18.12.2009
Qu'est-ce qu'un motoneurone ?
Les neurones moteurs ou motoneurones sont parmi les plus grandes de nos cellules nerveuses. Ils partent du cerveau à la moelle épinière, et de la moelle vont vers les muscles. Leur rôle est de transmettre les signaux et les commandes du cerveau aux muscles. Les commandes sont transmises aux muscles par deux catégories de motoneurones : les motoneurones centraux qui vont du cerveau à la moelle épinière, et les motoneurones périphériques qui vont de la moelle épinière aux muscles.
Que se passe-t-il lorsqu'une personne bien portante fait le geste simple de prendre un verre d'eau ? Tout d'abord le cerveau envoie des signaux électriques. Les motoneurones ont pour tâche de véhiculer ces messages du cerveau aux muscles de la main, qui répondront à la commande et saisiront le verre.
2 - Que se passe-t-il en cas de maladie du motoneurone ?
Lorsque les motoneurones sont déficients ou lésés, le déroulement de cette opération est interrompu ; les signaux électriques n'atteignent plus les muscles qui, sans cette stimulation s'atrophient, "maigrissent", et ont tendance à disparaître.
3 - Comment surviennent les maladies du motoneurone ?
Les maladies du motoneurone sont des affections se traduisant par un vieillissement prématuré des motoneurones. Parmi les maladies du motoneurone, la mieux connue est la sclérose latérale amyotrophique (S.L.A.), encore appelée maladie de Charcot. Celle-ci survient dans la majorité des cas entre 5o et 7o ans, mais il existe des cas débutant avant l'âge de 40 ans. Les hommes sont plus fréquemment atteints que les femmes. En France, on estime de 4 à 6 pour loo ooo habitants le nombre de personnes atteintes de cette affection. Cette maladie s'observe dans toutes les parties du monde. Il s'agit d'une affection qui n'est pas héréditaire, mais il existe de rares cas où plusieurs membres d'une même famille présentent la même maladie.
4 - Quels sont les signes de la maladie ?
L'atteinte peut concerner différentes parties du corps. Une faiblesse d'un membre est souvent le premier symptôme. Elle se manifeste par une perte de force, une faiblesse de la main, des jambes, ou des muscles permettant de parler ou d'avaler. Un essoufflement peut traduire une faiblesse des muscles respiratoires. Des crampes musculaires sont fréquentes au début, surtout la nuit. Les muscles ont tendance à se contracter spontanément (ils "tressautent" sous la peau) ; le terme médical pour désigner ce signe est la fasciculation.
Certains signes ne sont pratiquement jamais observés lors de l'évolution d'une S.L.A. En particulier, les sensations sont normales, il ny a pas d'affaiblissement intellectuel, pas de douleur, pas de trouble urinaire.
5 - Quels examens sont nécessaires ?
Un certain nombre d'examens sont nécessaires pour affirmer le diagnostic. Ils permettent aussi d'éliminer d'autres maladies qui ressemblent à une S.L.A. Ces examens comportent un bilan biologique sanguin, une ponction lombaire, un étectromyogramme, un examen radiologique du système nerveux (en particulier une imagerie par résonance magnétique nucléaire ou I.R.M.).
6 - Quelles sont les causes de la maladie ?
De nombreux travaux de recherche scientifique permettent de proposer certaines pistes encourageantes. L'une d'entre elles est celle de la toxicité du glutamate sur les cellules nerveuses. Le glutamate est un constituant normalement présent dans le système nerveux, mais qui peut devenir toxique quand il est présent en quantité excessive. Plusieurs traitements actuellement proposés essaient de diminuer l'effet toxique du glutamate.
On a aussi montré que des substances appelées facteurs neurotrophiques augmentent la survie de cellules nerveuses. Ces facteurs neurotrophiques pourraient constituer un traitement dans les maladies du motoneurone. // existe des maladies du motoneurone ressemblant à la S.L.A. qui sont dues à une perturbation du système immunitaire. Dans ce cas, des traitements dits "immunosuppresseurs" peuvent être prescrits.
Enfin, certaines hypothèses sur l'origine d'es maladies du motoneurone n'ont pas été confirmées: on n'a pas retrouvé de facteur toxique dans l'environnement, à l'origine de la maladie ; il n'y a pas d'origine infectieuse de la maladie, et pas de risque de contagion. Malgré les efforts et les progrès de ces dernières années, il est encore indispensable de poursuivre la marche entreprise. La collaboration de tous est nécessaire.
7 - Quels sont les traitements ?
A l'heure actuelle, on ne dispose pas de traitement permettant de guérir la maladie ou d'améliorer la force musculaire. Le but des traitements proposés est de ralentir l'évolution de la maladie. C'est le cas de médicaments qui visent à diminuer l'excès de glutamate ou à augmenter la survie des motoneurones.
De plus, certains traitements visent à corriger certains symptômes : par exemple, des traitements médicamenteux luttent contre l'hypersalivation, les crampes, les troubles du sommeil, une baisse de moral. La kinésithérapie est particulièrement importante dans la prise en charge de la maladie ; elle conserve la mobilité et la souplesse des articulations.
Si la maladie se manifeste par des difficultés pour parler ou avaler, une rééducation orthophonique est utile. S'il existe des troubles respiratoires importants, ils peuvent être améliorés par une assistance ventilatoire au domicile.
8 - Comment évolue la maladie ?
Quelquefois, certains événements comme la fatigue, la chaleur ou la fièvre peuvent transitoirement aggraver la faiblesse musculaire. A l'heure actuelle, personne ne peut prédire à coup sûr de quelle façon la maladie va progresser pour un patient donné. il est impossible de porter un pronostic précis concernant le devenir de l'autonomie.
ASSOCIATIONS DE MALADES
ALS- France
ASSOCIATION - LUTTE ET SOUTIEN - MALADIES DU MOTONEURONE
Siège Social MARSEILLE : Service de Neurologie et Maladies Neuromusculaires - Pr POUGET
Centre Hospitalier Universitaire de la TIMONE - 1, Bld jean Moulin - 13 005 MARSEILLE.
Tél. et Fox: 04.91.38.65.80 - Tél. mobile: 06.16.33.47.33
Présidente : Mme Geneviève CHABRIÈRES
objectifs Aide aux malades atteints de Maladies du Motoneurone, et à leurs familles.
- Permanence téléphonique et messagerie.
- Conseils médico-sociaux.
- Conseils paramédicaux - Matériel d'aide au handicap.
- Soutien moral et amical.
- Assistance Sociale A.P.F. - Délégation Bouches-du-Rhône - Var - Alpes Maritimes - Corse - Alpes - Haute-Provence.
- Aide à la recherche médicale - Achat matériel médical - Bourses.
- Séances d'information à l'Ecole des infirmières de l'Assistance Publique.
Publications : Fiches patients - Fiches soignants - Bulletin annuel.
Rayon d'action : Région P.A.C.A. (PROVENCE - ALPES - CORSE - ALPES MARITIMES).
A.P.F. ASSOCIATION DES PARALYSÉS DE FRANCE
17, Bd Auguste Blanqui - 75013 PARIS - Tél. : 01.40.78.69.00 et Fox : 01.45.89.40.57
- insertion des handicapés moteurs dans la société, apport d'une aide qualifiée et d'un soutien.
- Défense de leurs droits auprès des pouvoirs publics ; sensibilisation de l'opinion sur leurs difficultés et leurs besoins.
Public visé : Personnes handicapées motrices.
Rayon d'action : National et départemental (95 délégations).
Publications : "Faire face" (mensuel) .
A.R.S.
ASSOCIATION RECHERCHE SUR LA SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE
24, rue Lachorrière - 75011 PARIS - Tél. : 01.43.38.99.89 et Fox : 01.43.38.31.59
Président M. Claude BLANCHARD
objectifs - information des familles et des patients.
- Permanence téléphonique : mardi et jeudi de 14 h à 17 h.
Permanence téléphonique d'une assistante sociale A.P.F. les 1er et 3ème jeudi de chaque mois de 10 h à 12 h.
Formation de soignants.
Édition de fiches techniques à destination des soignants ou des patients.
Attribution de bourses de recherche par le Comité Scientifique.
Publication Annuelle et une trimestrielle.
Rayon d'action : National, 10 antennes régionales.
Cette brochure a été conçue et rédigée par l'équipe de la Consultation Spécialisée des Maladies du Motoneurone de l'HÔpital de la Timone (Marseille) et en particulier par: le Pr. J. Pouget, neurologue; le Pr. A. Schiano, réadaptation fonctionnelle; le Pr. 0. Blin, neuro-pharmacologue; le Dr D. Lardillier, médecin attaché; le Dr D. Robert, ORL-phoniatre; D. Baffert, diététicienne et Mme G. Chabrières (Présidente de l'Association Lutte et Soutien des Maladies du Motoneurone).
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Que d'ail, que d'ail!
L'ail est le secret d'une bonne santé
" Et l 'ail sert aussi quand vous n'avez Mesdames... ce que vous savez...
Rend vos maris chauds comme la braise
Et fait que, bien mieux à votre aise,
Il vous caresse dans le lit,
Suivant un proverbe qui dit :
Quand un homme au lit se repose
Et qu'il ne peut baiser sa femme qu'une fois,
Qu'il mange ail et poireaux, il doublera la dose,
Mesme la nuit suivante il la baisera trois fois. "
- L'ail est, je vous l'ai déjà indiqué, aphrodisiaque. Il fait baisser le taux de cholestérol, il est antibiotique, fluidifiant du sang. Intéressant pour les sportifs: Pour les personnes qui souffrent d'inflammation musculaire et artérielle. Il y a quelque temps, grâce à une étude réalisée au sein d'une équipe de football, on s'est aperçu que l'ail avait permis aux joueurs de réduire de moitié l'utilisation d'anti-inflammatoires sur toute la saison.
- Si vous devez faire un séjour à l'hôpital: prendre un morceau d'ail ou une gélule tous les jours, une semaine avant l'hospitalisation. Les maladies dites nosocomiales (ces infections que l'on contracte pendant un séjour à l'hôpital) et qui provoquent chaque année des centaines de morts et par milliers les journées d'hospitalisation qui pourraient être diminuées dans des proportions considérables par cette simple prévention. N'est-ce pas, Monsieur Johnny Hallyday?
- Et aussi, est indiqué pour les personnes prenant des anticoagulants (toutes celles et ceux qui doivent faire un voyage en avion et qui présentent des risques de thrombose)
- Femmes qui allaitent ? Pas de contre-indication. Mais il n'est pas sûr que le lait soit au goût du nourrisson !
- Et encore: par sa teneur en soufre, il se montre aussi particulièrement efficace et utile pour les problèmes respiratoires. En cas de toux chronique, notamment, il va permettre de réduire la fabrication de mucosités parfois très difficiles à expectorer.
Vous prenez une gousse d'ail, vous l'épluchez, vous la partagez. Vous enlevez le germe et vous l'avalez sans le mâcher (très important) l'équivalent d'un quart de gousse et ceci deux fois par semaine, c'est largement suffisant pour bénéficier de toutes ses propriétés
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12.12.2009
Curcuma toujours.....
Vitamine D, curcumine et dégénérescence cérébrale (1er septembre 2009)
La construction de la plaque formée de dépôts de bêta-amyloïde est associée à une augmentation des lésions sur les cellules cérébrales et à leur destruction par stress oxydatif, liées à une perte de fonction cognitive et à une augmentation du risque de maladie d’Alzheimer, la forme la plus courante de démence.
Des monocytes, qui se transforment en macrophages stimulant à leur tour le système immunitaire, ont été isolés d’échantillons sanguins prélevés sur 9 patients souffrant de maladie d’Alzheimer. Les macrophages ont ensuite été incubés avec de la bêta-amyloïde, de la vitamine D3 et de la curcumine naturelle ou synthétique. Les résultats ont montré que les curcuminoïdes renforçaient la liaison des macrophages aux bêta-amyloïdes et que la vitamine D pourrait stimuler l’absorption de la bêta-amyloïde par les macrophages chez la plupart des patients.
(Journal of Alzheimer’s Disease, vol. 3, 703-717, doi:10.3233/JAD-2009-1080.)
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06.12.2009
La glycine propionyl-L-carnitine,
des effets bénéfiques sur les niveaux de monoxyde d'azote et la vasodilatation La glycine propionyl-L-carnitine allie la propionyl-L-carnitine à la glycine. Des études ont montré qu'elle peut augmenter les niveaux de monoxyde d'azote chez des sujets pratiquant un exercice physique et améliorer les performances d'athlètes entraînés.
La L-carnitine est un nutriment important, directement impliqué dans le transport vers les mitochondries des acides gras à longue chaîne. Ce processus inclut le clivage des acides gras des triglycérides pour les libérer dans la circulation sanguine. Ainsi, la L-carnitine contrôle, dans une certaine mesure, la conversion des acides gras en énergie disponible comme carburant pour les contractions des muscles cardiaque et squelettiques. Augmenter l'apport en énergie à travers les triglycérides réduit la dépendance du système d'oxydation énergétique et épargne les stocks de glycogène. Un transport accru d'acide gras vers les mitochondries devrait économiser le glycogène, augmenter l'endurance et la résistance. On pense généralement qu'une supplémentation en L-carnitine accroît la performance aérobie de longue durée. La recherche a cependant montré des résultats contradictoires.
La L-carnitine peut se lier à l'acide acétique ou à l'acide propionique, comme acétyl-L-carnitine ou propionyl-L-carnitine.
L'acétyl-L-carnitine est la forme estérifiée de la L-carnitine la plus connue. Cette forme diffère de la L-carnitine par une plus grande capacité à franchir la barrière hémato-encéphalique. On a montré que cette forme activée de carnitine partage avec la L-carnitine la capacité à transporter les acides gras vers les mitochondries avec, également, des effets neurologiques. L'acétyl-L-carnitine a été utilisée avec succès sur des patients atteints de maladie d'Alzheimer ou d'autres troubles neurologiques.
Une forte affinité pour les muscles cardiaque et squelettiques
La propionyl-L-carnitine est une forme de carnitine naturellement produite dans l'organisme, qui a une forte affinité pour les muscles cardiaque et squelettiques. Cette affinité est liée à son interaction avec la carnitine transférase qui renforce la concentration cellulaire en carnitine. La propionyl-L-carnitine accroît significativement le rythme du métabolisme des acides gras.
De plus, cette forme de carnitine apporte également un substrat énergétique, le propionate, qui est converti à travers la voie anaplérotique en succinate. Un apport additionnel en succinate alimente le cycle de Krebs, même pendant des périodes d'hypoxie. Des essais contrôlés ont montré que la prise de propionyl-L-carnitine par voie orale augmente la durée d'exercice et la consommation maximale d'oxygène chez des patients ayant une insuffisance cardiaque. D'autres études ont montré qu'elle est particulièrement efficace pour augmenter la capacité d'exercice et la vitesse du flux sanguin chez des sujets ayant une maladie vasculaire périphérique.
La glycine propionyl-L-carnitine
La glycine propionyl-L-carnitine est un composant moléculaire constitué par un ester de carnitine propionyl associé à de la glycine. Cette dernière est considérée comme un acide aminé glucogénique qui aide à réguler les niveaux de sucre sanguin. Cet acide aminé est également important pour la formation de la créatine.
Le monoxyde d'azote, un rôle important dans la vasodilatation
Il y a maintenant une vingtaine d'années, on a découvert qu'un facteur particulier, produit dans les tissus endothéliaux, détendait spécifiquement les muscles lisses des vaisseaux sanguins adjacents, permettant ainsi leur vasodilatation et augmentant le flux sanguin vers différents tissus, incluant les muscles squelettiques. C'est le monoxyde d'azote, ou oxyde nitrique. C'est une importante molécule de signalisation impliquée dans de nombreuses fonctions physiologiques (comme l'amélioration du transport du glucose, ou par des propriétés antioxydantes).
Le monoxyde d'azote détend les muscles lisses des artérioles et produit une vasodilatation par différents mécanismes. Il produit également d'autres effets vasculaires, incluant des effets antithrombotiques (inhibition de l'adhérence des plaquettes à l'endothélium), anti-inflammatoires (inhibition de l'adhérence des leucocytes à l'endothélium) et antiproliférateurs (inhibition de l'hyperplasie des muscles lisses). Une production ou une biodisponibilité limitée du monoxyde d'azote a été associée à une augmentation des niveaux de vasoconstriction, accompagnée par une élévation de la résistance vasculaire et de l'hypertension. Avec le temps, des limitations dans la conformité des artérioles peuvent produire une hypertrophie vasculaire et une sténose. Des niveaux limités de monoxyde d'azote ont également été associés à des thromboses et des inflammations liées à l'adhérence des plaquettes et des leucocytes à l'endothélium.
Des données récentes indiquent que le monoxyde d'azote régule également le métabolisme du glucose ainsi que l'oxydation des acides gras et du glucose dans les muscles cardiaque et squelettiques, ainsi que dans les tissus adipeux. Il augmente également la lipolyse dans les adipocytes. Augmenter les niveaux de monoxyde d'azote dans des tissus sensibles à l'insuline favorise la consommation et l'élimination de substrat avec comme résultat une augmentation du flux sanguin dans ces tissus.
La glycine propionyl-L-carnitine et le monoxyde d'azote
Deux études ont montré que la prise orale de glycine propionyl-L-carnitine (GPC) augmente les niveaux sanguins de nitrate/nitrite, une mesure du monoxyde d'azote. Cet effet semble lié à une augmentation de la synthétase oxyde nitrique endothéliale, une enzyme importante responsable de la production du monoxyde d'azote. Il pourrait être également dû à l'activité antioxydante de la GPC.
La première de ces études contrôlées a enrôlé 42 hommes et femmes sédentaires qui ont suivi un programme d'entraînement d'endurance avec ou sans GPC pendant une période d'intervention de 8 semaines. Une augmentation significative des niveaux sanguins de nitrate/nitrite a été observée au repos chez les sujets supplémentés en GPC. C'est la première étude à montrer qu'un supplément nutritionnel produisait une augmentation des concentrations sanguines de monoxyde d'azote. Elle a donc montré une réponse à la supplémentation en glycine propionyl-L-carnitine dans une population sédentaire suivant un programme d'entraînement physique.
Dans la seconde étude, en double aveugle, contrôlée contre placebo, 15 hommes en bonne santé, âgés d'environ 24 ans, en bonne condition physique, entraînés à pratiquer des sports d'endurance, ont pris de la glycine propionyl-L-carnitine et un placebo, chacun pendant quatre semaines avec deux semaines d'interruption entre les deux.
L'objectif de l'étude était de déterminer l'impact de la prise de glycine propionyl-L-carnitine sur les niveaux plasmatiques de nitrate/nitrite en réponse à une période d'hyperémie réactive, cette fois-ci chez des athlètes entraînés. Les résultats ont indiqué qu'une courte supplémentation par voie orale en glycine propionyl-L-carnitine peut augmenter les niveaux de nitrate/nitrite plasmatiques.
Les résultats de ces deux études indiquent que la glycine propionyl-L-carnitine pourrait être un moyen sûr et efficace de stimuler la synthèse du monoxyde d'azote et, par suite, de renforcer la vasodilatation et le flux sanguin dans des muscles qui travaillent.
Cependant, plusieurs questions concernant la recherche doivent encore trouver des réponses, notamment :
• en augmentant le monoxyde d'azote circulant, est-ce que l'utilisation d'un supplément nutritionnel contenant de la GPC causera une augmentation du flux sanguin vers les muscles squelettiques qui travaillent ?
• l'augmentation du flux sanguin sera-t-elle associée à une augmentation de l'apport en nutriments et en oxygène aux tissus actifs ?
• l'augmentation de l'apport en nutriments et en oxygène provoquera-t-elle un accroissement de la capacité de travail au cours de l'exercice et améliorera-t-elle la récupération après l'effort ?
Ces résultats pourraient avoir des implications en termes de santé pour ceux souffrant par exemple de maladie vasculaire périphérique et de maladie cardiaque ischémique, puisqu'une augmentation du monoxyde d'azote pourrait permettre une augmentation de la circulation sanguine, en particulier dans des périodes de stress physique.
La glycine propionyl-L-carnitine et l'activité antioxydante
La L-carnitine tout comme la glycine ont de puissantes propriétés antioxydantes démontrées. Des travaux sur animaux ont notamment mis en évidence que la glycine diminue la peroxydation des protéines et des lipides. Plus spécifiquement, la propionyl-L-carnitine, un ester propionyl de la carnitine, a de puissantes propriétés antioxydantes qui protègent les tissus des lésions induites par le stress oxydatif. On a suggéré que ce rôle pourrait être en partie lié à la capacité de la propionyl-L-carnitine à stimuler le flux sanguin.
Des sujets ont reçu par voie orale quotidiennement pendant huit semaines différentes doses de GPC ou un placebo. Contrairement à ceux sous placebo, les sujets supplémentés en GPC ont vu les mesures au repos des lésions oxydatives sur leurs lipides diminuer. Ces résultats soulignent les propriétés antioxydantes de la GPC.
Les exercices aérobie et anaérobie intenses accroissent la production de radicaux libres de façon plus ou moins importante selon le type, l'intensité, l'importance et la durée de l'activité pratiquée, l'entraînement et le statut nutritionnel des sujets, et selon les tissus. Les radicaux libres semblent être impliqués dans les lésions musculaires et dans la récupération ; de nombreux athlètes sont préoccupés par l'impact de leur formation sur les performances physiques.
La glycine propionyl-L-carnitine augmente la force de travail musculaire
On sait que l'hyperémie d'exercice peut provoquer une élévation très importante du flux sanguin vers la musculature squelettique active spécifique qui correspond aussi à une demande métabolique. Il y a une augmentation rapide et immédiate dans le flux en réponse à une seule contraction musculaire ; la magnitude de cet accroissement du flux est directement liée à l'intensité de la contraction. Au cours d'un exercice intense, le flux sanguin vers les tissus musculaires locaux peut être augmenté proportionnellement à l'intensité de l'exercice jusqu'à un niveau 25 à 50 fois équivalent à celui au repos. Ce processus est d'abord une fonction de dilatation des artérioles et des sphincters précapillaires, en grande partie induite par des facteurs comme l'adénosine, le dioxyde de carbone ou le potassium qui sont libérés proportionnellement à l'intensité de l'effort par les fibres musculaires adjacentes au cours de l'exercice. L'étroite association entre le flux sanguin musculaire et l'intensité de l'exercice suggère que d'autres augmentations dans le flux sanguin localisé au cours de l'exercice pourraient, dans certains cas, avoir pour résultat une augmentation du pic de capacité de travail et/ou de la résistance à la fatigue musculaire locale, et accroître ainsi la performance de l'exercice physique.
Nous avons vu le rôle joué par le monoxyde d'azote dans la vasodilatation et l'augmentation du flux sanguin. Par ailleurs, des études ont montré qu'une supplémentation en glycine propionyl-L-carnitine pouvait augmenter les niveaux sanguins de monoxyde d'azote.
Dans une étude croisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo, 24 hommes en bonne santé, entraînés ont pris un placebo ou de la glycine propionyl-L-carnitine pendant deux jours, séparés par une semaine. 90 minutes après son ingestion, les sujets ont fait cinq courses de vitesse à vélo avec un effort maximal d'une durée de cinq secondes. Entre chaque course, ils avaient une minute de récupération active. Les résultats ont indiqué que les puissances musculaires moyenne et maximale étaient accrues de 15 % après la prise de glycine propionyl-L-carnitine par rapport à celle du placebo, tandis que le lactate sanguin post-exercice physique était 15 à 16 % plus bas. Ils suggèrent que l'augmentation du monoxyde d'azote observée dans de précédentes études à la suite d'une supplémentation en glycine propionyl-L-carnitine pourrait être associée à des améliorations des performances chez des individus entraînés.
Les atouts complémentaires du Peak ATP
Des études ont montré les bénéfices appréciables pour l'organisme d'une supplémentation en ATP (adénosine triphosphate). Une ATP administrable par voie orale a été développée et brevetée sous le nom de Peak ATPTM. Elle permet d'augmenter efficacement les réserves d'ATP de l'organisme. Une fois ingérée, l'ATP est scindée en adénosine et phosphate libres qui sont absorbés par l'intestin et incorporés aux réserves hépatiques d'ATP qui, à leur tour, augmentent celles des globules rouges. En accroissant l'énergie cellulaire et le flux sanguin, une supplémentation en ATP est bénéfique pour la santé dans son ensemble, aussi bien que pour le bon fonctionnement de la circulation sanguine ou la santé mentale.
Des effets bénéfiques pour les athlètes
L'augmentation de la circulation sanguine, qui peut produire un accroissement du flux sanguin dans les muscles squelettiques - apportant davantage de nutriments et d'oxygène tout en éliminant les déchets cataboliques -, est particulièrement intéressante pour les athlètes. En élevant les stocks d'ATP intra et extra-cellulaires, la supplémentation fournit une énergie accrue susceptible d'améliorer les performances athlétiques. L'ATP est également bénéfique pour la croissance, la force et la récupération musculaires, et atténue la perception de fatigue et la douleur associées à l'exercice.
Une étude sur la santé a été réalisée par un centre de recherches de Dallas, au Texas et a examiné l'impact d'une supplémentation en Peak ATPTM sur 27 athlètes mâles en bonne santé. En double aveugle contrôlée contre placebo, l'étude a utilisé des doses de 150 ou 225 mg de Peak ATPTM ou un placebo. On a vu que les niveaux sanguins et plasmatiques d'ATP diminuaient avec l'âge des sujets. La supplémentation provoque, elle aussi, une augmentation significativement âge dépendante d'ATP dans le plasma sanguin. Les sujets du groupe prenant la dose la plus élevée d'ATP ont expérimenté eux aussi une augmentation de leurs performances physiques inversement âge dépendante. Les chercheurs suggèrent que ces résultats indiqueraient que des sujets plus jeunes utiliseraient plus efficacement les suppléments d'ATP et la convertiraient mieux dans les muscles, alors que chez des sujets plus âgés, les bénéfices seraient observés dans le plasma sanguin et pourraient aider à traiter des problèmes chroniques de santé.
Nutranews
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29.11.2009
Faciliter la digestion
L’extrait de radis noir, l’extrait de feuilles d’artichaut et l’acide déhydrocholique favorisent la sécrétion de la bile par le foie pour accélérer la digestion des graisses et des protéines, et prévenir la stagnation des aliments dans le système digestif et, ainsi, aider à soulager la sensation de ballonnement et de gonflement et à réduire les reflux acides. Le charbon végétal absorbe toxines et gaz. L’huile essentielle de menthe poivrée calme les spasmes intestinaux. L’extrait d’aubier de tilleul sauvage stimule les fonctions d’élimination. Ces ingrédients naturels agissent ainsi en synergie pour améliorer la digestion.
L’importance de la bile
Un foie en bonne santé fabrique en moyenne un litre par jour d’acides biliaires. La bile va librement dans l’intestin grêle émulsionner les graisses et les vitamines liposolubles et améliorer leur absorption.
Toute interférence avec l’écoulement naturel de la bile peut être à l’origine de toute une myriade de troubles digestifs. Un écoulement sain de la bile est essentiel pour la détoxification, une des missions clés du foie. Celui-ci est bombardé de façon incessante par des substances toxiques provenant de l’environnement, des aliments que nous mangeons, des boissons que nous buvons ou de l’air que nous respirons. La bile sert à transporter ces substances toxiques, à les conduire dans les intestins pour être ensuite éliminées de l’organisme. C’est aussi la voie la plus importante d’élimination du cholestérol. La bile favorise également le péristaltisme intestinal, prévenant ainsi la constipation.
Lorsque l’excrétion de la bile est inhibée, les toxines et le cholestérol restent plus longtemps dans le foie, entraînant des effets néfastes. Une des causes d’inhibition de son écoulement peut être une obstruction des voies biliaires par la présence de calculs. L’ingestion d’alcool, une hépatite virale, l’absorption de médicaments ou de substances chimiques peuvent également être mis en cause.
Une diminution du flux biliaire reste une cause courante de perturbations digestives, incluant une mauvaise absorption des graisses, des flatulences excessives, des ballonnements postprandiaux ou une constipation (ou une diarrhée).
Des ingrédients naturels, utilisés régulièrement, peuvent accélérer la sécrétion de la bile qui exerce une action protectrice sur le parenchyme du foie, stimuler l’élimination par les voies biliaires de substances néfastes et le mouvement péristaltique des intestins.
L’extrait de racine de radis noir : diurétique et cholérétique
En médecine traditionnelle, la racine de radis noir est utilisée depuis l’Antiquité pour traiter les flatulences, les problèmes de digestion, inhiber la formation de calculs biliaires et stimuler le fonctionnement biliaire. En Inde, où il est connu sous le nom de mooli, le radis noir est utilisé pour renforcer la santé du foie. Dans les régions où le radis noir est fréquemment inclus dans l’alimentation quotidienne, on observe une plus faible prévalence des maladies de la vésicule biliaire.
La racine du radis noir, très volumineuse et pouvant atteindre 50 cm de longueur, est riche en fibres, accompagnées d’acides aminés et de vitamines. Elle contient également des anthocyanines et des composés organiques soufrés, des glucosinolates, ou hétérosides soufrés, qui favorisent le drainage du foie et de la vésicule biliaire ainsi que l’élimination des toxines et des déchets. De nombreuses études pharmacologiques sont venues conforter les vertus attribuées par la tradition à la racine de radis noir.
Son activité diurétique a été démontrée chez le rat, de même qu’une action préventive modérée dans le cadre d’un traitement de longue durée (six semaines) sur l’augmentation du poids de calculs urinaires dans la vessie.
La plus importante activité de l’extrait de radis noir est de favoriser la production par le foie de bile pour digérer les graisses et les protéines, et diminuer la tension des voies biliaires principales. Il provoque également une contraction modérée de la vésicule, provoquant ainsi l’élimination des déchets. Son effet cholérétique a été évalué sur des rats hyperlipidémiques.
Il améliore également le mouvement péristaltique et est par suite bénéfique en cas de constipation. Il aide à hydrater et à lubrifier les intestins, encourageant ainsi ses mouvements. L’effet de l’extrait de racine de radis noir sur le péristaltisme a été mis en évidence sur l’ileum et le côlon de cobayes.
L’extrait de racine de radis noir a également une action hypoglycémiante et améliore le métabolisme lipidique chez le rat normal et diabétique.
L’extrait de racine de radis noir stimule le système de détoxification de l’organisme. Au cours de la phase II de la détoxification, le foie convertit les substances toxiques en composants moins toxiques, solubles dans l’eau, plus faciles à excréter de l’organisme. Lorsque l’activité des enzymes de la phase II est insuffisante, les toxines peuvent s’accumuler. Dans un modèle de détoxification hépatique, l’exposition à un extrait de racine de radis noir a augmenté l’activité de la glutathione S-transférase, de la quinone réductase et de la thiorédoxine réductase, trois enzymes impliquées dans la détoxification hépatique.
L’extrait de racine de radis noir a également une activité antioxydante. Chez le rat hyperlipidémique, il protège la muqueuse du côlon lorsque les animaux sont soumis à un régime riche en matières grasses, entraînant une inflammation de cette muqueuse intestinale.
Un essai clinique sur 40 patients ayant des signes de problèmes hépatiques montre de bons résultats après l’administration pendant environ un mois d’une teinture mère de radis noir. La lenteur digestive, la pesanteur postprandiale, les ballonnements épigastriques ont été améliorés.
L’extrait de feuilles d’artichaut : un puissant cholérétique
L’artichaut est une plante cultivée parmi les plus anciennes, d’abord en Éthiopie puis dans le sud de l’Europe, après être passé par l’Égypte. Les habitants de la Grèce et de la Rome antiques le considéraient déjà comme une aide efficace pour la digestion. Dans la médecine traditionnelle européenne, les feuilles d’artichaut étaient utilisées comme diurétique pour stimuler le fonctionnement des reins et comme cholérétique pour activer l’écoulement de la bile de la vésicule biliaire et du foie. Au cours de la première moitié du xxe siècle, les travaux de chercheurs français ont confirmé que l’artichaut semblait bien stimuler la vésicule biliaire et les reins. La commission allemande E a autorisé l’usage des feuilles d’artichaut dans le cas de problèmes de dyspepsie, un autre terme pour l’indigestion.
Les feuilles d’artichaut contiennent notamment des flavonoïdes, des acides cafféoylquiniques et de l’acide chlorogénique. Des études cliniques ont montré que les extraits de feuilles d’artichaut ont un effet bénéfique sur la sécrétion biliaire. Ils ont également des propriétés antioxydantes, protectrices du foie et peuvent abaisser les niveaux de lipides dans le sang.
Des études animales expérimentales et des essais sur l’homme indiquent que l’extrait de feuilles d’artichaut augmente le flux biliaire de 90 à 150 %.
Dans une étude, l’administration d’une dose unique d’extrait de feuilles d’artichaut de 1,92 g a produit une augmentation des sécrétions de bile de 127 % 30 minutes après son absorption, de 151 % après une heure et de 94 % après une heure et demie. Les chercheurs ont conclu que l’extrait d’artichaut peut être employé pour le traitement de désordres digestifs caractérisés par une faible assimilation des graisses en raison d’une sécrétion de bile insuffisante.
Des études de surveillance ont été conduites sur des patients présentant une dyspepsie et/ou des maladies du cholédoque (tube conduisant la bile) ou du foie. Portant sur 417 à 557 patients, le traitement a duré 4 à 6 semaines. Les symptômes digestifs, tels que douleur abdominale, flatulence, nausée, perte d’appétit, constipation et intolérance aux graisses, ont été diminués.
La prise d’extrait d’artichaut peut diminuer le cholestérol jusqu’à 40 % et les triglycérides d’environ 20 %. La sécrétion accrue d’acides biliaires ainsi induite stimule la motilité intestinale et la digestion des graisses, d’où leurs effets bénéfiques dans les dyspepsies non ulcéreuses et les « irritations » intestinales. L’extrait d’artichaut est contre-indiqué en cas d’obstruction biliaire.
Le charbon végétal, un puissant absorbant
Le charbon végétal est obtenu par carbonisation de bois préalablement sélectionnés. Il contient un réseau de pores qui font de lui un des plus puissants absorbants d’origine naturelle. Le charbon végétal reste dans le tube digestif où il est parfaitement toléré. Il a la capacité d’absorber différentes substances, notamment des bactéries, les toxines et les gaz. Prendre du charbon végétal empêche la décomposition d’aliments – comme les haricots –, de provoquer des flatulences ou une diarrhée.
Le charbon végétal activé est utilisé pour traiter différents troubles intestinaux. Il est notamment bénéfique dans le traitement des troubles fonctionnels du système digestif (ballonnement, douleurs abdominales, troubles du transit) et supprime efficacement l’aérophagie, les éructations et les gaz intestinaux. Le charbon actif absorbe les toxines. Il calme un système digestif stressé, permettant que les enzymes digestives soient produites et libérées. C’est aussi un excellent déodorant intestinal.
L’acide déhydrocholique : des effets cholérétiques et hépatoprotecteurs
Les acides biliaires et leurs conjugués sont des composants essentiels de la bile. Ils augmentent sa production et sont pour cela appelés cholérétiques. La supplémentation orale en acides biliaires est un traitement efficace dans les cas de défaut de synthèse d’acides biliaires. L’acide déhydrocholique est dérivé de l’acide cholique. C’est un cholagogue qui produit un effet immédiat en agissant directement sur les cellules du foie.
L’acide déhydrocholique provoque la sécrétion d’une bile de faible densité relative. Il est pour cela qualifié d’acide hypocholérétique puisqu’il facilite l’écoulement de la bile en la diluant. L’administration d’acide déhydrocholique par voie orale peut dissoudre les calculs biliaires et supprimer ou améliorer les coliques biliaires postprandiales. Une étude sur des rats albinos a confirmé l’effet cholérétique et hépatoprotecteur de l’acide hydrocholique7.
L’extrait d’aubier de tilleul sauvage facilite les fonctions d’élimination
L’aubier désigne la partie du bois tendre située sous l’écorce de l’arbre. C’est la zone où circule la sève, la plus riche en principes actifs. Il est « récolté » au printemps, au moment où la sève monte sur les arbres vivants à l’état naturel. L’aubier de tilleul sauvage a une composition complexe, constituée par des substances minérales, des lipides, des sucres, des acides (acide caféique et dérivés, libres et estérifiés), des tanins, de l’acide ascorbique… Il renferme deux coumarines, dont le fraxoside, et des flavonoïdes qui lui confèrent des propriétés dépuratives.
L’aubier de tilleul sauvage est traditionnellement utilisé pour faciliter les fonctions d’élimination rénales et digestives, en cas d’états nauséeux, de migraines hépatiques, de ballonnements épigastriques, de digestion lente, de flatulence.
Cholérétique et cholagogue, l’aubier de tilleul sauvage stimule le fonctionnement de la vésicule biliaire, favorise l’élimination de la bile et assure une bonne digestion.
C’est un antispasmodique hépatobiliaire : il a la capacité de lever le spasme du sphincter d’Oddi. Il est actif sur la migraine d’origine hépatique.
L’huile essentielle de menthe poivrée
On retrouve des traces de l’usage de la menthe poivrée comme plante médicinale jusque dans la Grèce antique. Ses feuilles étaient traditionnellement employées par voie interne comme aide à la digestion et pour traiter les maladies de la vessie. La commission E allemande lui reconnaît des effets thérapeutiques, notamment celui de soulager les spasmes gastro-intestinaux et biliaires, les troubles digestifs mineurs ou les symptômes du côlon irritable.
Les constituants actifs de l’huile essentielle de menthe poivrée incluent le menthol, la menthone, le cinéol et différentes autres huiles volatiles.
La menthe jouit en effet d’une solide réputation, en particulier pour soulager les douleurs gastro-intestinales. L’activité spasmolytique de l’huile essentielle de menthe poivrée a suscité l’intérêt des chercheurs. Les recherches montrent que in vitro l’huile essentielle de menthe poivrée détend efficacement les muscles du système gastro-intestinal, probablement par un effet antagoniste sur les canaux calciques de l’intestin.
L’huile essentielle des feuilles de menthe poivrée a un grand pouvoir calmant sur les spasmes intestinaux. Elle est utilisée dans le traitement du côlon irritable. Bien que les résultats des études cliniques soient parfois contradictoires, l’huile essentielle de menthe poivrée semble avoir une légère efficacité et tendre à réduire les symptômes du côlon irritable. Une méta-analyse incluant 175 patients dans cinq essais a trouvé des effets bénéfiques statistiquement significatifs à l’emploi de l’huile essentielle de menthe poivrée par rapport à un placebo.
L’huile essentielle de menthe poivrée est également active sur les crampes et les nausées. Son action antiseptique limite les fermentations intestinales et atténue les ballonnements.
Nutranews
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21.11.2009
Trop de sel encore...
On en consomme deux fois trop
En France, on le sait, on consomme en moyenne 8,5 grammes de sel par jour, bien au dessus du maximum conseillé par l'OMS (et le FAO) qui est de l'ordre de 5 grammes au plus! Plus l'on recourt aux aliments transformés (industriels ou artisanaux... dont le pain !), plus la quantité ingérée grimpe... avec des risques énormes sur notre santé.
Certains jeunes, pour ne pas dire l'ensemble de notre jeunesse, crèvent les plafonds et, atteignant des 12, 15 à 20 grammes par jour: on le voit facilement, ils hypothèquent leur capital santé qui est leur avenir. Entre produits agro-alimentaires et vente à emporter qui est leur mode de consommation préféré, le scandale sanitaire est tranquille: rien n'est fait ou si peu. Le troisième volet du plan national dit PNS; le " mangez moins " (moins gras, moins sucré... moins salé !!!) reste celui dont on parle le moins... C'est, pourtant, un enjeu colossal en longévité, qualité de vie et finances publiques
Le citoyen, est démuni. Et pourtant le sel tue; cela est prouvé... et le sel invalide. Il tue par les infarctus et accidents cérébraux, liés à l'hypertension, l'élévation de la pression artérielle. Le sel est un des facteurs directs, primaires, de cette pathologie sévère; à l'origine de 10 millions de personnes traitées en France et de dizaines de milliers de décès annuels par accidents cardio-vasculaires, sans évoquer les fins de vie en mauvaise santé, avec contraintes et handicaps, ni les problèmes de déminéralisation et de calculs rénaux, ni l'équation combinée " diabète + hypertension + obésité "...
Pierre Meneton, chercheur à l'Inserm, auteur de " Le sel, tueur caché ", sonne l'alarme sur le sujet depuis de longues années, luttant avec courage contre le lobby du sel. Il écrit "L'enjeu est du même ordre de grandeur que le tabagisme en mortalité et morbidité, notamment par le risque cardio-vasculaire... explique-t-il, mais à la différence du tabac, 95% de la population est touchée. Et à la différence du tabac encore, fumer reste un acte volontaire. Pour les gens, aujourd'hui, il n'y a pas d'alternative. Sans politique réglementaire efficace, rien ne bougera... sauf de manière marginale."
L'aspect tragique du sujet, c'est qu'on ne peut que très difficilement échapper à l'encerclement du sel. Le sel est partout dans l'agroalimentaire. Dans les faits, la vie moderne, c'est une mission impossible... même si l'on est informé. Le sel est partout et en doses excessives.
" Mangez moins salé" que les écrans publicitaires rabâchent à qui mieux-mieux et jusqu'à la nausée des... adultes, est un vœu pieu... Il n'y a qu'une seule solution: revenir à une alimentation préparée soi-même, avec ses propres ingrédients, sa propre salière... l'impact de la salière individuelle est quatre à cinq fois moindre que les quantités utilisées en amont.
Le vrai débat : l'explosion en quelques décennies des quantités de sel ingérées via l'alimentation préparée, aussi bien industrielle (agro-alimentaire) qu'artisanale (boulangerie, charcuterie...) Peu de gens savent, par exemple qu'une baguette contient 5 à 6 grammes de sel. Un sandwich en boulangerie, autant. Une assiettée de soupe industrielle c'est deux grammes. Il y a du sel partout: dans les conserves, les surgelés, les céréales, le chocolat, les gâteaux et même les glaces... Partout.
On sur-sale déjà les pots pour bébés ! Un seul "Super Giant" de Quick représente 43% de la dose de sel normale quotidienne, (72% avant douze ans ! - un vrai drame pour notre jeunesse. C'est facile à voir car c'est indiqué dessus... en tout petit). Beaucoup trop mais, vous n'avez pas attaqué les frites ! Cependant, c'est loin d'être le record en fast-food selon Olivier Andrault, de l'UFC-Que choisir.
Au final : de 8 à 10 grammes en moyenne par jour et par Français, apportés subrepticement par les professions de l'alimentation : 60 à 70 pincées de sel quotidiennes insoupçonnées. " Les aliments explosifs sont les plus quotidiens. Ce ne sont pas les cacahuètes salées ou les chips, mais le pain, les plats cuisinés, les fromages, la charcuterie. " Du sel et encore du sel, sans transparence, ni conscience des enjeux. Du simple et bon vieux sel classique,
Ce NaCl des cours de chimie: chlorure de sodium... et ne parlons même pas dles autres " sels " biscornus (tels que glutamate de sodium, bicarbonate de sodium, sels des adoucisseurs d'eau etc.)... Un petit aspect positif: la relative stabilisation dans les quantités excessives actuellement utilisées. " On ne monte plus, oui... mais c'est beaucoup trop haut ! "
Quels sont les besoins physiologiques humains? 1 à 2 grammes par jour... Pas plus! La recommandation de l'OMS à 5 grammes est déjà un pis-aller.
Pierre Meneton, a fourni également le fil rouge du documentaire très saisissant " Alerte dans nos assiettes " diffusé récemment par Canal+. Au fil de celui-ci, on comprend la partie en cours. Comme en matière de publicité alimentaire pour la jeunesse, les pouvoirs publics (apparemment effrayés par la puissance des lobbies alimentaires qui pourraient délocaliser) s'en remettent pour le sel à l'auto-réglementation spontanée, à une conduite vertueuse éclairée et citoyenne des acteurs économiques...
Ceci alors même que sur le sel, " on sait " comme insiste Joël Ménard, professeur de Santé publique et ancien Directeur de la Santé. " On sait ", c'est-à-dire pour lui, que la façon dont on traite le "dossier du sel" s'apparente au choix de ne pas retirer " le plomb dans l'essence " ou " l'amiante dans les bâtiments "... Difficile d'être plus clair.
Parlera-t-on bientôt d'empoisonnement tout comme on a pu le dire des affaires" du Sida ou des hormones de croissance... avec ce douloureux divorce entre l'opinion publique (se sentant trahie) et le droit (qui reste imperturbable), notamment sur cette question de " l'atteinte volontaire à la vie des personnes " ? Lèvera-t-on l'hypocrisie de fait considérant la question comme relevant du libre-arbitre individuel ? " Manger moins salé ", la belle affaire en somme... sauf avec une loupe et une calculette? Ou un mode d'emploi.
Article publié le 30 mars 2009 dans A la une
*/ Des rivières de centimes par ici : le sel, non seulement moins coûteux que diverses matières premières, retient aussi l'eau dans des préparations carnées... vendues au poids (viande cuisinée, charcuterie, fromage, saurisserie etc.). Ce n'est pas très joli.
*/ Des marchés directs par là : en rehaussant le goût (renforcement du sucré et inhibition de l'amertume), le sel contribue avec d'autres manipulations additives à rendre acceptables des produits bas de gamme... Ou encore, il permet de tirer les produits vers le bas, répondant ainsi à la pression sur les prix des grands distributeurs (qu'ils la répercutent ou non). Ce n'est pas très beau non plus.
*/ Des marchés indirects encore... Le sel stimule la soif. Et celle-ci, marché conjoint de l'alimentation, pèse à son tour ses milliards. On pourrait peut-être saler plus alors... et même les boissons?
Le point stupéfiant est le suivant, que rappelle Pierre Meneton : " l'excès de sel n'est ni une addiction, ni une nécessité, mais simplement une habitude réversible. " En clair, la marche arrière est toujours possible. " Il faut quatre à huit semaines pour se déshabituer, passer d'une teneur en sel à moitié moins, en retrouvant les mêmes sensations. "
Il suffirait donc d'une période de désintoxication... Une décision d'ensemble, réduire les doses par deux... et après deux mois au régime demi-sel, rien n'y paraîtrait plus. Dans un univers concurrentiel, désespérant de sa croissance, il n'y a aucune chance pour que le " il faut qu'on " d'une réduction générale de l'abus de sel se produise. Encore moins le " yaka " de réductions unilatérales. Il faut croiser les doigts pour que les doses de sel ne se remettent pas à augmenter. Rien à ce jour ne l'interdit.
10:01 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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16.11.2009
STRESS ET VIEILLISSEMENT
Pour la plupart des gens, le stress évoque le rythme de vie effréné, les exigences grandissantes des milieux de travail et la conciliation famille-emploi. Par ailleurs, l'adaptation à la vieillesse comporte, elle aussi, ses agents stresseurs.
Selon Dubé (1996, Canada), le processus du vieillissement amène avec lui son lot de stresseurs. La peur de vieillir, les pertes successives et fréquentes, la maladie, la sexualité, le relogement et le sens à la vie agissent comme stresseurs plus spécifiques à la vieillesse.
Mais comment faire face ? Voici quelques idées :
Il faut faire face à la peur de vieillir et à la maladie:
· Accepter la réalité car elle est intangible et l'on n'y peut rien changer.
· Garder une attitude positive ; les personnes qui vivent le plus longtemps ont toujours beaucoup d'humour
· Consulter régulièrement son médecin et les spécialistes : yeux, dents, oreilles, gynéco
· Être prudent avec les médicaments prescrits par les médecins ou ceux qu'on s'auto prescrits
· Prendre sa santé en main : adopter un régime équilibré : vitamines, fruits, légumes, fibres. Tout le monde commence à comprendre cela désormais.
· Boire moins d'alcool, éviter le tabac et tous les poisons nocifs bien connus également
Faire face aux pertes de toutes sortes : face à un deuil: se souvenir de la personne, en parler mais ne pas ruminer sans cesse, vivre dans "avant"
· Se permettre de vivre ses sentiments et ne pas avoir honte de succomber à une autre histoire si l'on est veuf... et même divorcé
· Faire appel à sa famille et à ses amis pour avoir de l'aide lorsque c'est nécessaire et aussi, offrir son aide à ceux qui en ont besoin; ceux qui demandent ou ceux qui n'osent pas
Faire face à la solitude en demeurant actif et rechercher de nouveaux contacts sociaux
· Essayer de se faire des amis de tous âges et de tous horizons
· Passer du temps avec ses petits-enfants et/ou petits neveux et/ou petites nièces
· S'impliquer: faire du bénévolat
Faire face à la retraite:
· Faire une liste de ses habilités et aptitudes et proposer aux associations; monter son association si nécessaire
· Renouer des liens si possible ou retrouver des anciens élèves...
· Renouveler votre intérêt pour des activités et passe-temps; en trouver d'autres, communiquer: aimer ses passe-temps: lire un bon livre, écrire, peindre, faire de la musique, faire du jardinage, apprendre quelque chose de nouveau; promener son chien, marcher
Donner un sens à sa vie en faisant un bilan de mi-période
· S'engager
· Être optimiste et aimer, faire l'amour quel que soit son âge
13:17 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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09.11.2009
L'inflammation
L'inflammation joue un rôle dans un grand nombre d'états pathologiques allant de l'anémie à l'allergie, en passant par les maladies cardiovasculaires, les maladies neuro-dégénératives ou les accidents cérébro-vasculaires, sans oublier les pathologies des articulations.
L'inflammation est la réponse de l'organisme à une menace ou à une agression. Ces agressions peuvent être physiques comme le chaud, le froid, des radiations ionisantes, ... ou chimiques occasionnées notamment par des composés acides ou basiques ou des toxines bactériennes.
Elle peut aussi être la conséquence d'une infection en rapport avec la présence dans le corps d'organismes pathogènes tels que des bactéries, des virus, des parasites ou des champignons. Elle peut également être provoquée par une réaction immunitaire.
Les cellules impliquées dans l'inflam-mation sont les polynucléaires neutrophiles, les monocytes et les macrophages, les lymphocytes, les mastocytes et les plaquettes. Ces cellules libèrent de nombreux médiateurs : histamine, sérotonine, prostaglandines, leucotriènes, cytokines : Interleukine 1 (IL-1), Interleukine 6 (IL-6), TNF (facteur de nécrose tumorale) et interférons. La protéine C-réactive est un acteur essentiel du processus inflammatoire et la mesurer permet d'obtenir une bonne évaluation de l'activité inflammatoire existant dans l'organisme.
Par ailleurs, l'inflammation accélère la production de radicaux libres. Lorsque l'inflammation est limitée, les radicaux libres peuvent être contrôlés par les défenses antioxydantes naturelles de l'organisme. Lorsqu'elle est trop intense ou chronique, les radicaux libres deviennent alors trop nombreux, submergent les défenses antioxydantes et donnent ensuite libre court à de dangereuses réactions en chaîne.
Arthrite et polyarthrite Rhumatoïde
Dans l'arthrite comme dans la polyarthrite rhumatoïde, la destruction du cartilage et de l'os semble principalement due à l'action d'une matrice d'enzymes (les métalloprotéinases)
qui incluent les collagénases et les stromélysines. Ces enzymes sont sous le contrôle de cytokines comme l'IL-1 ou le TNF-a particulièrement actives dans ces deux pathologies inflammatoires des articulations. Certaines enzymes ont des caractéristiques pro-inflammatoires, d'autres ont des propriétés anti-inflammatoires. La variation de l'équilibre entre ces forces intervient probablement dans les variations de l'activité de la maladie qui se réveille et s'apaise.
L'inflammation est la réponse de tissus vivants à une agression mécanique, chimique ou immunologique. Elle est caractérisée par des niveaux élevés de métabolites de l'acide arachidonique qui sont produits le long de deux voies enzymatiques différentes : la cyclo-oxygénase et la lipoxygénase conduisant aux prostaglandines PGE-2 et aux leucotriènes LTB4, des métabolites de premier plan et d'importants médiateurs de l'inflammation. Ils jouent un rôle crucial dans l'arthrite en causant la résorption de l'os, en stimulant la sécrétion de la collagénase et en inhibant la formation des protéoglycanes.
Des données provenant de nombreuses études confirment l'importance du rôle du TNF-a dans la régulation de la production des médiateurs de l'inflammation et des anti-inflammatoires dans la polyarthrite rhumatoïde. En raison de l'excès démontré de cytokines pro-inflammatoires comme le TNF-a, l'hypothèse a été émise qu'un blocage des TNF-a pourrait être bénéfique.
Plusieurs études expérimentales et cliniques ont été conduites avec des anticorps anti-TNF-a. Les résultats ont confirmé que le TNF-a était une bonne cible thérapeutique dans la polyarthrite rhumatoïde.
Des antioxydants comme la vitamine E (Devaraj et al., 2000) ou la N-acétyl-cystéine peuvent également réduire les cytokines pro-inflammatoires et protéger de leurs effets toxiques. D'une manière générale, un moyen de lutter contre l'inflammation des articulations et soulager les douleurs qu'elle entraîne est de s'opposer aux cellules de l'inflammation et d'essayer de faire baisser leur concentration.
Le TNF-a (facteur de nécrose tumorale) et une autre cytokine inflammatoire, l'interleukine-1B (IL-1B) ont été identifiés comme des facteurs destructeurs du cartilage dans l'arthrite comme dans la polyarthrite rhumatoïde. Des études montrent que le blocage des ces facteurs immunitaires peut avoir des effets thérapeutiques.
Des scientifiques ont identifié un certain nombre de suppléments nutritionnels qui peuvent abaisser les niveaux des cytokines pro-inflammatoire. L'acide docosahexaenoique (DHA), une fraction de l'huile de poisson est le mieux documenté comme diminuant les TNF-a, IL-6, IL-1(b) et IL-8 (Jeyarajah et al., 1999 ; James et al., 2000 ; Watanabe et al., 2000 ; Yano et al., 2000).
Une étude a comparé l'effet de l'aspirine seule sur les substances pro-inflammatoires de l'aspirine avec celui d'une faible dose d'aspirine associée à une quantité modérée d'huile de poisson. Les résultats ont montré que le mélange aspirine et huile de poisson était nettement plus bénéfique que l'aspirine seule.
Les LTB4 pro-inflammatoires augmentaient de 19% lorsque l'aspirine était prise seule mais diminuaient de 69% avec l'association aspirine et huile de poisson (Engstrom K et al., 1997).
Une étude sur des personnes en bonne santé et avec des sujets souffrant de maladies rhumatismales montre que l'huile de poisson fait baisser la concentration de ces dangereuses cytokines jusqu'à 90% (James et al., 2000). Une étude sur des sujets volontaires en bonne santé a montré le potentiel anti-inflammatoire de l'extrait de feuilles d'ortie (Obertreis B., 1998). Du lipo-polysaccaride a été utilisé pour stimuler et augmenter la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires.
Lorsque, dans le même temps, l'extrait d'ortie a été donné de façon dose-dépendante, les concentrations de TNF-a et de l'IL-1B ont été réduites de façon significative.
Les acides gras Oméga 3 diminuent la production de prostaglandine E2 (PGE2) qui contribue au développement de l'arthrite en dégradant le collagène nécessaire au cartilage tapissant les articulations. La PGE2 est également une prostaglandine pro-inflammatoire qui participe à la cascade inflammatoire de l'arthrite. Un grand nombre d'études a confirmé l'utilité des Oméga 3 dans le soulagement des douleurs articulaires et des raideurs matinales. Ils permettent même, dans certains cas, de réduire ou de supprimer le besoin en AINS.
L'acide arachidonique est un précurseur de la PGE2 comme de la cytokine pro-inflammatoire L B (4). Un moyen de diminuer leurs niveaux est donc aussi d'interférer avec la production d'acide arachidonique. Ainsi, dans une étude, l'administration d'un supplément nutritionnel contenant de l'huile de poisson à des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde a réduit de 33% leurs niveaux d'acide arachidonique (Sperling RI. et al., 1987).
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29.10.2009
Vitamine D
Efficacité confirmée dans la prévention des chutes
Chaque année, une personne sur trois de plus de 65 ans est victime d’une chute et 5 à 6 % des chutes se soldent par une fracture. C’est la raison pour laquelle de nombreuses autorités de santé ont fait de la prévention des chutes l’une de leurs priorités de santé publique.
L’un des moyens de prévention proposés consiste à supplémenter les personnes âgées en vitamine D. De fait, par l’intermédiaire de récepteurs spécifiques présents dans les muscles, cette vitamine a un effet direct sur la force musculaire. Mais les résultats des différentes études étaient décevants, et surtout contradictoires, jusqu’en 2004 où plusieurs travaux ont finalement conforté l’idée qu’un apport de vitamine D pouvait avoir un effet intéressant dans la réduction du risque de chutes. Restaient cependant deux inconnues, la dose optimale nécessaire et le seuil requis de concentration sérique de 25 OH vitamine D.
Une méta-analyse, récemment publiée, reprend les résultats des différents travaux, incluant plusieurs études effectuées depuis 2004. Huit essais ont été retenus qui répondaient aux exigences de qualité annoncées.
Une dose journalière de 700 à 1 000 UI de vitamine D diminue en moyenne de 19 % le risque de chute, et jusqu’à 26 % en ce qui concerne la vitamine D₃. L’apport de calcium ne change rien à ces résultats qui sont significatifs dès le 3ème mois de traitement et se poursuivent au-delà de 12 mois. Par contre, un apport quotidien inférieur à 700 UI n’a pas d’efficacité. Quant à la concentration sérique de 25 OH vitamine D, requise pour réduire le nombre de chutes, elle doit être supérieure à 60nmol/l.
Les auteurs concluent qu’une supplémentation systématique par 700 UI/j de vitamine D devrait être recommandée à toutes les personnes de plus de 65 ans. Ils insistent sur la nécessité d’une bonne observance, car l’efficacité n’est pas proportionnelle à la dose en cas de dosages inférieurs à 700 UI. La vitamine D3 semble un peu plus efficace que la D2.
Les travaux futurs devront répondre à la question de savoir si des doses supérieures à 1 000 UI par jour apporteraient un bénéfice supplémentaire. Ce qui, pour le moment, n’est pas démontré.
Dr Roseline Péluchon
20:35 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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30.09.2009
Neurones
faites plaisir à votre cerveau, mangez des tomates !
Faites plaisir à votre cerveau, mangez donc des tomates ! Une équipe française de l’INSERM a montré que le vieillissement cérébral serait lié en partie, à une carence en certains caroténoïdes. Et notamment en lycopène et en zéaxanthine, deux antioxydants dont de nombreux fruits et légumes regorgent. Et particulièrement donc, les tomates.
Le stress oxydatif, qui est une réaction chimique à l’origine de la destruction des cellules, est l’une des hypothèses avancées pour expliquer le vieillissement cérébral. Et plusieurs études ont déjà suggéré, ou au contraire contesté, que les antioxydants pouvaient prévenir le déclin des fonctions cognitives. Pour en avoir le cœur net, les auteurs se sont appuyés sur une étude épidémiologique lancée en 1991 auprès de 1 400 personnes de 60 à 70 ans. Toutes ont subi différents examens pour évaluer leurs fonctions intellectuelles et leur profil biologique.
Les résultats montrent clairement que des niveaux faibles de lycopène et de zéaxanthine sont associés à de moins bonnes performances cognitives. A terme, cette découverte pourrait permettre l’élaboration d’actions de santé publique qui viseraient à modifier les habitudes alimentaires chez les personnes à risque de démence. Sachez enfin que la zéaxanthine est apportée essentiellement par la consommation de légumes et de fruits verts et le lycopène par le pamplemousse, la pastèque et la tomate.
MÉMOIRE: POUVONS-NOUS LA PROTÉGER?
Les pertes de mémoire liées à l'âge sont toujours angoissantes, parce qu'elles évoquent le spectre de la maladie d'Alzheimer. Cependant, même jeune, il arrive que les performances de notre mémoire ne nous paraissent pas satisfaisantes. A court ou à long terme, comment améliorer et protéger notre mémoire?
Sommeil: le premier atout de notre mémoire
Dormir, et bien dormir de préférence, est la clé d'une bonne mémoire. Plusieurs études ont montré, ces dernières années, que le sommeil joue un rôle important dans la consolidation de la mémoire. Par exemple, après avoir appris à effectuer une tâche, nous activons pendant notre sommeil les zones du cerveau qui sont concernées par cette même tâche. Plus récemment, une étude américaine a montré que l'apnée du sommeil, qui empêche de bien dormir, diminue les performances de la mémoire chez les personnes âgées porteuses d'un certain gêne. Donc quels que soient votre âge et vos soucis de mémoire… souvenez-vous de bien dormir!
Alimentation: les antioxydants au pouvoir
Pour prévenir le vieillissement de tout notre organisme, l'alimentation est l'un de nos meilleurs atouts. En ce qui concerne le vieillissement du cerveau, qui peut entraîner des troubles de la mémoire bénins aussi bien que la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson, elle est tout aussi importante. Veillez à avoir une alimentation très variée et pleine de fruits et légumes qui pourront vous apporter tous les antioxydants dont vous avez besoin. Mettez en particulier l'accent, si c'est possible, sur les fruits violets et les légumes verts. Ils sont particulièrement riches en ces éléments qui luttent contre les outrages du temps, y compris sur votre mémoire.
Exercice physique: 20 minutes pour votre mémoire
Tout récemment, une étude a montré qu'en faisant 20 minutes d'activité physique par jour, quelle que soit cette activité, il était possible de remédier aux troubles bénins de la mémoire. Attention, il ne s'agissait pas là de signes, même précoces, de la maladie d'Alzheimer, mais bien des petits soucis de tous les jours. Au bout de six mois à 20 minutes d'activité physique (marche active, la plupart du temps) par jour, les seniors voyaient leurs troubles de la mémoire disparaître. Et le bénéfice se maintenait pendant un an après l'arrêt de l'activité physique…
07:17 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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