21.11.2009

Trop de sel encore...

On en consomme deux fois trop

En France, on le sait, on consomme en moyenne 8,5 grammes de sel par jour, bien au dessus du maximum conseillé par l'OMS (et le FAO) qui est de l'ordre de 5 grammes au plus! Plus l'on recourt aux aliments transformés (industriels ou artisanaux... dont le pain !), plus la quantité ingérée grimpe... avec des risques énormes sur notre santé.

 Certains jeunes, pour ne pas dire l'ensemble de notre jeunesse, crèvent les plafonds et, atteignant des 12, 15 à 20 grammes par jour: on le voit facilement, ils hypothèquent leur capital santé qui est leur avenir. Entre produits agro-alimentaires et vente à emporter qui est leur mode de consommation préféré,  le scandale sanitaire est tranquille: rien n'est fait ou si peu. Le troisième volet du plan national dit PNS; le  " mangez moins " (moins gras, moins sucré... moins salé !!!) reste celui dont on parle le moins... C'est, pourtant, un enjeu colossal en longévité, qualité de vie et finances publiques

 Le citoyen, est démuni. Et pourtant le sel tue; cela est prouvé... et le sel invalide. Il tue par les infarctus et accidents cérébraux, liés à l'hypertension, l'élévation de la pression artérielle. Le sel est un des facteurs directs, primaires, de cette pathologie sévère; à l'origine de 10 millions de personnes traitées en France  et de dizaines de milliers de décès annuels par accidents cardio-vasculaires, sans évoquer les fins de vie en mauvaise santé, avec contraintes et handicaps, ni les problèmes de déminéralisation et de calculs rénaux, ni l'équation combinée " diabète + hypertension + obésité "...

 Pierre Meneton, chercheur à l'Inserm,  auteur de " Le sel, tueur caché ", sonne l'alarme sur le sujet depuis de longues années, luttant avec courage contre le lobby du sel.  Il écrit "L'enjeu est du même ordre de grandeur que le tabagisme en mortalité et morbidité, notamment par le risque cardio-vasculaire... explique-t-il, mais à la différence du tabac, 95% de la population est touchée. Et à la différence du tabac encore, fumer reste un acte volontaire. Pour les gens, aujourd'hui, il n'y a pas d'alternative. Sans politique réglementaire efficace, rien ne bougera... sauf de manière marginale."

 L'aspect tragique du sujet, c'est qu'on ne peut que très difficilement échapper à l'encerclement du sel. Le sel est partout dans l'agroalimentaire. Dans les faits, la vie moderne, c'est une mission impossible... même si l'on est informé. Le sel est partout et en doses excessives.

 " Mangez moins salé" que les écrans publicitaires rabâchent à qui mieux-mieux et jusqu'à la nausée des... adultes,  est un vœu pieu... Il n'y a qu'une seule solution: revenir à une alimentation préparée soi-même, avec ses propres ingrédients, sa propre salière... l'impact de la salière individuelle est quatre à cinq fois moindre que les quantités utilisées en amont.

 Le vrai débat : l'explosion en quelques décennies des quantités de sel ingérées via l'alimentation préparée, aussi bien industrielle (agro-alimentaire) qu'artisanale (boulangerie, charcuterie...) Peu de gens savent, par exemple qu'une baguette contient 5 à 6 grammes de sel. Un sandwich en boulangerie, autant. Une assiettée de soupe industrielle c'est deux grammes. Il y a du sel partout: dans les conserves, les surgelés, les céréales, le chocolat, les gâteaux et même les glaces... Partout.

 On sur-sale déjà les pots pour bébés ! Un seul "Super Giant" de Quick représente 43% de la dose de sel normale quotidienne, (72% avant douze ans ! - un vrai drame pour notre jeunesse. C'est facile à voir car c'est indiqué dessus... en tout petit). Beaucoup trop mais, vous n'avez pas attaqué les frites ! Cependant, c'est loin d'être le record en fast-food selon Olivier Andrault, de l'UFC-Que choisir.

 Au final : de 8 à 10 grammes en moyenne par jour et par Français, apportés subrepticement par les professions de l'alimentation : 60 à 70 pincées de sel quotidiennes insoupçonnées. " Les aliments explosifs sont les plus quotidiens. Ce ne sont pas les cacahuètes salées ou les chips, mais le pain, les plats cuisinés, les fromages, la charcuterie. " Du sel et encore du sel, sans transparence, ni conscience des enjeux. Du simple et bon vieux sel classique,

 Ce NaCl des cours de chimie: chlorure de sodium... et ne parlons même pas dles autres " sels " biscornus  (tels que glutamate de sodium, bicarbonate de sodium, sels des adoucisseurs d'eau etc.)... Un petit aspect positif: la relative stabilisation dans les quantités excessives actuellement utilisées. " On ne monte plus, oui... mais c'est beaucoup trop haut ! "

 Quels sont les besoins physiologiques humains? 1 à 2 grammes par jour... Pas plus! La recommandation de l'OMS à 5 grammes est déjà un pis-aller.

 Pierre Meneton, a fourni également le fil rouge du documentaire très saisissant " Alerte dans nos assiettes "  diffusé récemment par Canal+. Au fil de celui-ci, on comprend la partie en cours. Comme en matière de publicité alimentaire pour la jeunesse, les pouvoirs publics (apparemment effrayés par la puissance des lobbies alimentaires qui pourraient délocaliser) s'en remettent pour le sel à l'auto-réglementation spontanée, à une conduite vertueuse éclairée et citoyenne des acteurs économiques...

Ceci alors même que sur le sel, " on sait " comme insiste Joël Ménard, professeur de Santé publique et ancien Directeur de la Santé. " On sait ", c'est-à-dire pour lui, que la façon dont on traite le "dossier du sel"  s'apparente au choix de ne pas retirer " le plomb dans l'essence " ou " l'amiante dans les bâtiments "... Difficile d'être plus clair.

 Parlera-t-on bientôt d'empoisonnement tout comme on a pu le dire des affaires" du Sida ou des hormones de croissance... avec ce douloureux divorce entre l'opinion publique (se sentant trahie) et le droit (qui reste imperturbable), notamment sur cette question de " l'atteinte volontaire à la vie des personnes " ? Lèvera-t-on l'hypocrisie de fait considérant la question comme relevant du libre-arbitre individuel ?  " Manger moins salé ", la belle affaire en somme... sauf avec une loupe et une calculette? Ou un mode d'emploi.

 Article publié le 30 mars 2009 dans A la une

*/ Des rivières de centimes par ici : le sel, non seulement moins coûteux que diverses matières premières, retient aussi l'eau dans des préparations carnées... vendues au poids (viande cuisinée, charcuterie, fromage, saurisserie etc.). Ce n'est pas très joli.

*/ Des marchés directs par là : en rehaussant le goût (renforcement du sucré et inhibition de l'amertume), le sel contribue avec d'autres manipulations additives à rendre acceptables des produits bas de gamme... Ou encore, il permet de tirer les produits vers le bas, répondant ainsi à la pression sur les prix des grands distributeurs (qu'ils la répercutent ou non). Ce n'est pas très beau non plus.

*/ Des marchés indirects encore... Le sel stimule la soif. Et celle-ci, marché conjoint de l'alimentation, pèse à son tour ses milliards. On pourrait peut-être saler plus alors... et même les boissons?

Le point stupéfiant est le suivant, que rappelle Pierre Meneton : " l'excès de sel n'est ni une addiction, ni une nécessité, mais simplement une habitude réversible. " En clair, la marche arrière est toujours possible. " Il faut quatre à huit semaines pour se déshabituer, passer d'une teneur en sel à moitié moins, en retrouvant les mêmes sensations. "

 Il suffirait donc d'une période de désintoxication... Une décision d'ensemble, réduire les doses par deux... et après deux mois au régime demi-sel, rien n'y paraîtrait plus. Dans un univers concurrentiel, désespérant de sa croissance, il n'y a aucune chance pour que le " il faut qu'on " d'une réduction générale de l'abus de sel se produise. Encore moins le " yaka " de réductions unilatérales. Il faut croiser les doigts pour que les doses de sel ne se remettent pas à augmenter. Rien à ce jour ne l'interdit.

 

16.11.2009

STRESS ET VIEILLISSEMENT

 Pour la plupart des gens, le stress évoque le rythme de vie effréné, les exigences grandissantes des milieux de travail et la conciliation famille-emploi. Par ailleurs, l'adaptation à la vieillesse comporte, elle aussi, ses agents stresseurs.

 Selon Dubé (1996, Canada), le processus du vieillissement amène avec lui son lot de stresseurs. La peur de vieillir, les pertes successives et fréquentes, la maladie, la sexualité, le relogement et le sens à la vie agissent comme stresseurs plus spécifiques à la vieillesse.

 Mais comment faire face ? Voici quelques idées :

Il faut faire face à la peur de vieillir et à la maladie:

· Accepter la réalité car elle est intangible et l'on n'y peut rien changer.

· Garder une attitude positive ; les personnes qui vivent le plus longtemps ont toujours beaucoup d'humour

· Consulter régulièrement son médecin et les spécialistes : yeux, dents, oreilles, gynéco

· Être prudent avec les médicaments prescrits par les médecins ou ceux qu'on s'auto prescrits

· Prendre sa santé en main : adopter un régime équilibré : vitamines, fruits, légumes, fibres. Tout le monde commence à comprendre cela désormais.

· Boire moins d'alcool, éviter le tabac et tous les poisons nocifs bien connus également

 Faire face aux pertes de toutes sortes : face à un deuil: se souvenir de la personne, en parler mais ne pas ruminer sans cesse, vivre dans "avant"

· Se permettre de vivre ses sentiments et ne pas avoir honte de succomber à une autre histoire si l'on est veuf... et même divorcé

· Faire appel à sa famille et à ses amis pour avoir de l'aide lorsque c'est nécessaire et aussi, offrir son aide à ceux qui en ont besoin; ceux qui demandent ou ceux qui n'osent pas

 Faire face à la solitude en demeurant actif et rechercher de nouveaux contacts sociaux

· Essayer de se faire des amis de tous âges et de tous horizons

· Passer du temps avec ses petits-enfants et/ou petits neveux et/ou petites nièces

· S'impliquer: faire du bénévolat

 Faire face à la retraite:

· Faire une liste de ses habilités et aptitudes et proposer aux associations; monter son association si nécessaire

· Renouer des liens si possible ou retrouver des anciens élèves...

· Renouveler votre intérêt pour des activités et passe-temps; en trouver d'autres, communiquer: aimer ses passe-temps:  lire un bon livre, écrire, peindre, faire de la musique, faire du jardinage, apprendre quelque chose de nouveau; promener son chien, marcher

 Donner un sens à sa vie en faisant un bilan de mi-période

· S'engager

· Être optimiste et aimer, faire l'amour quel que soit son âge

09.11.2009

L'inflammation

 

L'inflammation joue un rôle dans un grand nombre d'états pathologiques allant de l'anémie à l'allergie, en passant par les maladies cardiovasculaires, les maladies neuro-dégénératives ou les accidents cérébro-vasculaires, sans oublier les pathologies des articulations. 

 L'inflammation est la réponse de l'organisme à une menace ou à une agression. Ces agressions peuvent être physiques comme le chaud, le froid, des radiations ionisantes, ... ou chimiques occasionnées notamment par des composés acides ou basiques ou des toxines bactériennes.

Elle peut aussi être la conséquence d'une infection en rapport avec la présence dans le corps d'organismes pathogènes tels que des bactéries, des virus, des parasites ou des champignons. Elle peut également être provoquée par une réaction immunitaire.

Les cellules impliquées dans l'inflam-mation sont les polynucléaires neutrophiles, les monocytes et les macrophages, les lymphocytes, les mastocytes et les plaquettes. Ces cellules libèrent de nombreux médiateurs : histamine, sérotonine, prostaglandines, leucotriènes, cytokines : Interleukine 1 (IL-1), Interleukine 6 (IL-6), TNF (facteur de nécrose tumorale) et interférons. La protéine C-réactive est un acteur essentiel du processus inflammatoire et la mesurer permet d'obtenir une bonne évaluation de l'activité inflammatoire existant dans l'organisme.

Par ailleurs, l'inflammation accélère la production de radicaux libres. Lorsque l'inflammation est limitée, les radicaux libres peuvent être contrôlés par les défenses antioxydantes naturelles de l'organisme. Lorsqu'elle est trop intense ou chronique, les radicaux libres deviennent alors trop nombreux, submergent les défenses antioxydantes et donnent ensuite libre court à de dangereuses réactions en chaîne.

Arthrite et polyarthrite Rhumatoïde

Dans l'arthrite comme dans la polyarthrite rhumatoïde, la destruction du cartilage et de l'os semble principalement due à l'action d'une matrice d'enzymes (les métalloprotéinases)

qui incluent les collagénases et les stromélysines. Ces enzymes sont sous le contrôle de cytokines comme l'IL-1 ou le TNF-a particulièrement actives dans ces deux pathologies inflammatoires des articulations. Certaines enzymes ont des caractéristiques pro-inflammatoires, d'autres ont des propriétés anti-inflammatoires. La variation de l'équilibre entre ces forces intervient probablement dans les variations de l'activité de la maladie qui se réveille et s'apaise.

 L'inflammation est la réponse de tissus vivants à une agression mécanique, chimique ou immunologique. Elle est caractérisée par des niveaux élevés de métabolites de l'acide arachidonique qui sont produits le long de deux voies enzymatiques différentes : la cyclo-oxygénase et la lipoxygénase conduisant aux prostaglandines PGE-2 et aux leucotriènes LTB4, des métabolites de premier plan et d'importants médiateurs de l'inflammation. Ils jouent un rôle crucial dans l'arthrite en causant la résorption de l'os, en stimulant la sécrétion de la collagénase et en inhibant la formation des protéoglycanes.

Des données provenant de nombreuses études confirment l'importance du rôle du TNF-a dans la régulation de la production des médiateurs de l'inflammation et des anti-inflammatoires dans la polyarthrite rhumatoïde. En raison de l'excès démontré de cytokines pro-inflammatoires comme le TNF-a, l'hypothèse a été émise qu'un blocage des TNF-a pourrait être bénéfique.

 Plusieurs études expérimentales et cliniques ont été conduites avec des anticorps anti-TNF-a. Les résultats ont confirmé que le TNF-a était une bonne cible thérapeutique dans la polyarthrite rhumatoïde.

Des antioxydants comme la vitamine E (Devaraj et al., 2000) ou la N-acétyl-cystéine peuvent également réduire les cytokines pro-inflammatoires et protéger de leurs effets toxiques. D'une manière générale, un moyen de lutter contre l'inflammation des articulations et soulager les douleurs qu'elle entraîne est de s'opposer aux cellules de l'inflammation et d'essayer de faire baisser leur concentration.

 Le TNF-a (facteur de nécrose tumorale) et une autre cytokine inflammatoire, l'interleukine-1B (IL-1B) ont été identifiés comme des facteurs destructeurs du cartilage dans l'arthrite comme dans la polyarthrite rhumatoïde. Des études montrent que le blocage des ces facteurs immunitaires peut avoir des effets thérapeutiques.

Des scientifiques ont identifié un certain nombre de suppléments nutritionnels qui peuvent abaisser les niveaux des cytokines pro-inflammatoire. L'acide docosahexaenoique (DHA), une fraction de l'huile de poisson est le mieux documenté comme diminuant les TNF-a, IL-6, IL-1(b) et IL-8 (Jeyarajah et al., 1999 ; James et al., 2000 ; Watanabe et al., 2000 ; Yano et al., 2000).

Une étude a comparé l'effet de l'aspirine seule sur les substances pro-inflammatoires de l'aspirine avec celui d'une faible dose d'aspirine associée à une quantité modérée d'huile de poisson. Les résultats ont montré que le mélange aspirine et huile de poisson était nettement plus bénéfique que l'aspirine seule.

Les LTB4 pro-inflammatoires augmentaient de 19% lorsque l'aspirine était prise seule mais diminuaient de 69% avec l'association aspirine et huile de poisson (Engstrom K et al., 1997).

Une étude sur des personnes en bonne santé et avec des sujets souffrant de maladies rhumatismales montre que l'huile de poisson fait baisser la concentration de ces dangereuses cytokines jusqu'à 90% (James et al., 2000). Une étude sur des sujets volontaires en bonne santé a montré le potentiel anti-inflammatoire de l'extrait de feuilles d'ortie (Obertreis B., 1998). Du lipo-polysaccaride a été utilisé pour stimuler et augmenter la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires.

Lorsque, dans le même temps, l'extrait d'ortie a été donné de façon dose-dépendante, les concentrations de TNF-a et de l'IL-1B ont été réduites de façon significative.

Les acides gras Oméga 3 diminuent la production de prostaglandine E2 (PGE2) qui contribue au développement de l'arthrite en dégradant le collagène nécessaire au cartilage tapissant les articulations. La PGE2 est également une prostaglandine pro-inflammatoire qui participe à la cascade inflammatoire de l'arthrite. Un grand nombre d'études a confirmé l'utilité des Oméga 3 dans le soulagement des douleurs articulaires et des raideurs matinales. Ils permettent même, dans certains cas, de réduire ou de supprimer le besoin en AINS.

L'acide arachidonique est un précurseur de la PGE2 comme de la cytokine pro-inflammatoire L B (4). Un moyen de diminuer leurs niveaux est donc aussi d'interférer avec la production d'acide arachidonique. Ainsi, dans une étude, l'administration d'un supplément nutritionnel contenant de l'huile de poisson à des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde a réduit de 33% leurs niveaux d'acide arachidonique (Sperling RI. et al., 1987).

29.10.2009

Vitamine D

Efficacité confirmée dans la prévention des chutes

Chaque année, une personne sur trois de plus de 65 ans est victime d’une chute et 5 à 6 % des chutes se soldent par une fracture. C’est la raison pour laquelle de nombreuses autorités de santé ont fait de la prévention des chutes l’une de leurs priorités de santé publique.

 

L’un des moyens de prévention proposés consiste à supplémenter les personnes âgées en vitamine D. De fait, par l’intermédiaire de récepteurs spécifiques présents dans les muscles, cette vitamine a un effet direct sur la force musculaire. Mais les résultats des différentes études étaient décevants, et surtout contradictoires, jusqu’en 2004 où plusieurs travaux ont finalement conforté l’idée qu’un apport de vitamine D pouvait avoir un effet intéressant dans la réduction du risque de chutes. Restaient cependant deux inconnues, la dose optimale nécessaire et le seuil requis de concentration sérique de 25 OH vitamine D.

 

Une méta-analyse, récemment publiée, reprend  les résultats des différents travaux, incluant plusieurs études effectuées depuis 2004. Huit essais ont été retenus qui répondaient aux exigences de qualité annoncées.

 

Une dose journalière de 700 à 1 000 UI de vitamine D diminue en moyenne de 19 % le risque de chute, et jusqu’à 26 % en ce qui concerne la vitamine D. L’apport de calcium ne change rien à ces résultats qui sont significatifs dès le 3ème mois de traitement et se poursuivent au-delà de 12 mois. Par contre, un apport quotidien inférieur à 700 UI n’a pas d’efficacité. Quant à la concentration sérique de 25 OH vitamine D, requise pour réduire le nombre de chutes, elle doit être supérieure à 60nmol/l.

 

Les auteurs concluent qu’une supplémentation systématique par 700 UI/j de vitamine D devrait être recommandée à toutes les personnes de plus de 65 ans. Ils insistent sur la nécessité d’une bonne observance, car l’efficacité n’est pas proportionnelle à la dose en cas de dosages inférieurs à 700 UI. La vitamine D3 semble un peu plus efficace que la D2.

Les travaux futurs devront répondre à la question de savoir si des doses supérieures à 1 000 UI par jour apporteraient un bénéfice supplémentaire. Ce qui, pour le moment, n’est pas démontré.

Dr Roseline Péluchon

30.09.2009

Neurones

faites plaisir à votre cerveau, mangez des tomates !

Faites plaisir à votre cerveau, mangez donc des tomates ! Une équipe française de l’INSERM a montré que le vieillissement cérébral serait lié en partie, à une carence en certains caroténoïdes. Et notamment en lycopène et en zéaxanthine, deux antioxydants dont de nombreux fruits et légumes regorgent. Et particulièrement donc, les tomates.

 

Le stress oxydatif, qui est une réaction chimique à l’origine de la destruction des cellules, est l’une des hypothèses avancées pour expliquer le vieillissement cérébral. Et plusieurs études ont déjà suggéré, ou au contraire contesté, que les antioxydants pouvaient prévenir le déclin des fonctions cognitives. Pour en avoir le cœur net, les auteurs se sont appuyés sur une étude épidémiologique lancée en 1991 auprès de 1 400 personnes de 60 à 70 ans. Toutes ont subi différents examens pour évaluer leurs fonctions intellectuelles et leur profil biologique.

 

Les résultats montrent clairement que des niveaux faibles de lycopène et de zéaxanthine sont associés à de moins bonnes performances cognitives. A terme, cette découverte pourrait permettre l’élaboration d’actions de santé publique qui viseraient à modifier les habitudes alimentaires chez les personnes à risque de démence. Sachez enfin que la zéaxanthine est apportée essentiellement par la consommation de légumes et de fruits verts et le lycopène par le pamplemousse, la pastèque et la tomate.

 

MÉMOIRE: POUVONS-NOUS LA PROTÉGER?

Les pertes de mémoire liées à l'âge sont toujours angoissantes, parce qu'elles évoquent le spectre de la maladie d'Alzheimer. Cependant, même jeune, il arrive que les performances de notre mémoire ne nous paraissent pas satisfaisantes. A court ou à long terme, comment améliorer et protéger notre mémoire?

 

Sommeil: le premier atout de notre mémoire

Dormir, et bien dormir de préférence, est la clé d'une bonne mémoire. Plusieurs études ont montré, ces dernières années, que le sommeil joue un rôle important dans la consolidation de la mémoire. Par exemple, après avoir appris à effectuer une tâche, nous activons pendant notre sommeil les zones du cerveau qui sont concernées par cette même tâche. Plus récemment, une étude américaine a montré que l'apnée du sommeil, qui empêche de bien dormir, diminue les performances de la mémoire chez les personnes âgées porteuses d'un certain gêne. Donc quels que soient votre âge et vos soucis de mémoire… souvenez-vous de bien dormir!

 

Alimentation: les antioxydants au pouvoir

Pour prévenir le vieillissement de tout notre organisme, l'alimentation est l'un de nos meilleurs atouts. En ce qui concerne le vieillissement du cerveau, qui peut entraîner des troubles de la mémoire bénins aussi bien que la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson, elle est tout aussi importante. Veillez à avoir une alimentation très variée et pleine de fruits et légumes qui pourront vous apporter tous les antioxydants dont vous avez besoin. Mettez en particulier l'accent, si c'est possible, sur les fruits violets et les légumes verts. Ils sont particulièrement riches en ces éléments qui luttent contre les outrages du temps, y compris sur votre mémoire.

 

Exercice physique: 20 minutes pour votre mémoire

Tout récemment, une étude a montré qu'en faisant 20 minutes d'activité physique par jour, quelle que soit cette activité, il était possible de remédier aux troubles bénins de la mémoire. Attention, il ne s'agissait pas là de signes, même précoces, de la maladie d'Alzheimer, mais bien des petits soucis de tous les jours. Au bout de six mois à 20 minutes d'activité physique (marche active, la plupart du temps) par jour, les seniors voyaient leurs troubles de la mémoire disparaître. Et le bénéfice se maintenait pendant un an après l'arrêt de l'activité physique…

23.09.2009

Levures

L'utilisation de levures pour la panification et la vinification est connue depuis l'époque préhistorique. Toutefois, la compréhension des mécanismes microbiologiques mis en œuvre date des travaux de Louis Pasteur au XIXe siècle. Les connaissances scientifiques et techniques ainsi acquises ont permis de cultiver et d'utiliser de grandes quantités de levures dans les procédés de fermentation industrielle, mais aussi pour la production de vitamines B, de thiamine, des antibiotiques et des hormones stéroïdes. En tant que sous-produit de procédés de fabrication, les levures sont utilisées comme nourriture animale. Un autre transformation majeure des levures est leur autolyse et concentration par divers procédés pour produire des extraits de levures qui sont utilisés comme éléments nutritionnels ou agents de sapidité en alimentation humaine. Ces extraits sont riches en glutamates, glucanes, nucléotides, vitamines du groupe B etc. Bien évidemment, le glutamate naturel n'est pas dangereux pour l'organisme.

 

Par extension, le terme de levure est le nom générique donné à tous les organismes vivants qui provoquent la fermentation.

La levure de bière (Saccharomyces cerevisiae) est un sous-produit lavé, tamisé, puis pressé et desséché de la fabrication de la bière.

La levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae) est utilisée pour faire lever le pain, grâce à la production de gaz carbonique par fermentation.

La levure de paraffine est également très utilisée dans la fabrication de textile.

 

Le terme de " levure chimique " est employé en cuisine pour désigner une poudre, composée principalement de bicarbonate de sodium, dont on se sert en pâtisserie et lors de la panification pour faire lever rapidement la pâte et la rendre très légère.

La levure de boulanger ou la levure de bière (Saccharomyces cerevisiae), est une levure, c'est-à-dire un champignon unicellulaire microscopique. Ce champignon se présente sous forme sèche, en paillettes ou en gélules. La levure de boulanger peut, quant à elle, être achetée au détail en cubes de 43 grammes chez les artisans-boulangers. En argot on l'appelle "la dynamite". La fermentation qu'elle produit est dite alcoolique alors que le levain est lactique

 

Cette levure est utilisée en panification par les boulangers et dans l'industrie de la bière par les brasseurs. Le processus physico-chimique de la levée s'explique par les dégagements gazeux dus à la fermentation. C'est la source naturelle la plus riche en vitamines du groupe B, essentielles pour les systèmes nerveux et musculaire. Sa consommation est particulièrement recommandée en tant que complément alimentaire d'exception, pour les personnes anémiées et peu résistantes à l'effort.

 

La levure de bière est un champignon microscopique, donc un organisme vivant, qui se trouve à l’état naturel sur la peau de certains fruits et dans le moût de bière. Elle est riche en acides aminés essentiels, vitamines (notamment du groupe B) minéraux (surtout phosphore, potassium et fer). C’est un régulateur de la fonction intestinale par reconstitution de la flore. La levure de bière et les vitamines B favorisent l’élimination des toxines générées par les radicaux libres. La levure de bière " revivifiable " est la plus active car elle garantit le meilleur taux de levures vivantes.

 

Elle est riche tel le glutathion protide sulfuré qui est un composé participant à tous les phénomènes biologiques, des enzymes et diastases. Elle est également très riche en vitamines B, B1,B2, B3, B4, B5, B6, B7, B9, B12, vitamine PP, Provitamine A, vitamine E, H, BX, X2, des sels minéraux comme le phosphore, potassium, magnésium, chrome, sélénium organique et donc très assimilable et fer. Elle contient des lipides, des lécithines, sucres, stérols, protides,  Elle intervient sur la peau sèche et terne (en association avec la carotte), les ongles et cheveux cassants, manque de tonus et fatigue. Elle contient des substances antibactériennes actives contre les staphylocoques ce qui la rend utile dans le traitement de l'acné, des boutons et des furoncles. L'action stimulante des défenses naturelles couplée à l'activité antibactérienne permet de prévenir les infections hivernales à répétition. C'est un régulateur de la fonction intestinale par reconstitution de la flore et elle est conseillée en cas de diarrhée ou constipation ou suite des antibiothérapies. C'est le complément alimentaire idéal y compris par la femme enceinte, afin d'éviter la chute des cheveux, fréquente après accouchement. La levure de bière revivifiable contre le meilleur taux de levures vivantes (1 milliard au gramme).

EN RÉSUMÉ: la levure est reconstituantes, équilibrante et protectrice du système nerveux; stimulant des glandes endocrines: pancréas, surrénales, sexuelles, thyroïde; c'est une tonique cardiaque et général, elle favorise l'assimilation des aliments; est antianémique, anti-artériosclérose, anti-microbienne, antitoxique intestinal et digestif. Bonne pour nervosisme, irritabilité, convalescences, grossesse et allaitement, déminéralisation, rachitisme préventif et curatif, avitaminoses, troubles de la croissance, inappétence, asthénies diverses et fatigue musculaire. Doses quotidienne: 4 à 10 g par jour.

 

10 grammes de levure apportent :

1,2 mg de vitamine B1 (soit 85% des apports journaliers recommandés)

3,7 mg de vitamine B3 (20% des AJR)

0,4 mg de vitamine B6 (25% des AJR)

0,15 mg de vitamine B9 (75% des AJR)

16 acides aminés vitaux

des protéines

des sels minéraux assimilables (calcium, fer, magnésium, zinc, sélénium)

La levure de bière prise en quantités avant le repas, environ ¼ d'heure bloque un peu l'appétit et peut vous aider à diminuer la faim et donc améliorer votre poids. Toutes les vitamines du groupe B sont largement efficaces pour avoir un bon teint, une belle peau. De plus, renforce les cheveux et les ongles grâce à la présence de la B6 Voir ci-dessus.

 

Pain complet et levure de boulanger

Le grain de céréale est riche, entre autre, en calcium et en acide phytique. Or, cet acide précipite le calcium et quelques autres oligo-éléments et les rendent plus ou moins inassimilables lors de la digestion. Il est déconseillé d'utiliser de la levure de boulanger avec de la farine complète, car contrairement au levain, la fermentation de la levure de boulanger ne le détruit pas. La consommation de pain complet à la levure de boulanger peut à terme causer des carences en calcium. Pour renforcer votre calcium vous savez qu'il faut des produits laitiers mais le calcium des végétaux verts est également particulièrement actif.

La plupart des infos proviennent de "Wikipédia, l'encyclopédie libre". J'ai pourtant apporté des améliorations et augmentations d'infos.

 

19.09.2009

L’eau potable et le cancer

Je vous ai déjà très souvent mis en garde

En collaboration avec le WWF-France et avec le soutien de 20 scientifiques de renom, David Servan-Schreiber 'www.guerir.fr) signe un texte aux conclusions simples : tout comme on doit faire attention à l’eau qu’on donne à un nourrisson, il faut faire attention à l’eau qu’on donne à une personne dont la santé est fragilisée par une maladie comme le cancer. 

 

Comment s'assurer de la qualité de l'eau du robinet ?

Les personnes atteintes du cancer ou l'ayant traversé ne devraient boire que de l'eau potable de qualité irréprochable pour préserver leur état de santé. Mais savez-vous quelle est la qualité de l'eau à votre robinet? Voici comment faire pour la mesurer.  Il existe un grand nombre de tests de la qualité de l'eau peu onéreux et très faciles à utiliser. Ils vous permettront de mieux connaître la qualité de l'eau de votre maison, même s'ils ne sont pas aussi fiables que des laboratoires bien équipés.

Cependant, ils permettent de mesurer des nitrates & nitrites;

Mesurer le chlore;

Mesurer des pesticides

 

 Qu’entend-on par “eau potable” ?

Une eau potable est une eau que l’on peut boire sans risque pour la santé. Afin de définir précisément ce qu’est une eau potable, des normes ont été établies pour fixer notamment les teneurs limites à ne pas dépasser pour un certain nombre de substances nocives et susceptibles d’être présentes dans l’eau.

 

Le fait qu’une eau soit conforme aux normes ne signifie pas qu’elle soit exempte de matières polluantes, mais que leur concentration a été jugée suffisamment faible pour ne pas mettre en danger la santé du consommateur. Les normes ne font que définir, à un moment donné, un niveau de risque acceptable pour une population donnée. Elles dépendent étroitement des connaissances scientifiques et des techniques disponibles au moment du choix de la norme.

 

Différents critères sont à prendre en compte pour juger du caractère potable de l’eau :

 

Les paramètres organoleptiques (coloration, odeur, goût)

Les paramètres physico-chimiques (pH, oxygène dissous, minéralisation…)

Les paramètres microbiologiques (coliformes, streptocoques...)

Les paramètres concernant les substances dont les effets toxiques sont connus (arsenic, cadmium…)

Les paramètres concernant les substances indésirables aux effets moins bien étudiés (nitrates, hydrocarbures, pesticides, résidus médicamenteux...)

Au total, 56 paramètres de potabilité sont définis par le Code de la Santé Publique pour les eaux potables.

 

Comment est définie l’eau du robinet ?

L’eau du robinet est une eau potable distribuée par un réseau de canalisations depuis les zones de captage, où sont prélevées les eaux brutes, jusqu’aux utilisateurs finaux, en passant par un centre de traitement et un ou plusieurs réservoirs.  

 

Les eaux brutes proviennent le plus souvent de nappes phréatiques (souterraines) ou d’eaux de surfaces (rivières, lacs, fleuves) et subissent de nombreux traitements en station de traitement des eaux avant d’arriver au consommateur. Depuis 2006, toutes les communes de plus de 2000 habitants doivent être reliées au tout à l’égout et à une station d’épuration pour ne pas rejeter les eaux usagées directement dans les fleuves. Une eau épurée n’est pas potable mais elle peut être rejetée dans l’eau de surface, qui sera à nouveau prélevée et conduite en station de traitement des eaux.

Voici le cheminement de l'eau

1 : La ressource naturelle

2 : Station de pompage

3: Station de traitement de l’eau

4: Transport

5: Stockage

6: Usage

8: Station d’épuration

7: Rejet à l’égout

9: Rejet dans la nature

Qu’est-ce qu’une eau minérale naturelle ?

Une eau est dite " minérale naturelle ", si :

Elle est d'origine souterraine naturellement pure (sans polluant) sans avoir subi de traitement,

Sa composition physico-chimique est constante ainsi que l'ensemble des critères de qualité telle la température, l'aspect visuel, le goût et le débit,

Ses qualités thérapeutiques ont été reconnues par l'Académie Nationale de Médecine,

Et l'administration au public en a été autorisée par le Ministère chargé de la Santé.

Ce n'est pas la teneur totale en sels minéraux, ni la température qui confère à une eau le titre "d'eau minérale". Par exemple l'eau de Volvic n'a que 102 mg/L de sels minéraux alors que l'eau du robinet peut en contenir jusqu' à 1 500 mg/L. Une eau minérale peut être exploitée en usage externe ou interne dans un établissement thermal, ou seulement mise en bouteille.

Ses qualités thérapeutiques proviennent de sa minéralisation. Mais une consommation exclusive et trop fréquente d’eaux trop fortement minéralisées pourrait avoir aussi des effets néfastes sur la santé. Les eaux minérales à fortes teneurs en sodium ne conviennent pas aux personnes devant suivre un régime sans sel par exemple.

Enfin, les eaux minérales dites naturelles sont commercialisées sans traitement de désinfection microbiologique. Elles sont soumises aux mêmes limites de concentration que l'eau du robinet pour une dizaine de substances toxiques (fluor, arsenic, nitrates, métaux lourds…).

Qu’est-ce qu’une eau de source ?

L’appellation « eau de source » est codifiée par l’arrêté du 6 juin 1989 et désigne une eau naturelle, d’origine souterraine déterminée, dont la qualité physico-chimique et microbiologique respecte, sans traitement autre que la sédimentation des matières en suspension et la séparation des composés instables, les critères de potabilité des eaux destinées à la consommation humaine. Toute adjonction est interdite sauf celle de gaz carbonique.

Les eaux de source doivent répondre aux mêmes critères de potabilité et de qualité que les eaux du robinet. L'eau de source se distingue de l'eau minérale naturelle par le fait qu'elle n'a pas d'obligation d'avoir une composition minérale constante et caractéristique et qu'elle ne peut prétendre avoir des effets bénéfiques pour la santé. La mise en bouteille est effectuée avec autorisation préfectorale après avis du Conseil Départemental d'Hygiène.

 

Différentes sources peuvent être commercialisées sous une même marque, mais le nom et le lieu de la source où l’eau a été embouteillée sont toujours indiqués sur l’emballage.

A SUIVRE

 

 

11.09.2009

Squalène

L'HUILE DE FOIE DE REQUIN

Pour certains spécialistes, le requin est une survivance de la préhistoire; il s'est installé dans toutes les mers du globe et s'est magnifiquement adapté à des conditions de vie très diversifiées en occupant des "niches écologiques" diversifiées. Dans les mers chaudes, on en a plutôt peur, dans les mers froides il affectionne les grandes profondeurs où il trouve une abondante nourriture. Depuis longtemps, les pêcheurs ont été confrontés à sa présence non-désirée dans les filets de chalutage. Sa chair est bien peu consommable mais les pécheurs scandinaves s'étaient rendu compte qu'il n'avait pas que des inconvénients et que l'huile qui composait une bonne partie de son foie avait des propriétés cicatrisantes, dont ils profitaient pour soigner les multiples blessures du difficile et dur métier de pécheur.

 

Les Japonais Tsujimoto et Toyama ont étudié l'huile de foie du requin du Groenland en 1922 et y ont trouvé des substances remarquables que l'on retrouve plus tard dans certains tissus humains; les alkyl-glycérols que l'on trouve aussi dans la plupart des tissus animaux avec des taux concentrés très divers selon l'espèce et le tissu concerné. Seuls, les végétaux semblent complètement dépourvus de ces substances étonnantes.

 

L'huile de foie de requin comporte également des dérivés biologiquement actifs, des alkyl-glycérols méthoxy-substitués. Cette huile fut utilisée pour cicatriser les petites plaies mais également pour renforcer les systèmes immunitaires et rendre leur forces aux convalescents, soigner les irritations respiratoires et digestives et comme traitement de certains troubles lymphatiques (ganglions enflammés notamment). Nous parlons bien ici des requins des mers du nord et des côtes du Groenland dont l'huile contient plus de vitamine A et D que celle des autres requins du globe. Cette huile de foie de requin des mers froides ne contient pas des oméga 3 comme les autres mais du squalène que l'on trouve également dans l'huile d'olive ce qui explique l'intérêt, entre autres, de cette huile dans le métabolisme du cholestérol. Dans l'organisme, le squalène est présent de manière plus particulière dans le tissu adipeux, les muscles, la paroi de la vésicule biliaire, les parois des artères, les glandes hormonales.

 

Sur le plan biochimique, il s'agit d'un précurseur du cholestérol (dernière étape non stéroïdienne de sa synthèse) et, outre diverses fonctions, il participe à l'élaboration de certaines hormones cortico-surrénaliennes en présence de vitamine C

 

Le système immunitaire n'est pas localisé à un organe mais est représenté par une multitude de fonctions, organise, dans son fonctionnement hormonal, les conditions de notre survie. C'est donc lui qui, mit en défaut, ne nous permet pas de faire face à une infection ou bien lorsque nous sommes "débordés" par le développement de cellules cancéreuses. Il est également en cause dans certaines réactions aberrantes que sont les allergies ou les maladies auto-immunes.

 

C'est à son dysfonctionnement que l'OMS a déclaré que "dans les dizaines d'années qui viennent, les cancers continueront de progresser pour dépasser les affections cardio-vasculaires dans les causes de mortalité". Les origines du mauvais fonctionnement de ce complexe système immunitaire sont nombreuses et nous devons bien accepter qu'elles soient directement liées à nos modes de vie et d'alimentation. Outre de nombreuses substances présentes dans notre environnement et potentiellement capables de l"affaiblir, il faut impliquer les carences importantes de notre alimentation et les déchets organiques que nous fabriquons à cause d'une alimentation déséquilibrée.

 

Ce constat devient largement admis désormais dans les sphères officielles de la médecine après avoir été bien compris par les naturo-hygiénistes. De plus en plus, les travaux de recherche des laboratoires internationaux se préoccupent de rechercher de nouvelles substances capables de renforcer nos défenses immunitaires. Des études commencées pourtant il y a 40 ans montrent l'activité des alkyl-glycérols sur de simples affections, telles le rhume, la grippe et d'autres infections courantes mais aussi l'asthme. On a aussi noté des résultats sur des atteintes fongiques au niveau dermatologique, notamment psoriasis.

 

Le squalène est hypocholestérolémiant mais possède d'autres particularités moins bien étudiées encore. Le squalène endogène est bien un précurseur du cholestérol, le squalène exogène (alimentaire) n'a pas du tout les mêmes effets; en fait, il semble modifier la composition du cholestérol présent dans le sang en augmentant le taux des HDL (lipoprotéines à haute densité qui apportent le cholestérol vers les tissus où il peut se déposer). Cet effet a été confirmé sur l'huile d'olive qui contient du squalène; l'excrétion biliaire est donc augmentée.

 

Sa place dans la synthèse du cholestérol nous indique son intérêt dans l'amélioration de la réponse immunitaire car il est à l'origine de la formation de certaines hormones cortico-surrénalienne qui sont essentielles dans le mécanisme d'adaptation du stress et donc de la réponse immunitaire. Cette synthèse sera efficace en présence de quantités importantes de vitamine C; il permet également, la modification de la polarité électrique membranaire autorisant de meilleurs échanges entre cellule et milieu extracellulaire. Le Dr Nieper, qui à découvert les orotates et aspartates conseille le squalène dans toutes les affections dégénératives de la cellule t notamment dans la sclérose en plaque ou la sclérose latérale amyotrophique mais l'on ne peut affirmer tout ceci péremptoirement car il n'y a pas assez d'éléments consistants. Le squalène est totalement non toxique à raison de 2 à 3 g par jour, on peut le rajouter à la ration alimentaire ne traitement préventif des maladies dégénératives.

 

Nous consommons trop de graisses "saturées" contenue dans les produits animaux qui sont responsables des maladies cardio-vasculaires, il faut donc rééquilibrer les différents acides gras pour un apport total de lipides égal à 30% de la ration calorique soit environ 80 g de graisse ou environ 2500 calories par jour.

08.09.2009

La groseille

Peu sucrée et anti-inflammatoire

 

La groseille, c’est l’un des fruits les moins riches en sucre et donc en calories (moins de 40kcal pour 100g). Autre avantage, elle regorge de vitamines, de fibres, de potassium, de fer et de flavonoïdes. Son seul inconvénient se trouve dans ses graines, qui peuvent irriter les intestins sensibles.

 

Les groseilles ont aussi la particularité de renfermer des quantités importantes d’acide salicylique, le composé actif de l’aspirine. Voilà peut-être, pourquoi elles sont parfois recommandées contre la fièvre et en cas de troubles inflammatoires.

 

Pour 100g de groseilles, vous absorberez plus de 40 mg de vitamine C, entre 3 et 4 g de fibres et un gramme de potassium et de fer. Mais la richesse de ce fruit repose surtout sur la quercétine, un des flavonoïdes les plus actifs, auquel on prête des propriétés anti-oxydantes et antihistaminiques.

 

Source : Les aliments bons pour la santé Sélection du Reader’s Digest

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29.08.2009

L’idébénone un analogue de la CoQ10

protecteur des mitochondries

 

 L’idébénone est un analogue de la coenzyme Q10, un antioxydant vital pour les cellules membranaires et un constituant essentiel de la chaîne de transport mitochondrial des électrons qui produit l’ATP. L’idébénone est un puissant antioxydant qui intervient à basse pression d’oxygène. En raison de sa capacité à inhiber la peroxydation lipidique, elle protège les membranes cellulaires et les mitochondries des lésions oxydatives. Ses propriétés antioxydantes, dans le système nerveux central, protègent de l’ischémie cérébrale et des lésions nerveuses.

 

L’idébénone interagit également avec la chaîne de transport des électrons et préserve la formation d’ATP dans des situations d’ischémie. On a également montré qu’elle stimule le facteur de croissance des cellules nerveuses, une caractéristique qui pourrait être importante dans le traitement de la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives.

 

Ralentit le vieillissement

Les mitochondries sont des cellules clés qui préservent la vie en produisant plus de 90 % de la bioénergie ATP. Utilisant de grandes quantités d’oxygène, elles sont particulièrement exposées aux radicaux libres et, avec le temps, deviennent de plus en plus abîmées et, par suite, inefficaces. Les mitochondries les plus exposées au risque de vieillissement par les lésions radicalaires sont celles du cœur, du cerveau et des muscles squelettiques. Les mitochondries sont également les sites les plus riches en CoQ10 ou en idébénone.

À la différence de la CoQ10, l’idébénone, même à de faibles pressions d’oxygène comme celles qui peuvent apparaître périodiquement au cours d’une vie, est un puissant neutralisateur des radicaux libres mitochondriaux, diminuant les lésions toujours plus importantes de l’ADN mitochondrial qui se produisent avec l’âge. L’idébénone va même travailler plus efficacement que la CoQ10 au sein de la chaîne de transport des électrons pour maintenir la production d’énergie à un niveau élevé, même en conditions hypoxiques. C’est particulièrement important pour les cellules du cœur et du cerveau qui peuvent être rapidement endommagées en cas de faible production d’ATP provoquée par une faible oxygénation des tissus.

 

Idébénone et stimulation cognitive

Un grand nombre d’études utilisant des cellules du cerveau d’animaux ou d’hommes a montré la capacité de l’idébénone à stimuler la structure et le fonctionnement du cerveau. Des études animales et humaines ont indiqué qu’elle peut stimuler la production de sérotonine même dans des conditions loin d’être optimales comme une alimentation très pauvre en tryptophane ou chez des patients atteints de démence cérébro-vasculaire. L’idébénone renforce la fonction nerveuse cholinergique et la capacité d’apprentissage qui en dépend même dans des conditions d’hypoxie (insuffisance d’oxygène) ou en cas d’administration d’un médicament anticholinergique.

 

Elle augmente la production des catécholamines cellulaires (dopamine, adrénaline et noradrénaline) en stimulant la consommation cellulaire d’un précurseur, l’acide aminé tyrosine. L’idébénone restaure l’utilisation du glucose (le carburant du cerveau) et la production d’ATP dans le cerveau ischémique de rats.

Une étude a impliqué 75 hommes et femmes hospitalisés souffrant de troubles cognitifs de légers à modérés. Une partie d’entre eux a reçu quotidiennement 90 ou 180 mg d’idébénone. Les résultats ont montré une amélioration des performances cognitives et du comportement général des patients supplémentés. Actuellement sont en cours des essais thérapeutiques sur la sclérose en plaques progressive et l'ataxie de Friédrich. VOIR PLUS BAS;

 

Idébénone et maladie d’Alzheimer

Le facteur de croissance des cellules nerveuses joue un rôle important dans la croissance, la survie et la protection des neurones cholinergiques du système nerveux central. Dans la maladie d’Alzheimer, les neurones cholinergiques peuvent être endommagés et mourir. Chez des rats, l’administration par voie orale d’idébénone induit une augmentation du facteur de croissance des cellules nerveuses et améliore l’activité de l’acétyltransférase-choline. Dans une étude sur cerveaux de rats âgés, l’idébénone a stimulé la synthèse du facteur de croissance des cellules nerveuses et rétabli son contenu réduit. Après 21 jours successifs de supplémentation, la quantité de facteur de croissance des cellules nerveuse dans le cerveau des rats âgés était remontée à un niveau similaire à celui de jeunes animaux.

 

Le peptide bêta-amyloïde, le constituant majeur des plaques séniles que l’on retrouve dans la maladie d’Alzheimer, est neurotoxique, probablement à travers des mécanismes de stress oxydatif. Lorsque l’on injecte par voie intra-cérébroventriculaire à des rats du peptide bêta-amyloïde, ils montrent des troubles significatifs de la mémoire et du comportement. Ces troubles ne se manifestent pas lorsque l’on donne aux animaux, avant et après l’injection, de l’idébénone et de l’alpha-tocophérol. ou vitamine E;

 

Dans une étude multicentrique, en double aveugle, contrôlée contre placebo, 450 patients ont reçu pendant 12 mois soit un placebo suivi de 90 mg d’idébénone pendant 12 autres mois trois fois par jour, soit 90 mg trois fois par jour pendant 24 mois ou 120 mg trois fois par jour pendant 24 mois. Des améliorations significatives doses-dépendantes ont été observées dans les mesures du statut clinique et dans les tests neuropsychiatriques par rapport au placebo. Ces améliorations se sont poursuivies pendant les deux années de l’étude.

 

Une étude allemande a testé deux doses d’idébénone (30 mg et 90 mg trois fois par jour) sur des patients souffrant d’une maladie d’Alzheimer à un stade léger à modéré. Au total, 247 patients sont allés au bout de cette étude clinique de six mois. Les patients ont été évalués en utilisant l’échelle internationale d’évaluation de la maladie d’Alzheimer. En moyenne, les patients prenant les doses les plus élevées d’idébénone ont eu une amélioration de 2,3 points sur l’échelle qui en compte 120. Plus la maladie était sévère au début de l’étude, plus l’état des patients était amélioré. Ceux ayant commencé l’étude avec un score d’au moins 20 points ont gagné en moyenne,1 point par rapport au placebo. Les gains les plus importants ont été constatés sur le travail cognitif. Ils ont atteint 6,9 points sur l’échelle cognitive de 50 points chez des patients étant à l’état le plus sévère de la maladie et prenant les plus fortes doses.

 

Une protection contre la neurotoxicité des acides aminés excitateurs

L’acide glutamique et l’acide aspartique sont les deux principaux acides aminés excitateurs, des neurotransmetteurs du cerveau de l’homme. Sans eux, nous serions mentalement à l’état végétatif.

 

Dans certaines conditions, comme une lésion cérébrale traumatique ou une attaque cérébrale, des quantités excessives d’acides aminés excitateurs s’accumulent dans le liquide entourant les cellules cérébrales, provoquant des lésions, voire la destruction de cellules nerveuses ou gliales par des mécanismes radicalaires.

Les deux principales sources alimentaires d’acides aminés excitateurs sont le glutamate monosodium, un stimulant du goût, et l’aspartame. Par ailleurs, de nombreux aliments transformés contiennent des protéines végétales hydrolysées, des extraits de levures, des isolats de protéines de soja et des ingrédients similaires qui sont essentiellement des acides aminés excitateurs.

 

Dans des études avec différents types de cellules nerveuses aussi bien qu’avec des cellules oligodendrogliales, l’idébénone a fait preuve d’un puissant effet protecteur contre la toxicité du glutamate.

 

L’ataxie de Friedrich

C’est une maladie autosomique récessive caractérisée par une dégénérescence cérébelleuse. Elle est due à une déficience de la frataxine (une protéine impliquée dans la régulation du contenu en fer mitochondrial), responsable de lésions oxydatives à cause d’une surcharge mitochondriale en fer. Cela conduit à une déficience dans les enzymes mitochondriales, une réduction de la production d’énergie et des lésions mitochondriales.

En 1999, une équipe de chercheurs de l’INSERM a publié dans le Lancet des résultats encourageant de l’utilisation de l’idébénone dans le traitement de cette maladie. Trois jeunes malades avec une cardiopathie hypertrophique ont bénéficié de ce traitement qui leur a été administré pendant quatre à neuf mois. Cela s’est traduit par une diminution significative de l’atteinte cardiaque des trois patients. Une autre équipe a réalisé une étude similaire d’une année, en double aveugle contrôlée contre placebo, sur 29 patients souffrant d’une ataxie de Friedrich. À la fin de l’étude, ils ont constaté une amélioration de l’atteinte cardiaque. Les modifications cardiaques étaient modestes mais ces résultats suggèrent qu’une plus vaste étude évalue si l’idébénone peut réduire l’hypertrophie ventriculaire chez des patients atteints de cette maladie

Comparaison de la CoQ10 et de l’idébénone

¤ L’idébénone est un antioxydant beaucoup plus puissant que la CoQ10. Des études indiquent en effet qu’elle neutraliserait les radicaux libres 30 à 100 fois plus efficacement que la vitamine E ou la vinpocétine.

¤ En condition d’hypoxie, l’idébénone apporte une protection alors que dans une telle situation, la CoQ10 peut presque avoir un rôle inverse.

¤ À la différence de la CoQ10, l’idébénone augmente le facteur de croissance des cellules nerveuses et stimule l’activité cholinergique, renforçant ainsi les capacités cognitives.

¤ Grâce à sa puissante activité antioxydante, l’idébénone protège les mitochondries en balayant l’activité radicalaire ainsi que l’ADN mitochondrial.

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