29.10.2009

Vitamine D

Efficacité confirmée dans la prévention des chutes

Chaque année, une personne sur trois de plus de 65 ans est victime d’une chute et 5 à 6 % des chutes se soldent par une fracture. C’est la raison pour laquelle de nombreuses autorités de santé ont fait de la prévention des chutes l’une de leurs priorités de santé publique.

 

L’un des moyens de prévention proposés consiste à supplémenter les personnes âgées en vitamine D. De fait, par l’intermédiaire de récepteurs spécifiques présents dans les muscles, cette vitamine a un effet direct sur la force musculaire. Mais les résultats des différentes études étaient décevants, et surtout contradictoires, jusqu’en 2004 où plusieurs travaux ont finalement conforté l’idée qu’un apport de vitamine D pouvait avoir un effet intéressant dans la réduction du risque de chutes. Restaient cependant deux inconnues, la dose optimale nécessaire et le seuil requis de concentration sérique de 25 OH vitamine D.

 

Une méta-analyse, récemment publiée, reprend  les résultats des différents travaux, incluant plusieurs études effectuées depuis 2004. Huit essais ont été retenus qui répondaient aux exigences de qualité annoncées.

 

Une dose journalière de 700 à 1 000 UI de vitamine D diminue en moyenne de 19 % le risque de chute, et jusqu’à 26 % en ce qui concerne la vitamine D. L’apport de calcium ne change rien à ces résultats qui sont significatifs dès le 3ème mois de traitement et se poursuivent au-delà de 12 mois. Par contre, un apport quotidien inférieur à 700 UI n’a pas d’efficacité. Quant à la concentration sérique de 25 OH vitamine D, requise pour réduire le nombre de chutes, elle doit être supérieure à 60nmol/l.

 

Les auteurs concluent qu’une supplémentation systématique par 700 UI/j de vitamine D devrait être recommandée à toutes les personnes de plus de 65 ans. Ils insistent sur la nécessité d’une bonne observance, car l’efficacité n’est pas proportionnelle à la dose en cas de dosages inférieurs à 700 UI. La vitamine D3 semble un peu plus efficace que la D2.

Les travaux futurs devront répondre à la question de savoir si des doses supérieures à 1 000 UI par jour apporteraient un bénéfice supplémentaire. Ce qui, pour le moment, n’est pas démontré.

Dr Roseline Péluchon

30.09.2009

Neurones

faites plaisir à votre cerveau, mangez des tomates !

Faites plaisir à votre cerveau, mangez donc des tomates ! Une équipe française de l’INSERM a montré que le vieillissement cérébral serait lié en partie, à une carence en certains caroténoïdes. Et notamment en lycopène et en zéaxanthine, deux antioxydants dont de nombreux fruits et légumes regorgent. Et particulièrement donc, les tomates.

 

Le stress oxydatif, qui est une réaction chimique à l’origine de la destruction des cellules, est l’une des hypothèses avancées pour expliquer le vieillissement cérébral. Et plusieurs études ont déjà suggéré, ou au contraire contesté, que les antioxydants pouvaient prévenir le déclin des fonctions cognitives. Pour en avoir le cœur net, les auteurs se sont appuyés sur une étude épidémiologique lancée en 1991 auprès de 1 400 personnes de 60 à 70 ans. Toutes ont subi différents examens pour évaluer leurs fonctions intellectuelles et leur profil biologique.

 

Les résultats montrent clairement que des niveaux faibles de lycopène et de zéaxanthine sont associés à de moins bonnes performances cognitives. A terme, cette découverte pourrait permettre l’élaboration d’actions de santé publique qui viseraient à modifier les habitudes alimentaires chez les personnes à risque de démence. Sachez enfin que la zéaxanthine est apportée essentiellement par la consommation de légumes et de fruits verts et le lycopène par le pamplemousse, la pastèque et la tomate.

 

MÉMOIRE: POUVONS-NOUS LA PROTÉGER?

Les pertes de mémoire liées à l'âge sont toujours angoissantes, parce qu'elles évoquent le spectre de la maladie d'Alzheimer. Cependant, même jeune, il arrive que les performances de notre mémoire ne nous paraissent pas satisfaisantes. A court ou à long terme, comment améliorer et protéger notre mémoire?

 

Sommeil: le premier atout de notre mémoire

Dormir, et bien dormir de préférence, est la clé d'une bonne mémoire. Plusieurs études ont montré, ces dernières années, que le sommeil joue un rôle important dans la consolidation de la mémoire. Par exemple, après avoir appris à effectuer une tâche, nous activons pendant notre sommeil les zones du cerveau qui sont concernées par cette même tâche. Plus récemment, une étude américaine a montré que l'apnée du sommeil, qui empêche de bien dormir, diminue les performances de la mémoire chez les personnes âgées porteuses d'un certain gêne. Donc quels que soient votre âge et vos soucis de mémoire… souvenez-vous de bien dormir!

 

Alimentation: les antioxydants au pouvoir

Pour prévenir le vieillissement de tout notre organisme, l'alimentation est l'un de nos meilleurs atouts. En ce qui concerne le vieillissement du cerveau, qui peut entraîner des troubles de la mémoire bénins aussi bien que la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson, elle est tout aussi importante. Veillez à avoir une alimentation très variée et pleine de fruits et légumes qui pourront vous apporter tous les antioxydants dont vous avez besoin. Mettez en particulier l'accent, si c'est possible, sur les fruits violets et les légumes verts. Ils sont particulièrement riches en ces éléments qui luttent contre les outrages du temps, y compris sur votre mémoire.

 

Exercice physique: 20 minutes pour votre mémoire

Tout récemment, une étude a montré qu'en faisant 20 minutes d'activité physique par jour, quelle que soit cette activité, il était possible de remédier aux troubles bénins de la mémoire. Attention, il ne s'agissait pas là de signes, même précoces, de la maladie d'Alzheimer, mais bien des petits soucis de tous les jours. Au bout de six mois à 20 minutes d'activité physique (marche active, la plupart du temps) par jour, les seniors voyaient leurs troubles de la mémoire disparaître. Et le bénéfice se maintenait pendant un an après l'arrêt de l'activité physique…

23.09.2009

Levures

L'utilisation de levures pour la panification et la vinification est connue depuis l'époque préhistorique. Toutefois, la compréhension des mécanismes microbiologiques mis en œuvre date des travaux de Louis Pasteur au XIXe siècle. Les connaissances scientifiques et techniques ainsi acquises ont permis de cultiver et d'utiliser de grandes quantités de levures dans les procédés de fermentation industrielle, mais aussi pour la production de vitamines B, de thiamine, des antibiotiques et des hormones stéroïdes. En tant que sous-produit de procédés de fabrication, les levures sont utilisées comme nourriture animale. Un autre transformation majeure des levures est leur autolyse et concentration par divers procédés pour produire des extraits de levures qui sont utilisés comme éléments nutritionnels ou agents de sapidité en alimentation humaine. Ces extraits sont riches en glutamates, glucanes, nucléotides, vitamines du groupe B etc. Bien évidemment, le glutamate naturel n'est pas dangereux pour l'organisme.

 

Par extension, le terme de levure est le nom générique donné à tous les organismes vivants qui provoquent la fermentation.

La levure de bière (Saccharomyces cerevisiae) est un sous-produit lavé, tamisé, puis pressé et desséché de la fabrication de la bière.

La levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae) est utilisée pour faire lever le pain, grâce à la production de gaz carbonique par fermentation.

La levure de paraffine est également très utilisée dans la fabrication de textile.

 

Le terme de " levure chimique " est employé en cuisine pour désigner une poudre, composée principalement de bicarbonate de sodium, dont on se sert en pâtisserie et lors de la panification pour faire lever rapidement la pâte et la rendre très légère.

La levure de boulanger ou la levure de bière (Saccharomyces cerevisiae), est une levure, c'est-à-dire un champignon unicellulaire microscopique. Ce champignon se présente sous forme sèche, en paillettes ou en gélules. La levure de boulanger peut, quant à elle, être achetée au détail en cubes de 43 grammes chez les artisans-boulangers. En argot on l'appelle "la dynamite". La fermentation qu'elle produit est dite alcoolique alors que le levain est lactique

 

Cette levure est utilisée en panification par les boulangers et dans l'industrie de la bière par les brasseurs. Le processus physico-chimique de la levée s'explique par les dégagements gazeux dus à la fermentation. C'est la source naturelle la plus riche en vitamines du groupe B, essentielles pour les systèmes nerveux et musculaire. Sa consommation est particulièrement recommandée en tant que complément alimentaire d'exception, pour les personnes anémiées et peu résistantes à l'effort.

 

La levure de bière est un champignon microscopique, donc un organisme vivant, qui se trouve à l’état naturel sur la peau de certains fruits et dans le moût de bière. Elle est riche en acides aminés essentiels, vitamines (notamment du groupe B) minéraux (surtout phosphore, potassium et fer). C’est un régulateur de la fonction intestinale par reconstitution de la flore. La levure de bière et les vitamines B favorisent l’élimination des toxines générées par les radicaux libres. La levure de bière " revivifiable " est la plus active car elle garantit le meilleur taux de levures vivantes.

 

Elle est riche tel le glutathion protide sulfuré qui est un composé participant à tous les phénomènes biologiques, des enzymes et diastases. Elle est également très riche en vitamines B, B1,B2, B3, B4, B5, B6, B7, B9, B12, vitamine PP, Provitamine A, vitamine E, H, BX, X2, des sels minéraux comme le phosphore, potassium, magnésium, chrome, sélénium organique et donc très assimilable et fer. Elle contient des lipides, des lécithines, sucres, stérols, protides,  Elle intervient sur la peau sèche et terne (en association avec la carotte), les ongles et cheveux cassants, manque de tonus et fatigue. Elle contient des substances antibactériennes actives contre les staphylocoques ce qui la rend utile dans le traitement de l'acné, des boutons et des furoncles. L'action stimulante des défenses naturelles couplée à l'activité antibactérienne permet de prévenir les infections hivernales à répétition. C'est un régulateur de la fonction intestinale par reconstitution de la flore et elle est conseillée en cas de diarrhée ou constipation ou suite des antibiothérapies. C'est le complément alimentaire idéal y compris par la femme enceinte, afin d'éviter la chute des cheveux, fréquente après accouchement. La levure de bière revivifiable contre le meilleur taux de levures vivantes (1 milliard au gramme).

EN RÉSUMÉ: la levure est reconstituantes, équilibrante et protectrice du système nerveux; stimulant des glandes endocrines: pancréas, surrénales, sexuelles, thyroïde; c'est une tonique cardiaque et général, elle favorise l'assimilation des aliments; est antianémique, anti-artériosclérose, anti-microbienne, antitoxique intestinal et digestif. Bonne pour nervosisme, irritabilité, convalescences, grossesse et allaitement, déminéralisation, rachitisme préventif et curatif, avitaminoses, troubles de la croissance, inappétence, asthénies diverses et fatigue musculaire. Doses quotidienne: 4 à 10 g par jour.

 

10 grammes de levure apportent :

1,2 mg de vitamine B1 (soit 85% des apports journaliers recommandés)

3,7 mg de vitamine B3 (20% des AJR)

0,4 mg de vitamine B6 (25% des AJR)

0,15 mg de vitamine B9 (75% des AJR)

16 acides aminés vitaux

des protéines

des sels minéraux assimilables (calcium, fer, magnésium, zinc, sélénium)

La levure de bière prise en quantités avant le repas, environ ¼ d'heure bloque un peu l'appétit et peut vous aider à diminuer la faim et donc améliorer votre poids. Toutes les vitamines du groupe B sont largement efficaces pour avoir un bon teint, une belle peau. De plus, renforce les cheveux et les ongles grâce à la présence de la B6 Voir ci-dessus.

 

Pain complet et levure de boulanger

Le grain de céréale est riche, entre autre, en calcium et en acide phytique. Or, cet acide précipite le calcium et quelques autres oligo-éléments et les rendent plus ou moins inassimilables lors de la digestion. Il est déconseillé d'utiliser de la levure de boulanger avec de la farine complète, car contrairement au levain, la fermentation de la levure de boulanger ne le détruit pas. La consommation de pain complet à la levure de boulanger peut à terme causer des carences en calcium. Pour renforcer votre calcium vous savez qu'il faut des produits laitiers mais le calcium des végétaux verts est également particulièrement actif.

La plupart des infos proviennent de "Wikipédia, l'encyclopédie libre". J'ai pourtant apporté des améliorations et augmentations d'infos.

 

19.09.2009

L’eau potable et le cancer

Je vous ai déjà très souvent mis en garde

En collaboration avec le WWF-France et avec le soutien de 20 scientifiques de renom, David Servan-Schreiber 'www.guerir.fr) signe un texte aux conclusions simples : tout comme on doit faire attention à l’eau qu’on donne à un nourrisson, il faut faire attention à l’eau qu’on donne à une personne dont la santé est fragilisée par une maladie comme le cancer. 

 

Comment s'assurer de la qualité de l'eau du robinet ?

Les personnes atteintes du cancer ou l'ayant traversé ne devraient boire que de l'eau potable de qualité irréprochable pour préserver leur état de santé. Mais savez-vous quelle est la qualité de l'eau à votre robinet? Voici comment faire pour la mesurer.  Il existe un grand nombre de tests de la qualité de l'eau peu onéreux et très faciles à utiliser. Ils vous permettront de mieux connaître la qualité de l'eau de votre maison, même s'ils ne sont pas aussi fiables que des laboratoires bien équipés.

Cependant, ils permettent de mesurer des nitrates & nitrites;

Mesurer le chlore;

Mesurer des pesticides

 

 Qu’entend-on par “eau potable” ?

Une eau potable est une eau que l’on peut boire sans risque pour la santé. Afin de définir précisément ce qu’est une eau potable, des normes ont été établies pour fixer notamment les teneurs limites à ne pas dépasser pour un certain nombre de substances nocives et susceptibles d’être présentes dans l’eau.

 

Le fait qu’une eau soit conforme aux normes ne signifie pas qu’elle soit exempte de matières polluantes, mais que leur concentration a été jugée suffisamment faible pour ne pas mettre en danger la santé du consommateur. Les normes ne font que définir, à un moment donné, un niveau de risque acceptable pour une population donnée. Elles dépendent étroitement des connaissances scientifiques et des techniques disponibles au moment du choix de la norme.

 

Différents critères sont à prendre en compte pour juger du caractère potable de l’eau :

 

Les paramètres organoleptiques (coloration, odeur, goût)

Les paramètres physico-chimiques (pH, oxygène dissous, minéralisation…)

Les paramètres microbiologiques (coliformes, streptocoques...)

Les paramètres concernant les substances dont les effets toxiques sont connus (arsenic, cadmium…)

Les paramètres concernant les substances indésirables aux effets moins bien étudiés (nitrates, hydrocarbures, pesticides, résidus médicamenteux...)

Au total, 56 paramètres de potabilité sont définis par le Code de la Santé Publique pour les eaux potables.

 

Comment est définie l’eau du robinet ?

L’eau du robinet est une eau potable distribuée par un réseau de canalisations depuis les zones de captage, où sont prélevées les eaux brutes, jusqu’aux utilisateurs finaux, en passant par un centre de traitement et un ou plusieurs réservoirs.  

 

Les eaux brutes proviennent le plus souvent de nappes phréatiques (souterraines) ou d’eaux de surfaces (rivières, lacs, fleuves) et subissent de nombreux traitements en station de traitement des eaux avant d’arriver au consommateur. Depuis 2006, toutes les communes de plus de 2000 habitants doivent être reliées au tout à l’égout et à une station d’épuration pour ne pas rejeter les eaux usagées directement dans les fleuves. Une eau épurée n’est pas potable mais elle peut être rejetée dans l’eau de surface, qui sera à nouveau prélevée et conduite en station de traitement des eaux.

Voici le cheminement de l'eau

1 : La ressource naturelle

2 : Station de pompage

3: Station de traitement de l’eau

4: Transport

5: Stockage

6: Usage

8: Station d’épuration

7: Rejet à l’égout

9: Rejet dans la nature

Qu’est-ce qu’une eau minérale naturelle ?

Une eau est dite " minérale naturelle ", si :

Elle est d'origine souterraine naturellement pure (sans polluant) sans avoir subi de traitement,

Sa composition physico-chimique est constante ainsi que l'ensemble des critères de qualité telle la température, l'aspect visuel, le goût et le débit,

Ses qualités thérapeutiques ont été reconnues par l'Académie Nationale de Médecine,

Et l'administration au public en a été autorisée par le Ministère chargé de la Santé.

Ce n'est pas la teneur totale en sels minéraux, ni la température qui confère à une eau le titre "d'eau minérale". Par exemple l'eau de Volvic n'a que 102 mg/L de sels minéraux alors que l'eau du robinet peut en contenir jusqu' à 1 500 mg/L. Une eau minérale peut être exploitée en usage externe ou interne dans un établissement thermal, ou seulement mise en bouteille.

Ses qualités thérapeutiques proviennent de sa minéralisation. Mais une consommation exclusive et trop fréquente d’eaux trop fortement minéralisées pourrait avoir aussi des effets néfastes sur la santé. Les eaux minérales à fortes teneurs en sodium ne conviennent pas aux personnes devant suivre un régime sans sel par exemple.

Enfin, les eaux minérales dites naturelles sont commercialisées sans traitement de désinfection microbiologique. Elles sont soumises aux mêmes limites de concentration que l'eau du robinet pour une dizaine de substances toxiques (fluor, arsenic, nitrates, métaux lourds…).

Qu’est-ce qu’une eau de source ?

L’appellation « eau de source » est codifiée par l’arrêté du 6 juin 1989 et désigne une eau naturelle, d’origine souterraine déterminée, dont la qualité physico-chimique et microbiologique respecte, sans traitement autre que la sédimentation des matières en suspension et la séparation des composés instables, les critères de potabilité des eaux destinées à la consommation humaine. Toute adjonction est interdite sauf celle de gaz carbonique.

Les eaux de source doivent répondre aux mêmes critères de potabilité et de qualité que les eaux du robinet. L'eau de source se distingue de l'eau minérale naturelle par le fait qu'elle n'a pas d'obligation d'avoir une composition minérale constante et caractéristique et qu'elle ne peut prétendre avoir des effets bénéfiques pour la santé. La mise en bouteille est effectuée avec autorisation préfectorale après avis du Conseil Départemental d'Hygiène.

 

Différentes sources peuvent être commercialisées sous une même marque, mais le nom et le lieu de la source où l’eau a été embouteillée sont toujours indiqués sur l’emballage.

A SUIVRE

 

 

11.09.2009

Squalène

L'HUILE DE FOIE DE REQUIN

Pour certains spécialistes, le requin est une survivance de la préhistoire; il s'est installé dans toutes les mers du globe et s'est magnifiquement adapté à des conditions de vie très diversifiées en occupant des "niches écologiques" diversifiées. Dans les mers chaudes, on en a plutôt peur, dans les mers froides il affectionne les grandes profondeurs où il trouve une abondante nourriture. Depuis longtemps, les pêcheurs ont été confrontés à sa présence non-désirée dans les filets de chalutage. Sa chair est bien peu consommable mais les pécheurs scandinaves s'étaient rendu compte qu'il n'avait pas que des inconvénients et que l'huile qui composait une bonne partie de son foie avait des propriétés cicatrisantes, dont ils profitaient pour soigner les multiples blessures du difficile et dur métier de pécheur.

 

Les Japonais Tsujimoto et Toyama ont étudié l'huile de foie du requin du Groenland en 1922 et y ont trouvé des substances remarquables que l'on retrouve plus tard dans certains tissus humains; les alkyl-glycérols que l'on trouve aussi dans la plupart des tissus animaux avec des taux concentrés très divers selon l'espèce et le tissu concerné. Seuls, les végétaux semblent complètement dépourvus de ces substances étonnantes.

 

L'huile de foie de requin comporte également des dérivés biologiquement actifs, des alkyl-glycérols méthoxy-substitués. Cette huile fut utilisée pour cicatriser les petites plaies mais également pour renforcer les systèmes immunitaires et rendre leur forces aux convalescents, soigner les irritations respiratoires et digestives et comme traitement de certains troubles lymphatiques (ganglions enflammés notamment). Nous parlons bien ici des requins des mers du nord et des côtes du Groenland dont l'huile contient plus de vitamine A et D que celle des autres requins du globe. Cette huile de foie de requin des mers froides ne contient pas des oméga 3 comme les autres mais du squalène que l'on trouve également dans l'huile d'olive ce qui explique l'intérêt, entre autres, de cette huile dans le métabolisme du cholestérol. Dans l'organisme, le squalène est présent de manière plus particulière dans le tissu adipeux, les muscles, la paroi de la vésicule biliaire, les parois des artères, les glandes hormonales.

 

Sur le plan biochimique, il s'agit d'un précurseur du cholestérol (dernière étape non stéroïdienne de sa synthèse) et, outre diverses fonctions, il participe à l'élaboration de certaines hormones cortico-surrénaliennes en présence de vitamine C

 

Le système immunitaire n'est pas localisé à un organe mais est représenté par une multitude de fonctions, organise, dans son fonctionnement hormonal, les conditions de notre survie. C'est donc lui qui, mit en défaut, ne nous permet pas de faire face à une infection ou bien lorsque nous sommes "débordés" par le développement de cellules cancéreuses. Il est également en cause dans certaines réactions aberrantes que sont les allergies ou les maladies auto-immunes.

 

C'est à son dysfonctionnement que l'OMS a déclaré que "dans les dizaines d'années qui viennent, les cancers continueront de progresser pour dépasser les affections cardio-vasculaires dans les causes de mortalité". Les origines du mauvais fonctionnement de ce complexe système immunitaire sont nombreuses et nous devons bien accepter qu'elles soient directement liées à nos modes de vie et d'alimentation. Outre de nombreuses substances présentes dans notre environnement et potentiellement capables de l"affaiblir, il faut impliquer les carences importantes de notre alimentation et les déchets organiques que nous fabriquons à cause d'une alimentation déséquilibrée.

 

Ce constat devient largement admis désormais dans les sphères officielles de la médecine après avoir été bien compris par les naturo-hygiénistes. De plus en plus, les travaux de recherche des laboratoires internationaux se préoccupent de rechercher de nouvelles substances capables de renforcer nos défenses immunitaires. Des études commencées pourtant il y a 40 ans montrent l'activité des alkyl-glycérols sur de simples affections, telles le rhume, la grippe et d'autres infections courantes mais aussi l'asthme. On a aussi noté des résultats sur des atteintes fongiques au niveau dermatologique, notamment psoriasis.

 

Le squalène est hypocholestérolémiant mais possède d'autres particularités moins bien étudiées encore. Le squalène endogène est bien un précurseur du cholestérol, le squalène exogène (alimentaire) n'a pas du tout les mêmes effets; en fait, il semble modifier la composition du cholestérol présent dans le sang en augmentant le taux des HDL (lipoprotéines à haute densité qui apportent le cholestérol vers les tissus où il peut se déposer). Cet effet a été confirmé sur l'huile d'olive qui contient du squalène; l'excrétion biliaire est donc augmentée.

 

Sa place dans la synthèse du cholestérol nous indique son intérêt dans l'amélioration de la réponse immunitaire car il est à l'origine de la formation de certaines hormones cortico-surrénalienne qui sont essentielles dans le mécanisme d'adaptation du stress et donc de la réponse immunitaire. Cette synthèse sera efficace en présence de quantités importantes de vitamine C; il permet également, la modification de la polarité électrique membranaire autorisant de meilleurs échanges entre cellule et milieu extracellulaire. Le Dr Nieper, qui à découvert les orotates et aspartates conseille le squalène dans toutes les affections dégénératives de la cellule t notamment dans la sclérose en plaque ou la sclérose latérale amyotrophique mais l'on ne peut affirmer tout ceci péremptoirement car il n'y a pas assez d'éléments consistants. Le squalène est totalement non toxique à raison de 2 à 3 g par jour, on peut le rajouter à la ration alimentaire ne traitement préventif des maladies dégénératives.

 

Nous consommons trop de graisses "saturées" contenue dans les produits animaux qui sont responsables des maladies cardio-vasculaires, il faut donc rééquilibrer les différents acides gras pour un apport total de lipides égal à 30% de la ration calorique soit environ 80 g de graisse ou environ 2500 calories par jour.

08.09.2009

La groseille

Peu sucrée et anti-inflammatoire

 

La groseille, c’est l’un des fruits les moins riches en sucre et donc en calories (moins de 40kcal pour 100g). Autre avantage, elle regorge de vitamines, de fibres, de potassium, de fer et de flavonoïdes. Son seul inconvénient se trouve dans ses graines, qui peuvent irriter les intestins sensibles.

 

Les groseilles ont aussi la particularité de renfermer des quantités importantes d’acide salicylique, le composé actif de l’aspirine. Voilà peut-être, pourquoi elles sont parfois recommandées contre la fièvre et en cas de troubles inflammatoires.

 

Pour 100g de groseilles, vous absorberez plus de 40 mg de vitamine C, entre 3 et 4 g de fibres et un gramme de potassium et de fer. Mais la richesse de ce fruit repose surtout sur la quercétine, un des flavonoïdes les plus actifs, auquel on prête des propriétés anti-oxydantes et antihistaminiques.

 

Source : Les aliments bons pour la santé Sélection du Reader’s Digest

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29.08.2009

L’idébénone un analogue de la CoQ10

protecteur des mitochondries

 

 L’idébénone est un analogue de la coenzyme Q10, un antioxydant vital pour les cellules membranaires et un constituant essentiel de la chaîne de transport mitochondrial des électrons qui produit l’ATP. L’idébénone est un puissant antioxydant qui intervient à basse pression d’oxygène. En raison de sa capacité à inhiber la peroxydation lipidique, elle protège les membranes cellulaires et les mitochondries des lésions oxydatives. Ses propriétés antioxydantes, dans le système nerveux central, protègent de l’ischémie cérébrale et des lésions nerveuses.

 

L’idébénone interagit également avec la chaîne de transport des électrons et préserve la formation d’ATP dans des situations d’ischémie. On a également montré qu’elle stimule le facteur de croissance des cellules nerveuses, une caractéristique qui pourrait être importante dans le traitement de la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives.

 

Ralentit le vieillissement

Les mitochondries sont des cellules clés qui préservent la vie en produisant plus de 90 % de la bioénergie ATP. Utilisant de grandes quantités d’oxygène, elles sont particulièrement exposées aux radicaux libres et, avec le temps, deviennent de plus en plus abîmées et, par suite, inefficaces. Les mitochondries les plus exposées au risque de vieillissement par les lésions radicalaires sont celles du cœur, du cerveau et des muscles squelettiques. Les mitochondries sont également les sites les plus riches en CoQ10 ou en idébénone.

À la différence de la CoQ10, l’idébénone, même à de faibles pressions d’oxygène comme celles qui peuvent apparaître périodiquement au cours d’une vie, est un puissant neutralisateur des radicaux libres mitochondriaux, diminuant les lésions toujours plus importantes de l’ADN mitochondrial qui se produisent avec l’âge. L’idébénone va même travailler plus efficacement que la CoQ10 au sein de la chaîne de transport des électrons pour maintenir la production d’énergie à un niveau élevé, même en conditions hypoxiques. C’est particulièrement important pour les cellules du cœur et du cerveau qui peuvent être rapidement endommagées en cas de faible production d’ATP provoquée par une faible oxygénation des tissus.

 

Idébénone et stimulation cognitive

Un grand nombre d’études utilisant des cellules du cerveau d’animaux ou d’hommes a montré la capacité de l’idébénone à stimuler la structure et le fonctionnement du cerveau. Des études animales et humaines ont indiqué qu’elle peut stimuler la production de sérotonine même dans des conditions loin d’être optimales comme une alimentation très pauvre en tryptophane ou chez des patients atteints de démence cérébro-vasculaire. L’idébénone renforce la fonction nerveuse cholinergique et la capacité d’apprentissage qui en dépend même dans des conditions d’hypoxie (insuffisance d’oxygène) ou en cas d’administration d’un médicament anticholinergique.

 

Elle augmente la production des catécholamines cellulaires (dopamine, adrénaline et noradrénaline) en stimulant la consommation cellulaire d’un précurseur, l’acide aminé tyrosine. L’idébénone restaure l’utilisation du glucose (le carburant du cerveau) et la production d’ATP dans le cerveau ischémique de rats.

Une étude a impliqué 75 hommes et femmes hospitalisés souffrant de troubles cognitifs de légers à modérés. Une partie d’entre eux a reçu quotidiennement 90 ou 180 mg d’idébénone. Les résultats ont montré une amélioration des performances cognitives et du comportement général des patients supplémentés. Actuellement sont en cours des essais thérapeutiques sur la sclérose en plaques progressive et l'ataxie de Friédrich. VOIR PLUS BAS;

 

Idébénone et maladie d’Alzheimer

Le facteur de croissance des cellules nerveuses joue un rôle important dans la croissance, la survie et la protection des neurones cholinergiques du système nerveux central. Dans la maladie d’Alzheimer, les neurones cholinergiques peuvent être endommagés et mourir. Chez des rats, l’administration par voie orale d’idébénone induit une augmentation du facteur de croissance des cellules nerveuses et améliore l’activité de l’acétyltransférase-choline. Dans une étude sur cerveaux de rats âgés, l’idébénone a stimulé la synthèse du facteur de croissance des cellules nerveuses et rétabli son contenu réduit. Après 21 jours successifs de supplémentation, la quantité de facteur de croissance des cellules nerveuse dans le cerveau des rats âgés était remontée à un niveau similaire à celui de jeunes animaux.

 

Le peptide bêta-amyloïde, le constituant majeur des plaques séniles que l’on retrouve dans la maladie d’Alzheimer, est neurotoxique, probablement à travers des mécanismes de stress oxydatif. Lorsque l’on injecte par voie intra-cérébroventriculaire à des rats du peptide bêta-amyloïde, ils montrent des troubles significatifs de la mémoire et du comportement. Ces troubles ne se manifestent pas lorsque l’on donne aux animaux, avant et après l’injection, de l’idébénone et de l’alpha-tocophérol. ou vitamine E;

 

Dans une étude multicentrique, en double aveugle, contrôlée contre placebo, 450 patients ont reçu pendant 12 mois soit un placebo suivi de 90 mg d’idébénone pendant 12 autres mois trois fois par jour, soit 90 mg trois fois par jour pendant 24 mois ou 120 mg trois fois par jour pendant 24 mois. Des améliorations significatives doses-dépendantes ont été observées dans les mesures du statut clinique et dans les tests neuropsychiatriques par rapport au placebo. Ces améliorations se sont poursuivies pendant les deux années de l’étude.

 

Une étude allemande a testé deux doses d’idébénone (30 mg et 90 mg trois fois par jour) sur des patients souffrant d’une maladie d’Alzheimer à un stade léger à modéré. Au total, 247 patients sont allés au bout de cette étude clinique de six mois. Les patients ont été évalués en utilisant l’échelle internationale d’évaluation de la maladie d’Alzheimer. En moyenne, les patients prenant les doses les plus élevées d’idébénone ont eu une amélioration de 2,3 points sur l’échelle qui en compte 120. Plus la maladie était sévère au début de l’étude, plus l’état des patients était amélioré. Ceux ayant commencé l’étude avec un score d’au moins 20 points ont gagné en moyenne,1 point par rapport au placebo. Les gains les plus importants ont été constatés sur le travail cognitif. Ils ont atteint 6,9 points sur l’échelle cognitive de 50 points chez des patients étant à l’état le plus sévère de la maladie et prenant les plus fortes doses.

 

Une protection contre la neurotoxicité des acides aminés excitateurs

L’acide glutamique et l’acide aspartique sont les deux principaux acides aminés excitateurs, des neurotransmetteurs du cerveau de l’homme. Sans eux, nous serions mentalement à l’état végétatif.

 

Dans certaines conditions, comme une lésion cérébrale traumatique ou une attaque cérébrale, des quantités excessives d’acides aminés excitateurs s’accumulent dans le liquide entourant les cellules cérébrales, provoquant des lésions, voire la destruction de cellules nerveuses ou gliales par des mécanismes radicalaires.

Les deux principales sources alimentaires d’acides aminés excitateurs sont le glutamate monosodium, un stimulant du goût, et l’aspartame. Par ailleurs, de nombreux aliments transformés contiennent des protéines végétales hydrolysées, des extraits de levures, des isolats de protéines de soja et des ingrédients similaires qui sont essentiellement des acides aminés excitateurs.

 

Dans des études avec différents types de cellules nerveuses aussi bien qu’avec des cellules oligodendrogliales, l’idébénone a fait preuve d’un puissant effet protecteur contre la toxicité du glutamate.

 

L’ataxie de Friedrich

C’est une maladie autosomique récessive caractérisée par une dégénérescence cérébelleuse. Elle est due à une déficience de la frataxine (une protéine impliquée dans la régulation du contenu en fer mitochondrial), responsable de lésions oxydatives à cause d’une surcharge mitochondriale en fer. Cela conduit à une déficience dans les enzymes mitochondriales, une réduction de la production d’énergie et des lésions mitochondriales.

En 1999, une équipe de chercheurs de l’INSERM a publié dans le Lancet des résultats encourageant de l’utilisation de l’idébénone dans le traitement de cette maladie. Trois jeunes malades avec une cardiopathie hypertrophique ont bénéficié de ce traitement qui leur a été administré pendant quatre à neuf mois. Cela s’est traduit par une diminution significative de l’atteinte cardiaque des trois patients. Une autre équipe a réalisé une étude similaire d’une année, en double aveugle contrôlée contre placebo, sur 29 patients souffrant d’une ataxie de Friedrich. À la fin de l’étude, ils ont constaté une amélioration de l’atteinte cardiaque. Les modifications cardiaques étaient modestes mais ces résultats suggèrent qu’une plus vaste étude évalue si l’idébénone peut réduire l’hypertrophie ventriculaire chez des patients atteints de cette maladie

Comparaison de la CoQ10 et de l’idébénone

¤ L’idébénone est un antioxydant beaucoup plus puissant que la CoQ10. Des études indiquent en effet qu’elle neutraliserait les radicaux libres 30 à 100 fois plus efficacement que la vitamine E ou la vinpocétine.

¤ En condition d’hypoxie, l’idébénone apporte une protection alors que dans une telle situation, la CoQ10 peut presque avoir un rôle inverse.

¤ À la différence de la CoQ10, l’idébénone augmente le facteur de croissance des cellules nerveuses et stimule l’activité cholinergique, renforçant ainsi les capacités cognitives.

¤ Grâce à sa puissante activité antioxydante, l’idébénone protège les mitochondries en balayant l’activité radicalaire ainsi que l’ADN mitochondrial.

Nutranews.com

 

26.08.2009

Arsenic

Etrange de parler de ce poison, me direz-vous. Non, l'arsenic n'est pas uniquement un poison, au contraire ! Sous sa forme organique, il est indispensable pour notre corps. Il intervient dans un grand nombre de réactions chimiques, notamment pour l'entretien des os. Il n'existe pas de carence en arsenic constatée chez l'homme.

 

Où trouve-t-on l'arsenic ?

Les aliments riches en arsenic sont les fruits de mer et les poissons. De nombreux légumes en contiennent également (chou ou épinard par exemple). Enfin, on peut le trouver dans certaines eaux de boisson.

 

Quels sont les apports recommandés en arsenic ?

L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (Afssa) n'a pas défini d'apports nutritionnels conseillés pour l'arsenic, car les besoins sont largement couverts par l'alimentation. Néanmoins, ils se situeraient autour de 12 à 25 microgrammes. Bien sûr, l'arsenic à hautes doses est toxique : problèmes de peau, atteinte du foie, troubles nerveux… Mais la limite à ne pas dépasser est bien au-dessus des apports moyens de l'alimentation. L'Afssa propose une limite de sécurité de 140 à 250 microgrammes par jour.

14.08.2009

Un anti-oxydant puissant

L’idébénone un analogue de la CoQ10, protecteur des mitochondries

 

 L’idébénone est un analogue de la coenzyme Q10, un antioxydant vital pour les cellules membranaires et un constituant essentiel de la chaîne de transport mitochondrial des électrons qui produit l’ATP. L’idébénone est un puissant antioxydant qui intervient à basse pression d’oxygène. En raison de sa capacité à inhiber la peroxydation lipidique, elle protège les membranes cellulaires et les mitochondries des lésions oxydatives. Ses propriétés antioxydantes, dans le système nerveux central, protègent de l’ischémie cérébrale et des lésions nerveuses.

 

L’idébénone interagit également avec la chaîne de transport des électrons et préserve la formation d’ATP dans des situations d’ischémie. On a également montré qu’elle stimule le facteur de croissance des cellules nerveuses, une caractéristique qui pourrait être importante dans le traitement de la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives.

 

Ralentit le vieillissement

Les mitochondries sont des cellules clés qui préservent la vie en produisant plus de 90 % de la bioénergie ATP. Utilisant de grandes quantités d’oxygène, elles sont particulièrement exposées aux radicaux libres et, avec le temps, deviennent de plus en plus abîmées et, par suite, inefficaces. Les mitochondries les plus exposées au risque de vieillissement par les lésions radicalaires sont celles du cœur, du cerveau et des muscles squelettiques. Les mitochondries sont également les sites les plus riches en CoQ10 ou en idébénone.

À la différence de la CoQ10, l’idébénone, même à de faibles pressions d’oxygène comme celles qui peuvent apparaître périodiquement au cours d’une vie, est un puissant neutralisateur des radicaux libres mitochondriaux, diminuant les lésions toujours plus importantes de l’ADN mitochondrial qui se produisent avec l’âge. L’idébénone va même travailler plus efficacement que la CoQ10 au sein de la chaîne de transport des électrons pour maintenir la production d’énergie à un niveau élevé, même en conditions hypoxiques. C’est particulièrement important pour les cellules du cœur et du cerveau qui peuvent être rapidement endommagées en cas de faible production d’ATP provoquée par une faible oxygénation des tissus.

 

Idébénone et stimulation cognitive

Un grand nombre d’études utilisant des cellules du cerveau d’animaux ou d’hommes a montré la capacité de l’idébénone à stimuler la structure et le fonctionnement du cerveau. Des études animales et humaines ont indiqué qu’elle peut stimuler la production de sérotonine même dans des conditions loin d’être optimales comme une alimentation très pauvre en tryptophane ou chez des patients atteints de démence cérébro-vasculaire. L’idébénone renforce la fonction nerveuse cholinergique et la capacité d’apprentissage qui en dépend même dans des conditions d’hypoxie (insuffisance d’oxygène) ou en cas d’administration d’un médicament anticholinergique.

 

Elle augmente la production des catécholamines cellulaires (dopamine, adrénaline et noradrénaline) en stimulant la consommation cellulaire d’un précurseur, l’acide aminé tyrosine. L’idébénone restaure l’utilisation du glucose (le carburant du cerveau) et la production d’ATP dans le cerveau ischémique de rats.

Une étude a impliqué 75 hommes et femmes hospitalisés souffrant de troubles cognitifs de légers à modérés. Une partie d’entre eux a reçu quotidiennement 90 ou 180 mg d’idébénone. Les résultats ont montré une amélioration des performances cognitives et du comportement général des patients supplémentés. Actuellement sont en cours des essais thérapeutiques sur la sclérose en plaques progressive et l'ataxie de Friédrich. VOIR PLUS BAS;

 

Idébénone et maladie d’Alzheimer

Le facteur de croissance des cellules nerveuses joue un rôle important dans la croissance, la survie et la protection des neurones cholinergiques du système nerveux central. Dans la maladie d’Alzheimer, les neurones cholinergiques peuvent être endommagés et mourir. Chez des rats, l’administration par voie orale d’idébénone induit une augmentation du facteur de croissance des cellules nerveuses et améliore l’activité de l’acétyltransférase-choline. Dans une étude sur cerveaux de rats âgés, l’idébénone a stimulé la synthèse du facteur de croissance des cellules nerveuses et rétabli son contenu réduit. Après 21 jours successifs de supplémentation, la quantité de facteur de croissance des cellules nerveuse dans le cerveau des rats âgés était remontée à un niveau similaire à celui de jeunes animaux.

 

Le peptide bêta-amyloïde, le constituant majeur des plaques séniles que l’on retrouve dans la maladie d’Alzheimer, est neurotoxique, probablement à travers des mécanismes de stress oxydatif. Lorsque l’on injecte par voie intra-cérébroventriculaire à des rats du peptide bêta-amyloïde, ils montrent des troubles significatifs de la mémoire et du comportement. Ces troubles ne se manifestent pas lorsque l’on donne aux animaux, avant et après l’injection, de l’idébénone et de l’alpha-tocophérol. ou vitamine E;

 

Dans une étude multicentrique, en double aveugle, contrôlée contre placebo, 450 patients ont reçu pendant 12 mois soit un placebo suivi de 90 mg d’idébénone pendant 12 autres mois trois fois par jour, soit 90 mg trois fois par jour pendant 24 mois ou 120 mg trois fois par jour pendant 24 mois. Des améliorations significatives doses-dépendantes ont été observées dans les mesures du statut clinique et dans les tests neuropsychiatriques par rapport au placebo. Ces améliorations se sont poursuivies pendant les deux années de l’étude.

 

Une étude allemande a testé deux doses d’idébénone (30 mg et 90 mg trois fois par jour) sur des patients souffrant d’une maladie d’Alzheimer à un stade léger à modéré. Au total, 247 patients sont allés au bout de cette étude clinique de six mois. Les patients ont été évalués en utilisant l’échelle internationale d’évaluation de la maladie d’Alzheimer. En moyenne, les patients prenant les doses les plus élevées d’idébénone ont eu une amélioration de 2,3 points sur l’échelle qui en compte 120. Plus la maladie était sévère au début de l’étude, plus l’état des patients était amélioré. Ceux ayant commencé l’étude avec un score d’au moins 20 points ont gagné en moyenne,1 point par rapport au placebo. Les gains les plus importants ont été constatés sur le travail cognitif. Ils ont atteint 6,9 points sur l’échelle cognitive de 50 points chez des patients étant à l’état le plus sévère de la maladie et prenant les plus fortes doses.

 

Une protection contre la neurotoxicité des acides aminés excitateurs

L’acide glutamique et l’acide aspartique sont les deux principaux acides aminés excitateurs, des neurotransmetteurs du cerveau de l’homme. Sans eux, nous serions mentalement à l’état végétatif.

 

Dans certaines conditions, comme une lésion cérébrale traumatique ou une attaque cérébrale, des quantités excessives d’acides aminés excitateurs s’accumulent dans le liquide entourant les cellules cérébrales, provoquant des lésions, voire la destruction de cellules nerveuses ou gliales par des mécanismes radicalaires.

Les deux principales sources alimentaires d’acides aminés excitateurs sont le glutamate monosodium, un stimulant du goût, et l’aspartame. Par ailleurs, de nombreux aliments transformés contiennent des protéines végétales hydrolysées, des extraits de levures, des isolats de protéines de soja et des ingrédients similaires qui sont essentiellement des acides aminés excitateurs.

 

Dans des études avec différents types de cellules nerveuses aussi bien qu’avec des cellules oligodendrogliales, l’idébénone a fait preuve d’un puissant effet protecteur contre la toxicité du glutamate.

 

L’ataxie de Friedrich

C’est une maladie autosomique récessive caractérisée par une dégénérescence cérébelleuse. Elle est due à une déficience de la frataxine (une protéine impliquée dans la régulation du contenu en fer mitochondrial), responsable de lésions oxydatives à cause d’une surcharge mitochondriale en fer. Cela conduit à une déficience dans les enzymes mitochondriales, une réduction de la production d’énergie et des lésions mitochondriales.

En 1999, une équipe de chercheurs de l’INSERM a publié dans le Lancet des résultats encourageant de l’utilisation de l’idébénone dans le traitement de cette maladie. Trois jeunes malades avec une cardiopathie hypertrophique ont bénéficié de ce traitement qui leur a été administré pendant quatre à neuf mois. Cela s’est traduit par une diminution significative de l’atteinte cardiaque des trois patients. Une autre équipe a réalisé une étude similaire d’une année, en double aveugle contrôlée contre placebo, sur 29 patients souffrant d’une ataxie de Friedrich. À la fin de l’étude, ils ont constaté une amélioration de l’atteinte cardiaque. Les modifications cardiaques étaient modestes mais ces résultats suggèrent qu’une plus vaste étude évalue si l’idébénone peut réduire l’hypertrophie ventriculaire chez des patients atteints de cette maladie

Comparaison de la CoQ10 et de l’idébénone

¤ L’idébénone est un antioxydant beaucoup plus puissant que la CoQ10. Des études indiquent en effet qu’elle neutraliserait les radicaux libres 30 à 100 fois plus efficacement que la vitamine E ou la vinpocétine.

¤ En condition d’hypoxie, l’idébénone apporte une protection alors que dans une telle situation, la CoQ10 peut presque avoir un rôle inverse.

¤ À la différence de la CoQ10, l’idébénone augmente le facteur de croissance des cellules nerveuses et stimule l’activité cholinergique, renforçant ainsi les capacités cognitives.

¤ Grâce à sa puissante activité antioxydante, l’idébénone protège les mitochondries en balayant l’activité radicalaire ainsi que l’ADN mitochondrial.

infos NUTRANEWS

07.08.2009

Cuisiner les topinambours

Ce légume a gardé en France une image négative due à sa qualité de légume de rationnement pendant la Seconde Guerre mondiale (à l'instar du rutabaga). Perso, ma maman ne voulait pas en entendre parler, on n'en achetait jamais et vu la désafection, le topinambour a failli disparaître en France! Je l'appelait "la patate rose", lorsque j'étais enfant, cela me faisait rire cette couleur....

 

Ces tubercules se consomment cuits de diverses manières: en salade, chauds en accompagnement, frits, en purée, sautés au beurre, etc. On peut aussi les utiliser crus, râpés ou coupés en lamelles, comme des crudités en vinaigrette. Leur saveur se rapproche de celui de l'artichaut ou du salsifis.

 

Frites: Je pèle les topinambours, je les découpe en frites épaisses, je les imprègnent d'huile d'olive, je sale et poivre et je les dispose bien étalés  sur la tôle du four, cuire 20 à 25 mn à four a 180 – 200 degrés ou th 7 -8

 

Faites les cuire coupés en gros dés dans un bouillon cube avec bouquet garni et après dix minutes de cuisson, faites pocher pendant 8 mn à feu doux un morceau de saucisson à l'ail, de cervelas, de knakis….

Egouttez, mettre dans un saladier, arrosez de vinaigrette avec câpres, cornichons, filets d'anchois, olives vertes ou noires…..  bien saler, poivrez, aillez aussi.

un super régal de salade chaude, tiède ou froide.

 

Il contient de nombreuses vitamines et des sels minéraux, et des glucides essentiellement sous forme d'inuline, ce qui en fait un aliment assez pauvre en calories, l'inuline n'étant pas assimilée par l'organisme. Il est fortement recommandé aux diabétiques car il ne fait pas monter le taux de sucre dans le sang.

 

On en donne parfois aux bovins, aux porcins et aux lapins. La plante entière peut faire office de fourrage. Attention cependant, le topinambour étant une plante hyper énergétique, il ne faut pas abuser dans les apports aux animaux, au risque de leurs provoquer de graves nuisances (peut-être mortel en excès).

 

Pour en savoir plus sur les topinambours, voir

 

http://phytotherapie.hautetfort.com/

 

 

 

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