'il contient des adjuvants– le mercure, notamment. Comme les pouvoirs publics, les individus raisonnent en termes de risque. Sans doute le risque épidémique est-il actuellement, à leurs yeux du moins, inférieur au risque vaccinal.
Il suffirait donc que l'épidémie arrive vraiment pour que la demande de vaccins explose?
C'est très vraisemblable, et je ne vois pas comment on échapperait alors à des tensions sociales importantes, en France comme ailleurs. Il n'est pas impossible que certains gardent précieusement par devers eux "leur" Tamiflu, voire en arrivent à se battre pour faire partie des premières personnes vaccinées... Les personnes saines vont accuser les malades d'être irresponsables pour ne pas s'être fait vacciner. Ce ne sera pas la guerre civile, mais les clivages à l'intérieur des pays risquent d'être plus nets encore que ceux entre nations.
Voila donc pourquoi les personnes soi-disant saines piquent la place aux handicapés, celles au macaron… les personnes handicapés sont des super privilégié-e-s, CQFD
D'autant que les conditions de distribution du vaccin ne sont pas totalement réglées...
C'est même, à ma connaissance, une première dans l'histoire de notre pays: les pouvoirs publics ont établi une hiérarchie entre les prioritaires (personnel de santé, adolescents...) et les moins prioritaires (la population générale). Tout le monde pourra être vacciné, mais pas la même semaine. Or, sur ce point précis, les pouvoirs publics manquent de pédagogie; à mon avis, ils commettent une erreur, car certaines réactions seront violentes.
De quelle violence parlez-vous?
Ceux qui apprendront brutalement qu'ils ne pourront être vaccinés au moment où ils le souhaitent le vivront très mal. Pour peu que survienne un élément supplémentaire (chômage, origine étrangère, quartier difficile, etc.), ils en concevront un sentiment d'injustice fort, quelque chose de l'ordre du "décidément, je ne suis pas un Français comme les autres". Ils se sentiront abandonnés par le gouvernement. De ce point de vue, la grippe A constitue une menace pour la cohésion sociale.
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27.10.2009
On y est
Grippe A/H1N1: les services d'urgences pédiatriques de Paris saturés
il y a 3 heures 50 min
JeanMarie Godard
Les urgences pédiatriques des hôpitaux de Paris et de sa proche banlieue sont saturées par les consultations liées à la grippe, dans des proportions nettement plus importantes que lors des précédentes années à la même époque, a-t-on appris mardi de sources médicales. Et dans la majorité des cas pour lesquels des prélèvements ont été effectués, la présence du virus A/H1N1 est confirmée. Lire la suite l'article
Les cas sont dans leur grande majorité bénins. Mais dans ce contexte, le président de l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF) Patrick Pelloux dénonce le "manque de moyens des urgences", et met en garde contre une "crise sanitaire".
A la direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) on recensait pour la journée de lundi 296 consultations dans les hôpitaux, dont 202 enfants, reconnaissant mardi qu'il s'agissait de chiffres "très élevés".
A l'hôpital Necker à Paris, le Pr Gérard Cheron, chef du service réanimation urgences anesthésie, faisait état mardi d'une hausse de 76% des consultations pour les enfants de 1 à 15 ans, par rapport à la moyenne des quatre années précédentes à la même époque, dans les cinq établissements pédiatriques de l'AP-HP de la capitale et de la petite couronne.
"L'explication, c'est des syndromes grippaux et on prélève dans plus de 95% des cas une grippe H1N1", a-t-il précisé à l'Associated Press. "On s'y attendait, on s'y était préparé notamment avec l'expérience de ce qu'il s'est passé dans l'hémisphère Sud, mais on ne savait pas à quelle date ça allait nous tomber dessus".
"Faire face, c'est notre mission mais c'est extrêmement difficile. On a doublé les équipes de garde, mais c'est faire travailler deux fois plus les mêmes personnes. Nous le faisons avec le soutien de nos directions pour faire en sorte que les gens soient rémunérés comme ils doivent l'être et avoir des lieux pour aller se reposer", a-t-il précisé.
"Ces grippes sont, dans leur grande majorité, bénignes et ces personnes devraient se trouver dans les cabinets de médecine libérale", a-t-il déploré, "notre mission étant d'accueillir et de prendre en charge les cas sévères".
Et pour Patrick Pelloux, médecin urgentiste au SAMU de Paris, "la grippe même bénigne a bien débuté. Depuis le week-end dernier, il y a une explosion de fréquentation des services d'urgences pédiatriques en Ile-de-France. Et traditionnellement, on sait que lorsque les services d'urgences pédiatriques explosent comme ça, dans 15 jours, ce seront les adultes qui seront touchés".
"C'est beaucoup plus précoce et beaucoup plus prenant que les autres années. Il n'y a pas un lit supplémentaire d'ouvert. Le week-end dernier, il n'y avait plus un lit disponible en réanimation", a-t-il ajouté, dénonçant un "véritable scandale". "Si rien n'est fait, c'est une crise sanitaire qui commence. On n'est pas prêt juste parce qu'on a des vaccins et qu'on dit aux gens de porter des masques et de se laver les mains".
Au SAMU de Paris, la direction confirmait mardi "une activité virale très soutenue par rapport aux années précédentes", concernant particulièrement "les enfants d'âge intermédiaire, c'est-à-dire 8 à 12 ans". AP
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26.10.2009
H1N1 : jusqu'à 30% de la population de l'UE
pourrait être touchée
BERLIN - Un habitant de l'UE sur trois pourrait être infecté par la grippe H1N1 dans les prochains mois, a prévenu la Commissaire européenne à la Santé, Androulla Vassiliou, dans la presse allemande à paraître mardi.
http://www.romandie.com/ats/news/091026193353.619k0zu3.asp
"D'après tout ce que nous savons, jusqu'à 30% de la population peut attraper la grippe porcine. Dans ce cas, nous devons nous attendre malheureusement à un nombre de morts important", a-t-elle déclaré au quotidien allemand die Welt.
"Il est à craindre que le virus n'évolue et ne devienne nettement plus agressif dans les prochains mois", a-t-elle expliqué, appelant les Européens à "rester vigilants" et à "ne pas négliger" les effets socio-économiques de la grippe H1N1.
"La reprise économique dans l'UE pourrait être affaiblie. Certains secteurs économiques comme le tourisme ou l'industrie des loisirs pourraient subir des préjudices", a souligné la Commissaire chypriote.
Selon elle, "il est imaginable qu'une augmentation des arrêts-maladie et qu'une baisse de la consommation en raison du sentiment d'insécurité provoquent une baisse de productivité et des perturbations dans le système de production".
La commissaire a appelé les Européens à se faire vacciner en grand nombre, rappelant que "plus il y a de personnes vaccinées moins la pandémie peut se développer".
Mme Vassiliou a prôné la fermeture "immédiate" des établissements scolaires où des cas de grippe H1N1 seraient confirmés et d'"annuler" les loisirs prévus dans les structures sportives et artistiques également affectées.
L'épidémie de grippe est pour l'instant loin de battre son plein en Europe, une situation due en partie à une météo clémente.
(©AFP / 26 octobre 2009 20h33)
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25.10.2009
Pris dans un forum sérieux
ce qui se passe aux USA me parait surréaliste.
j'ai des sentiments mitigés.. on peut effectivement se dire qu'ils veulent écouler leur vaccin et toutes choses dans la même veine, ou qu'ils continuent sur leur lancée, maintenant que la machine a été lancée
mais j'ai plutôt l'impression que leur système de santé est en mauvais état, moins performant que celui de l'Australie qui a bien " absorbé" l'accroissement de travail en réanimation.
nous avons eu des nouvelles un peu hallucinantes du Texas et d'Albuquerque, avec un afflux de malades tremblants de fièvre, emballés dans des couvertures ..
avec des gens qui participent à des " loteries" pour gagner une consultation gratuite en médecine pour leur diabète, etc..
d'autres qui prennent leur médicament un jour sur deux, par manque d'argent
on sait aussi qu'il y a beaucoup d'obèses , qui sont des personnes fragiles ( > à 30 % de la population dans beaucoup d'états )
donc la population ne va pas bien en général
une des solutions est de vacciner, pour éviter l'afflux de malades;
seulement, ils n'ont pas reçu les vaccins.. pas assez.
d'où les queues dans la rue
traduction auto d'un post de laidback all de flutracker qui est allé voir comment se passait une vaccination
http://www.flutrackers.com/forum/showthread.php?t=129869<...
Mes observations de première main des cliniques de vaccination
Aujourd'hui, c'était le premier jour que nos services de santé locaux faisaient la première série de vaccin H1N1 injectable disponible en quantités limitées. J'ai profité de l'occasion pour visiter l'un des dispensaires aujourd'hui de la date de l'ouverture. J'ai vérifié la ligne et écouté les personnes causant la ligne. ( la ligne = la queue)
Les gens ont apparemment commencé à faire la queue au moins trois heures avant l'ouverture des cliniques. La clinique avait du personnel dans les rues de diriger le trafic intense. Il y avait des centaines de personnes en ligne et la ligne ne cesse de croître pendant plusieurs heures. Des chaises sont portées, le café chaud, et petit-déjeuner pendant qu'ils attendaient en file. Presque toutes les personnes en ligne ont été les familles qui élèvent leurs enfants à la vaccination. Une femme, travaillant dans un établissement de soins de santé, a déclaré que même les médecins et les infirmières dans son établissement n'avait pas encore reçu le vaccin. Elle était là parce qu'elle avait une condition sous-jacente.
Bien que les détails ésotériques du programme de vaccination (comme nous l'entendons ici, à FT) ne sont pas claires à la plupart des personnes dans la file, ils ont attendu patiemment toute façon. Certains compris la différence fait l'FluMist vivants atténués, et le virus inactivé dans les injections. Certains référencés de la CDC dans les conversations et tous l'air de savoir que les vaccinations ont été limités à des groupes hautement prioritaires. Ces gens étaient dans la moyenne des familles et des individus, tout comme vos voisins de palier ou de parents éloignés. Ils ne semble comprendre que les jeunes avaient un risque plus élevé et c'est pourquoi ils sont venus et ont fait la queue. Il était agréable pour moi de voir l'attitude de ces personnes. Parfois, certains d'entre nous sont blasés par les pseudo-intellectuels et les opposants des maux de la vaccination en général.
La ligne a été ordonnée et pacifique. En quelques heures, la clinique avait eu pénurie de vaccin. Je restais à voir combien ont été détournés. Il est décourageant de voir des familles à révéler et avoir leurs enfants à l'arrière de la ligne à l'autre extrémité du bloc. Pendant ce temps les personnes plus âgées, dont certaines en chaises roulantes, certaines avec des réservoirs d'oxygène, a lutté pour venir à bout de la ligne, aussi bien. Certains ont même payé pour avoir un taxi les déposer, je pense qu'ils n'ont pas eu un copain de la grippe à compter.
Cela s'est produit ce matin avant d'Obama a annoncé la «urgence». Que la prochaine série de vaccinations public sera aussi ordonnée et pacifique reste à voir. J'espère que le vaccin peut être livré en quantités suffisantes pour répondre aux besoins de ceux qui le veulent. Je crains que la déclaration d'une «urgence», provoquera un processus moins ordonné la vaccination lorsque le prochain arrivage arrive.
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Ca grouille et cafouille?
Cafards: comment s'en débarrasser?
Dans le monde, il existe quelques quatre milles espèces de blattes, appelés aussi cafards ou cancrelats ou encore coquerelle, au Québec, et « ravet » aux Antilles. Ces insectes existent depuis environ quatre cents millions d'années. Ils sont extrêmement résistants et difficiles à éradiquer. En Europe, il en existe quatre espèces : la blatte germanique, la plus répandue ; la blatte rayée très semblable à sa cousine ; la blatte orientale que l'on retrouve généralement dans les égouts, les canalisations, les caves humides et la blatte américaine, plus rare. Elles constituent un allergène majeur de la poussière de maison, au même titre que les acariens. Ces nuisibles, présents dans nos habitations, ont une prédilection pour élire domicile dans les cuisines où ils trouvent leur alimentation. Ils prolifèrent rapidement puisque la femelle peut pondre de trente à cinquante œufs. De plus, ils produisent une substance odorante incitant les individus de la même espèce à les rejoindre. Il est parfois difficile de les observer car ils fuient la lumière et se cachent dans les coins sombres, chauds et humides. Les cafards se mettent à la recherche de leur nourriture quand il fait noir.
Alors que faire pour se débarrasser des cafards ? Il faut traiter les lieux dès l'apparition des premiers spécimens. Leur présence ne signifie pas que le logement est sale, mais la saleté favorise leur développement. Le premier remède contre les cafards consiste donc à nettoyer méticuleusement les meubles et les sols. Il faut veiller à fermer soigneusement les paquets d'aliments comme les pâtes, le riz, la farine ou les pommes de terre. Pour lutter contre les cafards, il existe des méthodes « physiques », comme l'emploi de piège à cafards.
Il s'agit généralement de pièges adhésifs qu'il convient de placer aux endroits stratégiques. Ces pièges se trouvent dans le commerce, mais il est facile de les fabriquer soi-même. Il existe plusieurs remèdes naturels pour tuer ou faire fuir les cafards. En voici quelques-uns uns. Le concombre coupé en morceaux serait un excellent insectifuge. Des petites coupelles de vin rouge attireraient ces insectes nocturnes qui le boiraient jusqu'à la mort. Il est également possible de placer un linge humidifié de bière sur leur passage. Le lendemain matin, la chasse devrait être bonne. Il est possible de tenter la noyade, par exemple avec une assiette creuse remplie d'eau et avec un appât, comme une banane. Mais la lutte chimique devient indispensable quand les autres méthodes ont échouées. Les insecticides en poudre ou en pulvérisation étant très toxiques, il est indispensable d'éloigner les enfants et les animaux domestiques. Dans les rayons spécialisés, on peut trouver des aérosols pour tous les insectes rampants: blattes, punaises, araignées, fourmis ou puces. Ces insecticides peuvent être d'origine végétale ou d'origine organique de synthèse.
Les cafards étant très résistants, il est souvent conseillé d'utiliser plusieurs méthodes combinées. Il existe également un répulsif à ultrason. Les fréquences émises ne tuent pas les blattes mais les font fuir. A noter: les cafards ne résistent pas à une température inférieure à -4° C, par contre, elles ne meurent pas après avoir été passées au micro- onde !
L'ultra son, c'est un peu électromagnétique… a vous de voir si votre appartement ne recèle pas déjà un maximum d'appareils électriques.
Pour conserver sa nourriture, dans une maison de campagne par ex. il vaut mieux l'enfermer des boîtes en fer… Nous verrons plus tard des trucs et astuces de nos grands-mères.
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24.10.2009
Aux USA
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21.10.2009
Point de situation
au 20 octobre 2009 (11h)
http://www.invs.sante.fr/surveillance/grippe_dossier/points_h1n1/grippe_A_h1n1_201009/
En France métropolitaine
Les indicateurs de surveillance sont relativement stables sauf en Île-de-France où la circulation du virus A (H1N1) 2009 s’intensifie nettement.
Pour l’ensemble de la France métropolitaine, le recours aux soins en médecine de ville pour grippe clinique et infections respiratoires aiguës (IRA) est élevé et stable depuis six semaines.
En semaine 42 (du 12 au 18 octobre 2009), l’incidence des consultations pour grippe clinique estimée par le réseau Sentinelles reste stable à 159 cas pour 100 000 habitants et se situe toujours au-dessus du seuil épidémique (114 cas pour 100 000 habitants). L’excès hebdomadaire de consultations pour grippe clinique est estimé à 72 000 consultations. La proportion d’infections respiratoires aiguës (IRA) parmi les actes médicaux en médecine de ville est également stable selon le réseau des Grog. L’activité grippale du réseau SOS Médecins est en diminution depuis quatre semaines. Néanmoins, en Île-de-France, ces différents indicateurs sont en augmentation.
La proportion de prélèvements positifs pour le virus A (H1N1) 2009 réalisés par le réseau des Grog est en augmentation (4 à 9 % entre les semaines 40 et 41) en raison de la forte proportion observée en Île-de-France. En conséquence, le nombre de consultations pour grippe A (H1N1) 2009, estimé à 99 000 pour la semaine 42, est en augmentation par rapport à la semaine précédente. En semaine 41, le virus A (H1N1) 2009 représentait la quasi totalité des virus grippaux circulants. Le nombre de cas hospitalisés signalés est également en augmentation.
En Île-de-France, le recours aux soins en médecine de ville pour grippe clinique et IRA ainsi que le pourcentage de prélèvements positifs pour le virus A (H1N1) 2009 sont en augmentation. De plus, on note, depuis deux semaines
consécutives, une augmentation du recours aux urgences (Oscour®) pour grippe. Cette augmentation est particulièrement marquée chez les enfants de moins de 15 ans.
Dans les territoires français ultramarins
Dans tous les départements français d’Amérique et à Mayotte, l’activité grippale tend à diminuer. Sur l’île de la Réunion, l’épidémie est terminée.
Au niveau international
L’activité grippale est globalement en augmentation dans l’hémisphère Nord. Une première vague s’étend progressivement dans plusieurs pays du nord de l’Asie et de l’Europe tandis que l’Amérique du Nord connaît une deuxième vague de la pandémie.
Au cours de la semaine du 12 au 18 octobre en France
6 cas graves dont 2 décès de malades porteurs du virus A (H1N1) 2009 en France métropolitaine
1 décès de malade porteur du virus A (H1N1) 2009 en Guadeloupe
Depuis le début de l’épidémie en France
36 décès de malades porteurs du virus A (H1N1) 2009 (dont 9 en métropole, 1 en Guyane, 1 en Martinique, 1 en Guadeloupe, 6 à la Réunion, 2 à Mayotte, 9 en Nouvelle-Calédonie et 7 en Polynésie française)
17:09 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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