08.12.2009
Excellente nouvelle pour certains
Les sujets vaccinés à l’aide du vaccin saisonnier au cours de la saison
2008-2009 présentent un risque moindre de présenter une forme grave
de grippe pandémique H1N1. Telles sont les conclusions d’une étude
réalisée au sein de l’armée américaine. Les sujets vaccinés ne présentent
pas d’anticorps neutralisant le virus, mais les cellules T
immunocompétentes semblent être responsables de cette réponse.
D’autres travaux sont en faveur de cette hypothèse ; ainsi l’étude parue
dans le PNAS qui en étudiant l’immunité préexistante à l’infection
par un virus H1N1 pandémique (reconnaissance des épitopes viraux
par les cellules B et T) montre que seulement 31% des épitopes des
cellules B (productrices d’anticorps) sont conservés dans le nouveau virus
pandémique (17% seulement pour l’hémagglutinine et la
neuraminidase) alors que 69% des épitopes reconnus par les cellules T
CD8+ sont invariants. En outre, l’immunité des cellules T mémoire dirigée
contre le nouveau virus est de même importance que celle dirigée contre
le virus H1N1 saisonnier. Comme la protection contre l’infection par le
virus pandémique passe par les anticorps, les vaccins doivent
effectivement contenir les antigènes HA et NA, mais, en raison de
l’immunité cellulaire préexistante, la sévérité de la maladie n’est pas plus
importante que celle d’une grippe saisonnière.
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05.12.2009
Mort dans la nuit
http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/3928...
(Marne) / Il ne présentait aucun antécédent
Un jeune homme de 19 ans décède d'une grippe A fulgurante
Christopher Clément était âgé de 19 ans. Christopher Clément est décédé mardi matin d'une forme fulgurante de la grippe A. Légèrement malade, le lundi soir, ses proches l'on trouvé inanimé le lendemain matin.
«ON ne comprend pas. » Particulièrement dignes, Thierry et Nathalie Clément, des personnes bien connues à Sézanne, se demandent encore comment leur fils de 19 ans Christopher a pu succomber si vite à la grippe A. Le drame s'est joué dans la nuit de lundi à mardi dernier.
« Lorsque nous sommes rentrés du travail lundi soir, il n'était pas très bien, il avait mal à la gorge, mais ça n'avait pas l'air plus grave que ça, racontent Thierry et Nathalie Clément, il a bu du sirop et pris du paracétamol. »
« Il a été sur Internet, il me taquinait, comme d'habitude, il s'était rendu à Sézanne, vendredi soir, pour voir des amis, j'ai pensé qu'il avait pris froid, tout simplement », ajoute Mme Clément.
Mais le lendemain matin, mardi 1er décembre, Christopher ne s'est malheureusement jamais réveillé. Sans symptômes qui auraient pu faire penser à une maladie grave. Sans que sa famille n'ait eu le temps d'alerter un médecin ou les urgences.
La mort rapide de Christopher étant inexpliquée, une autopsie et des analyses ont été pratiquées sur le corps du jeune homme. Verdict : Christopher était malade de la grippe A H1N1.
Il s'agit du 2e décès dû à la grippe A dans la Marne, le 4e dans la région. Il a été confirmé par la préfecture de la Marne. Christopher Clément ne présentait selon ses parents aucun facteur de risque, aucun antécédent connu.
Il n'était pas vacciné. Il n'avait pas encore reçu son bon pour se faire vacciner.
Il est vraisemblablement décédé d'une forme fulgurante de la grippe A.
« Il n'était jamais malade, il ne se plaignait jamais, un rien lui suffisait, il n'avait jamais besoin de rien, nous n'avons jamais eu de problèmes avec lui », assurent ses parents, qui sont actuellement sous antibiotiques, mais pas sous Tamiflu.
« S'il s'était senti mal, il nous aurait réveillés, c'est sûr », remarque Thierry Clément, qui est le gardien du cimetière de Sézanne. Mais, chose terrible, Christopher s'en est allé sans rien dire.
C'est un nouveau coup du sort pour cette grande famille qui n'a pas été épargnée par la vie.
« Notre doudou, c'était son surnom, donnait de l'énergie à tout le monde sans dire un mot plus haut que l'autre, il rendait tout le temps service, nous n'avions aucun reproche à lui faire, il était tout sauf turbulent », lâche Nathalie et Thierry Clément, qui se sont installés à Connantre depuis juin dernier.
Ce garçon sans histoires, qui aimait par-dessus tout, ses proches, avait passé un CAP de menuiserie. Il cherchait du travail, « il était timide, il restait beaucoup à la maison », précise Thierry Clément. Un peu casanier, Christopher a quand même été atteint du virus de la grippe A.
« Cela va faire un gros vide, poursuivent ses parents, et on a vraiment du mal à comprendre. » Christopher Clément avait deux frères et une sœur ainsi qu'un neveu avec qui il était particulièrement proche. Il avait aussi une compagne, Laura, « avec qui il avait des projets », soulignent ses parents.
Les obsèques de Christopher Clément se dérouleront lundi 7 décembre à 10 h 30 en l'église Saint-Denis de Sézanne.
Guillaume TALLON
15:19 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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04.12.2009
Dernier bilan en France
France métropolitaine
http://www.invs.sante.fr/actualite/index.htm
• En semaine 48 (du 23 au 29 novembre 2009), la circulation du virus A (H1N1) 2009 continue à progresser sur l'ensemble du territoire.
• Le nombre de consultations pour grippe clinique en médecine de ville a augmenté dans les trois réseaux Sentinelles, Grog et SOS Médecins. Cette augmentation est observée dans la plupart des régions de France métropolitaine, à l'exception de l'Île-de-France.
► 993 000 consultations pour infections respiratoires aiguës liées à la grippe A (H1N1) 2009 estimées par le Réseau des Grog.
• À l'hôpital, pour la même semaine, on note une nette diminution du nombre de passages aux urgences pour grippe.
• L'augmentation du nombre de cas graves hospitalisés semble se poursuivre.
► 56 cas graves ont été hospitalisés pour grippe en semaine 48, soit un total de 481 depuis le début de l'épidémie.
• Le nombre de décès continue de croître.
►Au 1er décembre, 24 décès liés au virus A (H1N1) 2009 ont été signalés depuis le précédent bulletin, soit un total de 92 décès depuis le début de l'épidémie, dont 14 chez des personnes sans facteur de risque connu.
• Le virus A (H1N1) 2009 représente la quasi-totalité des virus grippaux isolés ces dernières semaines.
• Des mutations du virus A (H1N1) 2009 ont été détectées chez deux patients en France métropolitaine. Ces mutations, qui restent rares, ont déjà été décrites dans d'autres pays et ne constituent pas un événement inattendu.
Territoires français ultramarins
• L'épidémie est en décroissance ou terminée dans la plupart des territoires français ultramarins, excepté à Saint-Barthélemy. Aucun nouveau décès n'a été rapporté en semaine 48.
USA
Selon les dernières statistiques des CDC, la grippe H1N1 a entraîné l'hospitalisation de 10.082 personnes aux Etats-Unis et provoqué 936 décès dont 822 dûs à une co-infection pulmonaire, soit 87% du total.
La pneumonie bactérienne survient souvent pendant ou après une infection des voies aériennes supérieures, comme la grippe ou le rhume.
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03.12.2009
carte du grog
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Grippe A : une rumeur se propage à Pau
SANTE. Un email circule sur Internet. Il parle de la mort d'une infirmière à l'hôpital de Pau et d'un médicament à proscrire. Fausse rumeur dit la Ddass
"La rumeur est un microbe qui se transmet par la voix", chantait Yves Duteil. Il ne croyait pas si bien dire. En ces temps d'épidémie de grippe AH1N1, c'est une rumeur insistante qui semble se propager comme un virus.
Le mail est toujours le même : une infirmière est morte à l'hôpital de Pau, une aide soignante est dans un état critique. Et le texte déconseille à ce titre, " et par prudence " l'Advil (Ibuprofène) comme traitement aux premiers symptômes grippaux, pour lui préférer le paracétamol.
Le premier message parvenu à la rédaction de " Sud Ouest " à Pau date de samedi. Depuis, plusieurs autres sont arrivés, de la part notamment de lecteurs, dont certains ont même pris la précaution de nous demander si l'information était vérifiée avant de transmettre le message.
En langage Internet, on appelle cela un " hoax ", soit un faux, une rumeur, qui se propage en l'occurrence à la vitesse de l'éclair via la Toile. À tel point que le site " Hoaxbuster ", qui recense justement toutes les hoax du moment a ouvert un forum hier à ce sujet. Renseignements pris, l'information est fausse. Ou en tout cas partielle, comme c'est souvent le cas dans le phénomène des rumeurs.
" Aucune infirmière n'est décédée à l'hôpital de Pau. Et aucune aide soignante n'y est actuellement soignée pour la grippe A ", affirmait hier le docteur Marie-Pierre Dufraisse, médecin à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass).
En revanche, le médecin de la santé publique reconnaît qu'une infirmière est actuellement hospitalisée après avoir contracté le virus H1N1, et suite à l'apparition de complications. " Mais elle va mieux aujourd'hui (hier, NDLR). Elle avait effectivement pris un peu d'Advil, mais ses problèmes ne sont pas liés à cette molécule ", poursuit le docteur Dufraisse, qui ajoute : " S'il y avait eu le moindre doute, avec la surveillance sanitaire qui s'exerce, une alerte aurait été lancée ".
En fait d'alerte, le " hoax " qui circule actuellement sur les boîtes mails du département et d'ailleurs, n'est donc pas parti de rien. Sachant cependant que, comme pour beaucoup de rumeurs, il est toujours difficile d'en remonter la source.
13 000 personnes vaccinées
Sur le front de la maladie, on a bien relevé le décès suspect d'une octogénaire, le 25 novembre dernier, dont les analyses ont bien révélé qu'elle avait contracté le virus H1N1, mais qui présentait aussi des complications, notamment de problèmes cardiaques.
Quant aux vaccinations, elles se poursuivent à un rythme effréné. Hier, 3 097 personnes ont été vaccinées dans les centres du département, dont 1 561 en Béarn. Au total, plus de 13 000 personnes sont déjà vaccinées dans les Pyrénées-Atlantiques. La préfecture conseille d'ailleurs aux particuliers de se rendre dans les centres de préférence l'après-midi si possible, une affluence plus importante ayant été observée le matin.
http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/...
Auteur : Nicolas Rebière
11:09 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02.12.2009
Etude sociologique
Il y a toujours "la France du beurre" et celle de l'huile d'olive.
C'est ce que montrent les tout premiers résultats de la vaste étude Nutrinet-Santé, lancée il y a six mois. À l'heure de la mondialisation, on aurait pu s'attendre à ce que le régime pizza-hamburger, ou, au contraire, la mode du manger sain, effacent les variations régionales en matière d'alimentation. Il n'en est rien.
Charcuterie en Auvergne, beurre en Bretagne et en Normandie, pommes de terre en Picardie, huile d'olive dans le Sud : les écarts sont criants entre le Nord et le Sud constate le chercheur Serge Hercberg, qui coordonne ce programme. On mange moins de fruits et légumes, et de poisson dans les régions du Nord et de l'Est, qui "se caractérisent par des apports moins favorables à un bon équilibre nutritionnel", souligne le scientifique.
Des différences qui s'expliquent aussi par des disparités socio-économiques. Le poisson est ainsi deux fois plus consommé par les revenus les plus élevés. À l'inverse, la consommation de charcuterie diminue au fur et à mesure que le niveau de revenu s'élève. L'obésité est aussi nettement plus fréquente chez les sujets à bas revenus et chez les personnes les moins diplômées. Les régions les plus touchées par ce fléau : le Nord-Pas-de-Calais (18% contre une moyenne nationale de 11%), la Lorraine (17%) et la Picardie (17%).
Les résultats de l'étude Nutrinet montrent aussi que la moitié des femmes (42% des hommes) se considèrent comme trop grosses. Y compris 30% des femmes de poids normal.
Voir l'étude ou s'inscrire pour participer aux résultats (actuellement 31 000 participants) :
09:48 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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01.12.2009
Recommandation OMS
L’OMS propose des recommandations clés de planification pour les organisateurs de rassemblements de masse dans le contexte de la grippe H1N1. Les rassemblements peuvent avoir de graves conséquences en matière de santé publique, en période de pandémie, s’ils ne sont pas préparés avec soin, rappelle l’OMS.
Les infections respiratoires, y compris la grippe, ont souvent été associées dans la littérature scientifique aux rassemblements car ces infections peuvent être transmises pendant l’événement, pendant le transit vers et de l'événement puis dans les communautés d'origine des participants à leur retour.
Ce document émane du groupe consultatif de l’OMS sur les rassemblements de masse. Il est basé, précise l’OMS, sur les informations disponibles à ce jour et pourra être révisé.
Les données de base prises en compte pour établir ces recommandations sont donc
-Les jeunes (5 à 49 ans) sont plus touchés que les plus âgés (> 65 ans), par le virus A/H1N1,
-le mode de transmission inter-humaine semble être comparable à celui de grippe saisonnière par «gouttelettes respiratoires »,
-la période d'incubation (temps entre l'infection et l'apparition des symptômes) est estimée à 2-3 jours, mais peut aller jusqu'à 7 jours,
-les taux d'attaque secondaire du syndrome grippal dans les ménages et les autres milieux fermés varient généralement entre 7% et 13%,
-la plupart des personnes touchées éprouvent un syndrome grippal simple, avec récupération complète en une semaine,
même sans traitement médical.
-les symptômes les plus fréquemment observés sont la toux, la fièvre, les maux de gorge, des douleurs musculaires, des malaises et des céphalées et parfois des symptômes gastro-intestinaux (nausées, vomissements et / ou diarrhée),
-le développement de complications est le fait d’une petite minorité,
-les femmes enceintes ont un risque de 4 à 5 fois plus élevé de développer des complications,
-certains groupes minoritaires semblent être plus à risque de complications, sans en connaître les raisons précises,
-de 1% à 10% des personnes atteintes de maladies cliniques nécessitent une hospitalisation,
-les enfants âgés de 5 ans et moins présentent des taux d'hospitalisation au moins deux à trois fois plus élevé
que les autres groupes d'âge,
-10% à 30% des patients hospitalisés nécessitent le recours aux soins intensifs,
-un traitement précoce antiviral réduit la gravité de la maladie et améliore le taux de survie.
4 réflexions, avant d’organiser et de décider :
Évaluer les risques locaux : La décision de procéder à un rassemblement de masse ou de restreindre, modifier, reporter ou annuler la manifestation doit être fondée sur une évaluation approfondie des risques. Les organisateurs d'événements doivent donc se rapprocher des autorités sanitaires au niveau local et national.
Prendre en compte la durée du rassemblement : Dans le cas où elle est supérieure à la période d'incubation alors des cas peuvent se produire pendant le rassemblement. Si la durée de l'événement est plus courte, la plupart des cas se révèleront après l'événement au retour des participants dans leur communauté.
Prendre en compte l’âge des participants, sachant que les groupes d'âge les plus jeunes semblent être plus touchés…
Prendre en compte les capacités de soins de santé sur place.
6 mesures à prendre dans l’organisation :
- surveiller l’évolution de l’épidémie,
-réduire la propagation du virus (mesures d’hygiène et de prévention classiques, y compris pour les soignants),
-gérer en fonction de la gravité et traiter les personnes malades en les isolant au minimum 7 jours après l’apparition des symptômes,
-diffuser des messages de santé publique pertinents,
-réduire « l’encombrement » ou le contact entre les gens – lorsque cela est possible-
-être capable de diagnostiquer rapidement (tests rapides).
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30.11.2009
Dernier bilan en France
Grippe A: huit nouveaux décès dans le week-end, selon Roselyne Bachelot
il y a 38 min
Huit nouveaux décès liés à l'épidémie de grippe A/H1N1 ont été enregistrés au cours du week-end, a annoncé lundi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Il s'agit d'une épidémie qui "peut avoir des formes majoritairement peu sévères mais qui montre des formes sévères, en particulier chez des jeunes enfants", a-t-elle rappelé sur RMC-Info.
"Nous avons encore enregistré huit décès pratiquement dans le week-end, avec des personnes qui pour la plupart n'avaient ni facteur de risque, ni problème particulier", a ajouté Mme Bachelot, insistant sur la nécessité de se faire vacciner.
La ministre de la Santé, qui devait rencontrer le président Nicolas Sarkozy dans la matinée, a jugé "possible" que la France passe au niveau six du plan de pandémie grippale, rappelant que cette phase avait été "imaginée au moment de la grippe aviaire". "Il y a des outils dans le niveau six qui peuvent d'ores et déjà être utilisés, par exemple l'interdiction des rassemblements". "Mais ça ne veut pas dire qu'on utilisera forcément" tous ces "outils".
Interrogée sur une éventuelle participation des médecins généralistes à la campagne de vaccination, elle a redit qu'elle ne le souhaitait pas. "Je veux préserver la capacité des médecins généralistes à prendre en charge les malades grippés".
Roselyne Bachelot a fait savoir que les 800.000 vaccins en doses unitaires dont dispose la France sont destinés en priorité aux sans-abri. "Je donne ces doses unitaires aux équipes de maraudes qui vont vacciner les plus fragiles d'entre nous", a-t-elle précisé. AP
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28.11.2009
Question
pour les enfants de moins de 9 ans: l'immunité se fait:
21 jours entre la première injection et la seconde + 30 jours après la seconde= 51 jours.
Conclusion: les gamins de moins de neuf ans vaccinés aujourd'hui ne seront protégés qu'au bout de deux mois.
Je ne pense pas que tous les parents en soient conscients. Instinctivement ils peuvent penser leur enfant protégé dès la première injection. Je crois que ces gens sont carrément mal(dés)informés par omission.
La question du maintien ou non des gamins à l'école semble donc, dans l'immédiat, une option à examiner en cas d'extension supplémentaire de la pandémie. Ce qui semble bien se confirmer, surtout chez les enfants?
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26.11.2009
Alors, avec ou sans?
Pr MONTASTRUC: " LA PEUR DES ADJUVANTS N'EST PAS JUSTIFIÉE "
Le professeur Jean-Louis Montastruc, chef du service de pharmacologie du CHU de Toulouse, a été chargé par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) de surveiller à l'échelle nationale les effets indésirables du vaccin. Il a accepté de répondre aux questions du Figaro.
LE FIGARO. - Comment sont surveillées les réactions au vaccin contre la grippe H1N1?
Jean-Louis MONTASTRUC. - Ce vaccin fait l'objet d'une double surveillance. D'abord, les médecins doivent signaler tous les effets secondaires indésirables graves, notamment les hospitalisations. De même pour les effets inconnus qui seraient liés à l'injection. Il existe 31 centres régionaux de pharmacovigilance qui recensent ces effets secondaires que notre équipe à Toulouse est désormais chargée de centraliser. Par ailleurs, pour la première fois, il est possible pour les médecins, et même pour les patients, de faire les déclarations d'effets indésirables directement sur le site Internet de l'Afssaps. Enfin, nous avons lancé plusieurs enquêtes de pharmaco-épidémiologie, notamment une en collaboration avec plusieurs services de neurologie et de réanimation pour évaluer le risque éventuel de syndrome de Guillain-Barré associé au vaccin. Pour l'instant, nous n'avons aucune certitude sur l'existence d'un lien entre ce syndrome et le vaccin. Dans l'hypothèse où il existerait, le risque serait de un cas par million de personnes vaccinées...
Quels sont les premiers résultats de cette surveillance ?
Pour un peu plus de 300 000 personnes vaccinées, nous avons recensé, au total, 15 réactions allergiques de faible gravité. Plus un patient atteint d'un œdème de Quincke, qui a dû être hospitalisé, et un autre souffrant d'un bronchospasme (réaction de type asthmatiforme). Il y a eu aussi deux cas de troubles neurologiques (avec perturbation de la sensibilité) sans que le lien avec le vaccin soit confirmé. Les seules contre-indications sont l'allergie à l'œuf, puisque le vaccin est fabriqué avec du virus cultivé sur œufs embryonnés.
Est-ce que les effets secondaires sont différents de ceux du vaccin saisonnier ?
Les réactions sont les mêmes que celles observées avec le vaccin saisonnier, avec des douleurs et rougeurs au niveau du site d'injection. La douleur dure seulement un peu plus longtemps qu'avec le vaccin saisonnier. Mais les vaccins sont parmi les médicaments qui ont le meilleur rapport bénéfice/risque. Actuellement, le vaccin anti-H1N1 protège contre une complication de la grippe rare et grave qui est le syndrome de détresse respiratoire aigu. Les réanimateurs disent aujourd'hui leur inquiétude devant l'augmentation du nombre de jeunes enfants qui en sont atteints.
Beaucoup de personnes s'inquiètent du risque des adjuvants...
Les vaccins contre le H1N1 sur le marché sont tous plus ou moins équivalents, en terme d'efficacité et d'effets secondaires. La peur des adjuvants n'est pas justifiée. Il n'y a jamais eu plus d'alerte avec les vaccins avec adjuvant par rapport à ceux n'en contenant pas.
Source: http://www.lefigaro.fr/sante/2009/11...justifiee-.php
15:42 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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