08.11.2009
Ukraine : la bombe sanitaire menace les présidentielles
http://www.solidariteetprogres.org/article5982.html
7 novembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Depuis le 19 octobre, une « mystérieuse » épidémie provoque la panique et le chaos en Ukraine. Le dernier bilan dressé par le ministère de la Santé évoque pas moins de 763 000 personnes infectées, dont une grande majorité d’enfants, 34 000 hospitalisations et 109 personnes décédées, pour l’essentiel, d’infections respiratoires aiguës et pour certains, de la grippe.
Bien que Jukka Pukkila, le chef de la mission de l’OMS envoyé d’urgence « en réponse au nombre inhabituellement élevé de cas signalés d’infections respiratoires aiguës », estime que la plupart des cas hospitalisés sont attribuables à la grippe pandémique, sur les 109 décès en Ukraine, seulement 14 cas de H1N1 ont été confirmés.
En pleine campagne électorale, certains candidats n’hésitent pas à se présenter comme les sauveurs du pays sans pour autant adopter les mesures nécessaires pour y parvenir. Après la fermeture des écoles et l’interdiction de toute réunion publique pendant trois semaines, le gouvernement envisage de décréter l’état d’urgence et de reporter l’élection, prévue en janvier, au 30 mai.
Lundi dernier, le président et candidat Victor Iouchtchenko a accusé le gouvernement d’avoir négligé ses mises en garde du mois de mai. « Il est urgent de débloquer les fonds nécessaires pour pouvoir surveiller l’épidémie », a-t-il lancé en affirmant que d’après certains experts, le virus qui touche le pays serait d’un type nouveau, entre la grippe aviaire et la grippe porcine, bien qu’on manque cruellement de données scientifiques suffisantes pour l’affirmer avec certitude.
Le Premier Ministre, Mme Ioulia Timochenko, se démène tout autant pour apparaître à la pointe du combat contre la maladie. Après avoir avoué il y a trois jours qu’elle ne pensait pas se faire vacciner et se soignait « comme la plupart des gens », avec de l’ail, de l’oignon et des citrons, elle a déclaré avant-hier que désormais la vaccination était la seule issue pour stopper la catastrophe en cours.
Citée dans l’Ukrainian Journal.com, Timochenko, lors d’une réunion avec l’administration locale de Chernivtsi, aurait déclaré que « ce n’est pas le moment de se relâcher car l’OMS prédit que deux vagues supplémentaires de grippe sont attendu en Ukraine, y compris la grippe aviaire ».
Que la crise sanitaire est bien réelle ressort clairement du témoignage suivant posté le 4 novembre, sur le forum Doctissimo : « Le gouvernement ukrainien veut faire croire que tout est du à cette grippe mais c’est faux. Ma belle-mère est ukrainienne et travaille dans un des hôpitaux de la ville de Rivne, ville proche de la zone où les décès ont été recensés. La semaine dernière, 2 malades en provenance de cette région y ont été admis et y sont décédés en moins de 72h après avoir montré des symptômes de fièvres et toux avec du sang. Après autopsie, la conclusion des médecins est sans appel : il s’agissait de la peste pulmonaire (poumons noirs de sang et de pud) qui est hyper contagieuse et foudroyante (décès en 3 jours après contamination). Le gouvernement Ukrainien ne parle que de grippe H1N1 même si seulement quelques décès de ces derniers jours lui sont attribués… Les médecins de cet hôpital de Rivne ont reçu l’ordre de ne plus pratiquer d’autopsies … (…) Dernière info : le foyer de cette contamination viendrait d’une ville (plus le nom en tête) où les ordures ménagères n’ont pas été ramassées depuis cet été. »
Devant tant de rumeurs et d’affirmations contradictoires nous avons pris soin d’interroger Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS à Genève. Lorsque nous lui avons demandé s’il s’agissait de peste pneumonique, d’une version mutée du H1N1 ou de grippe aviaire, il a répondu : « Nous n’avons jamais fait une telle déclaration. En Ukraine, à peu près un demi million de personnes sont touchées par des infections respiratoires aiguës. De ceux-là, seulement un tiers est attribuable à la grippe A(H1N1), ce qui laisse pas mal de place pour autre chose ». En ce qui concerne l’émergence d’un virus muté, il estime que pour l’instant, cela reste « hautement improbable ».
Soulignons que l’explosion de cette « bombe » sanitaire n’est que le symptôme des maladies principales à éradiquer : la mondialisation ultra-libérale et les diktats du FMI qui empêchent toute reconstruction économique du type préconisé par Lyndon LaRouche et défendu en Ukraine par Natalia Vitrenko, la candidate du Parti socialiste progressiste d’Ukraine (PSPU).
usa :
pour ceux qui arrivent a lire et entendre les séquences vidéo ; voici une qui montre la file d'attente pour recevoir gratuitement leur vaccin
http://abclocal.go.com/kgo/story?section=news/health&...
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La phyto peut aider dans la grippe ?
voir aussi mon blog:
http://phytothérapie.hautetfort.com
Les lymphocytes dits tueurs, que les Anglo-Saxons appellent « natural killers » (NK) sont les meilleurs agents d'une immunité participant de façon non spécifique à la défense de l'organisme, en particulier au cours des infections virales. Leur faible activité chez les personnes fragiles ou âgées les rend beaucoup plus vulnérables. Aussi, le fait de remonter le niveau des défenses naturelles en stimulant ces lymphocytes représente-t-il un avantage certain. Ce qui n'empêche cependant pas la contamination, mais augmente les chances d'être moins touché par la grippe.
Une équipe de chercheurs a découvert assez récemment le rôle activateur d'une banale molécule, le trans-bêta-caryophyllène, ainsi baptisée car trouvée la première fois dans le clou de girofle, Caryophyllus aromaticus L. C'est ce composé qui rend aussi précieux les extraits aromatiques de bourgeons de cassis, Ribes nigrum, bien connu. On peut y ajouter des extraits lipophiles de grains de poivre, et donc sans substance piquante, tout aussi intéressants.
Une autre façon complémentaire de renforcer les défenses immunitaires générales au tout début d'une épidémie passe par l'activation des cellules macrophages, dont un des rôles majeurs est d'éliminer les cellules infectées par les virus.
L'activité des macrophages peut être stimulée par plusieurs catégories d'actifs végétaux, en particulier par les bêta-glucanes. Ces composés sont les constituants de certaines fibres alimentaires, présentes en particulier dans les levures et les champignons, telle que la banale levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae ssp. boulardii), le pachyme, ou Poria cocos (Wolfiporia extensa), ou encore le pleurote (Pleurotus ostreatus). À côté des bêta-glucanes, citons également les polysaccharides de l'échinacée, Echinacea angustifolia, et la laminarine, fibre alimentaire extraite de l'algue laminaire Laminaria digitata. Pour l'échinacée, voir les précautions déjà indiquées par ailleurs.
Il est impossible enfin de ne pas mentionner l'encens, Boswellia carterii, dont l'usage, à juste titre, a traversé les siècles et les continents. Même si les détails de leur mode d'action restent à préciser, les extraits aromatiques de cette oléorésine sont assurément des plus bénéfiques. Par ailleurs, il est recommandé d'assurer quotidiennement son content de vitamine C végétale (acérola) et de magnésium naturel. On a déjà vu pour l'origan, le thé vert et la cannelle.
Malgré ces précautions, la contamination reste possible. Dans ce cas, quels sont les moyens d'action ? Bien sûr, il y a le Tamiflu, dont on nous rebat les oreilles, produit d'hémisynthèse issu d'une plante, l'anis étoilé, aussi appelé badiane de Chine, Illicium verum. Mais on constate d'ores et déjà certains terrains de résistance tandis qu'une étude anglaise publiée dans le British Medical Journal souligne les effets néfastes du médicament lorsqu'il est administré à des enfants.
Mieux vaut donc se tourner vers d'autres solutions : celles offertes par le monde végétal sont suffisamment documentées pour être utilisées. En premier lieu, les baies de sureau noir, Sambucus nigra, en dehors des savoureuses confitures que l'on peut en faire, s'utilisent sous forme d'extraits riches en pigments, des flavonosides et des anthocyanosides, très actifs contre les virus A et B.
D'autres disent qu'il faut tapisser les muqueuses respiratoires hautes, celles du rhino-pharynx, avec des substances aromatiques visant à enrayer la propagation du virus. L'inhalation d'huiles essentielles et de vapeur d'eau chaude, à l'aide d'un inhalateur classique, est une des méthodes les plus simples et les plus efficaces. Parmi les huiles essentielles apportant un bienfait immédiat et reconnues pour leur activité antigrippale, citons celle de pin sylvestre, Pinus sylvestris ssp. sylvestris, utilisable à tout âge, et celle de lavande aspic, Lavandula latifolia, dont l'usage est déconseillé chez les jeunes de moins de 6 ans.
La voie cutanée peut être également utilisée, car le temps nécessaire pour que les molécules aromatiques arrivent au niveau des voies respiratoires est très court (de 20 à 60 minutes). Aux huiles essentielles contenant de l'eucalyptol, comme celles d'Eucalyptus radiata ssp. radiata et de niaouli, Melaleuca quinquinervia chémotype 1,8-cinéole, qui sont déconseillées aux enfants de moins de 6 ans, il est préférable d'opter pour une huile essentielle d'Homalomena aromatica riche en linalol, virucide et très bien tolérée par la peau et l'organisme (le pourcentage incorporé dans une huile de massage pour le thorax ne doit pas excéder 3 %). Pour un massage de la plante des pieds, le pourcentage peut être plus élevé, de l'ordre de 5 %, y compris avec des huiles essentielles contenant de l'eugénol, extrêmement virucide. L'huile végétale la plus recommandée pour la préparation est celle de bancoulier (Aleurites moluccana), à pénétration rapide elle laisse la peau non grasse. Utiliser aussi dans votre crème hydratante habituelle, à diffuser dans toute la résidence. Faites aussi des fumigations.
Faire des cures alternées de compléments alimentaires à base de baies de sureau noir, de baies d'acérola, de bourgeons de cassis, de bêta-glucanes... Certains conseillent les champignons chinois : maîtaké et shiitake... une petite cure de trois mois en gélules ce n'est pas à dédaigner.
Relever plusieurs symptômes, d'ailleurs non spécifiques, survenant dans un contexte d'épidémie automnale ou hivernale, à savoir principalement : des frissons initiaux, une fièvre élevée en plateau durant 24 à 48 heures, des céphalées fronto-orbiculaires avec photophobie et hyperhémie conjonctivale, de l'asthénie avec prostration et surtout des douleurs musculaires, ou myalgies, et des courbatures ; s'y associent une sécheresse des muqueuses nasopharyngées, ainsi qu'une toux sèche, suivies d'un écoulement nasal muqueux, ou rhinorrhée.
Etre à l'écoute de son corps et ne pas hésiter à consulter si la fièvre se renforce. Prendre plusieurs compléments alimentaires différents, du type baies de sureau, acérola, etc., cités précédemment. En cas de grande fatigue, compter sur le ginseng panax meyer. Pratiquer 2 ou 3 fois par jour une inhalation de vapeur d'eau aromatisée à l'aide de quelques gouttes d'huile essentielle de pin sylvestre ou d'une spécialité pour cet usage.
Pratiquer 2 ou 3 fois par jour un massage du corps à l'aide d'un mélange comme décrit ci-dessus.
Ces informations nécessitent d'être adaptées chez les jeunes enfants. Chez ces derniers, les massages ne devront en aucun cas être pratiqués avec des huiles essentielles contenant du camphre, de l'eucalyptol ou du menthol.
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05.11.2009
Grippe: Vaccination et panique à bord
Un groupe de spécialistes lance un appel planétaire pour que l’on fasse au mieux la lumière sur la réalité des effets secondaires des vaccins anti-pandémiques
Avec cette première pandémie grippale du XXIème siècle nous voguons décidément collectivement vers des horizons bien incertains. Avec, au centre d’une boussole perdant le nord, les questions en cascades soulevées par la vaccination. Cela vaut pour la France comme nous venons, une nouvelle fois, de l’observer ces derniers jours au travers des embarras croissants de Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé perdant progressivement pied pour justifier sa politique du « tout vaccinal » ; ou plus précisément –et c’est bien là que blesse le bât – du « tout vaccinal proposé ».
Mais changeons un instant de jumelles et l’on découvre bien vite que des problématiques voisines émergent ici ou là tant dans la communauté internationale des « experts » (en virologie, immunologie, épidémiologie, veille sanitaire, santé publique, économie, calculs bénéfices-risques, éthique etc.) que dans celle, souvent plus ou moins consanguine, des responsables sanitaires politiques. C’est, d’une certaine manière, l’objet d’un vibrant et assez étonnant appel que vient de diffuser sur son site la célèbre revue médicale britannique The Lancet (pdf gratuit en ligne, en anglais).
Résumons ici au plus serré le propos. Une pandémie émerge et, par définition, se propage (et s’installe dans le temps) à des rythmes variables dans les deux hémisphères. Des vaccins sont élaborés dans l’urgence ; ils sont acquis, dans des conditions plus ou moins transparentes, par les pays les plus riches de la planète. Ces derniers expliquent, air connu, qu’ils aideront les plus pauvres à ne pas être totalement démunis lorsque la bise pandémique sera venue. Dans tous les cas de figure on proposera cette vaccination à de très larges fractions de la population le plus souvent des hommes et des femmes jeunes, très jeunes ou, plus tard, plus âgés. Le scénario n’est pas sans reproduire celui que la France a connu avec la vaccination contre l’hépatite virale de type B sur laquelle il faudra bien, un jour, revenir pour, entre panique et déni, dire la réalité.
The Lancet, donc, sur le site duquel un groupe de chercheurs et d’institutions sanitaires tente de prévenir les possibles (et redoutables) erreurs d’interprétations qui pourraient, demain, résulter des campagnes vaccinales massives anti-pandémiques. Ils tentent en quelque sorte de déminer un terrain qu’ils savent –que nous savons – miné. Mais laissons-donc ici pleinement la parole à l’expert, au pédagogue, au citoyen.
Jean-Yves Nau
Sauvera-t-on le soldat Ryan ?
Comme Jean-Yves Nau le suggère cette vaccination de masse entreprise au niveau mondial pourrait-elle se solder par une suspicion généralisée vis-à-vis du vaccin ? Et ce en raison d’effets secondaires vaccinaux plus ou moins hypothétiques, en tout cas difficiles à interpréter, comme nous en avons eu l’expérience douloureuse en France avec la campagne d’incitation à la vaccination généralisée contre l’hépatite B ? Cet appel des chercheurs dans le Lancet est à la fois louable et bien sûr utopique.
On peut bien évidemment le qualifier de« scientiste », au sens propre du terme (et surtout pas sectaire). Il voudrait répondre par la science (la raison et les faits) à ce que nous voyons depuis quelques semaines déferler sur la blogosphère. Des vagues irrationnelles (je présente d’emblée mes excuses à ceux que je sais irriter en écrivant cela ; mais n’est-ce pas aux scientifiques de le dénoncer ?) concernant le risque vaccinal, les adjuvants, les squalènes et autres mythes présentés comme terrifiants. J’use du terme « irrationnel », sans mépris ni manque de respect, mais parce que les seuls faits scientifiques et les seules données épidémiologiques avancés ne parviennent pas à contrer un argumentaire construit pour l’essentiel sur des convictions inébranlables.
Après la description d’une épidémie de syndrome de Guillain et Barré (j’écris bien « consécutive » et non pas « due à ») consécutive à l’administration d’un vaccin contre la grippe en 1976 aux USA, il y a eu autant d’articles dans la presse scientifique, pour évoquer un lien probable avec la vaccination que d’articles de même qualité pour réfuter un tel lien. Après la suspicion de la survenue de cas de sclérose en plaque après la vaccination contre l’hépatite B en France, la situation est également demeurée inextricable, le lien causal indémêlable.
J’ai personnellement revu en détail l’ensemble de cette littérature. Ce sont deux études de cas que j’ai enseignées largement à la Faculté ces dernières années. On est à chaque fois successivement troublés, convaincus, par les arguments des uns, puis… par les arguments des autres. Ainsi, la survenue d’un syndrome de Guillain et Barré 13 jours après une injection vaccinale, en étant en pleine santé préalablement pose question à toute personne concernée, à tout médecin aussi. Le fait qu’il n’y ait aucune augmentation de ces cas de Guillain et Barré durant la période où l’on vaccine massivement contre la grippe saisonnière (entre septembre et novembre) trouble profondément l’épidémiologiste (voir un billet récent à ce sujet). Le débat est ensuite éventuellement pollué par les conflits d’intérêts de ceux qui mènent ces recherches ou s’expriment à leur sujet.
De tels conflits surviennent dans tous les domaines scientifiques. Ils ne sont nullement réservés aux liens avec le secteur industriel pharmaceutique. Pour autant restons un instant sur ces liens. Les experts ne relèvent pas « du domaine public » exclusif. Ils peuvent aussi être appelés à donner leurs conseils aux industriels, dans le cadre de conventions réglementées. Il faut bien des experts pour mener les essais cliniques et pour développer de nouveaux médicaments. Dès lors qu’il a collaboré avec le privé, l’expert serait-il ipso facto « démonétisé » ? Ce qu’il dit devient-il nul et non avenu ? Nécessairement tendancieux ? En toute bonne foi, le raisonnement y compris scientifique est toujours influencé par l’expérience. Et même si cette expérience peut être utile à l’expertise, il est important de savoir quels sont ces conflits d’intérêts potentiels et quelle est leur nature.
On a étendu la notion de conflits d’intérêt à la vie privée des experts, à leurs liens familiaux et matrimoniaux officiels. Rien à redire. On ne demande pas (encore) ce qu’il en est des liens informels, mais qui sait un jour et pourquoi pas ? Jusqu’où pousser la suspicion de conflits d’intérêts ? Ce sont des questions débattues dans le monde de la recherche et il est normal de les poser sans tabou. Les agences publiques, en France, l’Afssaps, l’Afssa, l’Afsset, l’InVS et la Haute Autorité de Santé (il en va de même dans toute l’Europe ou aux USA) demandent ces déclarations de conflits d’intérêts potentiels avant de solliciter on non l’expertise des enseignants-chercheurs qui publient dans le domaine. Les revues médicales et scientifiques font de même avant d’autoriser toute publication, et les liens déclarés figurent alors sur les publications. Ces déclarations ne gomment pas l’influence qu’ont ces liens sur l’expertise, mais permettent – on l’espère – de mieux la tempérer, l’interpréter, la moduler éventuellement.
Revenons à notre sujet. Malgré tous ces efforts vers la clarté, il semble illusoire de penser que seuls les arguments scientifiques viendront contrecarrer les attaques qui surgiront contre le vaccin du fait de la suspicion d’effets indésirables. Les épidémiologistes feront ce qu’ils pourront. Des débats contradictoires au sein même de leur communauté les agiteront, et ajouteront peut-être à la confusion, voire à la suspicion comme l’ont montré les récents débats évoqués ci-dessus. Et une fois de plus il pourrait en résulter que … l’on ne pourra pas conclure définitivement sur le lien de causalité entre tel effet rare et la vaccination.
Il s’agira bien entendu d’effets dont on ne saura ni la cause, ni le mécanisme de survenue, ni la physiopathologie ni l’évolution, comme le syndrome de Guillain et Barré, la sclérose en plaques, ou l’autisme. De ce débat inextricable, qu’en sortira-t-il ? Une suspicion accrue vis-à-vis des vaccins pour ceux – nombreux aujourd’hui – qui n’avaient pas confiance au départ ? Un doute émergeant chez ceux qui n’avaient pas d’idées préconçues sur le sujet. Et peut-être même une « contamination » de l’ensemble de la société sur les autres stratégies vaccinales ? De cela, une large majorité de la communauté médicale est consciente. Il en va de même des producteurs de vaccins aussi.
Avait-t-on raisonnablement d’autre choix ? Ce n’est pas la fleur au fusil que l’on aborde ces questions, qui sont et seront difficiles à traiter. Derrière l’appel de nos collègues dans le Lancet, il faut me semble-t-il percevoir l’expression de la conscience aiguisée qu’il faut « sauver le soldat Ryan », sauver le soldat vaccinal qui à l’aube de ce vingt-et-unième siècle pourrait rapidement rendre l’âme face aux résurgences récurrentes des craintes ancestrales nées des avancées du progrès de la science et de la raison. Cela posé, nous avons la chance, infinie, d’en découdre sur les prés démocratiques et citoyens.
Antoine Flahault
le PDF du LANCET
15:20 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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04.11.2009
Dans le monde :
6'790 (8'886) morts
Amériques (4'820-6'864) : 1'465 (3'509) aux Etats-Unis, 1'403 au Brésil, 593 en Argentine, 354 au Mexique, 162 au Pérou, 136 au Chili, 131 en Colombie, 105 au Canada, 95 au Venezuela, 75 en Equateur, 56 en Bolivie, 43 au Paraguay, 38 au Costa Rica, 33 en Uruguay, 22 en République dominicaine, 22 au Salvador, 18 au Guatemala, 16 au Honduras, 11 au Nicaragua, 11 au Panama, 7 à Cuba, 5 en Jamaïque, 5 à Trinidad et Tobago, 4 aux Bahamas, 3 à la Barbade, 2 au Suriname, 1 à la Guadeloupe, 1 en Guyane française, 1 aux Iles Caïmans, 1 à la Martinique et 1 à Saint-Christophe-et-Niévès.
Asie (1'270) : 477 en Inde, 182 en Thaïlande, 77 en Malaisie, 62 en Arabie Saoudite, 47 au Japon, 42 en Corée du Sud, 39 à Hong Kong, 39 en Israël, 37 au Vietnam, 30 aux Philippines, 28 en Iran, 27 à Taïwan, 25 à Oman, 19 au Koweit, 18 à Singapour, 16 au Yémen, 14 en Russie, 11 en Turquie, 10 en Indonésie, 7 au Bangladesh, 7 en Chine, 7 en Irak, 7 en Mongolie, 7 en Syrie, 6 à Bahrein, 6 aux Emirats arabes unis, 5 en Jordanie, 4 au Qatar, 3 au Cambodge, 3 au Liban, 2 à Macao, 1 en Afghanistan, 1 à Brunei, 1 en Géorgie, 1 au Laos, 1 en Palestine et 1 en Syrie.
Europe (350-402) : 143 en Grande-Bretagne, 63 en Espagne, 22 (70) en Ukraine, 18 en Italie, 15 (18) en France métropolitaine, 15 en Norvège, 11 en Irlande, 10 aux Pays-Bas, 7 en Belgique, 6 en Allemagne, 6 en Grèce, 6 au Portugal,, 5 en Hongrie, 5 à Malte, 4 en Bulgarie, 3 en Suède, 1 (2) en Biélorussie, 2 en Serbie, 1 en Autriche, 1 en Croatie, 1 en Finlande, 1 en Islande, 1 au Luxembourg, 1 en Moldavie, 1 en République tchèque et 1 en Slovénie.
Océanie (228) : 187 en Australie, 19 en Nouvelle-Zélande, 9 en Nouvelle-Calédonie, 7 en Polynésie française, 2 aux îles Samoa, 1 aux îles Cook, 1 aux îles Marshall, 1 aux îles Salomon et 1 aux îles Tonga.
Afrique (122) : 91 en Afrique du Sud, 8 à Maurice, 6 en Egypte, 6 à la Réunion, 2 à Mayotte, 2 au Mozambique, 2 à Sao Tomé-et-Principe, 1 au Ghana, 1 à Madagascar, 1 en Namibie, 1 au Soudan et 1 en Tanzanie.
00:10 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02.11.2009
Sur un forum
posté par Bafis (pharmacien) qui a trouvé cet article
Au Canada, la directrice de la santé publique de la Montérégie, Jocelyne Sauvé, lors de plusieurs conférences de presse, a vigoureusement défendu la vaccination. " Je n’en reviens absolument pas de toutes les bêtises qui circulent ! ", déplore-t-elle.
" Il y a plein de monde qui ont des opinions. Mais il y a des gens qui sont des experts et qui se basent sur des faits scientifiques. Ma spécialité médicale, c’est le contrôle des épidémies. Nous, les vaccins, on connaît ça plus que les gens de façon générale et plus que certains médecins chercheurs cliniciens qui ont des opinions personnelles ", a-t-elle lancé.
" Dans la première vague de grippe espagnole (1918-1919, 40 millions de morts), il y avait très peu de personnes touchées. C’est dans les deuxième et troisième vagues qu’il y a eu des décès. C’est pour ça qu’on s’inquiète. "
" On n’est pas en train de dire qu’il y aura autant de décès que pendant la grippe espagnole, ajoute-t-elle. Mais il faut être prêts à faire face à une hausse de cas (jusqu’à 30 % de la population), d’hospitalisations et de décès- comparativement à l’été dernier. La première vague n’a pas été grave, on ne peut présumer que la deuxième ne le sera pas ", indique-t-elle.
A ce propos, que dire des élucubrations de cette " vociferous opponent of vaccination Dr. Viera Scheibner " arrivée sur terre en 1935 chercheuse en micropalaeontologie qui est comme chacun sait la voie royale pour connaitre de la vaccination et s'interroger sur le syndrome bébés secoués !
ou ce Matsumoto présenté comme docteur mais en fait journaliste !
Bien sûr, il est vrai que l'absence de transparence économique ne facilite pas la clarté des débats mais l'honnêteté des épidémiologistes ne peut - sur ce motif - être mise en cause!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Micropal%C3%A9ontologie
http://www.utoronto.ca/virology/mby480/lectures/Scheibner.pdf
Réponse d'Anne (médecin)
peut etre que si on est micropaléontologue, on n'est pas trés doué pour s'occuper des vivants à force de déterrer des morts et leur microbes
beaucoup s'intitulent docteurs mais pondent des textes bourrés d'erreurs, allant jusqu'a confondre bactérie et virus
et sortent des Km d'anneries
c'en est affligeant, nous en avons deja eu des exemples ici :
les textes sont tellement bourrés d'erreurs que l'on se demande qui pond cela ?
mais ca marche bien, c'est tellement facile à comprendre
vaccin = pas bon = danger
il faut mourir propre, non vacciné, non muté
en réa ou dans le couloir de la réa
ca doit en gros etre le sens de leur message : sélection naturelle etc
sinon, je ne vois pas.
08:03 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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30.10.2009
Ailleurs dans le monde
Onze cas mortels de grippe A en Italie
L'Italie a enregistré onze décès de la grippe H1N1, dont quatre pour la seule journée d'aujourd'hui, a annoncé à Rome le vice-ministre de la Santé selon lequel l'Italie est le pays d'Europe qui compte le plus de personnes atteintes par la pandémie.
La ville de Naples a enregistré quatre morts en trois jours, parmi lesquels un détenu, conduisant les autorités à ordonner la vaccination des agents pénitentiaires et de la population carcérale à risque.
Plusieurs retraités ainsi qu'une femme de 43 ans, hospitalisée à Rimini (nord) pour des problèmes respiratoires, et un médecin qui venait d'opérer un patient, ont été également victimes de la maladie.
Le nombre de personnes atteintes de la grippe porcine "s'est considérablement accru", a ajouté le vice-ministre, Ferruccio Fazio, selon lequel l'Italie compte le plus grand nombre de personnes souffrant de cette maladie, avec un taux de 380 pour 100.000 habitants.
Selon le Centre national d'Epidémiologie, 200.000 cas ont été enregistrés en une semaine, et les personnes les plus touchées sont les enfants de cinq à quatorze ans.
________________________________________
CANADA: Débordements massifs.
Les cliniques de vaccination du pays sont débordées par l'affluence des personnes désireuses de se prémunir contre le virus de la grippe A (H1N1). Au Québec, le premier ministre Jean Charest a même lancé un appel au calme et demandé à la population de respecter le calendrier prévu.
À Toronto, des milliers de personnes se sont massées aux portes des deux centres de vaccination de la ville dès 6 h du matin, jeudi. Mais les autorités ont rapidement dû refuser de nouveaux patients en raison du manque de vaccins. " Le chaos ", dira une femme dans la file d'attente.
Même sentiment au Nouveau-Brunswick. " Tout a été mal planifié ", s'exclame une autre femme. Bien qu'elles reconnaissent le problème des files d'attente, les autorités albertaines veulent continuer de prioriser les personnes les plus à risque.
File de gens attendant pour se faire vacciner à Ottawa
De longues heures d'attente étaient également signalées à Ottawa. Le département de santé publique de la capitale nationale compte d'ailleurs ouvrir de nouveaux centres de vaccination pour répondre à une augmentation marquée des personnes qui se présentent pour se faire vacciner.
En Outaouais, les autorités de la santé publique ont indiqué jeudi qu'elles pourraient revoir leur échéancier de vaccination en raison de l'augmentation importante du nombre de personnes infectées en quelques jours. À Gatineau, un deuxième centre de vaccination ouvrira ses portes dès vendredi. À Saint-Eustache, au nord de Montréal, la police a même dû intervenir pour calmer près de 2000 personnes qui ont attendu des heures pour le millier de doses disponibles.
À Montréal même, l'Hôpital Sainte-Justine et l'Hôpital de Montréal pour enfants sont eux aussi débordés. Environ 700 patients se sont présentés aux urgences depuis la fin de semaine, ce qui représente le double de l'affluence normale.
Si on continue d'être inondé par les enfants peu malades, lorsque votre enfant va devenir très malade, nous allons avoir de la misère à le traiter de façon appropriée.
Le Dr Michael Arsenault, directeur de l'urgence à l'Hôpital Sainte-Justine
Face à cette situation, le directeur de la Santé publique de Montréal, le Dr Richard Lessard, s'est fait rassurant. " Il y a beaucoup d'enfants qui sont malades, mais le pourcentage de complications est très bas. Et des situations comme [...] en Ontario sont [...] extrêmement rares. Donc les parents n'ont pas à [...] s'en faire outre mesure ", a-t-il dit.
De son côté, le premier ministre Jean Charest a invité les citoyens à faire preuve de patience et de discipline. Il leur a aussi demandé de respecter le calendrier prévu. D'après le calendrier proposé par les autorités sanitaires du Québec, la vaccination s'adresse présentement aux personnes à risque. Ceux qui n'ont pas de problèmes de santé sont invitées à se faire vacciner au début de décembre.
Débat sur le plan de vaccination
La Coalition des médecins pour la justice sociale interpelle le ministère de la Santé du Québec et lui demande de permettre aux médecins de famille de vacciner leurs patients dans leur cabinet, comme c'est le cas notamment à Toronto et à Vancouver.
En entrevue à RDI, le président de la coalition, le Dr Paul Saba, a expliqué que puisque les 4000 omnipraticiens au Québec sont en mesure de donner le vaccin contre la grippe saisonnière, ils ont l'expertise pour faire de même avec le vaccin contre la grippe A (H1N1). Le Dr Saba a ajouté que ces patients ont déjà un lien de confiance avec leur médecin.
Le Dr Saba a invité Québec à un peu plus de flexibilité et demandé aux autorités d'élargir le programme de vaccination. Il a rappelé que les médecins ne sont pas rémunérés pour la vaccination. " On ne peut pas faire du stockage dans les entrepôts parce qu'il y a un blocage au niveau des personnes capables de vacciner ", a déclaré le Dr Saba.
Une collègue du médecin, la Dre Sylvie Baribeau, a affirmé à la radio de Radio-Canada qu'elle ne comprenait pas le plan du ministère de la Santé, et surtout pourquoi la vaccination de la majorité de la population à Montréal ne débutera que le 7 décembre prochain. " Je me vois mal envoyer mon patient de 85 ans au Palais des congrès, attendre six heures debout pour avoir une vaccination ", a expliqué la Dre Baribeau.
Également en entrevue à RDI, le directeur national de la Santé publique du Québec, le Dr Alain Poirier, a dit que Québec était limité par la quantité de doses acheminées, soit 430 000 par semaine selon lui. Il a ajouté que chaque fiole de vaccin contenait 10 doses qui doivent être utilisées dans une période de 24 heures, ce qui correspond davantage à un modèle de vaccination de masse.
Le Dr Poirier a fait valoir que ce n'est pas tout le monde qui a un médecin de famille, et que ce n'est pas dans toutes les régions que les omnipraticiens offrent le vaccin. Comme les autorités n'ont pas encore reçu toutes leurs doses, et qu'elles ne disposent pas de beaucoup de temps pour la vaccination, elles ne peuvent disperser les doses dans plusieurs endroits, a expliqué le directeur de la Santé publique.
Le nombre de doses débattu à Québec et Ottawa La question du nombre de doses a été évoquée à l'Assemblée nationale, jeudi. Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, a affirmé que le Québec ne recevait pas sa juste part des 6 millions de doses expédiées dans les différentes provinces jusqu'à maintenant. Selon le député du Parti québécois, le Québec aurait dû recevoir 1,4 million de ces doses, soit 23 %, comme sa proportion de la population canadienne.
Tant le ministre de la Santé, Yves Bolduc, que le directeur de la Santé publique ont affirmé que le Québec recevrait quelque 400 000 doses de plus d'ici la fin de la semaine, ce qui rapprocherait les stocks du million de vaccins disponibles. Le dossier de la grippe A (H1N1) a aussi fait l'objet de débat à Ottawa, où le député libéral Bob Rae a accusé le gouvernement Harper d'avoir été trop lent à réagir, comparativement à d'autres pays qui ont approuvé le vaccin avant le Canada.
" Si le vaccin avait été disponible avant, on doit dire qu'on aurait pu sauver des vies. C'est clair qu'il y a des jeunes et des autres qui n'ont pas reçu le vaccin au moment où, du point de vue de la gestion du système, cela aurait été possible ", a déclaré M. Rae en point de presse. À la Chambre des communes, le ministre de l'Industrie, Tony Clement, a répondu aux questions adressées à sa collègue de la Santé, Leona Aglukkaq. M. Clement a affirmé qu'avec les 3 millions de doses supplémentaires attendues la semaine prochaine, le Canada pourra compter sur 9 millions de vaccins sous peu.
Mise en garde contre les antibactériens
Devant le succès des lingettes et gels antibactériens, en raison de l'épidémie de grippe A (H1N1), l'Association médicale canadienne (AMC) met la population en garde contre ces produits. Selon l'organisme, ces produits rendent les bactéries résistantes aux antibiotiques.
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29.10.2009
Un épidémiologiste fait de ...la voyance
mais, bien sûr, c'est une plaisanterie minable!
d'antoine flahault
http://blog.slate.fr/h1n1/2009/10/28/generation-68-les-pa...
Génération 68: les pavés dans la mare pandémique
On avait déjà entendu à propos des événements de 1968 (pour une fois je ne me réfère pas aujourd’hui à la pandémie éponyme) qu’ils révélaient le malaise d’une génération d’enfants de l’opulence de l’après-guerre, « d’enfants gâtés » en quelque sorte. Mais cette analyse n’escamotait-elle pas la prise de conscience que les évènements de 68 un peu partout dans le monde – surtout le monde riche en effet – ont correspondu à un tournant profond de la société moderne. On le sait : il y a un « avant » et un « après » 68, dans la vie universitaire, culturelle, intellectuelle de notre pays, mais aussi de toute l’Europe, et des Etats-Unis. Il y a aussi un avant et après 68, dans la vie de nos institutions, mais aussi dans les relations humaines, dans notre code vestimentaire ou capillaire. Un progrès ? Pas nécessairement, ou pas toujours, là n’est pas la question.
Je ne cherche pas à faire davantage l’apologie ou la critique d’une génération utopiste à laquelle je n’appartiens pas (j’avais huit ans). En revanche je voudrais proposer cette clé de lecture pour tenter de comprendre les raisons du phénomène que nous observons, sans chercher à (trop) porter de jugement à ce stade. Pourquoi 83% des Français déclarent aujourd’hui ne pas vouloir se faire vacciner contre cette grippe pandémique ? Aurait-on 83% d’« enfants gâtés » ? Pourquoi en est-on arrivé là ?
Virologues et épidémiologistes ont été capables d’identifier de manière très précoce la nouvelle souche grippale et de prévoir qu’elle serait responsable de la première pandémie du XXIème siècle. Les Etats ont été capables de constituer des stocks massifs d’antiviraux, de masques de protection, de solutés hydro-alcooliques. Les industriels du médicament ont été capables de fabriquer des vaccins en un délai record permettant ainsi d’espérer qu’ils seraient à temps disponibles pour le plus grand nombre. Et puis patatras !
Tout l’édifice patiemment construit pour le bien commun semble s’écrouler sous nos pieds : la population tourne massivement le dos et s’en va en maugréant. L’expert se dit, comme le presque-noyé qui se raccroche à une branche providentielle, qu’un décès, un cas plus médiatisé que les autres va bien finir par convertir les habitants de la Cité. Mais non, le peuple boude durablement, écoeuré même qu’un décès supplémentaire semble réjouir le macabre expert. Le peuple ne se retourne même plus. Les faits peuvent parler, il semble avoir décidé résolument de ne plus y croire.
Peut-être, les barricades cèderont-elles ? Peut-être, la raison reviendra-t-elle ? De la même manière l’utopie des pavés de mai n’était pas plus raisonnable. Mais il restera sans doute des traces de ce fossé qui s’est constitué entre, d’une part, une si grande partie de l’opinion et, de l’autre, les expert, les industriels et les dirigeants de la santé. De part le monde, une blogosphère insensée s’agite et semble mieux à même de convaincre l’opinion ; comment comprendre ? Cette blogosphère apparaît souvent réfractaire aux données scientifiques. Elle a des accents parfois paranoïaques, agite volontiers la théorie du complot, dénonce sans la moindre preuve les manipulations d’Etat, dépose plainte pour empoisonnement. La raison, les chiffres, les prévisions des modèles semblent dérisoires. Pire : ils participent à la grande manipulation.
Nos enfants des beaux quartiers rentreront-ils dès l’aube, les mains noircies par les pavés calcinés, pour se mettre à table et manger à nouveau dans l’argenterie de leurs parents ? Ou bien ne porteront-ils bientôt plus que des cols Mao et appelleront-ils, cheveux longs au vent, leurs aînés par leurs prénoms en les tutoyant ? Il y aura peut-être dans le rapport de notre société à la santé publique un avant et un après 2009. Peut-être notre société opère-t-elle sous nos yeux une mue irréversible vis-à-vis du discours des experts et des médecins, des politiques et des producteurs de vaccins et de médicaments. Un progrès ? Ce n’est pas sûr. Une prophétie un peu hâtive ? Pourquoi pas ?
Antoine Flahault
01:27 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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28.10.2009
Etes-vous prêts? vraiment prêts
La grippe A est une "menace sociale"
Pour Patrice Bourdelais, historien et professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, l'épidémie pourrait provoquer de graves tensions dans le pays.
Le ministère de la Santé n'a cessé de communiquer durant l'été. Aujourd'hui, les stocks de vaccins sont là, mais l'épidémie se fait attendre. Certains doutent même de son existence. Alors pourquoi les pouvoirs publics se sont-ils autant mobilisés?
Il y a d'abord un particularisme français: depuis l'affaire du sang contaminé, le principe de précaution régit l'attitude de nos gouvernants en matière de santé publique. Mais, plus généralement, aujourd'hui, c'est l'ensemble des sociétés contemporaines qui présentent un seuil de tolérance extraordinairement bas aux événements imprévisibles et dramatiques. Un décès, et c'est la Une des journaux télévisés. La mort fait peur, elle a été peu à peu exclue de notre environnement, au point que nous sommes très démunis face à elle. Qui se souvient que la grippe de Hongkong a provoqué en France, durant l'hiver 1968, la disparition de 28 000 personnes? Où est notre mémoire collective de ces deuils?
Comment expliquez-vous l'évidente réticence des populations à se faire vacciner, même gratuitement?
On peut appeler cela le syndrome de Pierre et le loup: l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a eu beau monter ce phénomène en épingle, les Français, eux, ne voient toujours rien venir. Pis: on leur explique que le vaccin a été (trop?) rapidement étudié par les autorités de santé, qu'il contient des adjuvants– le mercure, notamment. Comme les pouvoirs publics, les individus raisonnent en termes de risque. Sans doute le risque épidémique est-il actuellement, à leurs yeux du moins, inférieur au risque vaccinal.
Il suffirait donc que l'épidémie arrive vraiment pour que la demande de vaccins explose?
C'est très vraisemblable, et je ne vois pas comment on échapperait alors à des tensions sociales importantes, en France comme ailleurs. Il n'est pas impossible que certains gardent précieusement par devers eux "leur" Tamiflu, voire en arrivent à se battre pour faire partie des premières personnes vaccinées... Les personnes saines vont accuser les malades d'être irresponsables pour ne pas s'être fait vacciner. Ce ne sera pas la guerre civile, mais les clivages à l'intérieur des pays risquent d'être plus nets encore que ceux entre nations.
Voila donc pourquoi les personnes soi-disant saines piquent la place aux handicapés, celles au macaron… les personnes handicapés sont des super privilégié-e-s, CQFD
D'autant que les conditions de distribution du vaccin ne sont pas totalement réglées...
C'est même, à ma connaissance, une première dans l'histoire de notre pays: les pouvoirs publics ont établi une hiérarchie entre les prioritaires (personnel de santé, adolescents...) et les moins prioritaires (la population générale). Tout le monde pourra être vacciné, mais pas la même semaine. Or, sur ce point précis, les pouvoirs publics manquent de pédagogie; à mon avis, ils commettent une erreur, car certaines réactions seront violentes.
De quelle violence parlez-vous?
Ceux qui apprendront brutalement qu'ils ne pourront être vaccinés au moment où ils le souhaitent le vivront très mal. Pour peu que survienne un élément supplémentaire (chômage, origine étrangère, quartier difficile, etc.), ils en concevront un sentiment d'injustice fort, quelque chose de l'ordre du "décidément, je ne suis pas un Français comme les autres". Ils se sentiront abandonnés par le gouvernement. De ce point de vue, la grippe A constitue une menace pour la cohésion sociale.
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27.10.2009
On y est
Grippe A/H1N1: les services d'urgences pédiatriques de Paris saturés
il y a 3 heures 50 min
JeanMarie Godard
Les urgences pédiatriques des hôpitaux de Paris et de sa proche banlieue sont saturées par les consultations liées à la grippe, dans des proportions nettement plus importantes que lors des précédentes années à la même époque, a-t-on appris mardi de sources médicales. Et dans la majorité des cas pour lesquels des prélèvements ont été effectués, la présence du virus A/H1N1 est confirmée. Lire la suite l'article
Les cas sont dans leur grande majorité bénins. Mais dans ce contexte, le président de l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF) Patrick Pelloux dénonce le "manque de moyens des urgences", et met en garde contre une "crise sanitaire".
A la direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) on recensait pour la journée de lundi 296 consultations dans les hôpitaux, dont 202 enfants, reconnaissant mardi qu'il s'agissait de chiffres "très élevés".
A l'hôpital Necker à Paris, le Pr Gérard Cheron, chef du service réanimation urgences anesthésie, faisait état mardi d'une hausse de 76% des consultations pour les enfants de 1 à 15 ans, par rapport à la moyenne des quatre années précédentes à la même époque, dans les cinq établissements pédiatriques de l'AP-HP de la capitale et de la petite couronne.
"L'explication, c'est des syndromes grippaux et on prélève dans plus de 95% des cas une grippe H1N1", a-t-il précisé à l'Associated Press. "On s'y attendait, on s'y était préparé notamment avec l'expérience de ce qu'il s'est passé dans l'hémisphère Sud, mais on ne savait pas à quelle date ça allait nous tomber dessus".
"Faire face, c'est notre mission mais c'est extrêmement difficile. On a doublé les équipes de garde, mais c'est faire travailler deux fois plus les mêmes personnes. Nous le faisons avec le soutien de nos directions pour faire en sorte que les gens soient rémunérés comme ils doivent l'être et avoir des lieux pour aller se reposer", a-t-il précisé.
"Ces grippes sont, dans leur grande majorité, bénignes et ces personnes devraient se trouver dans les cabinets de médecine libérale", a-t-il déploré, "notre mission étant d'accueillir et de prendre en charge les cas sévères".
Et pour Patrick Pelloux, médecin urgentiste au SAMU de Paris, "la grippe même bénigne a bien débuté. Depuis le week-end dernier, il y a une explosion de fréquentation des services d'urgences pédiatriques en Ile-de-France. Et traditionnellement, on sait que lorsque les services d'urgences pédiatriques explosent comme ça, dans 15 jours, ce seront les adultes qui seront touchés".
"C'est beaucoup plus précoce et beaucoup plus prenant que les autres années. Il n'y a pas un lit supplémentaire d'ouvert. Le week-end dernier, il n'y avait plus un lit disponible en réanimation", a-t-il ajouté, dénonçant un "véritable scandale". "Si rien n'est fait, c'est une crise sanitaire qui commence. On n'est pas prêt juste parce qu'on a des vaccins et qu'on dit aux gens de porter des masques et de se laver les mains".
Au SAMU de Paris, la direction confirmait mardi "une activité virale très soutenue par rapport aux années précédentes", concernant particulièrement "les enfants d'âge intermédiaire, c'est-à-dire 8 à 12 ans". AP
23:25 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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26.10.2009
H1N1 : jusqu'à 30% de la population de l'UE
pourrait être touchée
BERLIN - Un habitant de l'UE sur trois pourrait être infecté par la grippe H1N1 dans les prochains mois, a prévenu la Commissaire européenne à la Santé, Androulla Vassiliou, dans la presse allemande à paraître mardi.
http://www.romandie.com/ats/news/091026193353.619k0zu3.asp
"D'après tout ce que nous savons, jusqu'à 30% de la population peut attraper la grippe porcine. Dans ce cas, nous devons nous attendre malheureusement à un nombre de morts important", a-t-elle déclaré au quotidien allemand die Welt.
"Il est à craindre que le virus n'évolue et ne devienne nettement plus agressif dans les prochains mois", a-t-elle expliqué, appelant les Européens à "rester vigilants" et à "ne pas négliger" les effets socio-économiques de la grippe H1N1.
"La reprise économique dans l'UE pourrait être affaiblie. Certains secteurs économiques comme le tourisme ou l'industrie des loisirs pourraient subir des préjudices", a souligné la Commissaire chypriote.
Selon elle, "il est imaginable qu'une augmentation des arrêts-maladie et qu'une baisse de la consommation en raison du sentiment d'insécurité provoquent une baisse de productivité et des perturbations dans le système de production".
La commissaire a appelé les Européens à se faire vacciner en grand nombre, rappelant que "plus il y a de personnes vaccinées moins la pandémie peut se développer".
Mme Vassiliou a prôné la fermeture "immédiate" des établissements scolaires où des cas de grippe H1N1 seraient confirmés et d'"annuler" les loisirs prévus dans les structures sportives et artistiques également affectées.
L'épidémie de grippe est pour l'instant loin de battre son plein en Europe, une situation due en partie à une météo clémente.
(©AFP / 26 octobre 2009 20h33)
21:16 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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