27.10.2009
On y est
Grippe A/H1N1: les services d'urgences pédiatriques de Paris saturés
il y a 3 heures 50 min
JeanMarie Godard
Les urgences pédiatriques des hôpitaux de Paris et de sa proche banlieue sont saturées par les consultations liées à la grippe, dans des proportions nettement plus importantes que lors des précédentes années à la même époque, a-t-on appris mardi de sources médicales. Et dans la majorité des cas pour lesquels des prélèvements ont été effectués, la présence du virus A/H1N1 est confirmée. Lire la suite l'article
Les cas sont dans leur grande majorité bénins. Mais dans ce contexte, le président de l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF) Patrick Pelloux dénonce le "manque de moyens des urgences", et met en garde contre une "crise sanitaire".
A la direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) on recensait pour la journée de lundi 296 consultations dans les hôpitaux, dont 202 enfants, reconnaissant mardi qu'il s'agissait de chiffres "très élevés".
A l'hôpital Necker à Paris, le Pr Gérard Cheron, chef du service réanimation urgences anesthésie, faisait état mardi d'une hausse de 76% des consultations pour les enfants de 1 à 15 ans, par rapport à la moyenne des quatre années précédentes à la même époque, dans les cinq établissements pédiatriques de l'AP-HP de la capitale et de la petite couronne.
"L'explication, c'est des syndromes grippaux et on prélève dans plus de 95% des cas une grippe H1N1", a-t-il précisé à l'Associated Press. "On s'y attendait, on s'y était préparé notamment avec l'expérience de ce qu'il s'est passé dans l'hémisphère Sud, mais on ne savait pas à quelle date ça allait nous tomber dessus".
"Faire face, c'est notre mission mais c'est extrêmement difficile. On a doublé les équipes de garde, mais c'est faire travailler deux fois plus les mêmes personnes. Nous le faisons avec le soutien de nos directions pour faire en sorte que les gens soient rémunérés comme ils doivent l'être et avoir des lieux pour aller se reposer", a-t-il précisé.
"Ces grippes sont, dans leur grande majorité, bénignes et ces personnes devraient se trouver dans les cabinets de médecine libérale", a-t-il déploré, "notre mission étant d'accueillir et de prendre en charge les cas sévères".
Et pour Patrick Pelloux, médecin urgentiste au SAMU de Paris, "la grippe même bénigne a bien débuté. Depuis le week-end dernier, il y a une explosion de fréquentation des services d'urgences pédiatriques en Ile-de-France. Et traditionnellement, on sait que lorsque les services d'urgences pédiatriques explosent comme ça, dans 15 jours, ce seront les adultes qui seront touchés".
"C'est beaucoup plus précoce et beaucoup plus prenant que les autres années. Il n'y a pas un lit supplémentaire d'ouvert. Le week-end dernier, il n'y avait plus un lit disponible en réanimation", a-t-il ajouté, dénonçant un "véritable scandale". "Si rien n'est fait, c'est une crise sanitaire qui commence. On n'est pas prêt juste parce qu'on a des vaccins et qu'on dit aux gens de porter des masques et de se laver les mains".
Au SAMU de Paris, la direction confirmait mardi "une activité virale très soutenue par rapport aux années précédentes", concernant particulièrement "les enfants d'âge intermédiaire, c'est-à-dire 8 à 12 ans". AP
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25.10.2009
Ca grouille et cafouille?
Cafards: comment s'en débarrasser?
Dans le monde, il existe quelques quatre milles espèces de blattes, appelés aussi cafards ou cancrelats ou encore coquerelle, au Québec, et « ravet » aux Antilles. Ces insectes existent depuis environ quatre cents millions d'années. Ils sont extrêmement résistants et difficiles à éradiquer. En Europe, il en existe quatre espèces : la blatte germanique, la plus répandue ; la blatte rayée très semblable à sa cousine ; la blatte orientale que l'on retrouve généralement dans les égouts, les canalisations, les caves humides et la blatte américaine, plus rare. Elles constituent un allergène majeur de la poussière de maison, au même titre que les acariens. Ces nuisibles, présents dans nos habitations, ont une prédilection pour élire domicile dans les cuisines où ils trouvent leur alimentation. Ils prolifèrent rapidement puisque la femelle peut pondre de trente à cinquante œufs. De plus, ils produisent une substance odorante incitant les individus de la même espèce à les rejoindre. Il est parfois difficile de les observer car ils fuient la lumière et se cachent dans les coins sombres, chauds et humides. Les cafards se mettent à la recherche de leur nourriture quand il fait noir.
Alors que faire pour se débarrasser des cafards ? Il faut traiter les lieux dès l'apparition des premiers spécimens. Leur présence ne signifie pas que le logement est sale, mais la saleté favorise leur développement. Le premier remède contre les cafards consiste donc à nettoyer méticuleusement les meubles et les sols. Il faut veiller à fermer soigneusement les paquets d'aliments comme les pâtes, le riz, la farine ou les pommes de terre. Pour lutter contre les cafards, il existe des méthodes « physiques », comme l'emploi de piège à cafards.
Il s'agit généralement de pièges adhésifs qu'il convient de placer aux endroits stratégiques. Ces pièges se trouvent dans le commerce, mais il est facile de les fabriquer soi-même. Il existe plusieurs remèdes naturels pour tuer ou faire fuir les cafards. En voici quelques-uns uns. Le concombre coupé en morceaux serait un excellent insectifuge. Des petites coupelles de vin rouge attireraient ces insectes nocturnes qui le boiraient jusqu'à la mort. Il est également possible de placer un linge humidifié de bière sur leur passage. Le lendemain matin, la chasse devrait être bonne. Il est possible de tenter la noyade, par exemple avec une assiette creuse remplie d'eau et avec un appât, comme une banane. Mais la lutte chimique devient indispensable quand les autres méthodes ont échouées. Les insecticides en poudre ou en pulvérisation étant très toxiques, il est indispensable d'éloigner les enfants et les animaux domestiques. Dans les rayons spécialisés, on peut trouver des aérosols pour tous les insectes rampants: blattes, punaises, araignées, fourmis ou puces. Ces insecticides peuvent être d'origine végétale ou d'origine organique de synthèse.
Les cafards étant très résistants, il est souvent conseillé d'utiliser plusieurs méthodes combinées. Il existe également un répulsif à ultrason. Les fréquences émises ne tuent pas les blattes mais les font fuir. A noter: les cafards ne résistent pas à une température inférieure à -4° C, par contre, elles ne meurent pas après avoir été passées au micro- onde !
L'ultra son, c'est un peu électromagnétique… a vous de voir si votre appartement ne recèle pas déjà un maximum d'appareils électriques.
Pour conserver sa nourriture, dans une maison de campagne par ex. il vaut mieux l'enfermer des boîtes en fer… Nous verrons plus tard des trucs et astuces de nos grands-mères.
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24.10.2009
Aux USA
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20.10.2009
Traduit de l'espagnol par robot
http://www.elfinanciero.com.mx/ElFinanciero/Portal/cfpage...
Occupation à 50% dans des hôpitaux du DF par influenza A (H1N1) : Ssa Alerte par influenza - Lundi 19 octobre (21 : 55 hrs.) 50% d' occupation dans les hôpitaux de la ville égale la grippe A (H1N1) :
ssa Mexique, Octobre 19. - Le secrétaire à la la Santé José Angel Cordova Villalobos a signalé que l' ; occupation générale donne hôpitaux dans cette capitale paire la grippe A (H1N1) est d' ; environ 50 pour cent. Il y a davantage de demande dans des hôpitaux comme celui de Spécialités et dans les Instituts Nationaux de Maladies Respiratoires et de Nutrition
On ne doit baisser la garde à aucun moment pour prévoir et contenir les possibles contagions puisque le froid pourrait influencer l'augmentation de cas, affirme le secrétaire Le Financier en ligne Le Mexique, 19 octobre.
- Le secrétaire de santé José Angel Cordoba Villalobos a informé que l'occupation générale des hôpitaux dans cette capital par influenza A (H1N1) est autour de 50 pour cent.
Interviewé après diriger son message dans la cérémonie de prise de possession du directeur général de l'Institut National de Médecine Genómica, Javier Soberón Mainero, a spécifié qu'il y a espace suffisant pour s'occuper de ces patients au cas 0ù on augmente les cas du nouveau virus par le froid.
Il a spécifié que sans doute il y a davantage de demande dans des hôpitaux comme celui de Spécialités, ainsi que les Instituts Nationaux de Maladies Respiratoires et de Nutrition. Il a commenté qu'on ne doit baisser la garde à aucun moment pour prévoir et contenir les possibles contagions par influenza A (H1N1), puisqu'en principe le froid qui a été délié dans les derniers jours pourrait influencer l'augmentation de cas.
Toutefois, il a signalé qu'il ne lui croit déjà pas beaucoup à ce virus puisqu'on suppose qu'avec le froid et en époque hivernale prise essor et toutefois il a pu être développé pendant tout l'été. Il a indiqué que malgré ce qui précède dans les prochains mois ce qu'on entre de séance plénière à la saison hivernale il est attendu que les cas du nouveau virus d'influenza humaine augmentent. Le secrétaire de Santé a réitéré qu'on a contractées 30 millions de dose du nouveau vaccin contre influenza A (H1N1) et qu'à la fin de décembre arriveront les premiers huit millions, d'autres millions ochos en janvier et 14 million plus en février et mars. Dans une autre partie de l'entrevue Cordoue Villalobos il s'est référé à la situation de la Dengue dans le pays et a reconnu qu'étant donné le pluies provoquées principalement par les cyclones, on a augmenté 20 pour cent les cas par rapport à l'année passée. Il a affirmé même que par fortune les cas de dengue hémorragique n'ont pas augmenté dans cette ampleur et non plus les décès par ce type de dengue, et ils sont beaucoup moins les décès par rapport à l'année passée. (Avec information de Notimex/GCE)
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18.10.2009
Cela nous concerne aussi
Pandémie grippale : ce qui attend nos services de réanimation
source : http://groups.google.com/group/fr.bio.medecine/browse_thread/thread/034c2ad041cb8d70
La gravité réelle de la pandémie grippale actuelle est toujours l'objet de controverse.
Pour être simple deux positions s'affrontent aujourd'hui.
Certains, de plus en plus nombreux, sur la base des chiffres modestes de morbidité et surtout de mortalité enregistrés ces dernières semaines dans l'hémisphère Nord, estiment, pour résumer leur pensée, que l'on a fait beaucoup de bruit pour rien (ou pas grand chose) et que les sommes considérables engagées pour prévenir la propagation de l'épidémie par une vaccination de masse auraient pu être mieux utilisées.
D'autres, se fondant sur les premières données cliniques rapportées aux Etats-Unis et au Mexique et sur les précédents historiques, considèrent que ne nous ne sommes peut-être qu'à l'aube d'un phénomène de très grande ampleur.
Loin des polémiques sur la pertinence de telle ou telle mesure, un article publié en ligne par le New England Journal of Medicine nous fournit des éléments chiffrés fiables pour étayer notre réflexion et surtout pour nous préparer à prendre en charge les patients les plus graves.
Ce travail est le premier qui décrit de la façon la plus exhaustive possible les conséquences d'une épidémie hivernale de grippe A (H1N1) : celle qui est survenue en Océanie au cours des mois de l'hiver austral entre juin et août 2009.
Il est en effet à relever que les études publiées précédemment concernaient les cas enregistrés au début de la pandémie dans les pays de l'hémisphère Nord c'est-à-dire en périodes printanières ou estivales qui ne favorisent pas habituellement la propagation des virus grippaux. 5 % des lits de réanimation occupés par des patients atteints de grippe
Au cours de ce trimestre d'hiver, la société australienne et néo-zélandaise de réanimation (ANZIC) a recensé 722 cas de grippe A (H1N1) confirmés biologiquement admis dans les 187 services de réanimation des deux pays.
Australie et Nouvelle Zélande étant des états développés dotés d'un système de soins efficace, on peut estimer que la très grande majorité des cas de grippe A pandémiques qui auraient nécessité un séjour en réanimation ont été inclus dans ce travail. Seuls pourraient y avoir échappé, d'éventuelles formes fulminantes décédées avant l'admission ou les faux négatifs du diagnostic biologique (PCR ou sérologie).
La fréquence minimum des formes graves imposant la réanimation a donc été de 28,7 cas par million d'habitants au cours de ce trimestre d'hiver en Australie et en Nouvelle Zélande. A titre de comparaison, au cours des 4 hivers précédents, les hospitalisations pour pneumonie virale en réanimation dans ces deux pays étaient 15 fois moins fréquentes (57 cas en moyenne). Au total, durant cet hiver et en moyenne, 5,2 % des lits disponibles en réanimation étaient occupés par des patients atteints de grippe A (H1N1) (avec un maximum de 19 % dans une région et durant une période).
Femmes enceintes et obèses en première ligne
Cette étude a permis par ailleurs de confirmer certains des facteurs de risque de formes graves déjà identifiés dans les publications précédentes avec une fréquence nettement majorée pour :
- les femmes enceintes (9,1 % des patients contre 1 % dans la population générale),
- les sujets obèses (28,6 % avaient un IMC supérieur à 35 contre 5,3 % dans la population générale),
- les sujets ayant des antécédents broncho-pulmonaires (32,7 %).
Par ailleurs aborigènes d'Australie et Maori de Nouvelle Zélande étaient également surreprésentés parmi ces formes graves.
Comme dans les autres séries publiées, la très grande majorité des sujets avaient moins de 65 ans (92,7 %), la tranche d'âge la plus touchée étant celle des enfants de moins d'un an.
Plus de 15 % de décès prévisibles parmi les patients admis en réanimation Les tableaux cliniques présentés par ces patients étaient largement dominés par les syndromes de détresse respiratoire aiguë d'origine virale (environ 50 %), devant les surinfection bactériennes (environ 20 %).Une ventilation assistée a été nécessaire dans 456 cas et pour 53 patients un oxygénateur extracorporel à membrane (ECMO) a été utilisé. Au 7 septembre, 14,3 % de ces patients étaient décédés et 15,8 % demeuraient à l'hôpital dont 5,1 % en réanimation.
Des projections pour la France
Si l'épidémie a le même profil en France (ce qui n'est bien sûr pas certain) on peut donc s'attendre à environ 2 000 hospitalisations supplémentaires en réanimation durant cet hiver (ce qui est inférieur à ce que laissait prévoir une estimation antérieure basée sur les données
beaucoup plus limitées provenant de Nouvelle Calédonie).
Avec les réserves qui s'imposent sur les variations possibles de l'épidémie dans l'espace et dans le temps, cette publication permet donc d'anticiper utilement sur la surcharge de travail attendue dans les services de réanimation cet hiver et sur les besoins de ces unités en
hommes et en matériel en particulier en respirateurs et en appareils d'ECMO.
Dr Anastasia Roublev
The ANZIC Influenza Investigators. Critical care services and 2009 H1N1
influenza in Australia and New Zealand. N Engl J Med 2009; publication
avancée en ligne le 8 octobre 2009 (10.1056/NEJMoa0908481).
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08.10.2009
Un petit pas pour les neurones
un grand pas vers la régénération neuronale
Des scientifiques créent des synapses in vitro grâce à des substances artificielles : une grande avancée dans la régénération neuronale
La régénération des neurones endommagés constitue l’un des principaux enjeux de la médecine d’aujourd’hui. De nouvelles études effectuées par des chercheurs de l’Institut et hôpital neurologique de Montréal (le Neuro) et de l’université McGill font figure d’avancées considérables vers la régénération neurologique. L’étude, qui a fait la une de la revue Journal of Neuroscience du 7 octobre, est la première à démontrer que les neurones peuvent croître et créer des contacts significatifs et fonctionnels, ou synapses – jonctions spécialisées qui assurent la transmission d’informations entre les neurones. Dans ce cas-ci, il est question d’une composante artificielle sous forme de billes de plastique recouvertes d’une substance qui facilite l’adhésion et attire les neurones.
" De nombreuses thérapies, la plupart toujours à l’étape de la conception, visent la restauration de la connexion entre les neurones et les fibres nerveuses sectionnées qui étaient responsables de l’innervation d’un tissu-cible, habituellement un muscle, " explique le docteur David Colman, directeur du Neuro et chercheur principal de l’étude. " Les approches thérapeutiques traditionnelles nécessitent la régénération, sur une distance pouvant aller jusqu’à un mètre, d’une fibre nerveuse sectionnée, afin de pouvoir éventuellement rétablir sa fonction. Toutefois, notre approche contourne la nécessité de forcer les neurones à se régénérer artificiellement sur de telles longueurs et supprime le besoin de créer une synapse entre eux, deux éléments qui représentent un frein important à la restauration d’un système nerveux endommagé. "
" Dans le cadre du programme NeuroEngineering de McGill, nous abordons la situation d’une toute nouvelle façon, " a déclaré la docteure Anna Lisa Lucido, qui a effectué des expérimentations pour l’étude en question dans le cadre de sa recherche doctorale au Neuro et qui est actuellement détentrice d’une bourse de perfectionnement post-doctoral à l’UCSF. " Ce programme, mené par le docteur Colman, est un consortium pluridisciplinaire qui combine les connaissances, l’expertise et les points de vue de 40 scientifiques provenant de différents domaines afin de se concentrer sur les défis que présente la régénération neurologique dans le système nerveux central. Notre approche consiste à favoriser la connexion fonctionnelle de cellules nerveuses intactes avec des substrats artificiels et ainsi créer un paradigme qui pourra être appliqué par la suite à des systèmes-modèles comprenant des neurones endommagés. L’approche sera associée à des stratégies favorisant le prolongement des terminaisons neuronales par lesquelles se forment les connexions, ou synapses. Il s’agit d’un grand défi à relever, mais notre capacité de provoquer sur demande la formation de connexions est un départ très prometteur. Notre cible ultime est de créer une plateforme double favorisant non seulement la régénération des cellules endommagées, mais aussi le rétablissement de leurs connexions fonctionnelles. "
Les synapses qu’a permis de générer la présente étude sont pour ainsi dire identiques à leurs équivalents naturels, sauf que le " récepteur " de la synapse est un plastique artificiel plutôt qu’un neurone ou un tissu-cible. Il s’agit de la première étude, avec ces dispositifs en particulier, démontrant que l’adhésion est une des étapes fondamentales du déclenchement de l’assemblage de complexes synaptiques.
" Même si les composantes des synapses ont déjà été induites lors d’études similaires, par le passé, leur fonctionnalité n’a jamais été prouvée. Afin d’évaluer leur fonctionnement, c’est-à-dire la transmission d’un signal depuis la synapse, nous avons électriquement stimulé le neurone pour transmettre le signal, un potentiel d’action, vers la synapse. La stimulation artificielle des neurones et l’application d’un colorant nous a permis de constater que la transmission avait eu lieu, car le colorant a été absorbé par les synapses. "
" Nous croyons que, d’ici les cinq prochaines années, nous posséderons un dispositif pleinement fonctionnel qui pourra transmettre directement des signaux cellulaires naturels depuis le neurone vers une matrice artificielle comprenant un mini-ordinateur qui communiquera par réseau sans fil avec des tissus-cibles, " a déclaré le docteur Colman. Ces résultats présentent non seulement un modèle pour comprendre la formation des neurones, lequel pourra servir dans des études ultérieures, mais suscitent l’optimisme chez ceux qui sont atteints de troubles neurologiques et s’avèrent porteur d’espoir en ce qui a trait à l’utilisation de substrats artificiels dans la régénération des nerfs endommagés.
L’Institut et Hôpital neurologique de Montréal
Nous célébrons nos 75 ans!
L’Institut et Hôpital neurologique de Montréal (le Neuro) est un centre médical universitaire unique, spécialisé en neurosciences. À la fois institut de recherche et d'enseignement de l’Université McGill, le Neuro constitue l’assise de la mission en neurosciences du Centre universitaire de santé McGill. Fondé en 1934 par l'éminent Dr Wilder Penfield, le Neuro est reconnu mondialement pour son intégration de la recherche, les soins qu’il prodigue avec compassion aux patients et sa formation spécialisée, tous des éléments essentiels au progrès des sciences et de la médecine. Les chercheurs du Neuro sont des chefs de file mondiaux en neurosciences cellulaire et moléculaire, en imagerie cérébrale, en neurosciences cognitives, ainsi que dans l'étude et le traitement de l'épilepsie, de la sclérose en plaques et de troubles neuromusculaires. Pour tout renseignement, veuillez visiter
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07.10.2009
Alerte sanitaire
Loana, l'ex-vedette de la télé-réalité avait révélé en avoir consommé. Il semble bien qu'elle ne soit pas la seule à consommer volontairement ou involontairement du GBL, cette drogue bon marché qui circule dans les discothèques et qui entraine des intoxications graves.
Ce solvant détourné de son usage initial pour devenir une drogue pas chère et disponible facilement fait l'objet d'une alerte de l'Institut national de veille sanitaire qui souhaite informer des dangers de ce produit chimique liquide. L'INVS affirme que l’absorption de GBL (gamma-butyrolactone) peut provoquer des nausées, des vomissements, des difficultés respiratoires, des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au coma. Sa consommation est généralement suivie d’une amnésie.
L'INVS précise que ces effets sont augmentés en cas d’association avec l’alcool ou d’autres substances psychoactives (médicaments ou drogues). Les effets de la GBL rendent son consommateur plus vulnérable. Par conséquent, il est recommandé d’être particulièrement vigilant, et notamment d’être attentif aux boissons consommées. Par exemple, toute boisson au goût ou à l’aspect inhabituel ne doit pas être bue.
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03.10.2009
Faut il légiférer sur le port la burqa ? 1
suite de l'enquête parlementaire
Mmes Sihem Habchi , présidente de l’association Ni putes ni soumises , et Élisabeth Badinter entendues lors de la troisième audition de l'enquête parlementaire sur le port de la burqa .
Pour Mme Badinter le port de la burqa "marque une rupture du pacte social, un refus d’intégration et un refus du dialogue et de la démocratie"
Pour la présidente de l'association Ni putes ni soumises " nous avons atteint le paroxysme de l’oppression machiste"
toutes deux sont favorables à l'intervention du législateur
voici des extraits de la séance et des auditions
les prochains travaux de la commision sont les suivants
Une table ronde avec des associations laïques : seront entendues , à huis clos, deux personnes qui travaillent sur le terrain dans un département d’Île-de-France.
Le 23 septembre, réunion entre membres de la mission pour faire un point d’étape.
Le 29 septembre, seront entendus des élus de l’association Ville et Banlieue de France, le maire de Nancy, M. André Rossinot, auteur, en 2006, d’un rapport sur la laïcité dans les services publics, et, sous réserve, un spécialiste du salafisme ou Maître Gisèle Halimi.
Début octobre, rencontre avec les représentants du Conseil français du culte musulman.
Audition de Mme Sihem Habchi, présidente de l’association Ni putes ni soumises
extraits de son intervention
La burqa est bien le symbole le plus violent de l’oppression des femmes et n’a rien à voir avec la religion musulmane, ma religion. Elle apparaît comme le point culminant d’une évolution en France d’une vision archaïque du rôle des femmes, confinées dans la sphère sexuelle, loin du champ économique et social. La burqa symbolise l’apogée d’un système de relégation des femmes qui prend sa source dans nos quartiers populaires.
Les symptômes sont visibles depuis vingt ans. Ni putes ni soumises s’est constituée en opposition à la réduction de plus en plus grande des espaces de liberté des femmes musulmanes.
Nous avons – faut-il le rappeler ? – payé le prix, et cher : filles rasant les murs et soumises à un contrôle obsessionnel de leurs allées et venues dans l’espace public par les frères d’abord puis l’ensemble des hommes. La soumission commence là : nous ne nous appartenions plus et notre vie quotidienne était rythmée par la routine du respect des horaires, puis du respect d’une tenue vestimentaire réglementaire où la jupe était bannie et, enfin, d’un contrôle de la sexualité avec l’établissement de la sacro-sainte virginité comme baromètre. Le jugement du tribunal de grande instance de Lille, en avril 2008, nous l’a, malheureusement, encore bien démontré.
......
Les rumeurs sur les filles faciles constituent un autre moyen de pression : seul le port du voile garantit le respect.
Les dépressions sont courantes et le mal-être grandissant. Dans ce contexte, les études restent le premier échappatoire. Mais, alors que l’école de la République jouait la carte de l’intégration en mettant les enfants dans le même bain des valeurs universelles de citoyenneté et de mixité, les années 1990 ont vu une accélération communautaire dans nos quartiers, ce qui a réduit les filles à des marqueurs identitaires.
La circulaire de 1989 de Lionel Jospin, alors ministre de l’Éducation nationale, a mis un point d’arrêt à l’immense espoir que nous placions dans l’école – qui, pour nous, représentait la vie et l’émancipation. Nous nous sommes rendus compte que tout cela n’était pas pour nous. Nous devenions des sacrifiées de la République, l’étendard d’un projet de société qui faisait le choix du voile comme régulateur social. « C’est un moyen d’accepter nos immigrés », entendions-nous. « Il faut laisser les populations choisir leur mode de vie, ne rien leur imposer ». Et tant pis pour les femmes ! Le message était clair pour nous. Nous n’avions pas le droit à l’émancipation.
Pire, au lieu de nous tendre la main, les institutions nous ont tendu le voile. Par ce glissement vers un communautarisme affiché et revendiqué, la France ouvrait une brèche aux islamistes, une alliance contre nature, qui déboucha sur des horaires de piscine non mixtes et des gymnases réservés aux femmes. La mixité dans les espaces publics se réduisait comme peau de chagrin, y compris dans les institutions.
Les islamistes ont ainsi trouvé, dans les quartiers populaires – les quartiers ghettos – un terreau utile à la propagation de leur message. Ils allaient offrir ce qui paraissait une solution de remplacement en réduisant notre identité à la communauté des croyants.
Avec le voile intégral – burqa, niqab, appelez-le comme vous voulez –, nous avons atteint le paroxysme de l’oppression machiste.
Il importe de s’interroger sur la progression du port du voile intégral. Pourquoi voyons-nous autant de burqas aujourd’hui alors qu’on n’en voyait pas il y a dix ans ? Elle est maintenant portée par des Africaines du sud, des Françaises de souche – qui constituent d’ailleurs la nouvelle génération des militantes de Ni putes ni soumises.
Le port du voile intégral est une question de principe, pas de chiffres, et, lorsqu’on cède sur les principes, c’est le modèle social qui est remis en question. L’alternative est claire : c’est la République ou la burqa.
Cette dernière n’est, d’ailleurs, que la partie visible de l’iceberg. Le phénomène s’est accompagné d’une série de conflits dans l’espace public, mettant au défi et le service public et les institutions de la République. Le bras de fer continue. Les tests se multiplient. Les exemples sont légions. Il n’est que de citer le refus des femmes de se laisser identifier à la sortie des écoles par les institutrices. Il n’y a que la présence policière pour les faire céder. Et, encore, la police doit-elle demander à des femmes de procéder à l’identification, ce qui est déjà un recul sur les principes. Dans les piscines, on veut imposer, en plus des horaires réservés aux femmes, le port du burkini. L’aménagement des horaires s’étend aux gymnases et aux salons de coiffure afin que les femmes échappent au regard des hommes. Des médecins se font agresser parce qu’ils ont osé soigner une femme.
......
Les idées rétrogrades investissent la société et l’on assiste à un effondrement de l’ordre social. La burqa est un symptôme de cet effondrement. La laïcité non seulement garantit la séparation du politique et du religieux mais également promeut un espace d’interaction sociale entre hommes et femmes, hétéros et homos, riches et pauvres permettant la définition d’un nouveau pacte social. La laïcité est la condition sine qua non de l’exercice de la démocratie.
En refusant, le 27 juin 2008, la nationalité française à une femme en burqa, qui affirmait son refus des valeurs d’égalité des sexes, le Conseil d’État a rectifié le tir en rappelant les valeurs qui nous permettent de tous vivre ensemble. Oui, la liberté a des limites : les principes qui organisent la société afin que nous puissions vivre ensemble.
En tous les cas, la dignité de la personne humaine doit être respectée. Les femmes doivent être respectées à la fois en tant que personnes humaines et en tant que composantes de l’ordre public.
Nous devons continuer dans la voie ouverte par le Conseil d’État, à la fois en matière d’intégration et de défense des valeurs universelles. La HALDE a également pris des décisions en ce sens. Aux termes de la Constitution, la femme est l’égale de l’homme. La burqa est contraire à ce principe constitutionnel.
Comme vous l’aurez compris, je ne suis favorable à aucun instrument d’oppression des femmes, quel qu’il soit. Je relie la burqa à toutes les formes de violence que nous subissons aujourd’hui dans le monde. Il est impératif que la France ait le courage de défendre de manière claire le droit des femmes parce que son action sera un point d’appui formidable pour toutes celles et tous ceux – car il y a aussi des hommes – qui se battent pour plus d’égalité et plus de justice sociale dans notre pays.
http://emotions.20minutes-blogs.fr/debat-sur-le-port-de-l...
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27.09.2009
Toujours la série "petite gripette"
Grippe H1N1: l'assistance respiratoire, dernier rempart contre les cas graves
PARIS - Les médecins réanimateurs se mobilisent face aux cas graves de grippe H1N1, qui, même s'ils sont rares, nécessitent des techniques d'assistance respiratoire parfois très sophistiquées, ont-ils expliqué vendredi à l'occasion du congrès de la Société française d'anesthésie et de réanimation.
Sur la base de données de l'hémisphère sud, Pierre Carli, président de la SFAR et du Conseil national de l'urgence hospitalière, a estimé, avec beaucoup de prudence, que de 200 à 300 malades pourraient avoir besoin en France d'une assistance respiratoire extra-corporelle (Arec ou Ecmo en anglais), la technique la plus lourde.
En Australie, 800 à 1.000 patients ont été placés sous assistance respiratoire, dont une soixantaine sous Ecmo.
"Une personne qui a la grippe ne doit pas avoir de difficultés à respirer", a expliqué Bertrand Guidet, président de la Société française de réanimation de langue française (SFRL). Si c'est le cas, c'est potentiellement une forme grave qui peut conduire en quelques heures à un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), à l'asphyxie.
"Un malade qui a des difficultés à respirer appelle le 15 ou se rend aux urgences", a martelé le Pr Carli.
Il a appelé les médecins, quelque soit leur lieu d'exercice, à une grande vigilance pour repérer les cas graves rapidement et les orienter vers les structures où ils pourront recevoir des soins très spécialisés. D'autant qu'il s'agit d'"une grippe qui s'aggrave très vite" et peut apparaître "de manière aléatoire" chez des gens jeunes sans facteurs de risque particuliers.
Le traitement de l'insuffisance respiratoire repose sur la ventilation artificielle, adaptée à l'état du malade. Les poumons sont alors ventilés par une machine.
Pour les cas les plus graves, lorsque le poumon est incapable d'assurer l'oxygénation du sang, l'Ecmo peut être mis en oeuvre. Le poumon est alors court-circuité, "remplacé par une machine extérieure avec une assistance circulatoire et respiratoire intégrée".
La technique est habituellement utilisée en chirurgie cardiaque pour permettre au coeur de récupérer. Elle supplée l'activité du coeur et en même temps du poumon. Dans le cas de la grippe, elle permet donc de remplacer le poumon jusqu'à ce qu'il guérisse, a expliqué le Pr Carli.
"C'est une méthode qui peut apporter des chances de survie à des patients extrêmement graves", a-t-il souligné.
En termes de moyens, il a estimé que la France a "probablement de quoi faire face à l'épidémie", mais a souligné que "ces moyens sont employés actuellement pour traiter d'autres patients".
"Il faut les réorganiser", a-t-il indiqué, évoquant l'éventualité de déprogrammer les interventions chirurgicales qui peuvent être retardées sans risque pour le patient.
35 appareils d'Ecmo supplémentaires ont été acquis.
"Au niveau des services de réanimation, le point majeur c'est le personnel", a pour sa part estimé le Pr Guidet. "On peut arriver à trouver des lits, on peut, moyennant quelques ajustements, trouver des machines, mais le point clé ce sera le personnel".
Hervé Le Coq Saint Gilles, chef du service réanimation à l'hôpital de Nouméa, a témoigné d'"une saturation et une fatigue importante au niveau du personnel" pendant la vague épidémique en Nouvelle-Calédonie.
"On est arrivé quasiment au bout du potentiel matériel", a-t-il ajouté, avec 18 patients sous assistance ventilatoire pour 23 lits, et bien que des opérations de chirurgie lourde aient été déprogrammées.
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http://www.sfar.org/t/IMG/pdf/grippe_editopdt_210909.pdf
version degradée ci dessous.
En cette rentrée 2009, la pandémie de grippe A H1-N1 se précise et la SFAR se
mobilise avec détermination et professionnalisme pour faire face à son aggravation hivernale.
Cependant, depuis quelques mois, les informations médiatiques destinées au grand
public oscillent entre l’annonce d’une catastrophe sanitaire mondiale et l’épidémie de
« grippette » peu dangereuse. Dans cette cacophonie médiatique, il est bien difficile pour les professionnels de s’y reconnaître et de savoir sur le terrain, à quoi doivent se préparer les Anesthésistes - Réanimateurs. Fidèle à sa dimension scientifique, la SFAR n’a pas pris part aux conjectures et aux débats de l’été, mais elle a été à l’écoute des premiers résultats concernant la prise en charge des patients atteints de grippe au cours de l’hiver austral. Les principales informations concrètes et objectives proviennent en effet de l’hémisphère sud, notamment de l’Australie et de la Nouvelle Zélande mais aussi de la Nouvelle Calédonie et de la Réunion. Le vécu de nos collègues de ces régions, qui ont été confrontées à cette maladie, est très clair : les services de réanimation ont été très fortement sollicités au cours de l’épidémie, alors que l’impact sur la vie courante, ou même sur le fonctionnement de l’hôpital a été relativement modéré. La grippe a été responsable d’un nombre conséquent de cas graves nécessitant des soins spécialisés et prolongés. Ces patients ont bénéficié d’une assistance respiratoire mais aussi d’épuration extra rénale ou d’une assistance circulatoire extra corporelle. Comme cela malheureusement était attendu, les patients les plus fragiles ont payé un lourd tribut à cette maladie, mais paradoxalement, les enfants ont été peu touchés alors que des formes graves ont été constatées chez des adultes jeunes auparavant en bonne santé et les femmes enceintes. En Australie notamment, l’extension des capacités de réanimation et la mobilisation des professionnels, au tout premier rang desquels les Anesthésistes - Réanimateurs, ont permis une prise en charge efficace avec de bons résultats pronostiques. La SFAR se prépare donc à cette éventualité et un groupe de travail « grippe » a été mis en place pour coordonner les initiatives de notre société et apporter une information scientifique actualisée aux Anesthésistes - Réanimateurs. Plusieurs travaux sont déjà en cours (registres, recueil de données, enquêtes…) initiés par la SFAR, ou en collaboration avec d’autres sociétés scientifiques. La SFAR participe aussi à la mise en place de recommandations thérapeutiques concernant les traitements lourds, notamment l’assistance circulatoire. Une Sfar – Président 21 septembre 2009 séance exceptionnelle du Congrès 2009 sera consacrée à la grippe avec des intervenants de
l’hémisphère sud qui nous présenteront leur expérience. Ainsi, les Anesthésistes -
Réanimateurs pourront commencer à préparer de manière concrète la montée en puissance des capacités de réanimation. C’est en effet, à partir des réanimations chirurgicales, des unités de surveillance continue, et lorsque cela sera nécessaire de la réorientation de l’activité chirurgicale au profit des urgences et aux dépens de la chirurgie programmée, que pourra venir l’accroissement de l’offre de soins nécessaire aux patients atteints de grippe grave. La SFAR avec le Conseil National de la Chirurgie travaille déjà dans ce sens pour que concrètement les anesthésistes réanimateurs et chirurgiens structurent ensemble cette démarche.
Pierre CARLI - Président de la SFAR
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26.09.2009
Les anglais ont le droit à une mort digne
Londres Correspondante
http://www.lemonde.fr:80/europe/article/2009/09/25/aider-a-mourir-est-desormais-tolere-au-royaume-uni_1245095_3214.html
Debbie Purdy est "soulagée que le bon sens ait prévalu". Cette Britannique, atteinte d'une sclérose en plaques, va pouvoir aller en Suisse, aux bras de son mari, le violoniste cubain Omar Puente, et mourir dans une clinique Dignitas (qui pratique le "suicide assisté"), selon ses souhaits. L'euthanasie reste interdite en Grande-Bretagne. Mais il est désormais possible d'aider l'un de ses proches, malade, qui voudrait se donner la mort dans son pays ou à l'étranger. Et ce sans encourir la peine de quatorze ans de prison inscrite dans le Suicide Act de 1961.
Mercredi 23 septembre, la justice britannique a précisé les choses, après les différents recours déposés par Mme Purdy en appel puis devant les Law Lords, la plus haute instance judiciaire britannique. Si le défunt a émis "un souhait clair, définitif et informé de se suicider", s'il souffre d'une maladie "incurable" ou "en phase terminale", et s'il "a pris l'initiative" de demander l'aide d'un parent ou d'un ami intime, ce dernier est en droit de lui rendre ce service en toute légalité. A condition qu'il soit "entièrement motivé par la compassion" et que son concours se limite à "une aide ou influence mineure".
A l'inverse, si le défunt est mineur, si sa capacité de jugement semble altérée, et s'il n'a pas clairement exprimé son souhait de mettre fin à ses jours, des poursuites peuvent être engagées contre la personne qui l'aura aidé. Il n'existe "aucune garantie de ne pas être poursuivi", a insisté Keir Starmer, le responsable des poursuites judiciaires (Director of Public Prosecutions), qui a rédigé ces nouvelles directives après que les Law Lords lui ont demandé de préciser la loi. "C'est mon travail de m'assurer que les personnes les plus vulnérables soient protégées", a-t-il dit.
Interrogatoires
Déjà 105 Britanniques sont allés mettre fin à leur jour dans une clinique Dignitas en Suisse. Beaucoup y sont allés seuls, après que la police, informée de leur souhait, leur a rappelé la loi. D'autres, moins nombreux, se sont fait accompagner. Il y a eu des interrogatoires, des enquêtes, mais jamais aucune condamnation. "Nous voulions savoir si une personne que nous aimons serait poursuivie pour nous avoir aidé à mourir, même si cette aide se limite à être présent à nos côtés à la fin, a commenté Mme Purdy. Aujourd'hui, nous pouvons prendre ces décisions en en connaissant les conséquences probables."
M. Starmer a précisé que ces nouvelles règles s'appliquaient immédiatement et qu'elles concernaient l'Angleterre et le pays de Galles. Les professionnels de la santé y sont soumis "de la même manière que n'importe qui", a précisé M. Starmer. Un médecin ou une infirmière ne peut faire valoir sa profession pour assister un patient qui voudrait en finir. Mais si des liens d'amitié forts les unissent, alors rien n'est interdit. "Les professionnels de la santé devront regarder s'ils remplissent les conditions", qui leur permettent d'aider un parent ou un ami à mourir. Qu'en est-il d'un médecin de campagne, par exemple, qui serait devenu un proche de son patient ? Le responsable des poursuites judiciaires n'a pas répondu. Le ministère de la santé a jugé qu'"il n'y avait pas de changement pour les professions médicales. L'euthanasie et le suicide assisté restent illégaux au Royaume-Uni".
L'association Dignity in Dying, qui milite pour le droit à l'euthanasie en Grande-Bretagne, a salué ces nouvelles directives, qui marquent "une avancée importante pour un plus grand choix des patients". Mais elle souhaite que le Parlement légifère et les inscrive dans le marbre. La Law Society of England and Wales, qui rassemble 110 000 avocats, a émis la même demande. Le débat continue.
Virginie Malingre
10:06 Publié dans CRISE, ECONOMIE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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