09.05.2008
Dernières recherches en obésité
Des chercheurs suédois montrent que le nombre d'adipocytes s'établit durant l'adolescence, pour ne plus changer à l'âge adulte, même après une perte de poids majeure. Ils estiment leur taux de renouvellement annuel à 10 %, de quoi procurer une cible d'intervention éventuelle dans l'obésité.
Le renouvellement des adipocytes est constant au cours de la vie adulte(BSIP), les facteurs déterminant la masse adipeuse chez l'adulte ne sont pas bien compris. On pensait jusqu'ici que le stockage accru des lipides dans les cellules adipeuses représentait le facteur le plus important. Lorsqu'on grossit, les adipocytes se remplissent de graisses et augmentent en volume. Une équipe internationale, dirigée par le Dr Kirsty Spalding et les Prs Jonas Frisén et Peter Arner de l'Institut Karolinska de Stockholm (Suède), a montré que le nombre des adipocytes est également un déterminant majeur de la masse graisseuse chez l'adulte.
Cependant, en testant des centaines d'enfants, d'adolescents et d'adultes, les chercheurs ont constaté que, tandis que le nombre de cellules adipeuses augmente durant l'enfance, ce taux reste constant durant la vie adulte, aussi bien chez les sujets minces que ceux qui sont obèses. Même dans des circonstances extrêmes, lorsque deux ans après une chirurgie bariatrique des sujets obèses ont considérablement maigri, leur nombre (élevé) de cellules adipeuses n'a pas baissé.
L'équipe a étudié également le remplacement des adipocytes durant la vie adulte. On ne sait pas bien, en effet, si l'adulte peut générer de nouvelles cellules adipeuses in vivo. Pour répondre à cette question, l'équipe a fait appel à une méthode récemment développée pour dater les cellules humaines. Elle exploite un effet causé par les essais nucléaires menés à l'air libre pendant les années de guerre froide, entre 1955 et 1963. Ces tests ont augmenté la quantité de carbone 14 dans l'atmosphère. L'isotope C14 s'est incorporé dans les plantes, puis chez les animaux mangeant ces plantes, et par ces voies dans l'ADN humain. Après l'interdiction de ces tests, les taux atmosphériques de C14 ont commencé à diminuer. Puisque l'ADN est stable après l'arrêt de la division cellulaire, le taux de C14 d'une cellule reflète le taux atmosphérique au moment de la naissance.L'étude montre que tous les individus nés avant 1955 (n = 10), entre 0 et 22 ans avant, ont des taux de C14 adipocytaires bien plus élevés que les taux atmosphériques de C14 antérieurs aux tests nucléaires. Ceci indique que leurs adipocytes ont été générés après 1955, durant l'adolescence et la jeune vie adulte. Chez les individus nés après les tests nucléaires (n = 25), les taux de C14 adipocytaires correspondent de manière surprenante aux taux atmosphériques contemporains de C14, une preuve du renouvellement constant des adipocytes chez les adultes.
Les chercheurs ont estimé qu'environ 10 % (exactement 8,4 %) des cellules adipeuses sont renouvelées chaque année, quels que soient l'âge et l'indice de masse corporelle. La moitié des adipocytes sont remplacés tous les 8 ans et demi. La mort des adipocytes est compensée par la production de nouvelles cellules, qui est deux fois plus élevée chez les sujets obèses que chez les minces.
"Le nombre total des adipocytes reste stable au fil du temps, car la production de nouvelles cellules adipeuses est contrebalancée par une dégradation aussi rapide des cellules adipeuses existantes, par mort cellulaire", souligne dans un communiqué le Pr Arner. "Ces résultats pourraient, au moins en partie, expliquer pourquoi il est si difficile de maintenir une baisse de poids. Les nouvelles cellules adipeuses générées pendant et après la diminution pondérale ont besoin de se remplir rapidement de graisses."
Le renouvellement des cellules adipeuses, ainsi établi, pourrait offrir une nouvelle cible au traitement de l'obésité, en inhibant, par exemple, la formation des nouvelles cellules adipeuses.
Les adultes obèses le sont déjà dans l'enfance. L'équipe a également constaté que les adipocytes commençaient à se développer plus tôt (vers l'âge de 2 ans) chez les obèses que chez ceux de poids normal (vers 5-6 ans). L'augmentation du nombre de cellules est deux fois plus rapide pour ceux qui sont en surpoids, mais le mécanisme s'interrompt également plus tôt, vers 16,5 ans chez eux, contre 18,5 ans chez les autres. De quoi conforter les données statistiques qui suggèrent que la majorité des adultes obèses le sont déjà dans l'enfance. Dans la population de l'étude, seulement 10 % des enfants de poids normal sont devenus obèses, contre plus de 75 % de ceux qui sont en surcharge pondérale. "Plusieurs groupes étudient des composés qui pourraient réguler la formation des adipocytes, mais cette recherche est encore trop balbutiante pour savoir si de tels agents seront testés chez les patients, et dans combien de temps", conclut le Dr Spalding.
Dr VERONIQUE NGUYEN
« Nature », 4 mai 2008, Spalding et al., DOI : 10.1038/nature 06902.
Le Quotidien du Médecin du : 07/05/2008
http://www.quotimed.com/journal/index.cfm?fuseaction=view...
14:31 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, vive la vie, blabla de fille, blog, santé, nutrition
03.05.2008
Pizza verdure d'eau
Ingrédients (pour 4 personnes): 300 g de farine de blé. 1 noisette de levure de boulanger
Huile de tournesol et d'olive. 3 oignons; 1 fromage de chèvre frais. 3 cuil. soupe d'algues wakamé. 1 cuil. soupe de câpres; sel
Diluez la levure dans un peu d'eau tiède. Ajoutez-y 1 cuil à soupe d'huile de tournesol, 1/2 cuil à café de sel et versez le tout au centre de la farine disposée en puit. Formez une pâte comme pour faire du pain et pétrissez-la 15 minutes. Mettez-la dans un grand saladier recouvert avec un linge dans un endroit entre 20 et 25°C pour la faire lever pendant 3 ou 4 heures.
Au bout de ce temps, prenez la pâte et pétrissez-la juste pour la dégonfler. Dans un moule huilé, étalez-la avec les mains sur 1 cm d'épaisseur pour faire une pizza traditionnelle épaisse, ou faites-le au rouleau pour une pâte plus fine.
Entre temps vous aurez fait revenir, à l'huile d'olive, les oignons coupés en fines lamelles puis cuire avec 1 verre d'eau et 2 pincées de sel pendant 10 minutes. Ajoutez-y le fromage de chèvre coupé en cubes, les câpres et le wakamé. Etalez ces ingrédients sur la pâte à pizza. Passez à four moyen pendant 15 à 20 minutes, ou jusqu'à ce que la pâte soit cuite. Consommez tiède.
15:08 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, vive la vie, blabla de fille, blog, santé, nutrition
23.04.2008
TOUT LE BASILIC
Noms scientifiques : Ocinum (O. basilicum, O. sanctum, O. americanum, O. kilimandscharicum, O. viride, O. gratissimum, etc.).
MENU TOUT BASILIC
Pour le plat principal: une cuillerée de pesto sur des pâtes.
Au dessert: un sorbet aromatisé au basilic réveillera les papilles les plus blasées.
En final: une infusion d’« herbe royale » pacifiera l’estomac surchargé.
Son apport en antioxydants en fait un assaisonnement santé. Les fines herbes ne sont habituellement pas consommées en grande quantité. Utilisées comme assaisonnements, elles ne peuvent donc pas procurer tous les bienfaits santé qui leur sont attribués. Reste que l’ajout de fines herbes aux aliments, de façon régulière et significative, permet de contribuer, ne serait-ce que de façon minime, à l’apport en antioxydants de l’alimentation. Par contre, la consommation de fines herbes à elle seule ne peut répondre aux besoins en antioxydants du corps.
La majorité des études sur les fines herbes ont été réalisées chez l’animal à partir d’extraits de la plante. L’extrait est utilisé afin d’isoler et de concentrer les principes actifs, ainsi que pour comprendre les mécanismes d’action. Chez l’humain, il est difficile d’évaluer les effets santé de la consommation de fines herbes puisque les quantités consommées sont généralement faibles.
Antioxydants. Les antioxydants sont des composés qui réduisent les dommages causés par les radicaux libres, des molécules qui seraient impliquées dans l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et des maladies liées au vieillissement. Quelques chercheurs ont évalué la capacité antioxydante des fines herbes. À l’unanimité, ils affirment que les fines herbes fraîches ont une capacité antioxydante non négligeable, parfois même plus élevée que certains fruits et légumes. Cela démontre qu’effectivement, l’ajout régulier de fines herbes dans l’alimentation contribue à l’apport en antioxydants. Le basilic est-il antioxydant?
Modérément. L'indice TAC de feuilles de basilic séchées est de 675 umol.
Le principal antioxydant retrouvé dans les feuilles de basilic est l’acide rosmarinique. Ce dernier agirait de façon synergique avec la vitamine E, ce qui signifie que l’action antioxydante combinée de ces deux composés serait supérieure à l’addition de leur action antioxydante individuelle. D’autres acides phénoliques et des flavonoïdes qui possèdent des propriétés antioxydantes se retrouvent également dans le basilic.
Maladies cardiovasculaires. L’oxydation du cholestérol en circulation dans le sang (lipides sanguins) augmente son pouvoir athérogène, c’est-à-dire sa capacité d’adhérer à la paroi des artères et d’en réduire l’élasticité et la lumière (intérieur des vaisseaux sanguins, là où le sang circule). Ceci augmente le risque d’hypertension et de blocage des artères par d’éventuels caillots. Des chercheurs ont observé une diminution de l’oxydation des lipides, in vitro et chez l’animal, avec un extrait de basilic. L’effet antioxydant de l’extrait de basilic a été obtenu à de très faibles concentrations. Les chercheurs ont également observé une protection accrue des cellules du foie et de l’aorte contre l’oxydation in vivo. Une autre étude chez l’animal a démontré le potentiel cardio-protecteur d’un extrait de basilic sur l’infarctus du myocarde (mort d’une partie du cœur causé par un arrêt de l’apport sanguin). Des études contrôlées devront être réalisées chez l’humain avant de pouvoir affirmer que la consommation de basilic joue un rôle préventif contre l’apparition de maladies cardiovasculaires.
Diabète. Une étude effectuée chez le rat a permis de mettre en évidence le potentiel hypoglycémiant d’un extrait de basilic. Les chercheurs ont constaté que, parmi les extraits de plantes testés, le basilic entraînait la plus grande baisse du taux de sucre sanguin. Notons toutefois que c’est avec le médicament utilisé en comparaison que l’effet a été le plus marqué puisque ce dernier a la propriété de provoquer une hypoglycémie en stimulant la production d’insuline. Une revue de la littérature effectuée en 2004 conclut, quant à elle, que le basilic fait partie de quelques herbes médicinales ayant un impact potentiel sur le contrôle du diabète de type 29. Cependant, les auteurs ont également affirmé qu’il n’y avait pas de preuve suffisante pour pouvoir recommander les extraits de plantes évalués (dont le basilic) dans le contrôle de ce type de diabète.
Vitamine K. Le basilic séché est une excellente source de vitamine K, tandis que le basilic frais en est une source. Cette vitamine est nécessaire pour la fabrication de protéines participant à la coagulation du sang (autant dans la stimulation que dans l’inhibition de la coagulation sanguine). Elle joue aussi un rôle dans la formation des os. En plus d’être retrouvée dans l’alimentation, la vitamine K est fabriquée par les bactéries présentes dans l’intestin, d’où la rareté des carences en cette vitamine.Fer. Une portion de basilic séché est une source de fer pour l'homme, mais pas pour la femme, car leur besoin respectif en fer est différent. Ce minéral est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs.
Précautions: Le basilic contient des quantités non négligeables de vitamine K. Cette vitamine, nécessaire entre autres à la coagulation du sang, peut être fabriquée par l’organisme en plus de se retrouver dans certains aliments. Les gens prenant des médicaments anticoagulants, doivent adopter une alimentation dans laquelle le contenu en vitamine K est relativement stable d’un jour à l’autre. Les fines herbes, dont le basilic, contiennent de la vitamine K et doivent donc être utilisées comme assaisonnement seulement. Il est conseillé aux personnes sous anti-coagulothérapie de consulter une diététiste-nutritionniste ou un médecin afin de connaître les sources alimentaires de vitamine K et de s’assurer d’un apport quotidien le plus stable possible.
Le basilic au fil du temps
Le terme "basilic", qui est apparu dans la langue française en 1120, désignait à l'origine un serpent mythique dont le regard pouvait tuer, à moins qu'on ne l'ait aperçu le premier. Le mot vient du bas latin basilicum qui l'a emprunté au grec basilikos, « petit roi ». Ce n'est qu'en 1398 qu'on a commencé à l'employer pour désigner l'aromate, possiblement parce que, selon certains, son arôme est tel, qu'il peut figurer sur la table des rois, ou qu'il faisait traditionnellement partie d'un onguent ou d'un médicament magistral. Il porte aussi les noms d’« herbe royale », d’« oranger des savetiers », d’« herbe aux sauces », de « pistou », ce dernier mot, d'origine provençale, signifiant « broyer, piler », tout comme pesto d'ailleurs, son équivalent italien.
L’unique pesto de Gênes: En 2002, les Cavalieri delta Confraternita DEL Pesto (littéralement, les Chevaliers de la confraternité du pesto) proclamaient la région de Gênes « République du pesto » et obtenaient, pour leur produit, une dénomination d’origine contrôlée (D.O.C.). Ils ont ainsi protégé leur « or vert », nommé alla genovese qui, depuis toujours, est préparé avec une variété de basilic qui pousse dans cette région et une huile d'olive locale.
On pense que le basilic serait originaire du centre de l'Afrique et qu'il aurait été domestiqué en Inde ou dans le Sud-est asiatique, d'où il s'est diffusé dans toute l'Asie. Il aurait été amené en Occident par les soldats d'Alexandre le Grand environ 300 ans avant notre ère. Les Grecs l'ont adopté d'emblée et, à leur suite, les Romains. On le cultivera dans tout le bassin méditerranéen. Toutefois, il ne fera son apparition en France qu'au XIIe siècle. En Amérique, il est cultivé dès le XVIIe siècle. Aujourd’hui, on le produit un peu partout dans le monde, pour la vente en frais ou pour la fabrication d’huiles essentielles.
On connaît environ 50 espèces d'Ocinum et des dizaines, voire des centaines de variétés. Sélectionnées en divers endroits du globe, elles présentent des caractéristiques spécifiques, notamment leur teneur en huiles essentielles, qui peut varier considérablement d'une variété à l'autre et en influencer fortement la saveur. Ainsi en est-il du basilic thaïlandais, à dominante de réglisse. On trouve aussi des variétés à arôme de cannelle, de citron, de lime et de camphre. La taille des feuilles varie également, allant de la lilliputienne feuille du basilic grec à celle, immense, du basilic laitue, qui peut atteindre les 10 cm.
Quant à la couleur des feuilles et des fleurs, elle va du vert tendre au rouge pourpre en passant par de nombreuses nuances, ce qui fait de certaines variétés de splendides plantes ornementales. D’autres, de saveur peu agréable, sont employés pour leurs vertus médicinales. C'est le cas du basilic de l'ouest de l'Afrique, apprécié dans cette partie du monde pour ses propriétés antiseptiques (à cause de sa richesse en thymol). Enfin, une variété portant le nom de basilic sacré sert en Inde dans les rituels religieux consacrés au dieu Vishnou.
Les semences de basilic renferment une bonne proportion d'huile comestible riche en acides linoléique et linolénique. On étudie donc la possibilité d'en faire la culture commerciale dans le but d'en extraire l'huile qui pourrait servir tant dans l'industrie de la peinture (tout comme l'huile de lin), que dans l'industrie alimentaire.
CUISINE
Éviter de ciseler les feuilles fraîches au couteau, car elles risquent de s'oxyder. Les déchirer plutôt à la main et ne les ajouter qu'à la dernière minute aux sauces ou aux salades. En outre, pour la préparation du pistou ou de toute autre sauce à base de basilic, les irréductibles affirment qu'il est préférable de piler les feuilles au mortier plutôt que de les passer au mélangeur.
Dans les plats cuits, on recommande d'éviter de marier basilic et carotte, la saveur de cette dernière étant réputée dénaturer celle du premier. Le basilic accompagne à merveille pâtes, salades, pâtés, œufs et tomates.
Manier du beurre avec du basilic pilé, du poivre noir et du zeste de citron. Servir sur une viande grillée, du poulet ou des fruits de mer.
Vinaigre au basilic pourpre: macérées dans le vinaigre, les feuilles des variétés pourpres lui conféreront couleur et saveur. Employez ensuite ce vinaigre dans les sauces à salade ou pour déglacer une poêle.
En Géorgie, on prépare le khmeli-suneli, un mélange d'herbes qui est à la cuisine de ce pays ce que la poudre de cari est à celle de l'Inde. Sa composition diffère selon les régions et les cuisiniers, mais on y retrouve généralement du basilic séché, de la marjolaine, de l'aneth, de la sarriette, du poivre et des fleurs de carthame ou de souci. Ce mélange aromatise les ragoûts et les viandes grillées.
Toujours en Géorgie, on prépare la sauce tkemali, composée de prunes fraîches que l'on fait cuire dans de l'eau avant de les peler et de les dénoyauter. On y ajoute de l'huile d'olive, du jus de citron et du vinaigre de vin rouge, ainsi que des feuilles de coriandre, d'aneth et de basilic, et enfin du piment de Cayenne, des graines de coriandre et de cumin moulues, et de l'ail. On passe le tout au mélangeur et on sert avec le plat de son choix.
Vieille recette européenne: une demi-partie de piment de Cayenne et de zeste de citron, une partie de muscade, de macis et de feuille de laurier, deux parties de clou de girofle, de poivre et de sarriette d'hiver, trois parties de basilic, de marjolaine et de thym et deux gousses d'ail. Mélanger intimement au mortier, passer dans un tamis fin et conserver au sec et au frais dans des contenants de verre ou de terre vernissée. Servir sur un plat de légumes, une salade, une omelette ou tout autre plat de son choix.
Soupe provençale au pistou: de nombreuses recettes existent, mais elles font généralement appel à des tomates, des haricots cocos rouges et blancs demi-secs (que l'on peut remplacer par des haricots rognons et blancs préalablement cuits), des haricots verts, des pommes de terre, du céleri ou de la courgette. On fait cuire dans une bonne quantité d'eau jusqu'à ce que les légumes et les légumineuses soient tendres. On prépare par ailleurs une pâte composée de basilic et d'ail écrasés dans un mortier et adoucie d'un peu d'huile d'olive, que l'on dépose au fond de la soupière avant de verser la soupe dessus. Saupoudrer de gruyère ou de parmesan râpé et servir. On peut, si on le désire, ajouter des coquillettes à la soupe vers la fin de la cuisson.
Sauce pesto: piler une douzaine de feuilles de basilic avec une gousse d'ail, un peu de gros sel, une poignée de pignons et du parmesan râpé. Ajouter de l'huile d'olive goutte à goutte en battant énergiquement. Assaisonner de poivre fraîchement moulu et ajouter à de la soupe ou servir sur des pâtes.
Phô (soupe tonkinoise): dans un bol, déposer de fines rondelles d'oignons grillées, des vermicelles chinois, des tranches de gingembre légèrement grillées, de fines lamelles de bœuf, des oignons verts émincés, des pousses de soya, du basilic thaïlandais, du jus de lime et, si désiré, des flocons de piment rouge. Verser du bouillon de bœuf sur les ingrédients, ajouter un peu de sauce de poisson et déguster bien chaud.
Soupe thaïlandaise: elle est composée de bouillon de poulet, de lait de coco, de morceaux de poulet, d'épinards, de citronnelle, d'oignons verts, d'ail, de piment fort et de basilic thaïlandais, lequel est ajouté à la toute fin de la préparation.
Préparer un carpaccio de magret de canard au basilic.
Alterner tranches de tomates, tranches de bocconcini et feuilles de basilic frais. Napper d'huile d'olive et déguster ce plat qui se veut un rappel des couleurs du drapeau italien.
L'ajouter aux trempettes avec de l'ail et d'autres fines herbes.
Oser le basilic dans les sorbets ou les granités.
En infusion après un repas riche, à raison d'une cuillerée à café par tasse d'eau bouillante, le basilic est réputé favoriser la digestion.
Les fleurs de basilic se consomment. Les ajouter aux salades de légumes ou de fruits.
Conservation: haut Séchoir: le basilic perd beaucoup de son arôme au séchage. Il est donc préférable de le consommer frais ou congelé. Toutefois, pour certaines recettes traditionnelles, on exige du basilic séché. Dans ce cas, le ciseler finement et le mettre à sécher à l'ombre sur un cadre recouvert de gaze ou de toile moustiquaire, ou au déshydrateur.
Réfrigérateur: hacher les feuilles et les mettre dans de l'huile d'olive avec du gros sel. Fermer hermétiquement le pot et garder au réfrigérateur.
Congélateur: passer des feuilles fraîches au mélangeur pour obtenir une purée. Ajouter de l'huile d'olive si désiré. Mettre dans un bac à glaçons et congeler. Placer ensuite les cubes dans un sac à congélateur.
Jardinage biologique
Semer en bac à l'intérieur quatre à six semaines avant les derniers gels prévisibles. Ne transplanter que lorsque tout risque de gel est passé, la plante étant très sensible au froid.
Au moment de transplanter, pincer la tête afin de favoriser la formation de tiges latérales et retarder la floraison. Espacer les plants de 15 cm dans le rang, et les rangs de 30 cm.
Le basilic ne supporte pas la sécheresse. Il faut donc irriguer régulièrement au besoin.
Dans les régions où il se cultive beaucoup de basilic, la fusariose, une maladie fongique, constitue un réel problème. Si c'est le cas, choisir l'une ou l'autre des quelques variétés qui ont été sélectionnées pour leur résistance à cette maladie.
Récolter selon ses besoins en ne prélevant que quelques feuilles à la fois sur le plant. Pour la préparation de sauces ou la congélation, récolter le plant au complet en taillant au-dessus des deux premières vraies feuilles. Dans les bonnes années, on obtiendra une deuxième récolte.
On peut le cultiver en pot, à l'extérieur l'été et à l'intérieur l'hiver. Choisir une variété à petites feuilles, qui conviendra mieux à ce type de culture.
Écologie et environnement
haut Il n'y a guère de plantes qui s'entendent aussi bien et qui soient aussi intimement liées que la tomate et le basilic. Non seulement forment-elles un couple admirable en cuisine, mais de plus, elles constituent un duo inséparable au jardin. En effet, le basilic a la réputation de stimuler la croissance de la tomate et d'en améliorer la qualité. Ceux qui pratiquent l'agriculture biologique n'hésitent donc pas à en planter au pied de leurs plants de tomates. En outre, cet aromate repousse les mouches et les moustiques, et, quand il est en fleurs, il attire les abeilles, ce qui favorise la pollinisation des autres plantes du jardin.
| Que vaut une « portion » de basilic?
| ||
| Poids/volume
| Frais, 15 ml/2,5 g
| Séché, feuilles, 15 ml / 2 g
|
| Calories
| 0,5
| 5,0
|
| Protéines
| 0,7 g
| 0,3 g
|
| Glucides
| 0,1 g
| 1,3 g
|
| Lipides
| 0,0 g
| 0,1 g
|
| Fibres alimentaires
| 0,1 g
| 0,9 g
|
11:13 Publié dans Epices et fines herbes, NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.04.2008
C'est la saison des fruits rouges!
Par personne: 2 cabécou, 20 g de mûres fraiches; 2 tranches de pains maison; une cuillère d'huile d'olive au thym, poivre, fleur de sel; 1 cuillère soupe de miel de thym
Coupez votre pain aux céréales en tartines épaisses; faites-les griller au grille pain; arrosez d'un filet d'huile d'olive au thym. Ecrasez les mûres à la fourchette et rajoutez le miel; mélangez et posez sur les tartines grillées. Posez un cabécou dessus, salez, poivrez. Faite griller sous le gril 5 mn; terminez avec de la fleur de sel et une lichette d'huile de thym;
Servez chaud et croustillant avec une salade de cresson ou de roquette à laquelle vous aurez rajouté des mûres.
Variantes: remplacez les mûres par n'importe quels fruits rouge des bois: myrtilles, framboises; airelles…. Pourquoi ne pas essayer avec des cerises aigres? Une salade de fruits bonne pour le cœur : Des pommes et des cerises contre le syndrome métabolique.11:19 Publié dans DESSERTS, ENTREES, NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, vive la vie, blabla de fille, blog, santé, nutrition
17.04.2008
Une salade de fruits bonne pour le cœur :
Le dessert pourrait être l'occasion de prévenir l'obésité, les maladies cardio-vasculaires et même le diabète : deux études américaines suggèrent en effet que la consommation régulière de pommes et de cerises aigres permettrait de se prémunir du syndrome métabolique. L'intérêt d'une consommation régulière de cerises aigres chez l'homme va être testé (dr). Les ommes et les cerises aigres seraient-elles les ingrédients de base d'une recette permettant de prévenir les maladies cardio-vasculaires, le diabète et bien d'autres pathologies associées à l'obésité ? C'est en tout cas ce que suggèrent deux études présentées à San Diego en début de semaine, lors du congrès Experimental Biology 2008. Données fournies entre 1999 et 2004 par l'enquête National Health and Nutrition Examination.
Victor Fulgoni et coll. ont analysé l'effet de la pomme sur la santé cardio-vasculaire au travers des données recueillies lors de deux vastes études sur l'alimentation des américains. Cette analyse a montré que les adultes qui mangent régulièrement des pommes (ou des produits dérivant de la pomme, comme des jus ou de la compote) voient leur risque de syndrome métabolique diminué de 27 % par rapport à ceux qui n'en mangent jamais. La consommation régulière de pommes est associée à une diminution de plus de 30 % du risque d'hypertension artérielle (les consommateurs de pommes présentent une pression sanguine moins élevée que les non-consommateurs) et à une réduction de plus de 20 % de celui d'avoir un tour de taille anormalement élevé. Le tour de taille des consommateurs de pommes, ainsi que leur taux de protéine C-réactive - qui constitue deux autres marqueurs du syndrome métabolique - est également moins important. Les mangeurs de pommes ont, en outre, un taux de protéine C réactive plus bas que les autres.
Comment la pomme agit-elle sur l'ensemble de ces facteurs de risque ? L'effet est peut-être indirect: les grands consommateurs de pommes sont le plus souvent des personnes qui ont une alimentation équilibrée, riche en fruits, en fibres, en vitamines, en calcium et en potassium, et pauvre en lipides et en sucre ajouté. . Les bienfaits de la pomme sur la ligne sont du également à sa consistance - fruit ferme et croquant, elle doit être soigneusement mâchée et donne donc une bonne sensation de satiété qui diminue les tentations de grignotage.
La pomme, également, améliore le transit intestinal. Une étude allemande, publiée dans le numéro d'avril de la revue Nutrition, révèle que les pommes et leur jus permettraient de diminuer le risque de cancer du colon. D'une manière générale, la pomme crue ou cuite améliore la flore intestinale et la digestion. En novembre, une autre étude parue dans le Journal of Nutrition attribuait à ce fruit des effets bénéfiques contre les maladies du cœur.
Mitchell Seymour et coll., de l'université du Michigan, se sont quant à eux intéressés aux cerises aigres. Les chercheurs avaient déjà observé que l'administration quotidienne du fruit associée à un régime pauvre en lipides induit une diminution significative du risque cardio-vasculaire chez le rat génétiquement susceptible à ce type de pathologies.
L'équipe a décidé de poursuivre ces travaux en étudiant l'effet des cerises aigres chez des rats cette fois-ci prédisposés à l'obésité. Le fruit a été administré aux animaux sous la forme d'une poudre mélangée à une alimentation enrichie en lipides. La quantité de cerises quotidiennement ingérées par les rats au cours de cette étude correspondrait à une tasse et demie de fruit si la même expérience devait être menée chez l'humain.
L'expérience a montré que la consommation de cerises aigres associée à un régime riche en graisses prévient l'obésité: après 90 jours de régime gras, les rats qui ont mangé des cerises sont significativement moins gros que les rats témoins qui n'en ont pas reçu. Les rats qui ont bénéficié de la poudre de fruit présentent en particulier beaucoup moins de graisse abdominale que les animaux témoins. En outre, ces animaux montrent une plus faible concentration plasmatique en cholestérol, en glucose et en triglycérides que les
13:39 Publié dans FRUITS, NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.04.2008
La figue de Barbarie
Quand on pense aux fruits comestibles des cactus, on pense tout de suite à la figue de Barbarie, le plus couramment consommé de tous. La figue de Barbarie est le fruit de « Opuntia ficus-indica », cactus à port buissonnant érigé, avec des articles en forme de raquettes. L'espèce est originaire du Mexique, où elle est appelée « nopal ». Elle figure sur le drapeau mexicain et du sud-ouest des Etats-Unis. Inconnue en Europe avant les voyages de Christophe Colomb, la plante fut décrite de façon précise en 1535 par l'Espagnol Gonçalo Hernandez de Oviedo dans son livre "Histoire des Indes occidentales". Elle pousse actuellement un peu partout dans le Monde, dans des régions arides ou semi-arides subtropicales (Amérique centrale et du Sud, bassin méditerranéen et Maghreb notamment) ; elle est souvent cultivée pour former des haies défensives, mais les fruits sont aussi consommés localement.
Le Figuier de Barbarie est un cactus arborescent adapté aux climats chauds et aux terres arides. Parallèlement fut découvert l'usage colorant de la cochenille, insecte qui parasite les figuiers de Barbarie : l'insecte produit de l'acide carminique qui le protège des insectes prédateurs. Cet acide, extrait du corps et des œufs est en premier lieu utilisé comme colorant alimentaire (E120, E124), rouge carmin, et également à usages cosmétiques.
Le figuier de Barbarie fut d'abord introduit dans les jardins botaniques. Dans le bassin méditerranéen où le climat lui convenait, il s'est diffusé rapidement grâce aux oiseaux qui, en mangeant les fruits, dispersaient les graines dans leurs fientes.
Le figuier de Barbarie peut atteindre 5m de haut. Les tiges de la base se lignifient avec le temps et peuvent former de véritables troncs. Ces tiges, segmentées en forme d’épaisses raquettes ovales ou oblongues de 20 à 50 cm de long sur 15 à 25 cm de large et de 1,5 cm à 3 cm d'épaisseur sont appelées "cladodes". Les segments sont parsemés de légères protubérances d’où émergent les "glochides", fines épines de quelques millimètres munies de minuscules écailles en forme d'hameçons qui peuvent s’implanter dans la peau et sont très difficiles à retirer : elles se cassent facilement quand on cherche à les enlever.
Les fleurs, jaune vif, apparaissent sur le pourtour.
Le fruit, la figue de Barbarie, est une baie charnue de 150 à 400 g. La forme change selon les variétés mais aussi selon l'époque de formation : les premiers fruits sont arrondis, les plus tardifs ont une forme allongée. Ils contiennent beaucoup de petites graines. Rouges, violets ou jaunes, ils ont un goût sucré. En Sicile, on trouve 2 variétés de figues : les latini ou austini qui sont des figues hâtives et les scuzzulati qui sont tardives et obtenues après avoir ôtés les premières fleurs.
Ce sont des fruits ovoïdes de 4 à 9 cm de longueur, de couleur jaune, orange ou rouge violacé, qui renferment une pulpe sucrée de la même couleur, parsemée de grosses graines assez dures. La figue de Barbarie est un fruit relativement pauvre en sucres, mais riche en fibres, en vitamines A, B, C, et en sels minéraux, d’où son intérêt diététique. Les seuls inconvénients sont les glochides (petites épines qui recouvrent la peau du fruit, et qu’il faut éviter de toucher sans précautions), ainsi que les grosses graines, difficiles à croquer. On peut d’ailleurs tamiser la chair du fruit pour en faire des marmelades ou des sorbets. Figue de Barbarie. De nos jours la plante est cultivée dans de nombreux pays, notamment : Mexique, États-Unis, Chili, Afrique du Sud, Israël, Turquie, Sicile. Plusieurs pays dont la Tunisie, l’Espagne, la Colombie, l’Afrique du Sud et l’Italie (Sicile), ont commencé la culture industrielle, destinée à l’exportation du fruit. Vous pouvez aujourd’hui trouver facilement ce fruit dans les grandes surfaces et dans les magasins spécialisés, au rayon des fruits exotiques. D’autres fruits de cactus sont aussi consommés, soit localement, soit à l’échelle mondiale. Parmi les premiers, il faut citer les fruits de Myrtillocactus geometrizans (Garambullo) et de certains Echinocereus (Alicoches) (consommation en Amérique centrale et du sud).
Dans les fruits de consommation plus large, il en est un, quasiment inconnu en Europe il y a une dizaine d’années, que l’on trouve de plus en plus facilement en Europe, c’est le « Pitahaya » ou « Pitaya » ou « Fruit du Dragon ». C’est le fruit de « Hylocereus undatus », cactus grimpant, qui pousse aussi bien dans l’Ancien Monde que dans le Nouveau, dans des régions relativement humides de la bande intertropicale. C’est un fruit ovoïde à peau rouge, mais de taille beaucoup plus grande que celle de la figue de Barbarie. En effet, il peut atteindre 15 cm de diamètre et peser un kilo à lui seul. Il est beaucoup cultivé en Asie à des fins d’exportation vers l’Europe notamment.
Les préparer ...
Les figues de Barbarie sont le plus souvent pourvues d’épines qu’il faut retirer avant de les consommer. Pour ce faire, enfoncez une fourchette dans le fruit, coupez une fine tranche au sommet et à la base et incisez la peau du haut en bas, de chaque côté. Vous pourrez alors ôter la peau. Mais on trouve ces fruits de plus en plus souvent débarrassés de leurs épines. Il suffit alors de couper la figue en deux et de manger la pulpe avec une cuillère.
La pulpe, qui contient des petites graines, est rouge ou jaune ; elle est juteuse et sucrée. La figue de Barbarie est très rafraîchissante en été. La figue de Barbarie est riche en vitamine C. Elle contient de l’albumine, du sucre incristallisable. Elle est diurétique et colore l’urine en rouge.
C'est un fruit que l'on mange généralement frais mais on peut en faire une gelée très agréable et de la pâte de fruits. En Algérie, les figues de Barbarie sont souvent séchées. Au Mexique, on fabrique de l’alcool avec les fruits : la Tequila.
En Amérique, les graines sont moulues pour fabriquer une farine servant à la confection d’un genre de pain.
Au Mexique, on mange les jeunes bourgeons ou les raquettes jeunes qui sont d'un vert pâle. La saveur ressemble à celle du haricot. On les mange en soupe ou en ragout, en pickles. Pour préparer les "nopales", enfiler des gants et avec un couteau bien aiguisé couper les aspérités d'où sortent les épines puis supprimer la base épaisse de chaque raquette. Rincer et couper en lamelles. Pour éviter la consistance gluante du nopal cuit, faire bouillir, égoutter et rincer à l'eau froide. Recouvrir d'un linge et laisser reposer 30 minutes avant d'ajouter au plat choisi.
09:40 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.04.2008
Une salade de fruits bonne pour le cœur
Le dessert pourrait être l'occasion de prévenir l'obésité, les maladies cardio-vasculaires et même le diabète : deux études américaines suggèrent en effet que la consommation régulière de pommes et de cerises aigres permettrait de se prémunir du syndrome métabolique. L'intérêt d'une consommation régulière de cerises aigres chez l'homme va être testé (dr). LES POMMES et les cerises aigres seraient-elles les ingrédients de base d'une recette permettant de prévenir les maladies cardio-vasculaires, le diabète et bien d'autres pathologies associées à l'obésité ? C'est en tout cas ce que suggèrent deux études présentées à San Diego en début de semaine, lors du congrès Experimental Biology 2008.
Victor Fulgoni et coll. ont analysé l'effet de la pomme sur la santé cardio-vasculaire au travers des données recueillies lors de deux vastes études sur l'alimentation des américains. Cette analyse a montré que les adultes qui mangent régulièrement des pommes (ou des produits dérivant de la pomme, comme des jus ou de la compote) voient leur risque de syndrome métabolique diminué de 27 % par rapport à ceux qui n'en mangent jamais. La consommation régulière de pommes est associée à une diminution de plus de 30 % du risque d'hypertension artérielle et à une réduction de plus de 20 % de celui d'avoir un tour de taille anormalement élevé. Les mangeurs de pommes ont, en outre, un taux de protéine C réactive plus bas que les autres.
Comment la pomme agit-elle sur l'ensemble de ces facteurs de risque ? L'effet est peut-être indirect: les grands consommateurs de pommes sont le plus souvent des personnes qui ont une alimentation équilibrée, riche en fruits, en fibres, en vitamines, en calcium et en potassium, et pauvre en lipides et en sucre ajouté.
Une poudre mélangée à une alimentation riche en lipides. Mitchell Seymour et coll., de l'université du Michigan, se sont quant à eux intéressés aux cerises aigres. Les chercheurs avaient déjà observé que l'administration quotidienne du fruit associée à un régime pauvre en lipides induit une diminution significative du risque cardio-vasculaire chez le rat génétiquement susceptible à ce type de pathologies.
L'équipe a décidé de poursuivre ces travaux en étudiant l'effet des cerises aigres chez des rats cette fois-ci prédisposés à l'obésité. Le fruit a été administré aux animaux sous la forme d'une poudre mélangée à une alimentation enrichie en lipides. La quantité de cerises quotidiennement ingérées par les rats au cours de cette étude correspondrait à une tasse et demie de fruit si la même expérience devait être menée chez l'humain.
L'expérience a montré que la consommation de cerises aigres associée à un régime riche en graisses prévient l'obésité: après 90 jours de régime gras, les rats qui ont mangé des cerises sont significativement moins gros que les rats témoins qui n'en ont pas reçu. Les rats qui ont bénéficié de la poudre de fruit présentent en particulier beaucoup moins de graisse abdominale que les animaux témoins. En outre, ces animaux montrent une plus faible concentration plasmatique en cholestérol, en glucose et en triglycérides que les témoins. Enfin, les résultats du dosage plasmatique du TNF-alpha et l'interleukine 6 suggèrent que les cerises aigres protègent également du risque inflammatoire.
Probable médiation par l'anthocyanine. L'ensemble de ces effets bénéfiques est probablement médié par l'anthocyanine, un antioxydant présent en grande quantité dans la cerise aigre. Des expériences complémentaires se fondant sur l'administration du composé purifié devraient prochainement être menées afin de vérifier cette hypothèse.
Seymour et coll. envisagent, en outre, de démarrer très prochainement un essai clinique visant à évaluer l'intérêt d'une consommation régulière de cerises aigres chez l'humain.
Contre le cancer aussi: Une étude, publiée dans le « Journal of Agricultural and Food Chemistry », indique que la peau des pommes contiendrait une douzaine de substances antitumorales de la famille des triterpénoïdes. Trois d'entre elles n'ont jamais été décrites auparavant. Le Quotidien du Médecin du : 10/04/2008
http://www.quotimed.com/journal/index.cfm?fuseaction=view...
07:52 Publié dans DESSERTS, FRUITS, NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, vive la vie, blabla de fille, blog, santé, nutrition
06.04.2008
Perdre du poids durablement 2
Un excès de graisse sur l’intérieur des cuisses et les triceps indique l’existence de taux d’œstrogène plus ou moins élevés. Chez la femme, le triceps flasque et gras signe un mauvais équilibre hormonal par excès d’œstrogènes ou de ses métabolites, de xéno-œstrogènes (en grec, xeno signifie « étranger » ou « qui provient de l’extérieur »), ou encore par la prise d’une pilule non appropriée contenant des progestatifs ou des types d’œstrogènes inadaptés.
L’excédant d’œstrogènes augmente le nombre des récepteurs adrénergiques alpha 2 sur les adipocytes hypertrophiés dans ces régions du corps, principalement dans la graisse gynoïde. Ainsi, comme le montrent les études du professeur Lafontan, directeur de l’Inserm de Toulouse, l’excès de récepteurs alpha 2 diminue puissamment la lipolyse et freine la perte de graisse, même avec un effort physique.
Notre environnement et notre alimentation nous placent en overdose œstrogénique. Sans en être conscients, nous ingurgitons, respirons et enduisons notre corps de nombreux produits agissant comme les œstrogènes. Ces substances, sont partout dans notre environnement, nos maisons et toute la chaîne alimentaire.
• Pour perdre la graisse gynoïde, il faut éliminer les sources de polluants: diphényles polychlorés (PCBs) dans les cires, les colles, les aérosols, les pesticides-insecticides de notre alimentation, les phtalates des plastiques libérés avec la chaleur ou la cuisson, tous pourvoyeurs de xéno-œstrogène.
-• La phytothérapie permet de diminuer et détoxiquer l’excès d’œstrogènes et de xéno-œstrogènes et de stimuler simultanément la lipolyse inhibée par l’augmentation des récepteurs alpha 2. Il faut consommer des indole-3-carbinol contenus dans certains légumes, comme les choux et les brocolis ou, en forme plus concentrée, en suppléments.. Un autre indole plus puissant, le diindolylméthane (DIM), montre une activité anti-œstrogène et lipolytique. Une étude récente a donné des résultats encourageants : le groupe testé a gagné 1,3 kg de muscle et perdu 1,3 kg de masse grasse en 8 semaines.
• La prise de yohimbine, un alpha 2 antagoniste, pourrait être l’agent idéal. Malheureusement, par voie orale chez la femme, son absorption dans ces zones adipeuses est plutôt médiocre ; par contre, en application cutanée, elle est plus efficace mais les formes disponibles en crème contiennent très peu de principes actifs.
• L’un des agents le plus efficace sur la lipolyse reste la forskoline. En cas de cellulite, tous ces agents sont efficaces, mais des enzymes protéolytiques comme la bromélaïne peuvent compléter leur action. Dans le cas de la cellulite fibreuse, les sucres apportés par l’alimentation doivent être réduits de façon importante pour limiter le phénomène de glycation des protéines qui est à son origine.
2e zone : la graisse supra-iliaque et sous-scapulaire, les « poignées d’amour » (femmes et hommes)
Les personnes qui stockent la graisse de façon excessive dans la région du supra-iliaque et, dans une moindre mesure, dans la région du sub-scapulaire ont un excès d’insuline dû à une résistance à l’insuline. Cette anomalie hormonale d’insulinorésistance diminue de surcroît l’effet pulsatile de l’hormone de croissance, importante pour l’oxydation des graisses. L’organisme n’emploie pas non plus efficacement son glucose, créant une foule de problèmes, dont le manque d’énergie et un stockage de gras plus important, notamment dans ces régions. Chez la femme, il peut aussi exister un excès de testostérone.
• Dans un premier temps, le contrôle des taux de sucre dans le sang semble incontournable et se fait par des repas plus modestes à faible charge glycémique et avec moins d’hydrates de carbone. Ils sont riches en fibre, hypo-toxiques et hypoallergiques. L’exercice renforce la sensibilité à l’insuline.
• De nombreux athlètes prennent, 20 à 30 minutes avant les repas, du R-acide lipoïque18 pour ses effets remarquables sur la sensibilité à l’insuline. La dose peut aller de 100 à 300 mg selon la quantité d’hydrates de carbone ingérée. Les oméga-3, le picolinate de chrome et le vanadium diminuent aussi la résistance à l’insuline et permettent de perdre ces « poignées d’amour ».
3e zone : la graisse sous-ombilicale (graisse viscérale)
L’excès de graisse dans cette partie du corps dénote une production accrue de cortisol. Un taux élevé de cortisol dans le sang diminue fortement les hormones lipolytiques, comme l’hormone de croissance et la testostérone, et, pour couronner le tout, augmente de façon considérable l’insulinorésistance. Une vraie « soupe hormonale » négative qui a pour conséquences de nombreuses pathologies telles le syndrome X, le diabète de type II, l’obésité et des troubles cardio-vasculaires. Avant d’être inesthétique, cet excès de graisse est dangereux car précurseur d’adipocytokines pro-inflammatoires.
• La clef est de réduire l’excès de cortisol en limitant la consommation de caféine et de sucre. La gestion du stress est impérative mais l’addition de suppléments jouant sur le contrôle de l’axe du stress est de bon augure pour diminuer rapidement cet excédent de tissu adipeux.
• La Rhodiola rosea agit sur les hormones du stress en diminuant notamment l’excès de stimulation de l’axe du stress (CRF-ACTH-cortisol), ainsi que l’épuisement des catécholamines (noradrénaline et adrénaline) de la médullo-surrénale. Par ce biais, elle prévient les effets négatifs du stress aigu et chronique et l’augmentation de la graisse viscérale et sous-ombilicale.
• La phosphatidylsérine diminue aussi la production de cortisol, prise entre 400 et 800 mg. Les oméga-3 réduisent l’appétit, brûlent des graisses, empêchent d’en stocker, abaissent les hormones du stress, améliorent la sensibilité à l’insuline et à la leptine.
4e zone : pectoraux et triceps (homme et femme)
Chez l’homme, après 40 ans, les changements hormonaux surviennent parallèlement à l’excès de graisse dans les régions abdominale et pectorale. Le plus significatif est la diminution de la testostérone libre en même temps que l’augmentation de l’œstradiol25. L’œstradiol s’élève en raison d’une surproduction d’aromatase, une enzyme qui transforme la testostérone en œstrogènes. Ces derniers sont essentiels chez l’homme mais dangereux pour la santé (infarctus, hypertrophie de la prostate…) lorsqu’ils sont en excès. Quand il y a très peu de testostérone, les œstrogènes se lient à ses récepteurs dans tout l’organisme et sur l’hypothalamus, freinant ainsi sa production endogène testiculaire. Il existe ainsi un cercle vicieux responsable de problèmes de libido, d’excès de graisses corporelles (pectoraux, abdomen). Dans ce cas, l’administration de testostérone ne marche pas à cause de l’activité élevée d’aromatisation. Une autre complication est l’augmentation de la production de la sex hormone-binding globulin (SHBG) qui lie la testostérone libre dans le sang et la rend inutilisable sur les récepteurs cellulaires.
• L’hygiène de vie est primordiale. L’excès de graisse est pourvoyeur d’œstrogènes et la perte du tissu adipeux permet d’optimiser son rapport testostérone/œstradiol. L’alcool et certains médicaments perturbant les fonctions hépatiques sont à proscrire. L’inhibition de l’aromatase a pour conséquences la diminution du taux d’œstradiol tout en accroissant celui de la testostérone.
• Toute molécule susceptible d’inhiber l’aromatase est plus que recommandée chez l’homme dans cette situation. La prise de chrysine associée à de la pipérine inhibe naturellement l’aromatase, augmentant la testostérone libre tout en diminuant le taux d’œstradiol. Il en est de même pour le resvératrol27. Un meilleur taux de testostérone permet ainsi de perdre de la graisse corporelle, notamment sur la poitrine. La prise d’extrait d’ortie (Urtica dioica) permet de « détacher » la testostérone de la SHBG et de mettre en circulation plus de testostérone libre (forme utile) pour la combustion des graisses.
5e zone : mi-axillaire (homme et femme)
Lorsque la thyroïde ne fonctionne pas correctement, il peut se produire une multitude de problèmes de santé, un gain de poids (même sans gros appétit) et une difficulté à maigrir. En cas d’hypothyroïdie confirmée par des tests, un traitement substitutif par un médecin est indispensable. Cependant, il existe différents moyens d’améliorer le fonctionnement d’une glande paresseuse. Il faut d’abord éliminer certains végétaux crus, particulièrement les crucifères, comme les choux de Bruxelles, le chou, le chou-fleur, le brocoli, le chou frisé, les graines de soja, qui contiennent des nutriments chimiques appelés goitrogènes capables de le ralentir.
• Selon une étude récente, 50 % des patients souffrant d’une déficience de la glande thyroïde ont vu leur état s’améliorer après avoir consommé un supplément de zinc. Le sélénium (entre 100 et 200 mcg) et le fer sont aussi indispensables à son bon fonctionnement. Ils augmentent l’enzyme 5-déodinase dans le foie pour produire plus de T3. Le guggul et l’ashwagandha, utilisés en médecine ayurvédique, ont les propriétés de stimuler et de réguler l’activité de la glande thyroïde. Un manque d’iode tout comme un excès peut causer une insuffisance d’hormones thyroïdiennes. Dans ce cas, une algue comme le Fucus visiculosus permet de restaurer leurs sécrétions. Le métabolisme ainsi augmenté, l’organisme se débarrasse plus rapidement de son excès de graisses.
6e zone : genoux (homme & femme)
Un excès de graisse au-dessus du genou signe une déficience en hormone de croissance. Il existe d’autres symptômes : des cheveux fins, les lèvres et ensemble maxillaire amincis, la peau déshydratée, le ventre pendant. L’excès de nourriture ou la mal bouffe, précurseurs d’insuline, de stress chronique, précurseur de cortisol, sont responsables d’une baisse de l’hormone de croissance dont ils freinent la libération. Un manque de sommeil et pas assez d’exercice physique peuvent également jouer un rôle.
• Pour améliorer son hormone de croissance, l’hygiène de vie est primordiale, ainsi qu’un bon équilibre hormonal. Pratiquer intensivement de l’exercice une à deux fois par semaine pendant 20 minutes suffit à l’améliorer lorsque l’on suit une alimentation saine avec suffisamment d’acides aminés. La prise de glutamine, d’ornithine et d’arginine au coucher l’estomac vide est conseillée pour augmenter sa production endogène, synonyme de perte de graisse corporelle.
07:42 Publié dans NUTRITION SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.04.2008
Perdre, durablement son poids -1
On attribue souvent une mauvaise génétique ou un excès de nourriture aux personnes qui stockent facilement la graisse. Cependant, de nombreuses études scientifiques montrent qu’un mauvais équilibre hormonal est associé à l’hypertrophie des adipocytes dans différentes zones su corps. Si maigrir est chose relativement facile, perdre de la graisse durablement est une autre affaire. 95 % des personnes reprennent au moins leur poids initial dans les cinq années suivant leur régime. Abaisser le taux de graisse corporelle en dessous de 10 % n’est pas difficile pour un bon nutritionniste, mais il est moins aisé de faire perdre certaines graisses localisées récalcitrantes. Comme par exemple la graisse à l’intérieur des cuisses ou cette petite poche sur le bas-ventre demande un peu plus de compréhension de la physiologie hormonale.
De nombreuses personnes ont de la graisse localisée principalement à cause de certaines anomalies dans leur biochimie organique. Un mauvais équilibre hormonal, comme un excès sanguin d’insuline et de cortisol, une baisse de l’hormone de croissance, l’excès de testostérone chez la femme ou la baisse de testostérone chez l’homme en sont les signes. Savoir localiser ces endroits où s’accumule le tissu adipeux permet de mettre en œuvre des stratégies naturelles sans passer par l’intervention chirurgicale. Cela devient difficile avec la ménopause et l'andropause.
Un excédent de tissu adipeux est dangereux pour l’espérance de vie. Aujourd’hui, des scientifiques, encouragés par l’industrie pharmaceutique, s’affairent à chercher la molécule miracle ou le gène responsable du surpoids, alors que personne ne s’intéresse aux causes. Pour 90 % des personnes, une nourriture inadaptée est responsable du surpoids. Cela s'appelle le syndrome métabolique. Ainsi, pas de mal bouffe, en pratiquant de l’exercice avec modération, en gérant mon stress, en dormant suffisamment, en s'exposant régulièrement un minimum de temps à la lumière du jour et en apportant de bons compléments alimentaires, l'on peut tendre vers une meilleure santé dans un corps ferme et plein d'énergie.
En contrôlant son hygiène de vie, l’homme contribue à améliorer son système hormonal. Les hormones exercent une puissante influence sur la distribution des graisses corporelles. Le surpoids venant avec l’âge est dû à une cascade de changements hormonaux et physiologiques. L’âge, une mauvaise alimentation, le manque d’exercice ou une mauvaise gestion du stress dérèglent profondément l’homéostasie hormonale, avec pour première conséquence l’augmentation de la graisse corporelle.
Les hormones responsables des bourrelets et autres « poignées d’amour » sont lipogéniques : l’insuline et le cortisol sont les plus connues. Celles qui, à l’inverse, permettent de façonner harmonieusement le corps sont lipolytiques (destructrices de graisse) et anaboliques (génératrices de masse musculaire). Ces championnes du fitness sont la testostérone, la DHEA, l’hormone de croissance et les hormones thyroïdiennes (principalement la triiodothyronine, ou T3).
Ainsi, en gérant la fonction du pancréas et des surrénales, on diminue de 80 % les risques de pathologies et améliore sa composition corporelle. Les hormones agissent sur le stockage ou la perte de tissu adipeux à travers différents mécanismes, les principaux étant l’action de la lipoprotéine lipase (LPL) des adipocytes et des mécanismes adrénergiques. Ainsi, le cortisol et l’insuline en excès facilitent l’accumulation des graisses en augmentant la LPL. L’hormone de croissance et les hormones sexuelles l’inhibent et accélèrent la lipolyse en stimulant l’AMP cyclique via des récepteurs bêta adrénergiques.
La graisse corporelle est distribuée différemment chez l’homme et la femme. L’homme accumule la graisse dans la partie supérieure du corps (forme de pomme) et les femmes dans la partie inférieure (forme de poire). Autre différence, l’inégalité des risques liés à l’obésité. Elle entraîne une fréquence accrue des diabètes de type II, des maladies coronariennes et des décès prématurés chez l’homme, alors que les femmes sont relativement protégées jusqu’à la ménopause.
