22.07.2009

air connu

Boire un petit coup c'est agréable….

Mais, outre le fait qu'il est dangereux de dépasser les quantités que vous connaissez déjà, savez-vous que l'alcool possède aussi des effets hypertenseurs et qu'il augmente énormément les calories?

 

Il est clair pour tous les spécialistes que l'alcool est une boisson particulièrement calorique. Ainsi, un litre de bière blonde standard correspond à l'absorption de 520 kilocalories, un litre de vin rouge à 10 degré à 568 kcal, de champagne à 681 kcal, de whisky à 2 272 kcal… Certaines études montrent que l'alcool représente en moyenne entre 4 et 6 % des apports énergétiques des régimes alimentaires occidentaux, avec des variations majeures entre ceux qui ne consomment pas d'alcool du tout et les buveurs excessifs.

 

Outre la prise de poids, l'absorption d'alcool exerce des effets sur le métabolisme, entraînant une augmentation des triglycérides et une diminution de la sensibilité à l'insuline. L'alcool est connu aussi pour ses effets hypertenseurs. Bien entendu, ces modifications sont liées à la quantité et aux types d'alcool consommés. Donc, concernant le vin, on apprécie pour ses polyphénols mais on applique la règle absolue de modération quand on se lance dans un régime hypocalorique.

13.04.2009

VIN DE NOIX

(version champenoise)

Ingrédients :

Pour 40 noix vertes cueillies à la St Jean :

- 4 l vin rouge

- 800 g de sucre

- 1 orange

- 1 citron

- 1 L d'eau de vie (marc)

Mélangez tout. Laisser macérer de 40 jours à 5 ou 6 mois, filtrer, mettre en bouteille, laissez vieillir

APERITIF AUX CERNEAUX DE NOIX

80 noix pour 10 litre à partir de la St Jean

3/4 de litre d'alcool de fruit

2 kg de sucre cristallisé

1 grosse orange coupée en dés

Laisser macérer pendant 45 jours puis filtrer et remettre dans la bombonne

Laisser vieillir 1an

A consommer à l'apéritif avec modération bien sûr

21.01.2009

Un petit coup pour digérer ?

Vins digestifs

Les vertus de certaines plantes digestives peuvent être extraites par macération dans des boissons alcoolisées aussi bien que par infusion dans de l’eau bouillante. Plus concentrés que des tisanes, les vins digestifs ainsi obtenus se conservent généralement bien et présentent l’avantage d’être utilisables immédiatement, lorsqu’on en a besoin, alors que la confection d’une tisane demande un plus de temps pour la préparation. N’oubliez que tous les excès de boissons alcoolisés sont dangereux pour la santé.

Vin d’absinthe:

Mettre dans une bouteille d’un litre, 50 grammes de sommités fleuries ou de feuilles d’absinthe fraîches ou bien 30 grammes de feuilles d’absinthe séchées. Remplir la bouteille avec du bon vin blanc et laisser macérer cinq jours au frais et à l’ombre. Puis filtrer. Boire ce vin d’absinthe, qui est digestif et tonique, comme un apéritif, donc avant le repas à raison de 10 cl. Mais attention, il ne faut pas en abuser si l’on ne veut pas devenir victime de graves troubles physiologiques et mentaux et il faut le conserver au frais. En dépit de cette précaution, ce vin s’altère au bout de quelques jours. Il est donc préférable de n’en préparer qu’un demi-litre à la fois.

Vin d’angélique:

Mettre dans une bouteille d’un litre, 30 grammes de racines d’angélique, 4 grammes de fine poudre de cannelle (Cinnamomum zeylanicum) et remplir avec un bon vin rouge ou, mieux, du Malaga. Bien boucher et laisser macérer quatre jours, puis filtrer. Prendre trois cuillérées à soupe de ce fin, matin, midi et soir. IL est digestif et tonique, calme les crampes d’estomac et fait disparaître les flatulences.

Vin de camomille:

Mettre 50 grammes de fleurs de camomille séchées et une vingtaine de morceaux de sucre dans une bouteille d’un litre. La remplir à l’ombre (à la cave par exemple». Puis filtrer. Prendre avant le repas un verre à bordeaux de ce vin digestif.

Liqueur de genièvre:

On peut aussi se confectionner une liqueur digestive, la liqueur de genièvre. Verser dans un litre d’eau-de-vie à 40°, la valeur d’un verre de baies de genièvre (Juniperus communis) moitié mûres, moitié vertes. Laisser macérer, à l’ombre et au frais, pendant un mois, en remuant souvent. Puis filtrer et ajouter une livre de sucre en poudre. Prendre un petit verre après les repas :

Sirop d’absinthe:

Avec l’absinthe, déjà vue dans une précédente note et qui a des propriétés digestives et toniques, on peut confectionner un sirop, aussi facile à utiliser qu’un vin ou une liqueur, mais qui présente l’avantage de ne pas être alcoolisé. Sur 180 grammes de feuilles d’absinthe (Artemisia Absinthium) coupées menu, verser un litre d’eau bouillante et laisser infuser cinq heures. Puis faire bouillir à nouveau cette infusion (toujours avec les feuilles) jusqu’à réduction d’un tiers. Retirer alors du feu, passer avec expression, ajouter une livre de bon miel et remettre cuire, en écumant de temps en temps, jusqu’à ce que le mélange ait la consistance d’un sirop. Laisser refroidir et mettre en bouteille. Deux ou trois cuillérées de ce sirop prises avant les repas facilitent la digestion et fortifient l’estomac.

 

 

20.08.2008

Récup des fleurs du jardin

Eau de vie de calices de bleuets ou de pâquerettes

Dans votre jardin, ne coupez pas les fleurs fanées, laissez-les se dessécher en cynorrhodons; bien sûr, vous ne devez pas mettre des engrais chimiques ou les sulfater avec des produits chimiques ou autres pesticides! ayez-pitié de votre estomac.

Coupez en  deux 1 kg de baies pour enlever les poils si nécessaire, puis écrasez- les à l'aide de votre rouleau à pâtisserie. Mettre cette purée grossière dans un bocal en verre qui se visse. Couvrir d’eau de vie (cognac, armagnac ou calvados au choix),  ou d'alcool de fruits. Ajouter 1 tuyau ou deux de cannelle, 3 gousses de cardamome que vous écraserez, 3 clous de girofle, 1 zeste d’orange ou de citron bio et laissez macérer 3 mois en secouant de temps à autre votre flacon puis filtrer; vous pouvez faire un sirop épais de sucre (Liqueur); vous pouvez augmenter la quantité d'épices pour un goût plus corsé.

A consommer avec modération dans un petit verre avec glace ou arroser sur une glace à la vanille ou au gingembre ou d'autres entremets.

Idée: vous pouvez utiliser des cynorhodons de rose, d'églantine ou d'oranger.

 

 

02.07.2008

Le vin, le sang de la vie?

Le vin et ses composés

L’acide citrique est présent dans les raisins de tout cépage et en plus grande quantité dans les moûts concentrés par la pourriture ou le passerillage des raisins. Les teneurs en acide citrique des vins sont très variables. Beaucoup de vins rouges en sont dépourvus. En effet, parallèlement à la fermentation malolactique qu'elles provoquent, beaucoup de bactéries lactiques font fermenter l’acide citrique, en donnant lieu surtout à la formation d’acide acétique. L’acide citrique possède à un haut degré la propriété d’engager le fer ferrique dans un anion complexe double. Pour cette raison, il est utilisé de façon courante dans le traitement de la casse ferrique. On l’utilise encore pour remonter l’acidité fixe et ainsi améliorer l’acidité gustative d’un vin surtout dans les vins blancs secs. Son emploi dans les vins rouges appelle quelques réserves, car il n’y est pas très stable et risque d’être fermenté par bactéries lactiques avec augmentation d’acidité volatile.

Certains additifs sont célèbres pour avoir fait la une de l'actualité :

- Les sulfites dans le vin, et particulièrement le vin blanc.

- Les nitrates et les nitrites dans les eaux en bouteilles ou dans les jambons sous plastique.

Si le consommateur n'a pas à redouter un dépassement occasionnel de la DJA (dose journalière autorisée), il n'en est pas de même pour un très gros mangeur de charcuteries (nitrites) ou un buveur de jus de fruits, vin, etc. (sulfites).

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22.06.2008

Liqueur de myrte

La liqueur de Baies de myrte, ou plus simplement myrte, est une liqueur, très populaire en Corse et en Sardaigne, obtenue par macération alcoolique de baies de myrte ou d'un mélange de baies et de feuilles. Dans l'acception courante du terme, la liqueur de myrte est le résultat de la macération de baies pigmentées mûres. Dénommée aussi "myrte rouge", à cause de la coloration conférée par les anthocyanes des baies.  Le "myrte blanc", expression générique désignant les liqueurs issues de la macération de baies dépigmentées ou celles issues de la macération de feuilles de jeunes bourgeons. Cette dernière liqueur a des caractéristiques organoleptiques nettement différentes de celles des liqueurs de myrte proprement dites.

 

Les liqueurs issues soit des baies seules, soit de baies et de feuilles, font partie de la tradition populaire tant en Sardaigne qu'en Corse. Comme souvent pour les traditions populaires, les origines de ce produit sont inconnues. Étant donné la proximité des deux îles, il est probable que les origines en soient communes.

 

Diverse sources font remonter les origines de cette liqueur à la tradition populaire du XIXe siècle. Dans les familles on produisait alors du "vin de myrte" par macération hydroalcoolique de baies mûres. Pour la macération, on utilisait un mélange d’alcool et d’eau ou, plus probablement, d’eau-de-vie et d’eau ou bien du vin. Au terme de la période de macération on ajoutait du sucre ou du miel à l'extrait pour l’adoucir. Ce produit était destiné à l'autoconsommation. Diverses variantes de cette recette simple sont connues.

 

Les caractéristique organoleptiques de la liqueur sont dues au passage en solution des anthocyanes présents dans la peau des baies, qui confèrent sa coloration à la liqueur, des tanins présents dans la pulpe, responsables du goût astringent, et des composés volatils qui lui confèrent son arôme.

 

Le processus de vieillissement, de quelques mois à une année au maximum, est déterminant pour les caractéristiques organoleptiques de la liqueur en ce sens que tant les anthocyanes que les tanins subissent des transformations. La liqueur qui vient d'être préparée a généralement une coloration très sombre, virant au noir avec des reflets nettement violacés, et un goût astringent au palais. Au bout de quelques mois, la coloration s’atténue et présente des reflets tirant sur le rouge rubis, le goût est plus harmonieux et velouté, et l'effet astringent des tanins s’affaiblit. Après une ou deux années, les propriétés organoleptiques se dégradent, surtout en rapport avec le virage de la pigmentation vers le brun. La meilleure période pour goûter la liqueur va donc d'un à deux mois après sa préparation, pour ceux qui apprécient la pigmentation noir-violacé et le goût astringent, de six à quinze mois pour ceux qui apprécient une liqueur plus aimable et veloutée.

 

Préparation ménagère 

 

Prévoit, successivement, l'infusion alcoolique des baies mûres par macération dans de l’alcool à 95°, la récupération de l'extrait alcoolique par égouttage et l'éventuel pressurage, l'ajout à froid de sirop de sucre ou de sucre et de miel, la mise en bouteilles et la maturation. Selon les régions et les pays, on trouve diverses recettes pour la préparation de la liqueur, en voici une variante. Les baies doivent être soigneusement et délicatement lavées tout de suite après la récolte de manière à ôter la poussière et les autres impuretés. La présence de feuilles n’est pas un inconvénient, au contraire, elles apportent des propriétés aromatiques en vertu des principes actifs volatils qu’elles contiennent.

 

Après le lavage, on laisse les baies sécher quelques jours en les étendant en couches minces à l’abri de la poussière. On transfère ensuite les baies dans des récipients de verre foncé que l’on remplit d’alcool éthylique à 95°. Etant donné la difficulté à trouver cet alcool, remplacez par de l'alcool de fruits, plus commun dans nos hypermarchés.  La quantité d’alcool à employer est importante: l'alcool doit à peine recouvrir les baies parce qu’une quantité excessive donnerait un extrait trop pauvre en composants. Les récipients sont exposés au jour mais aussi au soleil si possible, pendant quelques jours, après quoi il faut les laisser reposer dans un local fermé pendant toute la période de macération, qui doit durer au total 40 jours. Filtrez pour récupérer le jus. Si vous serrez les baies au terme de la macération pour récupérer plus de jus, sachez qu'en forçant le pressurage, on obtient une liqueur aux propriétés tanniques marquées, à vous de choisir selon votre goût et entre rendement et qualité.

 

Préparer ensuite un sirop en faisant fondre à chaud du sucre dans la quantité d’eau adéquate. Le degré de densité du sirop dépend du degré d'alcool et du degré d’adoucissement désirés. Quantités moyennes utilisées: exprimées en poids, soit 300 g de baies, 300 g d’alcool et un sirop préparé avec 250 g de sucre et 250 g d'eau, Les rapports volumétriques entre sirop et alcool sont, à titre indicatif:

 

Pour obtenir un degré alcoolique de 30 % : 65 ml de sirop ajoutés à 35 ml d’extrait;

 

pour un degré alcoolique de 34 % : 60 ml de sirop ajoutés à 40 ml d’extrait.

 

Ces indications n’ont qu’une valeur indicative parce que, pour une évaluation précise, il faudrait déterminer le degré de départ de l'extrait alcoolique. Les valeurs sont à faire évoluer selon sa propre expérience.

 

Transvasez dans des bouteilles en verre foncé. Avant de consommer la liqueur, il est conseillé de laisser reposer un ou deux mois pour obtenir une maturation suffisante. Parfois, il peut se des suspensions, dues aux tanins qui troublent la liqueur. Ce phénomène déprécie la qualité visuelle, toutefois il n’influe pas sur les autres propriétés organoleptiques : une fois versée dans le verre, la liqueur retrouve sa limpidité au contact de l’air. Vous pouvez transvaser pour second filtrage dans des filtres papier; j'insiste, si vous apercevez des sortes de "flocons" en suspension, votre liqueur est toujours bonne; ces flocons de perturbent pas la qualité du produit.

 

La liqueur industrielle possède, en général un degré d'alcool de 30 % ou de 32 %. Certains producteurs proposent cependant sur le marché des liqueurs de degré inférieur (28 %) ou supérieur (35 %). Par ses propriétés, la myrte de Sardaigne s'insère parmi les digestifs, et doit donc se déguster après les repas, même si beaucoup l’apprécient aussi comme apéritif. La meilleure manière de l’apprécier est de consommer la liqueur glacée, la bouteille étant conservée au congélateur.

 

 

12.06.2008

La fée verte

Absinthe, je t'adore, certes.

Il me semble, quand je te bois,

Humer l'âme des jeunes bois

Pendant la belle saison verte.

Ton frais parfum me déconcerte

Et dans ton opale je vois

Des cieux habités autrefois

Comme par une porte ouverte.

Raoul Ponchon,

Pythagore et Hippocrate (460-377 av. J.-C.) parlent d'alcool d'absinthe et de son action sur la santé, son effet aphrodisiaque et sa stimulation de la création. Pline l'Ancien avait déjà vanté les mérites dans son Histoire naturelle : Elle resserre l'estomac, fait sortir la bile, est diurétique, amollit le ventre, le guérit s'il est douloureux, chasse les vers et dissipe les faiblesses d'estomac et les flatuosités. Elle fait cesser le dégoût et aide à la digestion. Quant à l'anis, les élèves de la célèbre école de médecine de Salerne l'avaient chansonné depuis longtemps dans ce quartier truculent :

L'aneth et le fenouil, l'anis et la coriandre,

N'ont point des effets différents,

Du fond des intestins, ils font sortir les vents

Et par-arrière, ils les font rendre.

L'Absinthe officinale ou Grande absinthe (Artemisia absinthium) encore appelée populairement Aluine, Alvine, Herbe Sainte, Herbe des Vierges, Herbe aux Vers, présente une tige verte argentée, de 40 cm à 1 m, duveteuse, dressée et cannelée. Les feuilles sont gris verdâtre dessus, blanches dessous, soyeuses, pétiolées et très découpées. La floraison a lieu de juillet à septembre. Les fleurs sont jaunes, tubuleuses, groupées en petits capitules globuleux. L'odeur de cette plante est fortement aromatique et sa saveur très amère.

L'Absinthe pontique ou petite absinthe (Artemisia Pontica) a des feuilles petites et très divisées, cotonneuses seulement en dessous. Elle reste basse et en touffes. Son odeur et sa saveur sont beaucoup moins fortes que celles de la grande absinthe. La petite absinthe est surtout utilisée pour la coloration de la liqueur. Par extension, artémisia signifie bonne santé. De fait, l'absinthe a été considérée comme une plante ayant les vertus thérapeutiques les plus précieuses, depuis la plus Haute Antiquité.

Elle est citée, sous le nom de sam, dans un papyrus égyptien datant de 1 600 avant Jésus-Christ qui mentionne de nombreuses recettes à usage thérapeutique et qui la considère comme étant tonique, stimulante, fébrifuge, (qui fait tomber la fièvre), anthelminthique, (qui chasse les vers), antiseptique, diurétique et emménagogue, (qui fait venir les règles).

Chez les Anciens, l'absinthe était considérée comme l'emblème de la santé. On la cultivait dans les jardins et les pauvres la semaient dans les pots. Sa présence était pour eux une protection contre les maladies. Chez les Romains, Pline et Dioscoride l'employaient avec l'anis sous forme d'infusion dans le vin. Pline, grand naturaliste, vantait ses nombreuses qualités : elle resserre l'estomac, fait sortir la bile, est diurétique, amollit le ventre, le guérit s'il est douloureux, chasse les vers et dissipe les faiblesses d'estomac et les flatuosités. Elle fait cesser le dégoût et aide à la digestion. Chez les Grecs, Gallien la recommandait contre la malaria et Hippocrate contre l'ictère.

Les poètes grecs l'appelèrent absinthion voulant dire que la tisane préparée avec cette plante n'était pas buvable. De fait, étymologiquement, absinthe veut dire en grec qu'il est impossible de boire ou encore privée de douceur. Dès cette époque, on se servit de ce mot au figuré pour exprimer tout ce qu'il y avait de plus amer dans la vie. Selon Pline, pendant les courses de chars, on donnait au vainqueur une boisson mêlée d'absinthe pour lui rappeler que la gloire a ses amertumes. Dans les Ecritures saintes, elle est le symbole des épreuves et des chagrins de la vie. Le vin d'absinthe était une boisson courante pendant tout le Moyen Age. Il était composé, principalement, d'hysope, d'anis et d'absinthe et était utilisé pour soulager angines, inflammations des paupières et rages de dents. C'est vers 560 que Frénégonde, femme de Chilpéric 1er , aurait fait boire du vin d'absinthe miellé empoisonné à un de ces hôtes qui lui reprochait le meurtre de l'évêque Prétextat.

L'utilisation de l'absinthe dans la pharmacopée fut définitivement consacrée par l'Ecole de Salerne, près de Naples, qui joua au XIe siècle, un rôle prédominant dans le renouveau médical par la connaissance approfondie des plantes. L'Ecole de Salerne organisa un enseignement qu'elle diffusa par des écrits à tous les pays alentours. Cette première faculté d'Europe eut un tel rayonnement pendant plus de six siècles qu'elle donna naissance à la doctrine médicale orthodoxe. L'absinthe était prescrite sous forme de poudre, d'infusé, d'extrait, d'hydrolat, de vin, de teinture et de sirop, contre un grand nombre de maux. Son usage était tel, qu'on en retrouve la mention et l'éloge chez les auteurs des XVe et XVIe siècles. L'absinthe faisait merveille pour les femmes. Sous forme de tisane ou mélangée à du vin, elle excite les mois aux femmes, elle aide à l'accouchement et à faire sortir l'arrière-faix, elle nettoie et fortifie la matrice, elle abat les vapeurs... Elle était également réputée pour être abortive. L'absinthe était également très utilisée comme vermifuge. Son nom anglais actuel est d'ailleurs Wormwood qui veut dire bois à vers.

Malgré ses bienfaits, l'absinthe semble maudite et marquée de sceau de l'opprobre divin depuis l'origine des temps. Avant même l'invention de la liqueur, l'absinthe était déjà synonyme de poison et de mort comme le signale Saint Jean dans son texte de l'Apocalypse. (Chapitre 8, versets 10 et 11). Le troisième ange sonna de la trompette. Il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau, et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux qui furent changées. Le nom de cette étoile est Absinthe ; et le tiers des eaux fut changé en absinthe et beaucoup d'hommes moururent par les eaux, parce qu'elles étaient devenues amères. Il était dès lors normal que l'apparition de la liqueur d'absinthe coïncidant avec un siècle de misère, symbolisa la ruine et la déchéance. La fée verte est-elle l'incarnation de la maléfique Etoile Absinthe ou un simple exutoire au malheur des hommes. L'ange qui sonna de la trompette peut sans doute répondre car il sait, lui aussi, que Tchernobyl est le nom russe d'une herbe commune, l'armoise, dont l'absinthe est une variété. A Tchernobyl l'ange a sonné de la trompette et les eaux sont devenues amères... Hasard ou prophétie ?

Dès Louis XII, la vente autrefois réservée aux pharmaciens se fit publiquement dans la rue. Au cours du XVIIIe siècle, l'abus de l'eau-de-vie s'accrût et le Français, buveur de vin depuis très longtemps, devint buveur d'alcool. C'est alors que survint l'absinthe... A la fin du XVIIIe siècle, un médecin de Franche-Comté, le Dr Pierre Ordinaire, s'exila en Suisse pour des raisons politiques et s'établit à Couvet dans le canton de Neuchâtel pour y exercer la médecine et la pharmacie, comme cela se pratiquait alors.

THUYONE (thujone en anglais). L'huile essentielle de la grande absinthe comprend plus d'une quarantaine de composants dont la concentration dépend des conditions de culture. La thuyone est le principal élément incriminé dans la toxicité de l'absinthe. Il est à noter que l'on retrouve la thuyone dans de nombreuses plantes telles que : la sauge officinale, certaines variétés de lavande, l'achillée millefeuilles... Il est reconnu que la thuyone est une substance toxique car épileptisante. Cependant, les doses présentes dans l'absinthe sont tellement faibles qu'aucun risque réel ne peut être mis en avant, que ce soit lors de la consommation, de même que pour l'accumulation à long terme, de la substance dans l'organisme. Selon certaines hypothèses, il semblerait que du fait de la similarité entre la structure moléculaire de la thuyone et celle de la tetrahydrocannibine (THC), composant active dans la Marijuana, des effets psychologiques particuliers seraient générés...

N'oublions pas que subsistent certaines boissons contiennent de la thuyone :

Les vermouths, les liqueurs de génépi, les liqueurs de type "chartreuse"; de la même manière, les aliments contenants de la sauge sont dans ce cas. On fait quelquefois infuser de l'absinthe dans les vins faibles pour leur donner plus de corps et les conserver plus longtemps; en Angleterre et dans d'autres pays du Nord, on ajoute l'absinthe au houblon pour rendre la bière plus enivrante. Le vermout n'est autre chose qu'une infusion d'absinthe dans du vin blanc.

VIN D'ABSINTHE, que l'on prépare en faisant macérer pendant deux jours, dans 1000 gr. de vin blanc, 30 gr. de feuilles sèches d'absinthe qui ont trempé 24 heures dans 60 gr. d'alcool.

Liqueur verte qu'on obtient en faisant macérer dans l'alcool des feuilles d'absinthe et de dictame de Crète, de la racine d'angélique, de la badiane, etc., puis distillant, et ajoutant de l'essence d'anis et de l'essence d'absinthe et colorant avec du jus d'ortie, d'épinards ou d'hysope ou bien avec du curcuma ou de l'indigo.

Cette liqueur qui se prend avec de l'eau avant le repas, passe pour exciter l'appétit; mais c'est un violent poison dont l'usage habituel produit souvent la folie ou une paralysie générale progressive. On fait bien de s'en abstenir d'une manière absolue.

En 1981, se réunirent les responsables de la Food and Agricole Organization et de l'OMS (organisation mondiale de la santé) au conseil de l'Europe à propos des matières aromatiques à usage alimentaire. Ils estimèrent être incapables de fixer une dose journalière acceptable (DJA) pour la thuyone. Leur seule recommandation étant de tenter de limiter la quantité de thuyone présente mais absolument pas de rejeter systématiquement ces boissons.

04.11.2006

Liqueurs aphodisiaques

LIQUEUR DE GENIEVRE

Plutôt recommandée aux messieurs

1 poignée baies fraîches si possible, 3/4 l eau de vie, 1/2 citron non traité, 300 g de sucre, 1 verre eau 10 grains anis. 1 gousse vanille, 10 g de cannelle tuyau

Dans une bouteille de verre, mettre l'alcool, ajouter le citron coupé en gros morceaux. Laisser infuser trois, ensuite filtrer.

Faire fondre le sucre dans l'eau et mélanger à l'alcool. Laisser macérer une dizaine de jours. Rajouter l'anis, vanille, cannelle. Laissez macérer un mois; filtrer.

Le sucre n'est pas aphrodisiaque, au contraire. Je vous recommande de ne pas l'utiliser et donc, ne pas ajouter d'eau. Buvez un petit verre à l'apéritif, avec modération.

Vous pouvez très bien verser cette liqueur sur des fruits.

 http://www.josyanejoyce.com/CAFEAPHRODISIAQUE.htm

LIQUEUR APHRODISIAQUE

3 oranges non traitées, racine de gingembre, en râper environ 20 g, une  grosse pincée noix muscade, 2 clous girofle, 1 litre eau de vie, 100 g à 300 g sucre; mettre tous ces ingrédients à macérer de  3 à 5 mois. Filtrer. Faire un sirop avec l'eau et le sucre. Rajouter. Laisser reposer 48 h avant de consommer, avec modération s'entends. Attention, le sucre est anti-aphrodisiaque, moins il y en aura, mieux ce sera!

GINGEMBRE

C'est un tonique sexuel aphrodisiaque très apprécié à Ceylan, en Inde, à la Jamaïque et  en Inde et en Chine, où il est aussi reconnu pour être un puissant fortifiant des organes génitaux mâles. Comme toutes les épices, il possède un effet révulsif qui apporte un afflux de sang dans les organes périphéries et peu s'accompagner d'une bouffée de chaleur. Son rhizome a une odeur aromatique caractéristique due à une huile essentielle et une saveur épicée. Il contient du gingérol qui aurait une action bénéfique sur la fertilité par augmentation du volume de sperme fabriqué et l'amélioration de la mobilité des spermatozoïdes. L'associer au ginseng c'est renforcer son activité stimulante et vitalisante.

Il se présente sous la forme d'une grande herbe vivace dont on utilise surtout le rhizome à l'odeur très caractéristique. C'est un excellent condiment  aromatique et piquant, qui s'avère de plus être  très stimulant, digestif, cholagogue, hépato-protecteur, régénérant et revitalisant. On l'utilise en médecine pour  ses propriétés toniques mais aussi fébrifuge (contre les fièvres) et antiscorbutique (contient de la vitamine C). Le gingembre et un bon antiémétique pour préserver le mal des transports à avaler ½ h avant le départ et peut-être aussi en arrivant. Il facilite la digestion car cholagogue et cholérétique, c'est à dire qu'il favorise a la fois la sécrétion et l'excrétion de la bile, empêche la formation de gaz dans l'appareil digestif. Cependant, ne forcez pas la dose car il peut s'avérer irritant pour les intestins. N'oubliez pas de l'essayer contre le mal de mer.

En Angleterre, on produit une bière et même un vin au gingembre

HUILE ESSENTIELLE DE GINGEMBRE

 (zingiber officinal)

Elle est moyennement fluide. C'est un tonique digestif apprécié et un tonique sexuel aphrodisiaque

Propriétés: stomachique, carminative, dépurative, tonique, stimulante, antiseptique, fébrifuge antalgique par effet chauffant.

2 gouttes 2 fois par jour dans du lait chaud

Ou 90 gouttes dans 150 ml d'huile d'olive pour booster votre huile pour salades

tout sur les huiles essentielles: http://santeessentielle.hautetfort.com

http://www.josyanejoyce.com/CAFEAPHRODISIAQUE.htm