09.11.2009

L'inflammation

 

L'inflammation joue un rôle dans un grand nombre d'états pathologiques allant de l'anémie à l'allergie, en passant par les maladies cardiovasculaires, les maladies neuro-dégénératives ou les accidents cérébro-vasculaires, sans oublier les pathologies des articulations. 

 L'inflammation est la réponse de l'organisme à une menace ou à une agression. Ces agressions peuvent être physiques comme le chaud, le froid, des radiations ionisantes, ... ou chimiques occasionnées notamment par des composés acides ou basiques ou des toxines bactériennes.

Elle peut aussi être la conséquence d'une infection en rapport avec la présence dans le corps d'organismes pathogènes tels que des bactéries, des virus, des parasites ou des champignons. Elle peut également être provoquée par une réaction immunitaire.

Les cellules impliquées dans l'inflam-mation sont les polynucléaires neutrophiles, les monocytes et les macrophages, les lymphocytes, les mastocytes et les plaquettes. Ces cellules libèrent de nombreux médiateurs : histamine, sérotonine, prostaglandines, leucotriènes, cytokines : Interleukine 1 (IL-1), Interleukine 6 (IL-6), TNF (facteur de nécrose tumorale) et interférons. La protéine C-réactive est un acteur essentiel du processus inflammatoire et la mesurer permet d'obtenir une bonne évaluation de l'activité inflammatoire existant dans l'organisme.

Par ailleurs, l'inflammation accélère la production de radicaux libres. Lorsque l'inflammation est limitée, les radicaux libres peuvent être contrôlés par les défenses antioxydantes naturelles de l'organisme. Lorsqu'elle est trop intense ou chronique, les radicaux libres deviennent alors trop nombreux, submergent les défenses antioxydantes et donnent ensuite libre court à de dangereuses réactions en chaîne.

Arthrite et polyarthrite Rhumatoïde

Dans l'arthrite comme dans la polyarthrite rhumatoïde, la destruction du cartilage et de l'os semble principalement due à l'action d'une matrice d'enzymes (les métalloprotéinases)

qui incluent les collagénases et les stromélysines. Ces enzymes sont sous le contrôle de cytokines comme l'IL-1 ou le TNF-a particulièrement actives dans ces deux pathologies inflammatoires des articulations. Certaines enzymes ont des caractéristiques pro-inflammatoires, d'autres ont des propriétés anti-inflammatoires. La variation de l'équilibre entre ces forces intervient probablement dans les variations de l'activité de la maladie qui se réveille et s'apaise.

 L'inflammation est la réponse de tissus vivants à une agression mécanique, chimique ou immunologique. Elle est caractérisée par des niveaux élevés de métabolites de l'acide arachidonique qui sont produits le long de deux voies enzymatiques différentes : la cyclo-oxygénase et la lipoxygénase conduisant aux prostaglandines PGE-2 et aux leucotriènes LTB4, des métabolites de premier plan et d'importants médiateurs de l'inflammation. Ils jouent un rôle crucial dans l'arthrite en causant la résorption de l'os, en stimulant la sécrétion de la collagénase et en inhibant la formation des protéoglycanes.

Des données provenant de nombreuses études confirment l'importance du rôle du TNF-a dans la régulation de la production des médiateurs de l'inflammation et des anti-inflammatoires dans la polyarthrite rhumatoïde. En raison de l'excès démontré de cytokines pro-inflammatoires comme le TNF-a, l'hypothèse a été émise qu'un blocage des TNF-a pourrait être bénéfique.

 Plusieurs études expérimentales et cliniques ont été conduites avec des anticorps anti-TNF-a. Les résultats ont confirmé que le TNF-a était une bonne cible thérapeutique dans la polyarthrite rhumatoïde.

Des antioxydants comme la vitamine E (Devaraj et al., 2000) ou la N-acétyl-cystéine peuvent également réduire les cytokines pro-inflammatoires et protéger de leurs effets toxiques. D'une manière générale, un moyen de lutter contre l'inflammation des articulations et soulager les douleurs qu'elle entraîne est de s'opposer aux cellules de l'inflammation et d'essayer de faire baisser leur concentration.

 Le TNF-a (facteur de nécrose tumorale) et une autre cytokine inflammatoire, l'interleukine-1B (IL-1B) ont été identifiés comme des facteurs destructeurs du cartilage dans l'arthrite comme dans la polyarthrite rhumatoïde. Des études montrent que le blocage des ces facteurs immunitaires peut avoir des effets thérapeutiques.

Des scientifiques ont identifié un certain nombre de suppléments nutritionnels qui peuvent abaisser les niveaux des cytokines pro-inflammatoire. L'acide docosahexaenoique (DHA), une fraction de l'huile de poisson est le mieux documenté comme diminuant les TNF-a, IL-6, IL-1(b) et IL-8 (Jeyarajah et al., 1999 ; James et al., 2000 ; Watanabe et al., 2000 ; Yano et al., 2000).

Une étude a comparé l'effet de l'aspirine seule sur les substances pro-inflammatoires de l'aspirine avec celui d'une faible dose d'aspirine associée à une quantité modérée d'huile de poisson. Les résultats ont montré que le mélange aspirine et huile de poisson était nettement plus bénéfique que l'aspirine seule.

Les LTB4 pro-inflammatoires augmentaient de 19% lorsque l'aspirine était prise seule mais diminuaient de 69% avec l'association aspirine et huile de poisson (Engstrom K et al., 1997).

Une étude sur des personnes en bonne santé et avec des sujets souffrant de maladies rhumatismales montre que l'huile de poisson fait baisser la concentration de ces dangereuses cytokines jusqu'à 90% (James et al., 2000). Une étude sur des sujets volontaires en bonne santé a montré le potentiel anti-inflammatoire de l'extrait de feuilles d'ortie (Obertreis B., 1998). Du lipo-polysaccaride a été utilisé pour stimuler et augmenter la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires.

Lorsque, dans le même temps, l'extrait d'ortie a été donné de façon dose-dépendante, les concentrations de TNF-a et de l'IL-1B ont été réduites de façon significative.

Les acides gras Oméga 3 diminuent la production de prostaglandine E2 (PGE2) qui contribue au développement de l'arthrite en dégradant le collagène nécessaire au cartilage tapissant les articulations. La PGE2 est également une prostaglandine pro-inflammatoire qui participe à la cascade inflammatoire de l'arthrite. Un grand nombre d'études a confirmé l'utilité des Oméga 3 dans le soulagement des douleurs articulaires et des raideurs matinales. Ils permettent même, dans certains cas, de réduire ou de supprimer le besoin en AINS.

L'acide arachidonique est un précurseur de la PGE2 comme de la cytokine pro-inflammatoire L B (4). Un moyen de diminuer leurs niveaux est donc aussi d'interférer avec la production d'acide arachidonique. Ainsi, dans une étude, l'administration d'un supplément nutritionnel contenant de l'huile de poisson à des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde a réduit de 33% leurs niveaux d'acide arachidonique (Sperling RI. et al., 1987).

Rencontre avec un chasseur de microbes

C'est l'un des plus grands chercheurs français. Dans son laboratoire, à l'hôpital de la Timone, à Marseille, Didier Raoult traque les virus et bactéries inconnus. Christophe Labbé et Olivia Recasens

 « Vous savez que vous avez dans le ventre 10 000 milliards de bactéries et qu'à chaque coup de fourchette vous pouvez déclencher une guerre entre elles ? « Le patron du bistrot vient tout juste de poser sur la nappe à carreaux verts son « assiette du pêcheur « que vous la regardez déjà d'un autre œil.

Assis en face de vous, dans ce troquet marseillais qui ressemble à une cale de bateau, Didier Raoult, la cinquantaine décontractée, pull jacquard, chevelure poivre et sel, désigne une crevette posée sur son lit de salade : « Imaginez qu'elle ne soit pas fraîche, en l'avalant, vous risquez de faire rentrer des prédateurs comme les salmonelles qui vont s'attaquer à d'autres bactéries et provoquer une diarrhée massive. « Tout en parlant, le professeur Raoult expédie le contenu de son assiette. Pour le patron de l'Unité des maladies infectieuses et tropicales émergentes à la faculté de médecine de Marseille, l'être humain est « un sac à microbes «. « Un écosystème bactérien en équilibre, qui peut s'écrouler du jour au lendemain comme l'Empire aztèque ou inca. Regardez, il a suffi de 200 conquistadors pour réduire à néant ces deux civilisations «, argumente-t-il.

Dans une autre vie, Didier Raoult se serait bien vu en Christophe Colomb. Sa « Santa Maria «, c'est son laboratoire, installé depuis 1983 au quatrième étage de la fac de médecine sur le campus de la Timone. Une caravelle high-tech, dotée d'un équipage de 140 hommes et 13 nationalités, armée d'extracteurs d'ADN, de séquenceurs automatiques et de puissants microscopes électroniques, avec laquelle il explore les terrae incognitae de la microbiologie.

« Ce qui m'intéresse est d'aller là où personne ne se risque. Montagnier a trouvé la maladie du siècle, le sida, en travaillant dans son coin sur un sujet qui n'était pas à la mode à l'époque : les virus du cancer. Aujourd'hui, on sait que 20 % des cancers mortels sont d'origine virale. « Ce chercheur, qui, le bac en poche, a pris le large pour travailler sur des bateaux pendant deux ans, est un débusqueur de microbes hors pair. En dix ans, il en a découvert une soixantaine. Et comme les navigateurs lorsqu'ils accostent une nouvelle terre, il leur donne un nom. Par exemple, Massiliasis en référence à Marseille. Cette ville où il a débarqué à 8 ans depuis son Sénégal natal, dans les bagages d'un père médecin militaire et d'une mère infirmière. « J'adore cette ville bordélique, moderne, métèque. A côté, Paris sent la province. « Didier Raoult, qui, d'après la revue Nature , fait partie des dix meilleurs chercheurs français, peut même se flatter d'avoir son propre genre bactérien : les Raoultella . Des pathogènes dits « opportunistes « parce qu'ils s'en prennent à l'homme lorsque ses défenses immunitaires sont raplapla. Dans le Landerneau des microbiologistes, on parle de lui comme d'un futur Prix Nobel. Ce qui a tout déclenché, c'est sa découverte en 2003 des « viro- phages «. Des virus nains qui en parasitent d'autres et les rendent malades. « Cela a bouleversé tout ce que l'on savait des microbes. C'est du même niveau que la découverte des bactéries par Louis Pasteur «, assure le professeur Michel Drancourt, qui travaille avec Didier Raoult depuis vingt-cinq ans. Et pour cause, certains imaginent déjà utiliser des virophages pour combattre d'autres virus dans le corps des patients.

Jeune chercheur, Didier Raoult s'est fait un nom en pistant les Rickettsies, une tribu de bactéries dont certaines vous refilent en moins de deux le typhus. Des coriaces auxquelles personne ne s'intéressait parce que trop difficiles à cultiver. « On me disait à l'époque que j'étais fou «, se souvient-il. Aujourd'hui, son laboratoire est le centre de référence mondial de ces bactéries tropicales transportées par les puces, les tiques ou les poux. Le secret de Raoult pour mettre en culture des micro-organismes sur lesquels d'autres se sont cassé les dents, c'est le tour de main du cuisinier. Hasard ? En famille, c'est lui qui passe derrière les fourneaux.

Prenez la Rickettsie responsable de la fièvre boutonneuse méditerranéenne. Alors que tous les labos tentaient en vain de la « cuisiner «, lui a trouvé la recette. Il l'a portée à 28 °C dans des cellules de crapaud !

Même la bactérie de la maladie de Whipple, réputée incultivable pendant près d'un siècle, ne lui a pas résisté. En 2000, Raoult l'a fait parler en la faisant « mijoter « dans des cellules de poussins encore dans leur oeuf. Son autre spécialité, c'est la culture d'amibes. Ils ne sont que quatre labos dans le monde à cultiver ces tyrannosaures microbiens qui boulottent tout ce qui leur passe sous le nez. Raoult a eu l'idée de s'en servir pour repérer les bactéries les plus dangereuses. « On les nourrit avec des bactéries et celles qui leur résistent sont à surveiller de près, car elles ont les qualités requises pour s'en prendre à l'homme. «

Le café vient à peine d'arriver que le professeur jette un oeil sur votre assiette vide : « On a fini ? On peut y aller ? « Il a déjà roulé sous le bras sa blouse blanche qu'il portait le matin, pour sa consultation au service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Timone, et file vers son labo. C'est ici que débarquent tous les jours, par colis express, des échantillons de peau, de sérum ou de sang envoyés par les hôpitaux du monde entier, pour faire parler les virus ou les bactéries qu'ils n'ont pas été capables d'identifier. En quarante-huit heures, les bestioles sont passées au crible. Récemment, son unité a mis au jour une bactérie inconnue accrochée à une valve cardiaque expédiée depuis le Minnesota par le deuxième plus grand hôpital américain.

 Une fois décortiqué, chaque nouveau microbe rejoint la collection des « monstres «. Trois mille bactéries et virus enfermés dans le plus gros laboratoire de haute sécurité microbiologique en France. Exactement le nombre de bouteilles de bourgogne que Raoult collectionne dans sa cave. « Nous avons quelques grands prédateurs comme les bactéries de la méningite ou le bacille de la peste, et nous veillons à ce qu'ils ne s'échappent pas «, explique celui qui, en 2003, a rédigé à la demande du gouvernement un rapport sur le bioterrorisme. Le fait de manipuler des bes- tioles capables de vous envoyer ad patres l'effraie-t-il ?

La question le fait rire. Enfant, les histoires de monstres ne lui faisaient pas peur. La seule chose qui lui fiche la frousse est de monter sur un deux-roues. Il s'est d'ailleurs arrangé pour que son fils et ses deux filles n'apprennent jamais à faire du vélo. « La normalité ne m'intéresse pas. J'aime travailler sur ce qui est étrange, différent. C'est ce qui sort de la norme qui fait avancer la recherche. Regardez les grands sportifs, ils sont tous hors normes. Garrincha, l'un des plus grands dribbleurs de tous les temps, avait les jambes tordues à cause d'une poliomyélite. Il n'avait pas besoin de jeux pour handicapés... «

Le dada du professeur Raoult, ce sont les virus géants. Il en a découvert l'existence par hasard, en 2003, dans un réseau d'eau d'une tour de refroidissement parisienne. « Le virus était tellement énorme que l'on a d'abord cru qu'il s'agissait d'une bactérie «, se souvient Didier Raoult, qui l'a baptisé Mimivirus. Officiellement pour « Mimicking microbe virus «. En souriant, le scientifique vous confie qu'il a inventé cet acronyme parce qu'il ne pouvait pas dire la vérité à ses collègues. « S'il s'appelle Mimivirus, c'est à cause de mon père. Le soir, avec mes cinq frères et soeurs, il nous racontait l'histoire de l'évolution, comment Mimi l'Amibe et ses copains avaient fabriqué les plantes, les animaux... En découvrant ce virus, j'ai tout de suite pensé à ce personnage qui avait marqué mon enfance. «

Cinq ans plus tard, Didier Raoult a trouvé un virus encore plus grand, dont le chromosome avait à lui seul la taille de certaines bactéries, et c'est à l'intérieur qu'il a identifié le fameux virophage. « En science, il faut avoir l'esprit de contradiction, aller contre l'évidence «, martèle le chercheur. « Quand le géographe grec Pythéas a décrit le soleil de minuit, personne ne l'a cru. L'alternance du jour et de la nuit était une évidence qui ne pouvait être mise en cause. «

Comme Du Guesclin, son héros d'enfance, Didier Raoult a mauvais caractère et surgit où personne ne l'attend. En 1999, il vient en aide à des archéologues marseillais qui veulent savoir de quoi sont morts des squelettes exhumés lors d'une fouille. Sur la pulpe dentaire, il isole les gènes du bacille qui a provoqué la dernière épidémie de peste en Occident. Ils ne sont qu'une dizaine dans le monde à maîtriser la paléomicrobiologie, l'étude des fos- siles de microbes. Rien d'étonnant pour ce féru d'histoire qui collectionne les pièces de monnaie romaines. Dans la foulée, son équipe a montré que le bacille pouvait dormir dans le sol pendant des années. « Les bouffées épidémiques de peste à Madagascar pourraient être liées à la cérémonie du retournement des morts, au cours de laquelle on ouvre les tombes pour sortir les squelettes. « Le chercheur a aussi tordu le cou à une idée reçue : les grandes pestes n'auraient pas été provoquées par les puces de rat mais par les poux des hommes. « On a montré sur nos élevages de poux que l'on pouvait transmettre la peste à des lapins. « Raoult se bat jusque sur le front du réchauffement climatique. « La plus grande source de gaz à effet de serre, c'est l'estomac des vaches . Pourquoi ne pas agir sur les bactéries intestinales qui produisent ce méthane ? «

Sa collection de microbes, c'est à la fois la boîte de Pandore et la lampe d'Aladin. Prenez les nanobactéries. L'équipe a décortiqué ces bactéries dix fois plus petites que la normale pour découvrir qu'elles produisaient des cristaux de calcium, ce qui les rendrait responsables de la calcification des artères, des valves cardiaques et même des calculs rénaux. Ce qui signifie aussi qu'en les domptant on pourrait s'en servir pour réparer les os.

Dans sa forteresse ultrasécurisée, Didier Raoult règne en maître, imposant à ses troupes un rythme de publications effréné : jusque 230 par an et uniquement dans des revues internationales. « Nous sommes 75 % plus productifs qu'un labo de l'Inserm. Rapporté à la quarantaine de chercheurs qui travaillent ici et à nos 10 millions d'euros de budget, le coût moyen d'une publication ici est de 80 000 euros contre 200 000 à l'Inserm. «

 Ce qui n'a pas empêché l'Agence nationale de la recherche de lui refuser le financement de ses travaux sur les virus géants. « Cette année, deux autres projets ont été retoqués «, s'agace Raoult. Sur la grande table en verre de son bureau traînent des feuilles remplies de courbes qu'il vous tend. « Je suis devenu un maniaque de la quantification. Aujourd'hui, on peut sortir sur ordinateur en 15 secondes ce que pèse un chercheur. Pourquoi déverser de l'argent sur tout le monde, il ne faut donner qu'à ceux qui trouvent. Dans la recherche, il y a trop d'escrocs ! « Une anecdote en dit long sur la réputation du labo. Un jour, Didier Raoult a vu arriver avec sa valise un thésard chinois qui avait décroché un stage. « Il n'avait pas un sou en poche, alors il était venu à pied depuis l'aéroport, situé à une trentaine de kilomètres... «

Une photo accroche l'oeil, celle de son père décoré par le général de Gaulle. « C'est à cause de lui que j'ai fait médecine. Je n'avais aucune vocation pour ça, mais c'étaient les seules études qu'il acceptait de financer. « Il est vrai que Didier Raoult a longtemps été un cancre. « J'ai redoublé ma troisième, été renvoyé quatre fois du lycée avant de claquer la porte en première et de passer le bac en candidat libre. Ce qui ne m'a pas empêché d'être le plus jeune président d'université de France. « Est-ce pour cela qu'il est contre la sélection ? « On ne juge pas quelqu'un à l'aune de son parcours scolaire. Si on l'avait fait pour moi, je ne serais pas là où je suis. Seul compte ce que vous êtes capable de faire. « Tombé par hasard dans le chaudron de la médecine, Didier Raoult y est maintenant plongé jusqu'au cou : il a transmis le virus à ses deux filles et épousé une de ses anciennes étudiantes, aujourd'hui psychiatre.

Lorsque, à la fin de l'entretien, il vous serre la main en vous raccompagnant à la porte de son labo, le professeur Raoult glisse en souriant : « Nous venons d'échanger plusieurs milliers de bactéries... «

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-01-01/renco...

08.11.2009

Ukraine : la bombe sanitaire menace les présidentielles

http://www.solidariteetprogres.org/article5982.html

7 novembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Depuis le 19 octobre, une « mystérieuse » épidémie provoque la panique et le chaos en Ukraine. Le dernier bilan dressé par le ministère de la Santé évoque pas moins de 763 000 personnes infectées, dont une grande majorité d’enfants, 34 000 hospitalisations et 109 personnes décédées, pour l’essentiel, d’infections respiratoires aiguës et pour certains, de la grippe.

 

Bien que Jukka Pukkila, le chef de la mission de l’OMS envoyé d’urgence « en réponse au nombre inhabituellement élevé de cas signalés d’infections respiratoires aiguës », estime que la plupart des cas hospitalisés sont attribuables à la grippe pandémique, sur les 109 décès en Ukraine, seulement 14 cas de H1N1 ont été confirmés.

 

En pleine campagne électorale, certains candidats n’hésitent pas à se présenter comme les sauveurs du pays sans pour autant adopter les mesures nécessaires pour y parvenir. Après la fermeture des écoles et l’interdiction de toute réunion publique pendant trois semaines, le gouvernement envisage de décréter l’état d’urgence et de reporter l’élection, prévue en janvier, au 30 mai.

 

Lundi dernier, le président et candidat Victor Iouchtchenko a accusé le gouvernement d’avoir négligé ses mises en garde du mois de mai. « Il est urgent de débloquer les fonds nécessaires pour pouvoir surveiller l’épidémie », a-t-il lancé en affirmant que d’après certains experts, le virus qui touche le pays serait d’un type nouveau, entre la grippe aviaire et la grippe porcine, bien qu’on manque cruellement de données scientifiques suffisantes pour l’affirmer avec certitude.

 

Le Premier Ministre, Mme Ioulia Timochenko, se démène tout autant pour apparaître à la pointe du combat contre la maladie. Après avoir avoué il y a trois jours qu’elle ne pensait pas se faire vacciner et se soignait « comme la plupart des gens », avec de l’ail, de l’oignon et des citrons, elle a déclaré avant-hier que désormais la vaccination était la seule issue pour stopper la catastrophe en cours.

 

Citée dans l’Ukrainian Journal.com, Timochenko, lors d’une réunion avec l’administration locale de Chernivtsi, aurait déclaré que « ce n’est pas le moment de se relâcher car l’OMS prédit que deux vagues supplémentaires de grippe sont attendu en Ukraine, y compris la grippe aviaire ».

 

Que la crise sanitaire est bien réelle ressort clairement du témoignage suivant posté le 4 novembre, sur le forum Doctissimo : « Le gouvernement ukrainien veut faire croire que tout est du à cette grippe mais c’est faux. Ma belle-mère est ukrainienne et travaille dans un des hôpitaux de la ville de Rivne, ville proche de la zone où les décès ont été recensés. La semaine dernière, 2 malades en provenance de cette région y ont été admis et y sont décédés en moins de 72h après avoir montré des symptômes de fièvres et toux avec du sang. Après autopsie, la conclusion des médecins est sans appel : il s’agissait de la peste pulmonaire (poumons noirs de sang et de pud) qui est hyper contagieuse et foudroyante (décès en 3 jours après contamination). Le gouvernement Ukrainien ne parle que de grippe H1N1 même si seulement quelques décès de ces derniers jours lui sont attribués… Les médecins de cet hôpital de Rivne ont reçu l’ordre de ne plus pratiquer d’autopsies … (…) Dernière info : le foyer de cette contamination viendrait d’une ville (plus le nom en tête) où les ordures ménagères n’ont pas été ramassées depuis cet été. »

 

Devant tant de rumeurs et d’affirmations contradictoires nous avons pris soin d’interroger Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS à Genève. Lorsque nous lui avons demandé s’il s’agissait de peste pneumonique, d’une version mutée du H1N1 ou de grippe aviaire, il a répondu : « Nous n’avons jamais fait une telle déclaration. En Ukraine, à peu près un demi million de personnes sont touchées par des infections respiratoires aiguës. De ceux-là, seulement un tiers est attribuable à la grippe A(H1N1), ce qui laisse pas mal de place pour autre chose ». En ce qui concerne l’émergence d’un virus muté, il estime que pour l’instant, cela reste « hautement improbable ».

 

Soulignons que l’explosion de cette « bombe » sanitaire n’est que le symptôme des maladies principales à éradiquer : la mondialisation ultra-libérale et les diktats du FMI qui empêchent toute reconstruction économique du type préconisé par Lyndon LaRouche et défendu en Ukraine par Natalia Vitrenko, la candidate du Parti socialiste progressiste d’Ukraine (PSPU).

 

usa :

 

pour ceux qui arrivent a lire et entendre les séquences vidéo ;  voici une qui montre la file d'attente pour recevoir gratuitement leur vaccin
http://abclocal.go.com/kgo/story?section=news/health&...

La phyto peut aider dans la grippe ?

 

 

  voir aussi mon blog:

 

http://phytothérapie.hautetfort.com

Les lymphocytes dits tueurs, que les Anglo-Saxons appellent « natural killers » (NK) sont les meilleurs agents d'une immunité participant de façon non spécifique à la défense de l'organisme, en particulier au cours des infections virales. Leur faible activité chez les personnes fragiles ou âgées les rend beaucoup plus vulnérables. Aussi, le fait de remonter le niveau des défenses naturelles en stimulant ces lymphocytes représente-t-il un avantage certain. Ce qui n'empêche cependant pas la contamination, mais augmente les chances d'être moins touché par la grippe.

 Une équipe de chercheurs a découvert assez récemment le rôle activateur d'une banale molécule, le trans-bêta-caryo­phyllène, ainsi baptisée car trouvée la première fois dans le clou de girofle, Caryophyllus aromaticus L. C'est ce composé qui rend aussi précieux les extraits aromatiques de bourgeons de cassis, Ribes nigrum, bien connu. On peut y ajouter des extraits lipophiles de grains de poivre, et donc sans substance piquante, tout aussi intéressants.

 Une autre façon complémentaire de renforcer les défenses immunitaires générales au tout début d'une épidémie passe par l'activation des cellules macrophages, dont un des rôles majeurs est d'éliminer les cellules infectées par les virus.

 L'activité des macrophages peut être stimulée par plusieurs catégories d'actifs végétaux, en particulier par les bêta-glucanes. Ces composés sont les constituants de certaines fibres alimentaires, présentes en particulier dans les levures et les champignons, telle que la banale levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae ssp. boulardii), le pachyme, ou Poria cocos (Wolfiporia extensa), ou encore le pleurote (Pleurotus ostreatus). À côté des bêta-glucanes, citons également les polysaccharides de l'échinacée, Echinacea angustifolia, et la laminarine, fibre alimentaire extraite de l'algue laminaire Laminaria digitata. Pour l'échinacée, voir les précautions déjà indiquées par ailleurs.

 Il est impossible enfin de ne pas mentionner l'encens, Boswellia carterii, dont l'usage, à juste titre, a traversé les siècles et les continents. Même si les détails de leur mode d'action restent à préciser, les extraits aromatiques de cette oléorésine sont assurément des plus bénéfiques. Par ailleurs, il est recommandé d'assurer quotidiennement son content de vitamine C végétale (acérola) et de magnésium naturel. On a déjà vu pour l'origan, le thé vert et la cannelle.

Malgré ces précautions, la contamination reste possible. Dans ce cas, quels sont les moyens d'action ? Bien sûr, il y a le Tamiflu, dont on nous rebat les oreilles, produit d'hémisynthèse issu d'une plante, l'anis étoilé, aussi appelé badiane de Chine, Illicium verum. Mais on constate d'ores et déjà certains terrains de résistance tandis qu'une étude anglaise publiée dans le British Medical Journal souligne les effets néfastes du médicament lorsqu'il est administré à des enfants.

 Mieux vaut donc se tourner vers d'autres solutions : celles offertes par le monde végétal sont suffisamment documentées pour être utilisées. En premier lieu, les baies de sureau noir, Sambucus nigra, en dehors des savoureuses confitures que l'on peut en faire, s'utilisent sous forme d'extraits riches en pigments, des flavonosides et des anthocyanosides, très actifs contre les virus A et B.

 D'autres disent qu'il faut tapisser les muqueuses respiratoires hautes, celles du rhino-pharynx, avec des substances aromatiques visant à enrayer la propagation du virus. L'inhalation d'huiles essentielles et de vapeur d'eau chaude, à l'aide d'un inhalateur classique, est une des méthodes les plus simples et les plus efficaces. Parmi les huiles essentielles apportant un bienfait immédiat et reconnues pour leur activité antigrippale, citons celle de pin sylvestre, Pinus sylvestris ssp. sylvestris, utilisable à tout âge, et celle de lavande aspic, Lavandula latifolia, dont l'usage est déconseillé chez les jeunes de moins de 6 ans.

 La voie cutanée peut être également utilisée, car le temps nécessaire pour que les molécules aromatiques arrivent au niveau des voies respiratoires est très court (de 20 à 60 minutes). Aux huiles essentielles contenant de l'eucalyptol, comme celles d'Eucalyptus radiata ssp. radiata et de niaouli, Melaleuca quinquinervia chémotype 1,8-cinéole, qui sont déconseillées aux enfants de moins de 6 ans, il est préférable d'opter pour une huile essentielle d'Homalomena aromatica riche en linalol, virucide et très bien tolérée par la peau et l'organisme (le pourcentage incorporé dans une huile de massage pour le thorax ne doit pas excéder 3 %). Pour un massage de la plante des pieds, le pourcentage peut être plus élevé, de l'ordre de 5 %, y compris avec des huiles essentielles contenant de l'eugénol, extrêmement virucide. L'huile végétale la plus recommandée pour la préparation est celle de bancoulier (Aleurites moluccana), à pénétration rapide elle laisse la peau non grasse. Utiliser aussi dans votre crème hydratante habituelle, à diffuser dans toute la résidence. Faites aussi des fumigations.

 Faire des cures alternées de compléments alimentaires à base de baies de sureau noir, de baies d'acérola, de bourgeons de cassis, de bêta-glucanes... Certains conseillent les champignons chinois : maîtaké et shiitake... une petite cure de trois mois en gélules ce n'est pas à dédaigner.

 Relever plusieurs symptômes, d'ailleurs non spécifiques, survenant dans un contexte d'épidémie automnale ou hivernale, à savoir principalement : des frissons initiaux, une fièvre élevée en plateau durant 24 à 48 heures, des céphalées fronto-orbiculaires avec photophobie et hyperhémie conjonctivale, de l'asthénie avec prostration et surtout des douleurs musculaires, ou myalgies, et des courbatures ; s'y associent une sécheresse des muqueuses nasopharyngées, ainsi qu'une toux sèche, suivies d'un écoulement nasal muqueux, ou rhinorrhée.

Etre à l'écoute de son corps et ne pas hésiter à consulter si la fièvre se renforce. Prendre plusieurs compléments alimentaires différents, du type baies de sureau, acérola, etc., cités précédemment. En cas de grande fatigue, compter sur le ginseng panax meyer. Pratiquer 2 ou 3 fois par jour une inhalation de vapeur d'eau aromatisée à l'aide de quelques gouttes d'huile essentielle de pin sylvestre ou d'une spécialité pour cet usage.

Pratiquer 2 ou 3 fois par jour un massage du corps à l'aide d'un mélange comme décrit ci-dessus. 

 Ces informations nécessitent d'être adaptées chez les jeunes enfants. Chez ces derniers, les massages ne devront en aucun cas être pratiqués avec des huiles essentielles contenant du camphre, de l'eucalyptol ou du menthol.

 

05.11.2009

Grippe: Vaccination et panique à bord

Un groupe de spécialistes lance un appel planétaire pour que l’on fasse au mieux la lumière sur la réalité des effets secondaires des vaccins anti-pandémiques

Avec cette première pandémie grippale du XXIème siècle nous voguons décidément collectivement vers des horizons bien incertains. Avec, au centre d’une boussole perdant le nord, les questions en cascades soulevées par la vaccination. Cela vaut pour la France comme nous venons, une nouvelle fois, de l’observer ces derniers jours au travers des embarras croissants de Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé perdant progressivement pied pour justifier sa politique du « tout vaccinal » ; ou plus précisément –et c’est bien là que blesse le bât – du « tout vaccinal proposé ».

 

Mais changeons un instant de jumelles et l’on découvre bien vite que des problématiques voisines émergent ici ou là tant dans la communauté internationale des « experts » (en virologie, immunologie, épidémiologie, veille sanitaire, santé publique, économie, calculs bénéfices-risques, éthique etc.) que dans celle, souvent plus ou moins consanguine,  des responsables sanitaires politiques. C’est, d’une certaine manière, l’objet d’un vibrant et assez étonnant appel que vient de diffuser sur son site la célèbre revue médicale britannique The Lancet (pdf gratuit en ligne, en anglais).

 

Résumons ici au plus serré le propos. Une pandémie émerge et, par définition, se propage (et s’installe dans le temps) à des rythmes variables dans les deux hémisphères. Des vaccins sont élaborés dans l’urgence ; ils sont acquis, dans des conditions plus ou moins transparentes, par les pays les plus riches de la planète. Ces derniers expliquent, air connu, qu’ils aideront les plus pauvres à ne pas être totalement démunis lorsque la bise pandémique sera venue. Dans tous les cas de figure on proposera cette vaccination à de très larges fractions de la population le plus souvent des hommes et des femmes jeunes, très jeunes ou, plus tard, plus âgés. Le scénario n’est pas sans reproduire celui que la France a connu avec la vaccination contre l’hépatite virale de type B sur laquelle il faudra bien, un jour, revenir pour, entre panique et déni, dire la réalité.

 

The Lancet, donc, sur le site duquel un groupe de chercheurs et d’institutions sanitaires tente de prévenir les possibles (et redoutables) erreurs d’interprétations qui pourraient, demain, résulter des campagnes vaccinales massives anti-pandémiques. Ils tentent en quelque sorte de déminer un terrain qu’ils savent –que nous savons – miné. Mais laissons-donc ici pleinement la parole à l’expert, au pédagogue, au citoyen.

 

Jean-Yves Nau

 

Sauvera-t-on le soldat Ryan ?

Comme Jean-Yves Nau le suggère cette vaccination de masse entreprise au niveau mondial pourrait-elle se solder par une suspicion généralisée vis-à-vis du vaccin ? Et ce en raison d’effets secondaires vaccinaux plus ou moins hypothétiques, en tout cas difficiles à interpréter, comme nous en avons eu l’expérience douloureuse en France avec la campagne d’incitation à la vaccination généralisée contre l’hépatite B ? Cet appel des chercheurs dans le Lancet est à la fois louable et bien sûr utopique.

 

On peut bien évidemment le qualifier de« scientiste », au sens propre du terme (et surtout pas sectaire). Il voudrait répondre par la science (la raison et les faits) à ce que nous voyons depuis quelques semaines déferler sur la blogosphère. Des vagues irrationnelles (je présente d’emblée mes excuses à ceux que je sais irriter en écrivant cela ; mais n’est-ce pas aux scientifiques de le dénoncer ?) concernant le risque vaccinal, les adjuvants, les squalènes et autres mythes présentés comme terrifiants. J’use du terme  « irrationnel », sans mépris ni manque de respect,  mais parce que les seuls faits scientifiques et les seules données épidémiologiques avancés ne parviennent pas à contrer un argumentaire construit pour l’essentiel sur des convictions inébranlables.

 

Après la description d’une épidémie de syndrome de Guillain et Barré (j’écris bien « consécutive » et non pas « due à ») consécutive à l’administration d’un vaccin contre la grippe en 1976 aux USA, il y a eu autant d’articles dans la presse scientifique, pour évoquer un lien probable avec la vaccination que d’articles de même qualité pour réfuter un tel lien. Après la suspicion de la survenue de cas de sclérose en plaque après la vaccination contre l’hépatite B en France, la situation est également demeurée inextricable, le lien causal indémêlable.

 

J’ai personnellement revu en détail l’ensemble de cette littérature. Ce sont deux études de cas que j’ai enseignées largement à la Faculté ces dernières années. On est à chaque fois successivement troublés, convaincus, par les arguments des uns, puis… par les arguments des autres. Ainsi, la survenue d’un syndrome de Guillain et Barré 13 jours après une injection vaccinale, en étant en pleine santé préalablement pose question à toute personne concernée, à tout médecin aussi. Le fait qu’il n’y ait aucune augmentation de ces cas de Guillain et Barré durant la période où l’on vaccine massivement contre la grippe saisonnière (entre septembre et novembre) trouble profondément l’épidémiologiste (voir un billet récent à ce sujet). Le débat est ensuite éventuellement pollué par les conflits d’intérêts de ceux qui mènent ces recherches ou s’expriment à leur sujet.

 

De tels  conflits surviennent dans tous les domaines scientifiques. Ils ne sont nullement réservés aux liens avec le secteur industriel pharmaceutique. Pour autant restons un instant sur ces liens. Les experts ne relèvent pas « du domaine public » exclusif. Ils peuvent aussi être appelés à donner leurs conseils aux industriels, dans le cadre de conventions réglementées. Il faut bien des experts pour mener les essais cliniques et pour développer de nouveaux médicaments. Dès lors qu’il a collaboré avec le privé, l’expert serait-il ipso facto « démonétisé » ? Ce qu’il dit devient-il nul et non avenu ? Nécessairement tendancieux ?  En toute bonne foi, le raisonnement y compris scientifique est toujours influencé par l’expérience. Et même si cette expérience peut être utile à l’expertise, il est important de savoir quels sont ces conflits d’intérêts potentiels et quelle est leur nature.

 

On a étendu la notion de conflits d’intérêt à la vie privée des experts, à leurs liens familiaux et matrimoniaux officiels. Rien à redire. On ne demande pas (encore) ce qu’il en est des liens informels, mais qui sait un jour et pourquoi pas ? Jusqu’où pousser la suspicion de conflits d’intérêts ? Ce sont des questions débattues dans le monde de la recherche et il est normal de les poser sans tabou. Les agences publiques, en France, l’Afssaps, l’Afssa, l’Afsset, l’InVS et la Haute Autorité de Santé (il en va de même dans toute l’Europe ou aux USA) demandent ces déclarations de conflits d’intérêts potentiels avant de solliciter on non l’expertise des enseignants-chercheurs qui publient dans le domaine. Les revues médicales et scientifiques font de même avant d’autoriser toute publication, et les liens déclarés figurent alors sur les publications. Ces déclarations ne gomment pas l’influence qu’ont ces liens sur l’expertise, mais permettent – on l’espère – de mieux la tempérer, l’interpréter, la moduler éventuellement.

 

Revenons à notre sujet. Malgré tous ces efforts vers la clarté, il semble illusoire de penser que seuls les arguments scientifiques viendront contrecarrer les attaques qui surgiront contre le vaccin du fait de la suspicion d’effets indésirables. Les épidémiologistes feront ce qu’ils pourront. Des débats contradictoires au sein même de leur communauté les agiteront, et ajouteront peut-être à la confusion, voire à la suspicion comme l’ont montré les récents débats évoqués ci-dessus. Et une fois de plus il pourrait en résulter que … l’on ne pourra pas conclure définitivement sur le lien de causalité entre tel effet rare et la vaccination.

 

Il s’agira bien entendu d’effets dont on ne saura ni la cause, ni le mécanisme de survenue, ni la physiopathologie ni l’évolution, comme le syndrome de Guillain et Barré, la sclérose en plaques, ou l’autisme. De ce débat inextricable, qu’en sortira-t-il ? Une suspicion accrue vis-à-vis des vaccins pour ceux – nombreux aujourd’hui – qui n’avaient pas confiance au départ ?  Un doute émergeant chez ceux qui n’avaient pas d’idées préconçues sur le sujet. Et peut-être même une « contamination » de l’ensemble de la société sur les autres stratégies vaccinales ? De cela, une large majorité de la communauté médicale est consciente. Il en va de même des producteurs de vaccins aussi.

 

Avait-t-on raisonnablement d’autre choix ?  Ce n’est pas la fleur au fusil que l’on aborde ces questions, qui sont et seront difficiles à traiter. Derrière l’appel de nos collègues dans le Lancet, il faut me semble-t-il percevoir l’expression de la conscience aiguisée qu’il faut « sauver le soldat Ryan », sauver le soldat vaccinal qui à l’aube de ce vingt-et-unième siècle pourrait rapidement rendre l’âme face aux résurgences récurrentes des craintes ancestrales nées des avancées du progrès de la science et de la raison. Cela posé, nous avons la chance, infinie, d’en découdre sur les prés démocratiques et citoyens.

 

Antoine Flahault

le PDF du LANCET

http://press.thelancet.com/bradverse.pdf

04.11.2009

Dans le monde :

6'790 (8'886) morts

Amériques (4'820-6'864) : 1'465 (3'509) aux Etats-Unis, 1'403 au Brésil, 593 en Argentine, 354 au Mexique, 162 au Pérou, 136 au Chili, 131 en Colombie, 105 au Canada, 95 au Venezuela, 75 en Equateur, 56 en Bolivie, 43 au Paraguay, 38 au Costa Rica, 33 en Uruguay, 22 en République dominicaine, 22 au Salvador, 18 au Guatemala, 16 au Honduras, 11 au Nicaragua, 11 au Panama, 7 à Cuba, 5 en Jamaïque, 5 à Trinidad et Tobago, 4 aux Bahamas, 3 à la Barbade, 2 au Suriname, 1 à la Guadeloupe, 1 en Guyane française, 1 aux Iles Caïmans, 1 à la Martinique et 1 à Saint-Christophe-et-Niévès.

Asie (1'270) : 477 en Inde, 182 en Thaïlande, 77 en Malaisie, 62 en Arabie Saoudite, 47 au Japon, 42 en Corée du Sud, 39 à Hong Kong, 39 en Israël, 37 au Vietnam, 30 aux Philippines, 28 en Iran, 27 à Taïwan, 25 à Oman, 19 au Koweit, 18 à Singapour, 16 au Yémen, 14 en Russie, 11 en Turquie, 10 en Indonésie, 7 au Bangladesh, 7 en Chine, 7 en Irak, 7 en Mongolie, 7 en Syrie, 6 à Bahrein, 6 aux Emirats arabes unis, 5 en Jordanie, 4 au Qatar, 3 au Cambodge, 3 au Liban, 2 à Macao, 1 en Afghanistan, 1 à Brunei, 1 en Géorgie, 1 au Laos, 1 en Palestine et 1 en Syrie.

Europe (350-402) : 143 en Grande-Bretagne, 63 en Espagne, 22 (70) en Ukraine, 18 en Italie, 15 (18) en France métropolitaine, 15 en Norvège, 11 en Irlande, 10 aux Pays-Bas, 7 en Belgique, 6 en Allemagne, 6 en Grèce, 6 au Portugal,, 5 en Hongrie, 5 à Malte, 4 en Bulgarie, 3 en Suède, 1 (2) en Biélorussie, 2 en Serbie, 1 en Autriche, 1 en Croatie, 1 en Finlande, 1 en Islande, 1 au Luxembourg, 1 en Moldavie, 1 en République tchèque et 1 en Slovénie.

Océanie (228) : 187 en Australie, 19 en Nouvelle-Zélande, 9 en Nouvelle-Calédonie, 7 en Polynésie française, 2 aux îles Samoa, 1 aux îles Cook, 1 aux îles Marshall, 1 aux îles Salomon et 1 aux îles Tonga.

Afrique (122) : 91 en Afrique du Sud, 8 à Maurice, 6 en Egypte, 6 à la Réunion, 2 à Mayotte, 2 au Mozambique, 2 à Sao Tomé-et-Principe, 1 au Ghana, 1 à Madagascar, 1 en Namibie, 1 au Soudan et 1 en Tanzanie.

02.11.2009

Sur un forum

posté par Bafis (pharmacien) qui a trouvé cet article

Au Canada, la directrice de la santé publique de la Montérégie, Jocelyne Sauvé, lors de plusieurs conférences de presse, a vigoureusement défendu la vaccination. " Je n’en reviens absolument pas de toutes les bêtises qui circulent ! ", déplore-t-elle.

 

" Il y a plein de monde qui ont des opinions. Mais il y a des gens qui sont des experts et qui se basent sur des faits scientifiques. Ma spécialité médicale, c’est le contrôle des épidémies. Nous, les vaccins, on connaît ça plus que les gens de façon générale et plus que certains médecins chercheurs cliniciens qui ont des opinions personnelles ", a-t-elle lancé.

 

" Dans la première vague de grippe espagnole (1918-1919, 40 millions de morts), il y avait très peu de personnes touchées. C’est dans les deuxième et troisième vagues qu’il y a eu des décès. C’est pour ça qu’on s’inquiète. "

 

" On n’est pas en train de dire qu’il y aura autant de décès que pendant la grippe espagnole, ajoute-t-elle. Mais il faut être prêts à faire face à une hausse de cas (jusqu’à 30 % de la population), d’hospitalisations et de décès- comparativement à l’été dernier. La première vague n’a pas été grave, on ne peut présumer que la deuxième ne le sera pas ", indique-t-elle.

 

A ce propos, que dire des élucubrations de cette " vociferous opponent of vaccination Dr. Viera Scheibner " arrivée sur terre en 1935 chercheuse en micropalaeontologie qui est comme chacun sait la voie royale pour connaitre de la vaccination et s'interroger sur le syndrome bébés secoués !

 

ou ce Matsumoto présenté comme docteur mais en fait journaliste !

 

Bien sûr, il est vrai que l'absence de transparence économique ne facilite pas la clarté des débats mais l'honnêteté des épidémiologistes ne  peut - sur ce motif - être mise en cause!

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Micropal%C3%A9ontologie

 

http://www.utoronto.ca/virology/mby480/lectures/Scheibner.pdf

 

Réponse d'Anne (médecin)

 

peut etre que si on est micropaléontologue, on n'est pas trés doué pour s'occuper des vivants   à force de déterrer des morts et leur microbes

 

beaucoup s'intitulent docteurs mais pondent des textes bourrés d'erreurs, allant jusqu'a confondre bactérie et virus

 

et sortent des Km d'anneries

c'en est affligeant, nous en avons deja eu des exemples ici :  

les textes sont tellement bourrés d'erreurs que l'on se demande qui pond cela ?

 

mais ca marche bien, c'est tellement facile à comprendre

 

vaccin = pas bon = danger

 

il faut mourir propre, non vacciné, non muté

 en réa ou dans le couloir de la réa

 

ca doit en gros etre le sens de leur message : sélection naturelle etc

sinon, je ne vois pas.

 

30.10.2009

Ailleurs dans le monde

Onze cas mortels de grippe A en Italie

L'Italie a enregistré onze décès de la grippe H1N1, dont quatre pour la seule journée d'aujourd'hui, a annoncé à Rome le vice-ministre de la Santé selon lequel l'Italie est le pays d'Europe qui compte le plus de personnes atteintes par la pandémie.

La ville de Naples a enregistré quatre morts en trois jours, parmi lesquels un détenu, conduisant les autorités à ordonner la vaccination des agents pénitentiaires et de la population carcérale à risque.

Plusieurs retraités ainsi qu'une femme de 43 ans, hospitalisée à Rimini (nord) pour des problèmes respiratoires, et un médecin qui venait d'opérer un patient, ont été également victimes de la maladie.

Le nombre de personnes atteintes de la grippe porcine "s'est considérablement accru", a ajouté le vice-ministre, Ferruccio Fazio, selon lequel l'Italie compte le plus grand nombre de personnes souffrant de cette maladie, avec un taux de 380 pour 100.000 habitants.

Selon le Centre national d'Epidémiologie, 200.000 cas ont été enregistrés en une semaine, et les personnes les plus touchées sont les enfants de cinq à quatorze ans.

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CANADA: Débordements massifs.                 

 

Les cliniques de vaccination du pays sont débordées par l'affluence des personnes désireuses de se prémunir contre le virus de la grippe A (H1N1). Au Québec, le premier ministre Jean Charest a même lancé un appel au calme et demandé à la population de respecter le calendrier prévu.

À Toronto, des milliers de personnes se sont massées aux portes des deux centres de vaccination de la ville dès 6 h du matin, jeudi. Mais les autorités ont rapidement dû refuser de nouveaux patients en raison du manque de vaccins. " Le chaos ", dira une femme dans la file d'attente.

Même sentiment au Nouveau-Brunswick. " Tout a été mal planifié ", s'exclame une autre femme. Bien qu'elles reconnaissent le problème des files d'attente, les autorités albertaines veulent continuer de prioriser les personnes les plus à risque.

File de gens attendant pour se faire vacciner à Ottawa

De longues heures d'attente étaient également signalées à Ottawa. Le département de santé publique de la capitale nationale compte d'ailleurs ouvrir de nouveaux centres de vaccination pour répondre à une augmentation marquée des personnes qui se présentent pour se faire vacciner.

En Outaouais, les autorités de la santé publique ont indiqué jeudi qu'elles pourraient revoir leur échéancier de vaccination en raison de l'augmentation importante du nombre de personnes infectées en quelques jours. À Gatineau, un deuxième centre de vaccination ouvrira ses portes dès vendredi. À Saint-Eustache, au nord de Montréal, la police a même dû intervenir pour calmer près de 2000 personnes qui ont attendu des heures pour le millier de doses disponibles.

À Montréal même, l'Hôpital Sainte-Justine et l'Hôpital de Montréal pour enfants sont eux aussi débordés. Environ 700 patients se sont présentés aux urgences depuis la fin de semaine, ce qui représente le double de l'affluence normale.

Si on continue d'être inondé par les enfants peu malades, lorsque votre enfant va devenir très malade, nous allons avoir de la misère à le traiter de façon appropriée.

Le Dr Michael Arsenault, directeur de l'urgence à l'Hôpital Sainte-Justine

Face à cette situation, le directeur de la Santé publique de Montréal, le Dr Richard Lessard, s'est fait rassurant. " Il y a beaucoup d'enfants qui sont malades, mais le pourcentage de complications est très bas. Et des situations comme [...] en Ontario sont [...] extrêmement rares. Donc les parents n'ont pas à [...] s'en faire outre mesure ", a-t-il dit.

De son côté, le premier ministre Jean Charest a invité les citoyens à faire preuve de patience et de discipline. Il leur a aussi demandé de respecter le calendrier prévu. D'après le calendrier proposé par les autorités sanitaires du Québec, la vaccination s'adresse présentement aux personnes à risque. Ceux qui n'ont pas de problèmes de santé sont invitées à se faire vacciner au début de décembre.

Débat sur le plan de vaccination

La Coalition des médecins pour la justice sociale interpelle le ministère de la Santé du Québec et lui demande de permettre aux médecins de famille de vacciner leurs patients dans leur cabinet, comme c'est le cas notamment à Toronto et à Vancouver.

En entrevue à RDI, le président de la coalition, le Dr Paul Saba, a expliqué que puisque les 4000 omnipraticiens au Québec sont en mesure de donner le vaccin contre la grippe saisonnière, ils ont l'expertise pour faire de même avec le vaccin contre la grippe A (H1N1). Le Dr Saba a ajouté que ces patients ont déjà un lien de confiance avec leur médecin.

Le Dr Saba a invité Québec à un peu plus de flexibilité et demandé aux autorités d'élargir le programme de vaccination. Il a rappelé que les médecins ne sont pas rémunérés pour la vaccination. " On ne peut pas faire du stockage dans les entrepôts parce qu'il y a un blocage au niveau des personnes capables de vacciner ", a déclaré le Dr Saba.

Une collègue du médecin, la Dre Sylvie Baribeau, a affirmé à la radio de Radio-Canada qu'elle ne comprenait pas le plan du ministère de la Santé, et surtout pourquoi la vaccination de la majorité de la population à Montréal ne débutera que le 7 décembre prochain. " Je me vois mal envoyer mon patient de 85 ans au Palais des congrès, attendre six heures debout pour avoir une vaccination ", a expliqué la Dre Baribeau.

Également en entrevue à RDI, le directeur national de la Santé publique du Québec, le Dr Alain Poirier, a dit que Québec était limité par la quantité de doses acheminées, soit 430 000 par semaine selon lui. Il a ajouté que chaque fiole de vaccin contenait 10 doses qui doivent être utilisées dans une période de 24 heures, ce qui correspond davantage à un modèle de vaccination de masse.

Le Dr Poirier a fait valoir que ce n'est pas tout le monde qui a un médecin de famille, et que ce n'est pas dans toutes les régions que les omnipraticiens offrent le vaccin. Comme les autorités n'ont pas encore reçu toutes leurs doses, et qu'elles ne disposent pas de beaucoup de temps pour la vaccination, elles ne peuvent disperser les doses dans plusieurs endroits, a expliqué le directeur de la Santé publique.

Le nombre de doses débattu à Québec et Ottawa La question du nombre de doses a été évoquée à l'Assemblée nationale, jeudi. Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, a affirmé que le Québec ne recevait pas sa juste part des 6 millions de doses expédiées dans les différentes provinces jusqu'à maintenant. Selon le député du Parti québécois, le Québec aurait dû recevoir 1,4 million de ces doses, soit 23 %, comme sa proportion de la population canadienne.

Tant le ministre de la Santé, Yves Bolduc, que le directeur de la Santé publique ont affirmé que le Québec recevrait quelque 400 000 doses de plus d'ici la fin de la semaine, ce qui rapprocherait les stocks du million de vaccins disponibles. Le dossier de la grippe A (H1N1) a aussi fait l'objet de débat à Ottawa, où le député libéral Bob Rae a accusé le gouvernement Harper d'avoir été trop lent à réagir, comparativement à d'autres pays qui ont approuvé le vaccin avant le Canada.

" Si le vaccin avait été disponible avant, on doit dire qu'on aurait pu sauver des vies. C'est clair qu'il y a des jeunes et des autres qui n'ont pas reçu le vaccin au moment où, du point de vue de la gestion du système, cela aurait été possible ", a déclaré M. Rae en point de presse. À la Chambre des communes, le ministre de l'Industrie, Tony Clement, a répondu aux questions adressées à sa collègue de la Santé, Leona Aglukkaq. M. Clement a affirmé qu'avec les 3 millions de doses supplémentaires attendues la semaine prochaine, le Canada pourra compter sur 9 millions de vaccins sous peu.

Mise en garde contre les antibactériens

Devant le succès des lingettes et gels antibactériens, en raison de l'épidémie de grippe A (H1N1), l'Association médicale canadienne (AMC) met la population en garde contre ces produits. Selon l'organisme, ces produits rendent les bactéries résistantes aux antibiotiques.

29.10.2009

Vitamine D

Efficacité confirmée dans la prévention des chutes

Chaque année, une personne sur trois de plus de 65 ans est victime d’une chute et 5 à 6 % des chutes se soldent par une fracture. C’est la raison pour laquelle de nombreuses autorités de santé ont fait de la prévention des chutes l’une de leurs priorités de santé publique.

 

L’un des moyens de prévention proposés consiste à supplémenter les personnes âgées en vitamine D. De fait, par l’intermédiaire de récepteurs spécifiques présents dans les muscles, cette vitamine a un effet direct sur la force musculaire. Mais les résultats des différentes études étaient décevants, et surtout contradictoires, jusqu’en 2004 où plusieurs travaux ont finalement conforté l’idée qu’un apport de vitamine D pouvait avoir un effet intéressant dans la réduction du risque de chutes. Restaient cependant deux inconnues, la dose optimale nécessaire et le seuil requis de concentration sérique de 25 OH vitamine D.

 

Une méta-analyse, récemment publiée, reprend  les résultats des différents travaux, incluant plusieurs études effectuées depuis 2004. Huit essais ont été retenus qui répondaient aux exigences de qualité annoncées.

 

Une dose journalière de 700 à 1 000 UI de vitamine D diminue en moyenne de 19 % le risque de chute, et jusqu’à 26 % en ce qui concerne la vitamine D. L’apport de calcium ne change rien à ces résultats qui sont significatifs dès le 3ème mois de traitement et se poursuivent au-delà de 12 mois. Par contre, un apport quotidien inférieur à 700 UI n’a pas d’efficacité. Quant à la concentration sérique de 25 OH vitamine D, requise pour réduire le nombre de chutes, elle doit être supérieure à 60nmol/l.

 

Les auteurs concluent qu’une supplémentation systématique par 700 UI/j de vitamine D devrait être recommandée à toutes les personnes de plus de 65 ans. Ils insistent sur la nécessité d’une bonne observance, car l’efficacité n’est pas proportionnelle à la dose en cas de dosages inférieurs à 700 UI. La vitamine D3 semble un peu plus efficace que la D2.

Les travaux futurs devront répondre à la question de savoir si des doses supérieures à 1 000 UI par jour apporteraient un bénéfice supplémentaire. Ce qui, pour le moment, n’est pas démontré.

Dr Roseline Péluchon

Un épidémiologiste fait de ...la voyance

mais, bien sûr, c'est une plaisanterie minable!

d'antoine flahault

 

http://blog.slate.fr/h1n1/2009/10/28/generation-68-les-pa...

Génération 68: les pavés dans la mare pandémique

On avait déjà entendu à propos des événements de 1968 (pour une fois je ne me réfère pas aujourd’hui à la pandémie éponyme) qu’ils révélaient le malaise d’une génération d’enfants de l’opulence de l’après-guerre, « d’enfants gâtés » en quelque sorte. Mais cette analyse n’escamotait-elle pas la prise de conscience que les évènements de 68 un peu partout dans le monde – surtout le monde riche en effet – ont correspondu à un tournant profond de la société moderne.  On le sait : il y a un « avant » et un « après » 68, dans la vie universitaire, culturelle, intellectuelle de notre pays, mais aussi de toute l’Europe, et des Etats-Unis. Il y a aussi un avant et après 68, dans la vie de nos institutions, mais aussi dans les relations humaines, dans notre code vestimentaire ou capillaire. Un progrès ? Pas nécessairement, ou pas toujours, là n’est pas la question.

 

Je ne cherche pas à faire davantage l’apologie ou la critique d’une génération utopiste à laquelle je n’appartiens pas (j’avais huit ans). En revanche je voudrais proposer cette clé de lecture pour tenter de comprendre les raisons du phénomène que nous observons, sans chercher à (trop) porter de jugement à ce stade. Pourquoi 83% des Français déclarent aujourd’hui ne pas vouloir se faire vacciner contre cette grippe pandémique ? Aurait-on 83% d’« enfants gâtés » ? Pourquoi en est-on arrivé là ?

 

Virologues et épidémiologistes ont été capables d’identifier de manière très précoce la nouvelle souche grippale et de prévoir qu’elle serait responsable de la première pandémie du XXIème siècle. Les Etats ont été capables de constituer des stocks massifs d’antiviraux, de masques de protection, de solutés hydro-alcooliques. Les industriels du médicament ont été capables de fabriquer des vaccins en un délai record  permettant ainsi d’espérer qu’ils seraient à temps disponibles pour le plus grand nombre. Et puis patatras !

 

Tout l’édifice patiemment construit pour le bien commun semble s’écrouler sous nos pieds : la population tourne massivement le dos et s’en va en maugréant. L’expert se dit, comme le presque-noyé qui se raccroche à une branche providentielle, qu’un décès, un cas plus médiatisé que les autres va bien finir par convertir les habitants de la Cité. Mais non, le peuple boude durablement, écoeuré même qu’un décès supplémentaire semble réjouir le macabre expert. Le peuple ne se retourne même plus. Les faits peuvent parler, il semble avoir décidé résolument de ne plus y croire.

 

Peut-être, les barricades cèderont-elles ? Peut-être, la raison reviendra-t-elle ? De la même manière l’utopie des pavés de mai n’était pas plus raisonnable. Mais il restera sans doute des traces de ce fossé qui s’est constitué entre, d’une part, une si grande partie de l’opinion et, de l’autre, les expert, les industriels et les dirigeants de la santé. De part le monde, une blogosphère insensée s’agite et semble mieux à même de convaincre l’opinion ; comment comprendre ? Cette blogosphère apparaît souvent réfractaire aux données scientifiques. Elle a des accents parfois paranoïaques, agite volontiers la théorie du complot, dénonce sans la moindre preuve les manipulations d’Etat, dépose plainte pour empoisonnement. La raison, les chiffres, les prévisions des modèles semblent dérisoires. Pire : ils participent à la grande manipulation.

 

Nos enfants des beaux quartiers rentreront-ils dès l’aube, les mains noircies par les pavés calcinés, pour se mettre à table et manger à nouveau dans l’argenterie de leurs parents ? Ou bien ne porteront-ils bientôt plus que des cols Mao et appelleront-ils, cheveux longs au vent, leurs aînés par leurs prénoms en les tutoyant ? Il y aura peut-être dans le rapport de notre société à la santé publique un avant et un après 2009. Peut-être notre société opère-t-elle sous nos yeux une mue irréversible vis-à-vis du discours des experts et des médecins, des politiques et des producteurs de vaccins et de médicaments. Un progrès ? Ce n’est pas sûr. Une prophétie un peu hâtive ? Pourquoi pas ?

 

Antoine Flahault

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